rt mnt NOUVELLE SERIE UN JOURNAL CATHOLIQUE DANS UNE PAROISSE C'EST UNE MIS SION PERPETUELLE. LÉON XIII FONDÉ EN 1893 PUBLIÉ LE MARDI DE CHAQUR SEMAINE ABONNEMENT Pour LE CANADA On Ms conocd ones eus TD Six Ms smosseecitens er POUR LES ETATS-UNIS Un M dus détnccsct R Six mMOiS.....0..0000000°75 Pour L'EUROPE Un Mn sd esse cd DE ON Six mois... .v...... ...ec.1.00 Les abonnemeuts sont payable d avance. Pour cesser de recevoir le jour- ual, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bcnnement et payer tous les arré- rages. Ceux qui chaugent d'adresse devront nous donner l’ancienne aus- si bien que la nouvelle. Adressez toutes lettres, corres- pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tigrish, Ile du Prince Edouard L‘'IMPFARTIAI, — Tiguish, Mardi, 14 mars 1911 EXPLICATIONS Québec, 6 mars 1911. M. le Rédacteur, L'‘‘Action Sociale’’ du 25 février publie un article intitulé : ‘‘un ren- seignement’”’, et dans leqgel ‘‘Paci- fique’” lance un cri d'alarme. Dans le cours de cet article, il cite l'écrit suivant de M. Landry : “Voix d’Acadie’””, ‘‘Revue Franco- Auwméricaine’’, février 1911. ‘“Les Soeurs de Charité de Hali- fax furent fondées spécialement pour faire perdre la langue mater:| nelle aux jeunes filles acadiennes. Aujourd'hui encore, il est formel- l:ment interdit de parler français.”” C'est avec connaissance de cause, que je puis prouver le mal fondé de ces affirmations, par le fait même que je suis une de leurs an- ciennes élèves. La langue française y est ensei- gnée une heure par jour. Tous ies dimanches soir, il y a réunion du ‘“Cercie Français'' où l'usage de cette langue est strictement de :i- gueur. Maintenant, pour moi per sonuellement, je puis vous dire que ma maîtresse de musique qui était acadienue, ne me parlait qu’en français. Votre correspondant dit qu’il at tend d’autres renseignements, é- tant dans le doute sur certaius faits qu’i mentionne ; il me semble, M. le Rédacteur, que ce Monsieur eût agi plus sagement en allant aux renseignements avant d'écrire. J'ai cru qu'il était de mon devoir d’éclaicir ses doutes, et cela en toute justice pour l'institution où j'ai terminé mes études, et dont je conserve le meilleur souvenir. Une Ancienne Elève. ‘Ancienne Elève’’ voudra bien nous pardonner si nous relevons un fait : Cherchez dans les colonnes des journaux acadiens pour des ré. cette con- et cherchez clames des couvents de grégation, cherchez, bien ! i Maintenant prenons les janrnaux anglais, jetons un coup d'oeil dans les colonnes d’un journal athée mê- me ! ! Nous y voyons : est-ce pos- sible ! ! de grandes réclames, dou ble coloanes, aunonçant le cours d'instructions de ces institutions : Pardon, madame ‘‘Ancienne Elè- ”’ nous désirons nullement faire part de la polémique entre vous et ve ‘‘Pacifique’”, qui d’ailleurs semble très bien renseigné sur ce qui tran- pire en Acadie pour nous faire perdre notre langue. Puisque nous y sommes au sujet des réclames, il y en a d’autres qui pêchent sous ce rapport. Nous aurions bien raison de nous plaindre quelque fois, des injustices faites aux journanx catholiques de cette province. Des annonces de ba- zars au piéjets de couvents ; des demandes de soumissions pour des travaux d'églises, etc, sont-elles en- voyées aux journaux catholiques ! Ouvrons les journaux athées : nn = À 2 L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P. E. MARDI 14 MARS tort 18 ANNÉE que voyons nous ? Souvent à côté de l’une de ses annonces, invitant public d'aller le patrouner un tel ba- zar au profit d’un tel couvent, nous voyons un article qui insulte le Pape où quelque chose de sem- blable : mais si nous nous plai gnons, on nous dit que ces pauvres journaux catholiques n'ont pas as- sez de circulation. A qui la faute ? Il y aurait bien de quoi pour dé- courager les journalistes catholiques les mieux doués d'énergie et de persévérance ! ! mais du moins si le patriotisme chez les nôtres pouvait se reveiller un peu ! ! l'été prochain aura cet heureux effet. Red. de l’IMPARTIAL. SEANCE ANNUELLE DE LA SOCIETE DU PARLER- FRANCAIS Le 22 février dernier, la salle des Promotions de l'Université Laval était remplie du public choisi qui, tous les ans, depuis sept ans, se rend toujours ‘avec empressement à cette assemblée de la Société du Parler français. Des discours très- littéraires et admirablement bien dits furent prononcés par Mgr Roy, M. Adjutor Rivard, M. le juge Constantineau, d'Ottawa, M. l'abbé Gioulx de Valleyfield et M. Ma- goanu, du bureau de l’Instruction Publique. M. Rivard nous fit l’histoire de la societé dont il .est l'âme et que par sou labeur intelligent, il a réus- si à établir