— LA CIE. DE PUB. RVOL. 5. NO. 40 Le Pays des Veuves O pays des menhirs et de chêne anti ques, Parmesé de coteaux ou ne croît que le houx ; Dans tes maigres vallons ou-paissent des boeufs roux On ne voit gambader que des chèvres étiques. Partout tes paysans, étrangers a nos lois, - Entonnent en dansant de vieux re- frains celtiques, Autour des croix bravant les dolmens CS Si bien qu'on croit ouir chanter d’an- ciens Gaulois. O landes, o forêts d'aspect sombre et sauvage ! Lorsque le bruit des vents se mêle au bruit des flots, De la grève on croirait entendre des sanç lots. Poussés par tous les morts jetés sur tes rivages ! Prof. C. G. RIvor. Dans aucun pays du moude il n’y a autant de veuves que sur les côLes de Bretagne où chaque an- née, comme un minotaure affamé, la mer prélève son tribut sur la fleur de la population virile. Elles sont ra.es, là-bas, les mères qui n'ont pas perdu un fils, les soeurs qui ne pleurent pas un f:ère, et toutes les fois que les barques par- tent pour la pêche, quelque jeune + fille perd son fiancé, son Dromis, quelque femme son mari, ou quel- que famille sen père. Il n'y a dozc pas à s'étouner qu’ils soieut une forte et grave race, ces pêcheurs de la côte bre- tonne. La mer est si intimement liée à leur vie, qu’elle influence leur caractère aussi bien que leurs manières et leurs coutumes. Leurs pensées sont imprégués de mystère, leurs actes sont pleins de force et de passion- Leur vue, porte loin, accoutumée qu'elle est à surveiller la mer, ou à scrater l'horizon dans l'attente du retour des voiles fami- liales. Leurs voix, celles des fem- mes come celle des hommes, sont des voix de marins, habituées à se faire entendre “ans la tempête. Et leur foi builie toujours sur eux, dans leurs jours de dur travail, et daus les nuits d'angoisse, aussiifixe et aussi limpide que l'étoile polaire qui guide leurs barques sur les flots. __ Quelles que soient les douleurs qui blessent le coeur des femmes bretosnes, elles ne se plaignent pas. C'est leur partage dans la vie que de travailler, £veil'er et d'attendre sur le rivage, d'éiever des fils pour une destinée pareille à la leur, saus récrimination elles paieut à la mer la rançou si élevée qu'elle leur de- mande en échange des nécessités de Javie. Dans sou Pécheur d'Islande, Pierre Loti neus a fait pénétrer dans le coeur même du simple et ubstiné peuple de Basse-Bretagne. I1 nous a resdu familiers les envi-; rons de Paimpol et de Tréguier, eù demeurent les pêcheurs de morue qui se lègvent leur ,dur metier, de pè een fils. I! nous a montré quels vér tables enfauts sont ces gas de Bretagne, si viriles pourtant, qui rarement passent un été sur leur rivage natal, qui partent des l'entrée du printemps pour les mers du mord et ne reiournent qu'en au- js 08 comme des oiseaux d'hiver, aux pauvres cabanes dissiminées dans les baies de la côle a Emerau- de, à leurs promises, à leurs fem- s, à leurs enfau.s dont beau- nés dans leur abseuce, n'ont le visage de leur père pour recevoir le bap- we coup, pas encore vu et l'atiendent ême. tè k R. x. 0. DE L'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. | & ‘2 La hi » D Ÿ ES se ”: ait. la Force? ER SES z LPS , y Moscier . —_— D Gen Fondé en 1893 par Gilbert Buote et son fils, F. J. BUOTE, RÉDACTEUR. 7 REIN RL LATE PT TN TE ? rer le ut TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 5 AVRIL 1906. C’est une histoire passionmante à écrire que celle de cet autre peuple de pêcheurs de Bretagne, celui qui vit dans la côte nord-ouest, entre Point-Mathieu et Lorient. Le tra- vail et les privations réduisent cette |misérable humanité à rechercher dans la boisson l’eubli des maux qui l’accableut sans cesse. La seule excuse de leur vice est l'a- charnemeut incroyable de ces mal- heureux au travail, Là,la vie de tous les jours est comme saturée de légendes et de supersiitions, atmos- phère de tragédie qui obscurcit ce pays sur lequel la mort plane inces- samment, comme um vautour prêt à enlever sa proie. | De même que leurs voisins du sud, cette population paie un tribut à la mer. Et, elle aussi, elle appo:te à sa sainte patronne, Vofre Dame du Bon Voyage, ex intercession pour les amis et les parents qui sont lein, des offrandes de bétail et de blé, excepfé quaud la famine déso- le le ‘pays et qu'hemmes, femmes et enfants, meurent de faim en tra- vaillaut et eu priant. C’est ce qui se passe