<< Hivernage du Betail Il semblerait qu'avec la tem- pérature que nous arons eue Jusqu'à présent et qni promet, au tèmps que j'écris, de conti: nuer encore quelque t. mps, et la grande abondance à fourrage révoltée, ve {ût-la chos: la vins facile à faire que de :orux les a + 12 L | Dimaux de l'étable au priu- temps, sans misère et en bon é- tat. Et pourtast pour avoir fait la moindre observation sur le temps passé on est convaincu du contraire. Donc je ne crois pas me tromper [et tant mieux si je me trompe] en disant qu'il est presque certain qu'il y aura mille misères avec le bétail au printemps prochain. Qu'est-ce qui en sera la cause ? La raison est que quoique le temps soit beau ct peu froid, c’est l'hiver tout de même. Maïs, dit-on, il fait beau dehors : c'est cruei de tenir les animaux à l'étable. Et on les laisse courir dehors, tan- tôt la pluie, plus tard c'est la neige qui leur tombe sur le dos et les mouille jusqu'a la peau a- vant qu’ou pense à iles remettre à l'abri, et les animaux souffrent parcequ’on n’a pas ie soin de les frotter avec un peu de paille quand on ies remet dedans. Un aatre jour ils sont jusqu’au jar- rets dans l’eau, la vase, ou la neige fondue, et ils rentrent à l’étabie tout aussi transis que nous sommes nous mêmes après avoir passé une Journée dans les mêmes conditions, avec la diffé- rence qu'ils n'ont pas le loisir [quoiqu'ils en aient |l’instinct] de se soigner un pe comme nous. Nous les attachoas si €eo- hdement, souvent le cou entre deux bâtons et si près les uns des autres qu’ils n’ont pas la li- berté de trépigner un peu pour se réchauffer. Et cela avec le vent qui souflle par les fentes qui sont aussi nombreuses que des planches de six pouces de largeur et mème m ins les four. uissent, et on dort toate la nuit chawdement et tranquillement. L'été arrivé, on se casse la tête pour trouver la raison pourquoi nos vaches ne sont pas meil- leures laitières et pourquoi nos animaux en général ne sont pas plas profitabies. 11 arrive sssez souvent que les animaux sont faibles au printemps parceque le fourrage est trop abondant, pour ceux que ne savout pas en user raisonnablement. Quoi ? 1l y a as<ez de paille, un peu de toin même, il faut être libéral, il faut forcer les animaux, et on leur en donne en abondarce, à gogo, jusqu'à ce qu'ils ne veuil- lent plus de ce testin. De là une autre raison pour les mettre de- hors. les laisser courir, pour leur refaire l'appétit. Et ces pau- vres bêtes, aflamées par ne trop grande abondance, s'en vout sur les battés découvertes paisser queljues brins d’une herbe qui cst nu vrai poison à cette saison, et dans bien des cas fera son effet plus tard. Ne crtigzo1s pas de garder nos à nimaux à la grange pendañt la rude saison d'hiver ; ils n'en souffriront pas autant quon pourrait s'imaginer, La preuve est que si nons voulons engrais- ser un animal nous le mettons à l'étable ; nous lui donnons un peu plus de soin qu’à l'ordi- paire, et pourvu qu'il soit dans un jogemeut chaud ïl uen soufire guère puisque si on lui donne une nourriture Couve- nable il engraisseia facilement. animaux parce que cest uuv des principale: sourevs de revenus du fermier, Suignons LOS et cette ressource selon tonte apparence, ira en augmentaul Agricoia. 5 Jan. 1899. Ripans Tabures: for sour stomñweL Kipans ‘J'abules cure jauudice. } Les Bazars ————— SA GRAND! UR MGR BRU- BHES1 LES INTERDIT PAR U'IE C1RCU- LAIRE A SON JLERGE ! Voici comment s'exprime Mgr l'archevêque de Montreal, au sujet des bazars, dans la cir- culaire qu'il vient d'adresser à -on clergé : “Après mûre réflexion, j'ai cru, dit Sa Grandeur, devoir prendre une mesure qui parai- tra peut'être sévère, mais qui me semble nécessaire pour le moment, ; “J’interdis, jusqu'à nouvel ordre, dans le diocèse, tous les bazars pour quelque raison que ce soit. Je necrois pas devoir donïer ici les motifs qui m'ont ameué à prendre cette décision, mais ils sontf graves et nom- breux. Je fais cependant excep- tion pour les bazars déjà autori- sés et dont la préparation est commencée, Seulement, dans ces quelques cas, on devra me demander de nouveau la per- mission par écrit, en indiquant la date, la durée et le but des bazars en question. “Aux banquets de charité je permets l'usage des vins légers seule- ment. Pour ces banquets aussi, on devra me demander une per mission par écrit. “On dira peut-être que par ces défenses, je prive plusieurs de nos institutions charitables d'un secours précieux. J'y ai pensé avant