PE, La # CES EE sRE D NOUVELLE SERIE nn ……—…—.—..."...—— Notes Locales et Provinciale ” ” Er ou ga K = | ACL DE LL | A ( INA h N SA nn « D — DEA UNIL } Az NE res u UE TRUE A M W NM INTER \.) 86}: Pr Wm Street, DHN, N.B. n AINT “Avis Important à nos Abonnes Nous nous sommes décidé de prendre quelques semaines de va cance, afin de nous douuer l'avan- tage de percevoir les montants qu nous sont dûs par nns abonnés. Il n’y a aucune raison pour ceux qui reçoivent notre jo"rnal et qu: n2 paient pas, d agir de ia sorte, Nous allons donc nous mettre à l'oeuvre et tous ceux qui n'auront pas réglee avec nous, d'ici au der. nier jour de janvier, seront. action- nés en cour. Ceci est le dernier avis. A tous nos lecteurs nous souhaïi tnos un joyeux Noël et un heureux our de l’au. ne ee een am Au nombreïde ceux qui sont al- lés à Amhzrst N, E., la semaine dernière, nous avons remarqué M M. Fidèle T. Arsenault de Wel: lington, Eli Arsenault de Uibain- ville, Jean F. Gallant, St.Raphaël etc. Monsieur le lieuteuaut gouver- neur McKinnon est allé à l’exposi- tion d'Ambherst, la semaine derniè re. Nous avons eu une agréable vi site ee M. F- T. Bernard, samedi. M. Edward Hackett de ce villa- ge est allé à Montiéal la semaine dernière où il doit y pisser l'hiver. M. John H. Bell, avocat Snm- merside est allé à Ottewa la semai- ne dernière. Mile Maria Pitre fille de M. Jad dus Pitre de Palmer Rd. est reve- nue des Etats-Unis vendredi der- nier. Nous avons eu une agréable vi- site de M. Jaddus Pitre de Palmer Road lundi. Merci à tous ceux qui ont si gé- néreusement répondu à notre appel. i he pans D nt ent teste du jour et souhaitant: longue et heureuse vie à l’heureux couple. UN Ami. Anniversaire de Mariage M. et Mme. Fi.èle J. Poirier, Ce l'hôtel Puirier, Wellington, célé- braient leur vingt-cinqnième anni- versaire de mariage, jeudi soir, le 25 novembre deruier. Un somp- t:ux repas était préparé pour l’oc- Casion auçuel un grand nombre d'invités varticipaient. Mlle. Jac- queline, fille aînée de M. et Mme. Poirier, lut une adresse à ses pa- rents et Mile. Zélica, la plus jeune ues enfants présenta un beau cadeau en argent. M. Poirier répondit en termes émus suivi de plusieurs au- tres personues qui adressèrent la parole entre autres M. Joseph E. Arseault. Après les discours et la présentation les invités se reti- raient au salon où une agréable soi- iée se passa en amusement divers Pendant la soirée Mme. Poirier, mère de M. Fidèle, qui est âgée de 81 ans, accompagnée de son petit fils, maître Alcide âgé de 8 ans, dé- “montra son activité eu dansant une danse à la vieille façon (les vieilles façons sont toujours les plus belles). À une heure avancée les invités se dispersairent en souhaitant longue et heureuse vie à M. et Mme. Poi- rier et à leur femille. Ils reçurent de nombreux ca- deaux. ADRESSE Chers Papa et Maman C'est à l'occasion du vingt cin- quième aniversaire de votre maria- ge que nous, vos enfants, vous pré- sentous cette minime adresse. Il est impossible au moyen d’une lecture, de répandre dans le coeur de nos amis le moindre aperçu de la bonté que vous avez manifestée envers nous, mais avec un coeur ouvert et illimité d'amour pour vous nous tâchons de vous adres- ser ces quelques féiicitations que notre mémoire à su chaleureuse- ment ccnset ver. Votre conduite comme Père et Mère revèle sans cesse et toujours avec accroissement ce qui coustitue cette générosité féconde qui enflam- me le coeur du patriote. Oui pa- rents chrétiers c'est le plus équita- ble des moyens de nous élever que vous avez choisi. Nous entendons souvent des pa- rents se pleindre de ce que leurs en- fants ne les écoutent pas. Ah ! sont elles celles là des paro- les de père et de mère? Maïlheu- reusement non, et ces parents là, Nous lisons daus le ‘‘Kansas City Times’’ que M. W. D. Sum- ner, avocat, vient de gagner un procès, pour un M. Charles Neil- son, qui avait persécuté la ‘Metro politan Street Railway Company’ pour la perte d'un bras. Le mon-: tant des dommages obtenu pour! Neilson s'élève à $12.500.00. Nous, félicitons M. Summer, qui est natif de cette paroisse. Nos remerciements à M. J O.] Arsenault, gérant pour cette pro-| vince de la ‘‘Mutual Life Assuran ce'’ of Canada, pour le beau calen- drier qu'il vient de nous expédier. M Arseuault fait de très bonnes affaires. Ila son bureau à Chai- lottetown. M. McGilvray ‘lu département | d'Agriculture, Ottawa, était à! Mont Carmel, cette semaine, où il | dounait une conférence sur le pro- jet d'établir une manufacture, à Wellington, pour l’embalage de lé. gumes, fruits etc. eZ L’Autel Une belle cérémonie a eu lieu mardi le 23 novembre, à l'église de St Jacques, Eg nont Bay, lorsque le Rév. S Boudreault bénissait i’u- nion de M. Prospère P. Gallant et Mlle. Marguerite Bernard, tous deux de la paroisse. M. Philoro me Gallant frère du marié et Mlle. Hélen 3ernard soeur de la marièe servait de témoins. Après ;a me-se l'heureux couple se rendit À la de- ! meure de feu Philias Bernard, père de la mariée où un succulent repas fut servit. Vers trois heures de l'après midi, ils se rendirent ch:2z M. Pierre Gallant où un somptenix souper les attendaient ainsi qu'un grand nombre de parents et d'amis. L'heureux couple reçut pin sieurs beaux cadeaux. Pendant la soirée il yeut beau coup d'amusements ainsi que du chants ets, Les invités se retiré par leur faible vigilance sur la con- duite de leurs enfants les rendent très vicieux et dans ces coeurs en: fantins est déjà porté le earactère ! funeste de mauvais parents. La perfection ne consiste pas tou: jours à satisfaire les désirs des eu- fants et si parfois vous nous avez chatiés c'est que vous ajoutiez foi au proverbe ! ‘‘Quiconque craint la verge hait son fils mais quicon- que aime son fils le châtie aussitôt"”. Il est donc tout juste de vous re: iwercier de ce que votre travail à nous faire voir d'un oeil très ar- dent la voie de la vertu est toujours | Fe . si persévérant. Venillez s’il vous plait accepter ce petit cad-au que nous vous pré- sentons comme faible marque de notre amour filial et de reconnaissan- ce. Nous te-minons en vous sou- haitant une longue et neureuse vie. Vos enfauts dévoués. Augustin, John Philippe, Jacque- line, Zénon, Mélanie, Sylvère, Al- cide, Zélica Poirier. is Mont-Carmel, LP. E. Une heureuse nouvelle nous ar- rive d'Ottawa, savoir que bientôt le département de l’agriculture enver- ra une personne qui devra donner des conférences, dans différentes parties de l'Ile sur la culture des oignons. tomates etc., De plus un des inspecteurs pour la mise en con- serve des végétaux doit descenire bientôt et voir si le projet de partir une telle industrie est réalisable. Hon. M. J. W. Richards est in- faticable dans ses efforts pour faire réussir le projet. Espérons que tous y prendront un vif intérêt. Il y a de grandes possibilités pour nos fermiers en général mais sur- tout pour ceux qui ne cultivent pas de grandes terres. mt Es P. C. MURPHY, M. D. Médecin—Chirugien rent à uue heure avancée de la soi- rèe emportant d'heureux souvenir | s'adressant vigueur et L'IMPARTIAL, TIGNISH. I. P. E., MARDI 14 DECEMBRE 1909 Correspondance Nous publions rarement les correspondances que nous re- cevons des pays étraugers ou du Canada. Nous croyons cependant devoir nous départir aujourd’hui de cette règle, à cause de la gravité des événements’ Voici quelques- passages d’une 'lettre qui nous parvient des Ftats-Unis, datée du 14 décembre courant : nous souli- gnons quelques mots : ‘‘Monsieur et vaillant confrère, ‘,...La polémique engagée entre M....et les journaux ne sera pas continuée plus longtemps....Cette passe d’ar- mes a eu pour 1ésultat de nous dévoiler combien influe sur la mentalité de certains gens, cet esprit irlandais qui s’in- troduit au milieu de nous sous le couvert des ‘‘Knights of Columbus’’ et des ‘Catholic Foresters'”, les premiers en à la classe élevée, les seconds en s'emparant de la classe inférieure. ‘Et c'est contre cet esprit fou{ imprégué de libéralisme et de modernisme que nos frères acadiens luttent avec une une intelligence qui leur a conquis la sympathie des véritabies Franco américains. ‘Vous priant de cioire à mes sentiments de cordiale rela- tion et à mon dévouement pour la cause qui vous est chère, comme à nous, “Je demeure “Votre sincèrement dévoué nr es la cloche ils accouraient tous !....