en ce mo- ment : depuis plusieurs années, la sardine, la grande ressource de ces pêcheurs, teud de plus en plus à s'éloigner de leurs côtes pour des raisons diverses. Il s'ensuit une disette effroyable de poisson : les barques reviennent avec leurs filets vides ; les dettes écrasent les mal- heureuses familles ; les créanciers ferment leurs bourses et c’est la misère. Les souscriptions publi- ques allègent bien un peu ces seuf- frauces des Bretons, mais c'est là unc situatien sans issue, si ce n'est celle, qu’on commence à envisager sérieusement en Bretagne, d’une é- migration en masse, soit sur les côtes d'Espagne, où la sardine a- bonde, soit aux Etats-Unis. Mais les bretens, penple traditi- onnaliste par excellence, n’émigre- raient pas facilement. ÂAtiachés à leur pays d'autant plus qu’ils y vi- vent imeins et que le :ewæs qu’ils y passeut est le plus beau de leur vie, ils ne quitteraient pas facilement leurs vieilles églises et les anciens cimetières où dorment ceux de leurs parents dont la mer n’a point voulu. C'est ume race très poétique et très sentimentale que celle là, et chez elle les souvenirs tienuent une grande place. Quelles ne doivent pas être les pensées de ces vaillants marins quaud, perdus dans les bru- mes des bancs de Terre-Neuve, me- nacés de dangers continuels, leur imagination les rappo.te à la lande uatale, parfumée de fleurs sauvages comme eux et jolies comme les filles à bonnets blancs du pays de Goëlo ? Aussi, ue faut-il pas s'étonner queles Bretons aieut conservé si vive et si profonde, la foi de leur ancêtres, cette fo œaive toute sur- chargée de superstilions isgénues et touchantes. A part la longue soïtude de l'été, lorsque les viliages beïcés par la chanson des vagues me sont ha- bités que par des vieillards, des en- fauis et des femmes, quand chaque nuit la femme solisaire ajoute à ses oraisous habituelles nme prière plus chaleureuse pour ceux qui sont par- tis, il y a chaque amnée en Lasse- Bretagne deux moments de poi- gnante émotion. C'est d’abo:d le premier jour du printemps. Ce jour là, les barques de pêche quiitent le port après la bémédiction des déparis. ‘‘Pour ce jour de fête, dit Pierre Loti, un reposoir, toujours le même, est construit sur le quai ; ilimite mue * * (suivez les directions), il vous pourriez obter ir en faisant boui SUNLIG dient aucune autre forme 5 | d adultération. + K votre linge, et depsndant vous obtiendrez de meilleurs résultats Comme le Sunlight Savon ne contient aucun ingrédient i:; et estbasolment pur, les tissus les plus délicats et les soies et les > les plus précieuses peuvent y être lavées sans être nullement ‘njuriées. 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Ensuite ils partent tous, comme une fletie, laissant le pays presque vide d’époux, ‘d'amants et de fils. tent emsembie, à pleines voix vi- brantes, les cantiques de Marie-K- toile-de-la-Mer. ‘? C’est, ensuite, en automne, le re- tour des flottilles. En ses plus beaux habits, une feule de femr’es et d'enfants seFpresse sur ies quais et les falaises, guettast à l'horizon l'apparition des premières voiles. Cette foule est joyense, et cepen- daut, au fond de tous les coeurs rè- gue l’augoise la plus cruelle, Si les êires chers que l'on aitend, et avec quelle impatience, m’'aliaient pas revenir ? Si ume catastrophe, toujours possible, hélas ! avait en- glouti le père, le mari, le fils ? Ilenest de même pour le jour du départ. Les cloches sonnent à toute volée, les chants et les hym- nes s’élèvent sur le port, tous ent mis leurs habits de fête, mais le dé- sespoir et Ja douleur étreignent teus les coeurs. Voilà donc quelle est la triste e Fe s’éloignant. les équipages chanu- soeurs, fait le tour du port, où tous | destinée de cette population breton- ‘ne ; pleurer aux dépa ts de crainte | des dangers fa rs, ; leurer au cours de la longue aiteute, pleurer encore au re.our des êtres aimés, de peur qu'ils ne soient pas sur les barques dont les voiles joyeuses aéchnerent l’ho";zon de leur triing.e gonflé par les vents. HENRI LA FOURCADE. ms rirentéiailhiinnrt Pr nes Mechanics, Farmers, Spprtsman Te heal sand sof,en the remoye |gease, ol aud rust s.sins, paint « ©. use Tue ‘‘Master Tar Sosp, Aiberi [and esï.h., | Mecaawic s'? sage, Le prêtre, s’arrêtant sr bei Soap Co., Mfrs. \ tt ne rm dteré A WOMAN’S BACK IS THE MAINSPRING OF HER PHYSICAL SYSTEM. ace, Negiccted, is