de les porter, et j'ai cependant la confiance que Dieu les b‘nira. La charité est ingé- nieus2. Elle trouvera bien le moyen de s'exercer d’une autre manière. Elle n’en sera que plus chrétienne, plus désinté- ressée, plus naturelle. On don- nera aussi généreusement qu'au- trefois. mais on donnera pour le pauvre lui-même, pour soutenir nos asiles et nos hôpitaux, pour faire prospérer les œuvres pa- roissiales, sans songer aux avan- tages on aux jouis:ances qu'on pourra retirer soi-même de ses aumônes.” RECETTES POUR LES BRULURES Quelle que soit la nature des brüiures, il faut faire immédi- atement des conpresses d’eau froide avec du viraigre ou de l'huile : pendant ce temps faire écraser des pommes de terre crues, et les mettre sur les plaies. Mais aussitôt que les pomraes de terre deviennent chaudes, il faut les renouveler. Quant aux c'oches occasionnées par les brûlures, le mieux est de les percer, et d'enduire la plaie de beurre non salé. Pour obtenir un bon onguent pour les brûlures il faut mélanger, à doses égales, d: l'huile d'olive, des blancs d'œufs et de Ja crème. On met une couche assez épaisse de cet onguent sur un chiffon de toile de lin, et l’on recouvre les parties biülées. 11 faut très souvent retirer et re- nouveler les pièces. Pour lies brûlures du palais et de la bouche, le moyen le plus facile de les guérir est de se rincer et de se gargariser avec du lait frais: 4 Ÿ x EN: = & E 4 me SE e ie = LE : PROMPTLY SEGURED; T RICH QUICKLY. Write to-day for | Ru illustrated Book on Patents and the fascineting sto° y of a poor Inventor who made 3250,600.00. Send us a rough sketch or model of your invéntion and we will promptiy tell 7e, _ it is new and »rchbably patencabDie. j : No PEnibag. Honest Service. 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Ress, 1h leading news | | Le Passe-Temps Nous avons sous jes yeux le deruier pumeio du Pes:e Temps, grand journal musical. littéraire et fantaisiste, publie à Montréal tous les quinz: Jours Ce numéro contient huit pages de musique vocale et instru mentale, quatre pages d'illus trations et huit pages de ma {ière à lire Les abonnés de ce charmant journa. éconowisent; les sommes qu'ils dépenseraient chez le marchand de musique, sont renseignés sur le mouve- ment artistique canadien et 6. tranger, et, de plus, trouvent des gravures et des articles d'ac tualité de nature à les iustruire et les amuser. Nous conseilions à tous nos lecteurs, amateurs de chant, piano, violon, mandoline, etc., de ne pas différer de sous- crire à une publication dont ils ne peuvent vraiment pas se passer. On s'abonne pour un an en envoyant une piastre et de- mie soit en argent, bons de poste, mandats ou timbres au Passe-Temps, Montréal, Tan Un numéro échantillon est en- voyé gratuitement sur demande. A PROFITABLE INVENTION The truth of the adage that “some men are born rich and others lucky has been verified at least in the one instance in San Francisco. One morn- ing Mr. C. L. Whipple, one of the proprietors of the Nadeau was stand- ing behind tbe desk, when a guest asked for a city directory. Mr. Whip- ple looked for the book in its accus- tomed place, but, not finding it, was compelled to make an extensive search of the office, and was much annoyed at not being able to accommodate his guest. The more he thought upon the subject the more firmly he became convinced that a city directory in a hotel ought to be made stationary but it should not be made fast to the counter as it and the information seekers—all of whom are not always guests of the house—would be in the way. An idea occurred to him, where- upon had a model of a stand made, one that could be fastened to the floor having a desk top large enough to re- ceive a directory, the backs of which would pass under a brass plate and be made fast with screws, leaving enough space around the book for small ad- vertisements. This book-rest he had patented, and while he considered it a good thing from a hotel keeper’s stand-point, he was not aware that others would recognize its value so readily. To make a long story short, he has sold rights to use his patent in several counties and States, and has received therefor, in clean cash $6,700, and there are still more counties and States to be heard from. For further information, call on Marion & Marion, Patent Solicitors New York Life Building, Montreal. Send stamp or call for a free copy of our ‘‘Inventors Help”. 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