[ —-Jouer ia comédie ! Tout à coup, la porte de l'église s'ouvre....Des pas se font enteu- dre....Un jeune vicaire paraît qui, après une courte prière, s’avance vers l'abbé Laguigne. --Monsienr le curé, nous venons, mes jeunes gens et moi, vous de- manuder la permission de faire votre fête patronale. —Faire,,, ma fête.... patronale ? —Oui, nous vous chanterons l'of- fice....Nous donnerons uue séance sur la place....Nous vous amène- rons vos paroissiens.... Le curé deTrouperdu eût un pâle sourire. — Mon cher ami, je suis bien tou- ché de votre offre si obligeante.... Mais qui êtes-vous donc ?.... -—C'est juste....J'ai oublier de me préseuter....Vous savez, quand ou est pressé....ÆEnfn, je suis le président des jeunes conférenciers du diocèse, —Âh ! oui....Cette oeuvre nou- velle dont la ‘‘Semaine Religieuse’” a parlé....même que je n'ai pas guérisons, maladies d Poumons. prescrivit luche, et de ses gué mieux con quelqu'un ‘No. 10, leur gratit Petite LeTonique des Ponmons “No. 10” de Father Morriscy. , a un reccrd honorable de années Father Morriscy le Rhume, la Bronchite, l’Asthme, Crachements de Sang, Coque- Consomption, et la renommée travers tout le continent. Dans les Provinces Maritimes, où Father Morriscy était Il n’est pas nécessaire que vous fassiez l'expérience d’un mélange pour la Toux, qui peut—ou non—vous guérir, quand vous savez que le ‘‘ No. 10’’ de Father Morriscy vous guérira. dangereuse, telles que 1’ Opium ou la Morphine ; ilest absolu- ment sans danger, même pour les plus délicats. Father Morriscy Medicine Co. Ltd. s" pour toutes les e la Gorge et des Pendant des pour la Toux, le h Rev. Father Morriscy même pour la risons s’étendit à nu, il n’y a pas un seul endroit, où il n’y a pas qui ait bénéficié, ou qui ait été guéri par ce * et des centaines ont écrit pour en exprimer ude. Le ‘‘No. 10” ne contient aucune drogue bouteille, 25cts. Grandeur ordinaire, 50cts. Chez votre fournisseur. Chatham, N.B. Special Hol yaii on the Inte year. January 3rd. prevail on Decem good for return O and ou December 3rd. To Detroi Sault Ste Marie, nada, there will | fare and one thir December 21, 22, Christmas week. VIA INTERCOLONIAL Special fares for the Christmas and New Year’s holidays will pre- from December 21st, to January 1st, for the accommodz:tion :f those who find it convenient or necessary to travel at this festive Season of the Between all stations on the line tickets wil be class one way fare, given above, good for return up to To points Montreal a one way fare rate will ist, guod for return until January thur, Ont., and points East im Ca- the equivilant of first class one way 29, 30, 31, and January 1st ; good for return until January 5th. these low 1ates prevailing and the excellent train service in effect. ther ought 10 be a big rush of travel} iday Fares Recette rcoloniai Railway avec la plus grande facilité, à con issued at first| ,.. ‘ é ! dition qe ce soit fraisen appli on the dates beyond dessus. ber 24th aud 2sth n December 27th 31st and January t, Port Huron, Mich.; Port Ar- ] OVONOL xe a special rate d, good going on 22, 24, 25. 25, VD -L'EETT- With Prince Edward F will sell round tr December 21st, Vu qu'il a plû daus sa bonté d’'e de notre frère J sa digne épouse | quatre ans, ous et à sa famille. Chelsea, Mass. \ TIGNISH, ILE DU P. E. MIjU XNE JUOLIQANS Christmas Holidays Class One Way Fare —Good going | ist, 1910, inclusive, Returning un til January 3rd, 1910, Between all stations on the Railway. tionnisiis de la Succursale Port Ro- yzi, Chelsea, Mass., offrent nos plus tenûres condoléances à notre frère IGNACE GALLANT Æu0]70011p 89[ Z9AIN8 49 UOATS sqzu | am£. 