/ { he —_ * TL PL | : eme me € L'IMPARTIA1, TIGNISH, I. P. E,., mil JEUDI 23 MAI 1:19 07. Er Ë Au TIDRONE Le rien sus crus S'il y a encor en France quelques jeunes filles qui ont envie de se ma- rier, je me fais un plaisir de leur en indiquer un moyen qui, d'après les meilleures, les plus authentiqnes in- formations, parait tout à fait iufail- lible. La plupart des jeunes filles croient ce me semble, que pour trouver un épouseur il faut se montrer, pour peu, bien entendu, qu’on ne soit pas trop laide. Et qui-est-ce qui se tro- ve trop laid ? Personne, sans doutes Donc, non seulement la pulpart des jeunes filles qui désirent se marier, ‘toutes, dis je, unaniment’’, s’ima ginent que pour se marier il faut un peuse montrer. De là les soirées, les bals, l'Opéra Comique, le Fran- çais, l'Odéon et en province, pré- sence, aux musiques miltaires du Mail, de 4 à 6. Ea bien, ceci est peut être une er- reur. Savez vous quelles sont les jeunes filles qui se marient le plus ? Le savez-vous ? Moi, je le sais. Ce sont les téléphoneurs. Peut être, en effet, quelquefois, les demoiselles du téléphone ont- elles à essuyer quelques paroles un peu vives, et tel procès récent nous a montré qu'il arrive qu'on leur donne une place daus les ‘‘ Bucoli- ques”. Elles s'en moquent bien. Elles ont de quoi se revancher. pour employer un mot que M. de Crois- set croit uu néologisme, comme Pra- don croyait que la métaphore était un terme chmie. Elles ont de quoi en rire. ‘‘Bovagètes’”, si l'on veut, ce qui, après tout, est une profession poétique ; en attendent. eles trouvent mari: ; elles en tron vent tant qu'elles veulent. Elles peuvent choisir Elles n’ont que l'em barras du choix. Interviewé par un journaliste, un très haut fontionnaire de l'adminis. tration des téléphones lui a répon- du, entre autres choses intéres santes : —La cause de presque tou: nos enuuis, c’est tout simplement la ma- riage de nos jeunes téléphonistes. Nous n'azons pas plus tôt fait d'une apprentie téléphoiste une bonne employée, qu'elle nous quitte pour se marier. Je re sais Ce que nous allons faire. Faut ilen prendre de laides ? Nous sommes très embar- rassés. .. Voilà les taits. Les téléphoistes ont du prestige. Elle exercent une attraction et du reste elles y cèdent elles-mêmes; ce qui est très bien. On leur demande sans cesse la com- wunication, Elles la donnent ; ei —en tout bien et tout bonheur— beaucoup plus que tout d’abord on ne la leur demandait. Elles sont es- senticllement communicatrices et jusqu’à devenir communicative. Comment expliquez-vous cela ? Il me paraît évident, à moi, que cela démontre que la séduction de la| voix est beaucoup plus grande que celle du regard ou de toute la pei- sonne. La téléphoniste vous parle, et d'une voix que le mécanisme du téléphone rend, de gentille qu’elle est, toute atténuée, caressante et câline. On ne peut—paraît :] —pas l'entendre sans songer aux vers de Musset Ce n'était qu’un murmure. On [eût dit les coups d'aile D'un zéphir amoureux passant sur [les roseaux Et craignant en passant d'éveiller [les oiseaux. Et, dame, ily a bien de quoi commencer un peu à perdre la tête. Ajoutez le presage de l'éloigne- ment et par conséquent du mystère. Cette voix lointaine fait tout à fait l'effet de la voix d'une princesse Jointaine. On lui parle comme on parle ‘‘à celle qui est voilée’”’ et l'on est tenté de lui dire, comme Hugo à son inconnue : Ju me parl:s du fond d'un rêve Comme une âme parle aux vivants ... C'est un dialogue de Platon, on toat au moius un dialogue platoni- cien, que celui que l'en tient avec Éùne téléphoniste. Avant de la voir on a déjà ‘‘cristallise’”” pour elle, éperdument, comme parle Stendhal. Vous me air z que tons lee hra'ts qui nous viennent du téiéphone ne gination. Et! mon Dieu! je ne sais. On veut se figurer que 1a jeune fille qui est là bas vous offre une‘‘ fritu- re’”’. Cela encore a son piquant. Tout homme a dans son cœur un canotier qui sommeille. Toujours est il que les tétéphonis tes ont des succès merveilleux. L?s | téléphaniste font prime. Toute télé. | phouistes est une coqueluche ,même avec l'in tiument le plus enrhumé Où! puissance de la voix lointai ue! La haut fonctionnaire dont je rapportait plus haut les doléanses, se demande s'il ne faut pas prendre le parti de les choisir laides. Bon! À quoi cela servirait il, pnisque c’est par la voix qu'elles nous pren- nent? Vous comprenez hien que quaud on eu arrive à les voir, le mal est fait. Quand je dis le mal, on m'éutend bien, et je ne le dis qu’en me piaçant «u point de vue de cet administrateur