ns Catane Ve a = ww Mostler Rs FAT LAS 6 ES SR fe de a — 2 cs PUSMPRPERILOR QCRMaT LA ; CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. VOL. 2, NO. 24 6 4 _& $ & (suite) ‘““Le carnassier a passé tout ré- cemment par ici, reprit-il ; ce soir vous vous cacherez là, dans ces broussailles, devant ce vieux chêne; je parie dix dollars contre un qu’il reviendra par ce sentier. Mainte- nant, retournons au fourré où se trouve le veau, et suivons la se- conde piste, afin que je puisse dé- couvrir une bonne embuscade, car il se pourrait aussi que le jaguar re- vint par l’autre chemin. Daniel marcha en effet plus à droite, et se choisit, dans une éclaircie, un fossé profond pour s’y tapir quand viendrait le soir. Cet endroit, situé à quelques centaines de mètres de la cachette de Wal- ter, était abrité par un taillis im- pénétrable. Après avoir examiné minutieusement cette place, les chasseurs se mirent en route pour rentrer à la maison. En passant près du piège à din- dons, ils y trouvèrent encore deux de ces magnifiques oiseaux. aux- quels on tordit le cou pour les em- #%, porter plus facilement. ‘“Bouchons maintenant l’ouver- ture, observa Daniel, nous la rou- vrirons lorsqu'on aura besoin de gibier.”” Le nègre fit ce qu'il disait ; seu- lement il tira de sa poche quelques poignées de maïs, qu’il sema Île long du sentier, afin d’habituer les dindons à y venir chercher leur nourriture. Arrivés au blockhouse, Taylor régala les chasseurs fati- gués d'un déjeuner composé de pattes d'ours rôties, un mets fort délicat. Après quelques moments de re- pos, Daniel s’occupa avec mistriss Taylor de construire le four à fu- mer les viandes. Cela fut fait à l’aide de branches disposées en treil- lis et recouvertes de morceaux de mistriss boïs. Walter s'était dirigé pendant ce #ups-là du côté de la rivière, em- portant une ligne à pêcher, qu'il avait prise dans l'intention d’at- traper une tortue. Il avait, à cet effet, lié ensemble quatre hame- cons dont les crochets étaient re- tournés en dehors. Il fixa solide- ment cette quadruple amorce à sa ligne, en atttachant un morceau de! viande à quelques pouces au-des- sous, puis il jeta cet engin À l'eau. Les tortues s'emparent en gene- ral de la viande qui sert d’amorce avec leurs deux pattes de devant, et la tiennent serrée pour la ronger tout à leur aise. Si dans ce mo- ment on retire habilement la ligne, les hameçons s’accrochent dans l'une ou l’autre des pattes de la pauvre bête, qui est ainsi capturée. A peu de distance du fortin, la rivière décrivait dans la forêt un circuit, ou le courant, extrêmement impétueux, avait miné le dessous de la berge. L'eau était très pro- fonde en cet endroit, et c'était à Walter, connaissant la retraite PR site des tortues, avait plonge | son engin. I1se tenait debout sur le bord de l’'escarpement, mouvements du ——_——© LA PANTHERE NOIRE jège flottant que le, Walter, TIGNISH, ILE du PRINCE MILLER MRRRRRRRRRRRANARNIERIEMANNCTECCS FEUILLETON DE L'IMPARTIAL. 000000 00000000 CHAPITRE IX RELELETILUYENLILHOTRUIIRANRIIAMIIMNE TA remous faisait tourbillonner dans le rapide tournant de la rivière. Le pêcheur sentit tout à coup, au bout de sa ligne, un tiraille- ment, suivi d’un second plus vio- lent. Le liège disparut dans l’eau et Walter voulut retirer leste- ment l’engin, auquel un poids é- uorme restait suspendu. (C'était sans doute une grande tortue, car le ‘‘chélone’’, entraîné par le cou- rant, tirait la perche après lui avec une force incroyable. “Walter cherchait bien à retenir sa ligne ; le pied lui manqua, et il tomba dans la rivière. Le pêcheur plongea jusqu’au fond, mais il remonta tout aussitôt ; minée par le torrent sous la berge, | bles racines pendantes. Heureusement, conservant sa coup d'œil le péri! de sa position. Replongeant jusqu'au fond et te- nant ses yeux ouverts, 1l remonta |encore une fois à la surface de l’eau. Quelques lui suffirent