721900 -nuougdns opuri3 sud *s yomgp rnb 3y3tqua xAogdae se Jrnbsio| 959,9 SIeu ‘suoass Island Raïiiway Or ip tickets —First | 1909, to January de son autel.... au Tout-Puissant nlever à l'affection oseph Chiasson et eur enfant, âgé de les frères Assomp- artificielles, datant du second em leurs tait Le brave homme eût été parfai splendidement misérable... et qui plissait son front d'une rid soucieuse. Sec. Arch. —S'ils ne viennent pas pour voi ça !....mais viendront-ils ?....] 98e U0AUS 342480 S TT Pour enlever les taches d'encre. Trempez une feuille de papier buvard dans une solution d'acide oxalique à 20 pour cent. laissez sé- cher. Chaque fois que vous aurez la maladresse de laisser tomber de l'encre sur votre papier ou de com- mettre une faute, vous l’enleverez quant tout simplement ce buvard [y avait du bon! Le vieil abbé Laguigne, curé de Trouperdu, était dans son éylise dimanche dernier, vers neuf heures du matin, très affairé, en dépit de ses pauvres jambes lassées, autour C'était la fête patronale de sa pa- très bien compris de quoi il pou- vait être question. ...Æt alors, vous êtes veuwà Trouperdu ?.... — Pour vous servir, M. le curé... — Hélas ! mon pauvre abbé, il n’y a rien à faire ici....Rien de rien ?....Les gens ne viendront pas.. Vous perdez votre terips..Si vous les connaissiez !.. Est-ce que vous nous permettez d'essayer ?.... Si vous voulez....Mais...je ne vois pas vos jeunes gens?.... —Ils sont dans le village....Il faut bien répandre le bruit qu’il va y avoir une grand’messe en musi- qu... — Et si je n’avais pas permis ?.. —]J'étais sûr du contraire.... Enfin, vous ne direz pas, s'il ya insuccès, que vous n'étiez pas aver- ti....Pour moi, ça ne marchera M... —On verra bien... —En tout cas, conclut l'abbé Laguigne, il est trop tard pour re- culer....Voilà le troisième coup qui sonne....]Je vais aller revêtir les ornements sacrés....A tout à l'heure... En enfilant son aube, le curé de Trouperdu avait des distractions phénoménales....‘De albo me, Domine'’....Tiens !.... voilà la porte qui s’ouvre !....‘*Et mun- da’”’....Encore !....‘‘corpuscum ut’'...Encore !....Kst ce qu'il y aura du monde ?.... , N'y tenant plus, il alla risquer un oeil à la porte de la sacristie.... Mais, oui qu’il y avait du monde dans l'église !....Ca avait même l’air d'entrer sérieusement !.... Les enfants de choeur arrivèrent - |en se bousculant, !’oeil allumé par - [la curiosité: Le chantre parnt ‘‘i- tem'”.... —Eh bien ! interrogea l'abbé La- guigne. —Une fameuse idée que vous a- vez eue, M. le curé, de faire venir des messieurs de la ville.... -Mais....je n'ai rien fait venir du tout !.... —Ah !....Enfn, ça ne fait rien. tout ce que je sais, c'est qu'ils ont mis Trouperdu dessus dessous et que le grand Machin est en train de passer sa culotte pour voir Çça.... sans parler du père Rougeût !.... Le grand Machin! ....le père Rougeôt !....pas possible !.... —Tiens, tiens !....murmura le vieillard, est ce que Ça serait du bon toutes ces nouvelles histoires qu'ils inventent à l'évêché ?.... Allons voir ça. Le brave homme crut rêver quand il s’avança vers l'autel, en a- percevant son église remplie de f- dêles....Chose inouie !....incroy- able !....impossible !....il y avait des hommes !....des hommes !... Il crut rêver encore quand il en- tendit des chants parfaitement ex- écutés, auxquels l'assistance, d’a- bord hésitante, s’associait peu à + Peu. Il crut rêver surtout quand, au .\lieu dn vacarme habituel, qui ls Ra a roisse, la Saint Philibert. Railway Offices, Une soleanité pareille ne va pas Docoumhéë Le UE Fos saus préparatifs extraordinaires. 3 Le grand tapis reprisé, qui ne ser HE que deux fois par an, déronlait, | Condoleances sur les marches, ses couleurs é teintes.... Quatre vases de fleurs | faisait tant souffrir, aurant les en- .