trop abandonné et désclé d'avoit si souvent à réparer les brèches de son aimable régi- nent. Au fond, je suis charmé que les jeunes filles conquièrent encore, et si fréquemment, les hommes par la volx. C'est tout à fuit idéaliste, au moins; ce n'est pas grossier, ce n'est pas vulgaire. Cela nous ramène aux bons temps, au temps où La Broy- ère disait: ‘‘La musique la plus dé- licieuse est la voix de celle qu'on aime’’,et de tout homme qui épou sera une téléphoniste on ne pourra pas dire:',Cet homme assurémeut n'aime pas la musique.” Mais voyez donc comme ce sim- ple petit renseiguemeut administra- tif rectifie heureusement des impres- sions fausses ! Une pièce célèbre, dont précisément j'ai empiunté le titre pour en faire celui de cette causerie, avait attaché à ces mots ‘Au Téléphone'’, une sensation d’effroyable terrcur. Eh bien, il ar- rive qu'on reçoit par le téléphone de très tragiques uouvelles ; mais aussi, et plus souvent d'un bout à l'autre bout d: ce fil mystérieux c'est une idylle qui glisse, ailée et gracieuse, C'est une idylle et voilà tout. C'est une idylle daus le goût De Thévcrate et de V'rgile. C'est une idyile ! J.'antiquité ne connaissait que lk fil d'Ariane. Mais Ariane fut aban donnée, comme l'admivistrate r dont je vous parlais plus haut. Maintenant il y a toujours des A rianes au bout dn fils, mais elles ne sont pas abandonuées, au contraire, et ce sont des Arianes que ne trem pent pas leur fil dans l’eau ; et d- fil en aiguille elles vont très loin. A la bonne heure ! Donc, j en reviens à mon conseil et ‘‘je dégage la haute leçon mora- le que contient cett: histoire, uni verselle des téléphonistes. Jeunes filles, qui voilez vous marier, fai tes vous téléphonistes, ou simple ment, séduisez par le visage. C'est peut être par les yeux que l’on vo't l'esprit ; mais c'est parla voix qu'on sent le cœur. C'est égal, je ne suis pas fâché de savoir que, comme de tout temps, je mariage tient à un fil. Mais c’est le mariage à faire qui tient à un fil et non pas le mariage à rompre, et c'est par un fil que l’ou fil le par- fait amour. Le fil «st absolument = NN — FAITES PLUS D'ARGENT Le grésillement que vous savezfu'ez p] : : é : rosses s r Vous pour ‘aré 1%! cite pas sans doute beaucoup l’ima- | Plus é moissons de meilleur You vez faire de l'aréent en L'élevage de poulets est une méthode grain, Du grain gros et net connaissant le poids de tout ce augmente le rendement de 20%, CRIBLES CHATHAM Capacité 10 à #0) bois aux à l'heure. ! Nettoie le Blé, le Seigle, lo Ti nothy,1le Trèfe, lo Mil, lA7ene, l'Orge, le Liu, ies lois, les Fèves, le Maïs et toutes graines, Grand Entonnoir, Alimentation à Vis, facile uster. : L'Agitateur empêche l'encombrement et distribue le grain uniformement sur les grilles. Le Soulier bas maintient les grilles nettes— aul autre Crible ne l'a. Secouement à l'extrémité et secouerment latéral à ajustement (troi la+geurs). Seize es et cribles, graduant quoi que ce soit; de la graine la plus fin au grain lo plus er. Les grilles sont vernies en laque et ne peuvent rouiller. 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The cars are of the me t modefn type, as is shown by th: inimense capacity of the steel coul cars, which have a carrying pow r of 100,000 pounds each. The «a 5 are being rushed into active wi k as fast as they arrive, which 15 about 30 a day. The order which is now beñ:% delivered consists of : 1,000 steel coal cars of 102 oo Ibs. capacity. 1,250 box cars of 6o,oco Ibx, c1- pacity. 1,500 flat cars of 60,000 Ibs. ca- pacity. 250 furniture cars of 60,000 lb, capacity. 300 single deck stock cars of 6,- 009 ]b3. capacity. 200 double deck stock cars of 6: - 000 lbs. capacity. 400 ballast cars of 100,000 lirs. capacity. 400 refrigerator cars Of 60.099 Ibs. capacity. REVUE CANADIENNE SOMMAIRE DU NUMERO DE 1907 ee MA: La Rédaction Une Commission Littéraire, Raoul Falare À Propos de la Rafale. Gaston de Montiguy Nos Petitrs Bêtes Indigènes. W. Chapman I! Neige, poésie. Benja- min Sulte Royal William. Nayx lé - on Savard Portait : d’Aichbel.t Campbell. Ph. F. BourJeois, C, &. C Henry Wadswortn Longfellow. Damase Potvin Les Granns Nar- frages du Golfe( suite et fin). Jean de Canada Voyageur de Nuii. KRay- mond Sablan Misereor, poésie. Fr. Valentin-M. Breton, O. F. M. Le Temps’ poésie. Jules Tremblay Aù- bade, poésie. Jules Tremblay Ber- ceuse, poésie. Thomas Chapais À Travers les Faits et les Œuvrcs- Notes Bibliographiques. Sore Nipples and Chapped Han: Are quickly cured by applyirg Chamne ais + Salve. Try it; it is a SUCCESS. Price CET