sur un terrain ferme, malgré les obstacles et le peu de resources à sa disposition. Il ter- mina sou discours en proposant les résolutions suivantes au milieu des acclamations de tout l'auditoire qui était heureux de donner son appro- bation à un projet si patriotique et si plein d'actualité : Resoltion du Bureau de Direc- tion äe la Société du Parler Fran- çais, adoptée le 14 février 1911, par laquelle la convocation d’un con- grès de langue française, à Québec, en 1912, a été décidée. ‘Attendu que les Canadiens français et les, Acadiens ont hérité de leurs ancêtres, les fondateurs de la Nouvelle-France, l'avantage de parler la langue , française ; qu’un sentiment élevé et respectueux à la fois leur fait une obligation de par- ler et d'écrire cette langue aussi purement fque possible ; et que, d'autre part, des raisons pressantes et d’un ordre immédiatement pra- tique les engagent à garder intact le patrimoine de leur idiome ua- tional ; ‘“Attendu qu’en effet les tradi- tions de notre race montrent que c'est, pour une grande part, à l'u- sage et à la culture de la langue française qu'elle doit la conserva- tion de sa foi, de ses moeurs, de soa caractère ; et que cette langue doit être dans l’avenir, comme ell: l'a été dans le passé, la sauvegarde de notre nationalité, et la gardien ne de nos souvenirs ; ‘Attendu que notre langue ma- ternelle, nécessaire à l'expression de notre conscience nationale et qui seule convient à natre nationalité, remplira d'autant mieux son rôle qu'elle sera plus saine et se déve- loppera plus librement, suivant son génie particulier et dans le respect de ses traditions : ‘‘Attendu que le devoir nous in combe de ne rien négliger et de tout entreprendre pour que la lan- gueet la littérature française vi- veut, se conservent, se perfection vent et se développent au Cauada : ‘‘Attendu que la conservation, le développement de la langue fran- çaise au Canada soulèvent, au tri- ple point de vue scientifique, litté- raire et pédagogique, des problè me d’un intérêt général pour les Canadieus-français et les Acadiers: ‘‘Attendu que plusieurs se sont déjà préoccupés de ces problèmes et ont apporté les plus utiles con- tributions à l'étude scientifique de votre parler comme à son perfec- tionnement littéraire ; mais qu’il est désirable qu’un plus grand nom- bre encore s'intéressent à ces tra- vaux et s'y emploient ; ‘‘Attendu qu’il convient d'y in- viter non seulement les personnes plus spécialement désignées par leur profession pour y prendre part, mais encore tous ceux qui ont à cœur le maintien de notre nationa- lité ct la reconnaissance de nos droits ; ‘Attendu que l'association des Il faut espérer que le congrès de tement désirable et qu’il est urgent de mettre en contact les énergies qui s'offrent, de favoriser leur mise en œuvre, de susciter de nouvelles initiatives et d’utiliser la bonne vo- lonté de tous pour le labeur com- mun ; ‘Attendu qu'uu congrès de Cana- diens Français et d'Acadiens, dont l'objet serait l'examen des ques- tions qui concernent la conserva- tion, la défence, l’enseignement, la culture et l'extension de la langue et de la littérature fiauçaises au Canada, et dans les milieux cana- diens français ou acadiens des Etats-Unis, ponrrait aider à attein- dre ces résultats ; Il est résolu : Un premier congrès de la langue française au Canada sera organisé et convoqué par la Société du Par. ler frauçais au Canada, et tenu sous le patronage de l'Université Laval, à Québec, en 1912 à une date qui sera fixée par le Comité organisa teur’’. ee PAS ENCORE DE SOUMISSIONS POUR NOÛTRE BUREAU DE POSTE Nous sommes arrivés au 14 mars et pas encore d2 soumissions de demander par le département des travaux publics pour la constrnc- tion du nouveau bureau de poste et de douane, que nous attendons avec impatience. Quelle est la raison de ce délai ? Il est rumeur que certaines per- sonnes de ce village, douées d’un caractère nou-progressif, auraient écrit au département contre le projet de construire uu tel édifice, mais nous ne croyons pas que le ministre des travaux publics, se laisserait influencer par de tels rap- ports, car de tels rapports, si rap- ports il y a eu, démontraient de l'é- troitesse d'esprit et de la mesquine- rie. Nous avons soufiance dans les promesses de notre député, l'hou. J. W. Richards. Le délai est peut-être dû au surcroît aà’ou- vrage dans le département. Patience-donc pour temps encore. CONCLUSION A TIRER De l'Action Sociale. quelque Nous croirions manquer à notre devoir si nous ne signalions briève- ment la leçon qui se dégage des derniers événements dont la Cham- bre des Communes vieut d'être