gerer ts see MERS net à Ê ñ nn, PAR AE HR mon à n PRÈS ru LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. mes à O RES — à z RL er LA AT Emeree mens, v G. BUOTE, RÉDACTEUR. . LCLTE ! ES Ar EE 8 FRéaques ge nn _ LL 4 je * pi: ah F. ]. BUOTE, GÉRANT VOL. 1, NO. 1I. pme - LA MECHE D'OR - 0000000XXX0000800 PREMIERE PARTIE {suite.} —En bien, papa, je vais te proposer un marché : je te pas- se ton M. Brigard, et iu me passes mon M. Claude. Vois comme je suis conciliante ! Le notaire était le premier à reconnaître les réelles qualités de Claude ; mais ilne l’aimait pas, à cause justement de sa su- périorité, à cause de la swmpa- thie qu’il inspirait à sa fille. i—Te t’assure, Julienne, que tu t'eccupes beaueoup trop de æ qui se passe dans mon étu- de...Ce n’est pas cenvenable ! Alors Julienne répondait im- perturbablement : —À qui est-elle ton étude ? —-À moi ! Pardon ! Tu m'as dit tei éme, que tu étais loi maitre erc et que ma mère t'avait rté l'étude en dot. —Donc, l'étude était à mon and-pére ; dono elle était à * mève ; donc elleest à moi! j'ai bien le droit de me mêler qui n'appartient. KT C'est vrai !.....Eh bien ? | » notaire haussait les épau-| pa s'écriant ; fr1 n'y a pas moyen de cau- Ë Jsemr"rérieusement avec toi | Elle se mettait à rire et l’em- brassait ; et, chaqne année, elle faisait augmenter les appointe- ments de Claude, de tulle sorte quoique Brigard fâêt depuis beaucoup plus longtemps daus l'étude, |: situation de Claude était presque aussi élevée que la sienne, Ju:ienne entendait d'ailleurs que Claude aépassài Brigard et devint le premier coliaborateur de sou père. Et elle y serait déjà parvenue, si M. Fourmont, depuis trois ans, n'avait subi l'influence de eette Augélina Verdier, qu’elie dé- testait encore plus profonde- ment que Brigard. Seulement, si elle attaquait Brigard bien en face, elle avait eu la finesse de ue pas se poser en adversaire de ‘cette mystérieuse Angélina Ver- dier, lorsque celle-ci s'était in. sinuée peu à peu dans Ja mai son de son père. Elle avait compris, depuis longtemps, qu’- ëlle avait en elle une ennemie redoutable, qui ambitionnait de prendre la place de sa mère ; et elle était décidée à employer toutes les ruses pour empècher l'accomplissemeut de ce projet, auquel elle n'osait pas s'opposer ouvertement, et dont son père, du reste, ne lui avait jamais parlé. 1lse contentait de trai- ter Anmgélina avec les plus ” grands égards, de l'inviter sans cesse à venir chez lui ; etil lui confieit sa fille aussi souvent que Julienne le voulait bien. L'introduction de cette femme Aans la maison avait produit un “À ghangemens dans la vie ne file. Elle étaittou. ngâtée, on aceomplis ses moindres ca- lle sentait qu’ Ja maitresse. | fendez-vous L : Angélina Verdier la traitait en petite fille. Aussi lorsqu'elles arrivèrent toutes deux à la porte de la vil- la de M. Fourmont, Agélina dit, du ton protecteur qu'elle affee- tait toujours avec elle ; — Vous allez vous occuper du jardin, des fleurs, ma chère eu- fant ? Mais sans doute fit Julienne en souriant. — Moi, je verrai ce qui peut manquer dans la villa, et je monterai à la lingerie, eomme votre père rn’en a priée. Et Angélina ne descendit mé- me pas-dans le jardin, tandis que Julienne s'y précipitait en chantant. Le jardinier venait au devant d’eille ; elle Ini dit : — Tiens, Jacquet, voici dix francs. Sion m'appelle, tu fe- ras le cri de la chouette, pour m'avertir ; et tu répondras que j'arrive. Le jardinier, habitué aux ca prices de sa jeune maîtresse, à laquelle il était absolument dé- voué, r’inclina respectueuse ment. Déjà, Julienne arrivait au fond du jardin, et ouvrait une petite porte donnant sur la berge. 