pour atteindre la rive opposée, qui, très basse en cet en- | droit, lui permit d'aborder très fa- cilement. Il se mit aussitôt à la recherche | de sa ligne, qu'il vit flotter sur la rivière, à une centaine de mètres (plus bas, et, courant le long de la rive sablonneuse, il se jeta à l’eau, afin de ramener sa ligne à terre. Malgré la résistance de la tortue, il réussit aussi à latirer sur le ri vage. Elle pesait plus de quarante li- vres, et était de cette espèee de chélone à écaille fine quise fond en gelée à la cuisson, et dont le goût est des plus savoureux. Walter entortilla sa prise avec une corde, et la traîna ainsi jus- qu'à l'endroit situé vis-à-vis du | fortin ; une fois là, il appela Da- |niel, et lui cria de venir chercher la tortue avec le canot. Toute la famille fut d’abord alar- mée au récit que lui fit Walter de son plongeon dans l'eau ; mais on finit par en rire,et; chacun se ré- jouit en songeant à la fameuse soupe que mistriss Taylor promet- tait pour le repas du lendemain. Quand Walter eut changé d’ha- bits, il s'occupa de la construction | du boucan pour les viandes. Il avertit Daniel qu'il était temps de | retourner au bois un peu avant le coucher du soleil pour guetter le vigoureuses brassées jaguar. Cette fois-ci, les chasseurs s'é- taient munis d’un revolver, sans oubliers leurs carabines et leurs couteaux. Pluton les suivit, quoique M. Taylor hésitât à permettre que le | fidèle animal quittât le blockhouse ; lil consentit pourtant à s’en sépa- rer pour cette occasion exception- nelle. | . > 2 . | Le soleil n'était pas encore des- : cendu à l'horizon de la prañie, | lorsque les deux ‘‘trappeurs’” arri- à ? mi + La se * observant les vèrent à l’embuscade destinée à au lieu de revenir à la snrface de; l’eau, il se trouva dans l'excavation | Surtout ne vous hâtez pas pour laquelle était tapissée d’innombra-!nimal s'arrête, visez à sa tête ; s’il présence d'esprit, il reconnut d’un) EDOUARD, G. BUOTE, RÉDACTEUR. [LA S mean, SPF RSESFIRS 2 Î Celui-ci disposa une sorte de siège devant le chêne, et entassa devant lui des branches vertes pour mieux dérober sa présence à la vue perçante du jaguar. La d’un chêne sortant de terre lui per- mit de s’asseoir confortablement, tandis que le tronc de l’arbre lui servait de dossier. Lorsque Walter fut installé et que Pluton se fut couché derrière lui, Daniel dit au jeune chasseur : ‘Ne faites aucun brusque, ne remuez pas même les yeux, car le jaguar examinera cer- tainement la clairière avant de s’a- venturer hors du fossé. racine mouvement Tenez vos regards rivés au niveau de la piste, le carnassier arrivera de ce côté-là. tirer, prenez votre temps. Si l’a- continue à avancer, visez-le sous l’omoplate, et quand même il de- vrait sauter sur vous lorsque vous aurez tiré, lâchez le chien sur lui : cette attaque de Pluton vous procu- rera une bonne occasion pour expé- dier une seconde balle dans le crâne de votre ‘‘gibier’’. Mais, tout, soyez calme, conservez sang-froid. Quant à moi, je vais rejoindre mon poste. L'un de nous deux doit tuer le jaguar ; j'espère avant | votre que ce sera vous.”? Sur ces derniers se glissa dans les broussailles et dis- parut aussitôt. Un silence solennel régnait dans la forêt ; la bise avait cessé de souf- fler, et les plantes grimpantes les plus frêles restaient sans mouvement, ressemblant à de fragiles toiles d'araignées. Le plus léger bruit, la chute d'un fruit, le saut d’un écureuil, s’entendaient à une grande distance ; et chaque instant augmentait l’imposant re- cueillement de la nature. Les oi- seaux avaient cessé leurs gazouil!e- ment ; de temps en temps, ment, le cri rauque et discordant mots, le nègre! suspendues seule- d'un cormoran s'élevait des bords de la rivière. Les dernières clartés du soleil glissaient çà et 1à, à travers l'épais feuillage, éclairant encors de reflets d’or le tronc des arbres ; puis ces lueurs