|terremeuts et les mariages, il cons- pire dressaient entre les cierges, | tata qu'il y avait un silence inusité. tiges poussiéreuses....C'é- | A la fin de la messe, il voulut re- . | mercier le jenne abbé. —Mon cher ami, combien.... tement heureux de son oeuvre dé- | L'autre lui coupa la parole. |corative, sans une coquine de pen-| sée qui ne quittait pas son cerveau | vez vous sur la place, à deux heï:- Ce n’est encore rien....Trou- elres....vous verrez... L'abbé Laguigne, y courut dès r | une heure. e, Jlitrouva une équipe de jeunes parle qu’ils aimeront mieux aller | gens occupés à dresser une estra- sur les chevaux de bois et tirer des | S epoyiom ej queains berlingots ?.... Ah ! où est le temps i heureux où; au troisième coup de LL ? de....une tente.... —La comédie....la comé....la comédie ? Sans doute. bour ? Un jeune homme se détacha, passa sur ses épaules des courroies, accrocha une caisse et partit en faisant ronfler les baguettes. —Où va:t il ? questionna le curé de Trouperdu. —Annoncer la représentation, .. Faut bien appeler le public !.... —Alors, vous êtes....comme Justin, ton tam- ques.... mais excusez moi, monsieur le cu- ré, vous savez qu'il n'y apas de jtemps à perdre si nous voulons ê- tre prêts.... La tente était levée....Sur l’es- trade, on disposait le rideau....les coulisses. ... Et puis, la foule arri vait répétant les interpections bal- butiantes de l’abbé Laguigne. —La comé....la comé....la co, médie !.... | Bientôt l'enceinte de toile fut, trop petite. Les 150 recensés de Trouperdu étaient Jà, même le maire !....EÆt eu plus, des habitants des villages circonvoisins. Tous les yeux bril- laieut de plaisir.. Tous les coeurs battaient d’'impatience. À quel- que distance de là, les chevaux de bois abandonnés tournaient vaine: ment la manivelle de leur orgue de barbarie....Les berligots rougis- saient, jaunissaient, verdissaient de dépit.... La séance dura quatre heures... Et quand elle fut finie, hâchée d'applaudissements enthousiastes, le chef des jeunes conférenciers don- na l’avis suivant ; ‘(Mesdames et messieurs, en vous remerciant de l'accueil sympathi- que que vous avez bien voulu nous faire, nous avons l'honneur de vous informer que sous allons fnir la journée par un grand salut en mu- sique auquel vous êtes tous invi- tés !.... Comme un seul homme l’assistan- ce emboîta le pas. Cette fois, l'église fut trop peti- te... Trop petite !.... Le curé de Trouperdu qui avait | marché de ravissements en ravisse-| ments, en cette journée de rêve, retrouva pour chanter les ‘‘Ore- mus’’, sa voix de jeune homme. Etait-ce bien vraitout ce qu’il voyait ? Etait ce blen vrai qu’il avait au- tour de lui son peuple..son cher peuple qu'il avait vu peu à peu s'é- leigner du bon Dieu....ces âmes qu'il aimoit tautet par lesquelles il avait tant souffert. Mais oui, c'était bien vrai !.... Ii n’en pouvait plus douter los Et alors, son regard éperdu de reconnaissance se levait vers le pauvre ostensoir dédoré, au milieu duquel, entouré de rayons, appa- raissait l’'Hostie d’amour, source de tons biens de toutes joies... En un jour, il venait de vivre toute une vie....vie de courage retrouvé et d’espérances reconqui- ses. Quand les mains tremblantes eu- rent replacé dans le tabernscie le Dieu qui veuait de bénir, il se tonr na vers l’abhé et ses collaborateurs. Il avaitley/larmes aux yeux : “Mon cher ami, mes chers amis. 4 dit il....Je voudrais vous re- mercier de la joie profonde que je vous dois. Laissez-moi vons dire seulément que je viens de deman- dér au bon Dieu qu’il vous accor- de faire en beaucoup d'endroits ce que vous avez fait ici, et qu'il sus- cite encore beaucoup de jeunes gens comme vous ?.... JEAN DES TOURELLES. — Du ‘‘Peuple Français’”’. ————— La graisse de l'ours du Canada est contenue dans la Bearine avec d’autres ingrédients précieux qui qui dirait....des baladins ae Trappeurs [ —Vous avez trouvé le mot.... r6 ANNÉE RS priété de l'Etat la basilique du Voeu national de Montmartre se prépare contre Lourdes. Le décret de cou- fiscation, dit de dévolution est prêt ; il sortira au premier jour, avec la signature du président de la Répu- b'ique. Lourdes, sa grotte, 5es sanctuaires, ses biens, seraient at- tribués à la commune ou au bu- reau de bienfaisance du lieu. Si seulement les catholiques se dé- fendaient. Chasseurs ! 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