Liable to Cause Years of Terrible Suffering. No woman can be stroag and healthy unless the kidneys are well, and regular in their action. hen the kidneys are ill, the whole body is ill, for the poisons which | the kidneys ought to have filtered out of | the blood are left in the system. The female constitution is naturally more gubject to kidney disease than à man’s; and what is more, a women’s work is never done—her whole life is one con- tinuous strain. How many women have you heard say: “My, how my back aches!” Do you know that backache is one of the first signs of kidney trouble? It is, and should be at- tended to immediately. Other symptoms are frequent thirst, scanty, thick, cloudy or highly colored urine, burning sensation when urinating, frequent urination, puff- ing under the e ;es, swelling of the feet and ! ankles, floating specks before the eyes, etc. These symptoms if not taken in time and cured at once, will cause years of terrible kidney suffering. Allthese symptoms, and in fact, these diseases may be cured by the use of DOAN’S KIDNEY PILLS They act directly on the kidneys, and make them strong and healthy. Mrs. Mary Galley, Aaburn, N.S., writes: ‘ For over four months I was troubled with a lame back and was unable to turn in bed without help. Iwas induced by a friend to try Doan’s Kidney Pills. After using two- thirds of a box my back wasas well as ever.” Price 50 cents per box or three boxes for $1.25 at all dealers, or sent direct on re- ceipt of price. The Doan Kidney Pill Co., Toronto, Ont. , McKinnon’s English Ointment CURES Fever Sores, Salt Rheum, Scalt Heads, Itching or Bleeding Piles, Pimples, Sore Eyes, Ringworm, Blotches, Ervsipelas, Inflammation, Blood Poison, (Cuts, Bruised Burns, Sprains, Chapped Hands Corns, and all Eruptions of the Shin from any cause whatever, Jt also cures sc'atches, and woumds the Backs and Shoulder:on cf Horses. 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Anne, No. 268, de l'Ordre des Forestiers Catholiques est à organiser uu parti de whist et corcert qui aura lieu à la Salle Pilgrim mercredi, le & mai pro- chan. Le prix des billets” a été fixé à 33 cts. L'orchestre Mil. lingion fera les frais de la musi- que. Un phénomène sans précédent a été signalé ma-di matin à la. ferme de M.S. Hill à Pleasaut Valley, Methuens, lorsqu'une des vaches de la ferme a donné naissance à sept veaux en deux heures. (Ces jen- ues animaux, qui sont morts en naissant ou peu de temps après, comprenaient quatre de 30 livres et trois de 25 livres. Depuis ce phéuomène des fermiers de toutes parts se sont rendus à la ferme Hill pour se rendre cotmte eux- mêmes de ce phénomène extraor- dinaire. Les 600 spectateurs qui assist- aient à la partie de polo au roné à patiner ‘‘Majectic’’ lumdi soir l’ent échappé bel. Environ quinze miu- utes après la partie de polo le teit s'écoula sous le poids de la meige qui s'y était accumulée, Heur- eusement qu’il n'y avait dans la bâtisse qu'une demi-douzaine d'em- ployés qui étaient en frais de net- toyer la place. Ces derniers au premier cCraquement, ent eu le temps de se sauver avant que l’ac- cident arrive. Si l'accident était arrivé durant la partie de polo nous aurions eu à enregistrer ée nuombreus: pertes de vie. On critique sévèrement les pro- priétaires de la bâtisse et l'inspec- teur des bâtisse peur avoir permis la construction d’ume bâtisse. aussi frêle. A l'assemblée du bureau de santé, lundi soir, une importante com- munication à été reçu, en réfé:- euce au bill du Sénat 135 qui a été introduità la législature. Le bill est consacré à l’impureté des rivières et cours d’eau par le ren- voi des égoûts. | Di le biil est bien compris, le bureau de santé de l'Etat désire avoir le contrôle des rivière Mer- rimack, Counecticut et Cenord qui passent À travers l'Etat, Actuel- lement i! n'y a zucume direction sur ces cours d'eau. on Lowell et les autres villes. sit- uées au-dessus de Lawrence ren- voient leurs égoûts daus la rivière Merrimack dont l'eau sert À a- breuver le public de Lawrence, Echappe Belle Une demoiselle Defoy, employée aux chutes Monmorency, s'était fait prendre par les cheveux, daus une machinerie, Wilbrod St. Pierre, témoin de l'accident fit ’a-- rêter la machine avant que l'ous ass ne fût scalpée: > on te. | MT ee maté mans is e à Ed af L i dE dei: ie ES on A ÉRR LE TE mm + ET x £ \ ce * 7 cie: + FA