s’évanouirent devant l'ombre du soir. La forêt frémissante se détacha alors en silhouette sur le ciel du couchant diapré de pour- pre. Walter, immobile, jetait de temps à autre son regard anxieux à tra- vers la clairière, pour le reporter aussitôt sur l'endroit où la piste du jaguar dominait le fourré. Sur le terrain humide de ce fourré croissait un fouillis impéné- trable de plantes au feuillage luxu- riant ; on apercevait des fleurs blanches comme la neige, appelées communément ‘‘barbe de vieillard,’ se dessinant comme des panaches blancs sur l'ombre profonde. Il y avait de brillantes fleurs rouges, se détachant sur une sorte de feuillage aussi vert que celui des perverches. Walter s’enivrait à la vue de cette flore nouvelle, qui lui était inconnue. Tout à aussi LAPRRNPET NET IETIN RETRAIT NET EE; HaxD TUBULAR. ET NT RTE * ES LE 17 JUILLET or bowl complications whatever. 1902. Suspended Bowl Low-down Supply Can. Made in a large variety of sizes, adapted to the needs of the smallest dairy or largest Butter factory. FACTORY TUBULAR. F. J. BUOTE, GÉRANT _ 2) mt _j0 ANNEE. SHARPLES TUBULAR. 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Le roi de ces forêts, aux reflets fauves et à la robe tachetée de noir, avançait sans bruit, passant ses pattes de velours sur les belles fleurs des bois. « L'animal s'arrêta enfin, et ins- pecta la clairière de son œil qui étincelait comme un charbon ar- dent. Lorsque Walter aperçut ses é- clairs au milieu du fourré, il épaula sa carabine, et se tint prêt à faire leu. Le jaguar s'arrêta ; Walter, sans coup, un des ranaches : sourçiller, ajusta la tête rayée de : | noir de la bête, et, les yeux rivés à ce point de mire, tente. Le coup de feu fit retentir l’écho des bois ; un épais nuage de fu- mée se déroula sur la clairière. Le jaguar avait été atteint ! ‘‘Hou ! hou ! Sus à la bête !’ s’écria Walter pour exciter son | chien, lorsqu'il vit le jaguar blessé bondir sur le chemin afin de rega- gner les taillis. ‘‘Happe ! Pluton !’’ continua-| t-il en voyant le brave chien se pré- cipiter dans le fourré pour y pour- suivre le jaguar. Walter, au comble de l’excita- tion, sauta aussi dans les brous-| sailles, et essaya des’y frayer un! passage ; mais il rencontra un ar-| bre abattu qui lui barrait le che- | min. pressa la dé- Au même instant il entendit de! l’autre côté du tronc les aboïements de son chien, engagé dans une lutte corps à corps avec son adver- saire, rendu furieux par sa bles- sure. Le courageux chasseur sauta‘ d’un bond sur le bloc qui formait obstacle, avec4'espoir de le fran- chir ; mais l'écorce céda aussitôt | sous ses pieds ; il enfonça jusqu’à | la poitrine dans l'arbre moisi et | vermoulu, ir. DS ans | bre Nm es rennes Il aperçut alors le jaguar tenant Pluton terrassé sous lui. Il cher- cha aussitôt par un effort suprême à sortir du trou, afin de délivrer son fidèle Pluton. Mais le terrible fauve avait aper- çu ce mouvement ; il lÂcha aussitôt sa victime, et se tourna du côté de Walter, la gueule béante et prêt à mordre. Walter ajusta l'animal avec la conviction intime qu’il était perdu s’il manquait le but. Le jaguar n'avait bond en avant. Pluton se releva aussitôt, et, le saisissant par derrière, il enfonça au milieu de reins ses dents fait qu’un SES | acérées. La bête sauvage se rejeta alors en arrière, poussant un rugisse- ment effroyable, et cherchant à at- taquer de nouveau le chien. Mais un coup de feu se fit enten- dre. La balle avait traversé le crâne de cet ennemi féroce et dan- gereux. Au même instant, Daniel se pré- cipitait hors des broussailles, te- nant à la main sa carabine char- gée. Il vit le jaguar étendu sans vie à ses pieds, houspillé par le fidèle Pluton, qui donnait un libre cours (suite à la Sme page) M à "a ZONES 158 Fe pe mg LA à A ns tnt ie . 6 0e md ar apanere 2 — Rue page mg ve éd téséen grises GRR mac dm re mt Er CT _ euqenn mers a - PE 7