1l y avait à peine quel- ques minutes que Claude avait lancé ses trois appels. Et de- bout, dans son eanot, portant crâämement son joli costume rayé, ii attendait, donnant de temps en temps, un petit coup de rame, pourse maintenir en face de la porte, par laquelle la jeune fille aliait venir. Julien- ne traversa la berge sans hési- tation et arriva à la porte gazon- née qui bordaït la Seine. Clau- de vouiut faire approcher son bateau ; mais elle l’arrêta : —Non, non! Nous pouvons très bien causer comme cela, dit-elle. C'est déjà bien assez compromettant pour moi! Et elle prit un air très sévère, tandis que Claude faisait la moue. Elle s’assit sur l'herbe qui poussait très épaisse ; et le jeuue homme s’assit sur la ban- quette de son canot. —Ainsi, dit-il, ja n'aurai mé- me pas le plaisir de vous s2rier la main ? —Nonu, Monsieur, répliqua Julienne ; nous resterons com- me nous sommes! D'ailleurs, j'ai des choses sérienses à vous dire ; et vous aliez me faire le plaisir de m'écouter aussi res- pectueusement que si nous étions dans un selon. —Soit! Nous sommes dans le salon de ja nature, murmura Claude d’un ton résigné. —Pas du tout. Noussommes gux le bord de la Seine ; ei ce n'est vraiment pas un endroit convenable ponr une jeune fille. —1lest certain que, si mon- sieur voire père apprenait que vous m'avez donné rendez- vous, sous prétexte de donner des ordres à votre Jar- dinier ! er ar À — Hein ! que sieur ? { 4 Moi, Î venir | | <-vous, Mon-| traverse mon jardin, je viens me promener sur cette rive... — Vous entendez mes trois coups de sifllet...…. | —Je n'entends qu'une chose, Monsieur, c'est que vous deve- niez un peu plas raisonnable ! Et, si je consens à vous écouter, c'est dans l'espoir de vous faire chauger...… — Vous voulez que je ne vous aime plus ? — Aimez-moi ; mais ne me le dites pas. — À quoi cela servirait-1l d'ai- mer une jeune fille, si on ne pouvait pas le lui dire. — Et, si ceia est dangereux, qu'elle se le laisse dire ? 1inseusiblement, par de petits coups de rame, Claude avait a- mené son batean près du bord. —Comment ! s’écria Julienne, vous me désobéissez ? —Je veux me rapprocher de vous, pour vous admirer de plus près, pour admirer vos ch2veux si fins, vos yeux si noirs et votre joli petit pied, que j’examine à loisir, depuis que vons êtes ve- nue vous asscoir derent moi. … D'un geste instinctif, Julien- ue retira oe pied, qui dépa:sait, et le cacha sous ses jrpes ; mais eile continna d'écouter : — Oui, ma chère Julienne, si je consens à rester dans cette étude, où je: reçois les rebuffa des de votre père, où je suis at-| taqué tous les jours par ce Bri- gard, sije me contents d'une TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE II AVRIL 1901. Importers aad Jealers in DRY GOODS HARDWARE BOOTS & SHOES FINE GROCERTES And Fi ag “upplies AT'TIGNISH and À LBERTON situation inferioure, c'est que je suis payé de tonus mes ennuie| lorsque je vous vois dans le ca | binet, lorsque vous daignez sou | rire en passent devant moi.! Julienne, je ne pourrai jamais être plus heureux que le jour où aous serons l’un à l’autre... —Ah ! voilà ! fit Julienne. C'est très bien, tout ce que vous dites là. Et je ne trouverais pas un mot à y changer ; mais les choses ne sont plus comme autrefois. Aucune pudeur ne me retient ; j'ai une joie vérita- ble à vous dire que je vous aime au moins autant que vous m'ai mez. Dans tous mes rêves de jeuue fille, c'est vous que j'ai choisi pour époux ; ily a six mois senlement que je vous ai avoué que mon âme était à vVuus, mais il y avait déjà bien longtemps que cet aveu était sur mes lèvres : J'espérais, cha- que jour, que vous me forceriez à parler ; et, le soir, je vous étais reconnaissante de la ma- vière respectueuse dont vous m'aimiez....…. Vous n'osiez rien dire. comme moi... Enfin, cela est passé : j’aieu le courage de parler la première, parce qne je me sentais menacé d’un danger. Et, maiutenant, ce que j'ai de plus cher au monde, mon amour est menacé.....Oh ! je lutterai ! —(Ca va dons toujours mal ? demanda Claude avec tristesse. — Hélas ! murmura la jeune fille. J'avais un si bel espoir :| | faire pour vous ce que ma mère 8vail fait pour mon père! Mui: aurez vous assez de patience ?| | —Vous savez que j:suis prér| à tout accepter pour vous ob-| |temr ! Et / L 2 . - . » LL ! — Un ‘oui, j8 sais ! s'écria la | ? jeuue fille aséc nn sonri- | (suite - Be F D » 1% 94 )3P9S Â8N4 JOUJOUG 941004 ‘MOU 9[}J98 PUB I[UO 07 OOGI 4AI0Y SOULLOP w "SUTI.O "1061 SI UOIUIY . æ A P9rM98 J0Â JOU OAUU OUAM SIOWOJSNO AnO JO osou} 3sonbox 9 M - . L' 8 ANNEE. —2—— J. IL Myrick & Co) Dry. Murphy PHYs8ICIAN AND SURGEON First Prize Graduate New York Uriversity FIGNISE, ..... .. P. EL. J. DOIRON, M.D. GRADUÉ DE LAVAL DE MONTREAL. Tignish...... LES Carte Professionnelle Arsenault & MeKenzie AVOCATS, &e. (Récemment chez Charles Russell et Cie., Londres) BUREAUX : Summerside et Charlottetown Aubin E. Arsenault, S’Side, H. R. Mackenzie, Ch'Town. ARGEXT À PRETER A. À. McLean, Q. C. Attorney at Law Brovw N's BLOCK, CH'TOWN Money to loan at low rats: CARD DR. H. LL, DiIcKkEy, Late Clinical Assistant at Royal London Ophthalmic Hospital, Moorfields, aud Central London Throat & Ear Hospital SPECIALIST—EYE, EAR, NOSEAND THRO AT Office- Cameron Block. Resideuce-— Richmond St. West Office Hours— 9 80 a. m. to 1 p. m. t» 4 p. m . Evenings by appointment. Eyes tested and fitted with Glasses MoDONALD & MARTIN AVOGATS NOTAIRES, ETC ETC Argent a Preter Browns’ Block Ch'town Bureau Gaffney's.B'd'g S'Side School & College BOOKS Of all kinds ALWAYS ON HAND CHAS. J. MITCHELL 144 Queen St. Charlottetown Opp. Prowse Bros. EE Mail orders receive prompt at- tention. Agente for th: Perry Pictures J. & WYATT, Suoossestz De JIlopason & Wyarr AVOCAT, NOTAIÏIRE, gro Solliciteur pour les Nova Scotia et Summerside Banks — ARGENT À PegrTer — Bureau : Au dessons de Clifton House. SUMMERSIDE P. E. I. Hotel Bernard — X — This house is thoroughly fitted up # within 2 minutes walk from depot It is sondacted on first class prince ples, every attention being given to the comfort ot guests. Terms are reasonable Theo. Bernard Tignish ProP Oet 12—6m. 1 “ s 4 * - PF" _ cer *e- $, hÉarnnnase rend commen 0 | f { Re 5 SRE PT { 0 4 CS CT meme. 2e à