le théâtre. Un membre éminent du parti li- béral, ancien ministre, vient de se séparer bruyamment de son parti sur une question de commerce. Ve n’est pas la première fois que M. Sifton est en désaccord avec son chef , il l’a déjà été dans des circonstances que leur gravité nous empêchera toujours d'oublier, mais il est naturel qu'on se demande si les conséquences de sa rébellion se- rout les mêmes en 1911 qu'en 1905 ? Or, si nous en jugeons d’après! les faits de ces derniers jours, il n'apparaît point qu’il en doive être ainsi. Déjà la presse ministérielle a pris une position qui semble indi- ; quer une direction précise de la part des chefs : M. Clifford Sifton sera mis de côté ; le ‘‘Soleil'’ a pu- blié à son sujet des articles qui ne permettent plus d’en douter. Il ya déjà des exemples cr] leurs, car lorsque M. Blair se sé:; para de ses collègues, sur une ques- tion de chemin de fer, si nous ne ne faisons erreur, sa divergence [d'opinion ne modifia en rien le pro gramme du ministère ; M. Blair abandonna son portefeuille tout! est bien aperçu dans cette même an- bre d’articles. C’est contre cet ar- : née 1905 où les réclamations du | rangement que les tories et leurs Pacifique Canadien furent écoutées | pareils crient. pendant que celles des catholiques étaient ignorées,—et que si on met tait la même ardeur à défendre les droits religieux et nationaux qu’on eu met à soutenir des intérêts d’or- dre inférieur, il n’y aurait jas tant de provinces au Canada où les ca tholiques sont obligés de se conten- / ter d’un simulacre de justice. À tous les esprits sérieux la chose paraîtra anormale, Le paraîtra elle assez pour éclairer enfin ceux que l'esprit de parti aveugle encore ? Il est malheureusement permis d'eu douter. LA RECIPROCITE (Du Quotidien) Tous les canadiens, depuis quel- que temps, snivaient avec attention, les débats de la session américaine, afin de s'assurer du fait, si la ques tion de la réciprocité viendrait sur la sapis, serait adopté, oui ou non. Comme on a pu le constater, le rapport de cette convention doua vière n’a pas été adopté. Le pré sident Taft, afin de décider de cette question qui intéressent et les amé-. ricains et les Canadiens, a «onvo- qué une session spéciale du Con- grès, qui sera tenue le 4 avril cou- rant. Il faudra donc soumettre de nou- veau le projet de loi. Le Congrès qui fera cette session ne sera pas, à cette date, le même que celui dont les pouvoirs ont expiré, samedi, Les démocrates y auront une majo- rité et l'influence des trusts n’y au- rout plus autant d'autorité, Plusieurs politiciens, les tories | Surtout, ont fait de la question de la | réciprocité, une question politique nouvelle. Nos adversaires blâment maintenant Laurier, eux qui, par la voix autorisée de leur ancien chef, Sir John A. MacDonald, ont déjà demandé aux Etats-Unis la, C'est parce qu'ils s’aperçoivent que le gouvernement libéral les empêchera maintenant, d'exploiter le pauvre. LE NOUVEAU CABINET FRANCAIS Le cabinet Monis est distincte ment une combinaison combiste. Lès radicaux-socialistes qui ent renversé M. Briand ne comptent, dans le nouveiu cabinet, pas moins de quatre des leurs : M. Berteaux, dont l’enterpellation amena la crise; MM. Steeg, Massé et Messimy. La part importante prise par M. Berteaux, pour la formation du ca- binet, semble indiquer clairement gouverner.ent. M. Berteaux avait récemment parleé en faveur de la réintégration des cheminots révoqués, qui avaient été stigmatisés comme ennemis de l'ordre public. On peut s'attendre, par consé- quent, à ce que le ministère Monis abandonne la politique de M. Bri- anc. Le public se demande comment M. Delcassé, qui appartient au par- ti radical, fera pour s’arranger avec | l’amirauté et comment M. Berteux, démocrate jusqu’à l'extrême, s’ar- raugera à da guerre. Le choix de M. Cruppi, ministre des affaires étraugères, produit une grande surprise. Un grand mécontentement s'était mauifesté à Paris à cause de l'in- tervenution de la presse et du gou vernement allemand dans les af faires étrangères de la France et le comme a choix du successeur de M. Pi- chon. Ii est fort probable que le choix de M. Monis sera violemment crit'- qué, comme une concession faite à l'opinion publique. Le nouveau cabinet a été accepté avec enthousiasme par le leader <o- réciprocité, mais la réciprocité limi- |cialiste, M. Jaurès, par le groupe tee aux produits, c’est-à-dire aux | produits qui n’ont pas subi un dé gré de manufacture. La réciprocité que veut faire a- | radical-socialiste, par les anti cléri- | caux et par la C. G. T., l’organisa- trice de la grève des chéniipets. Par contre, il est amèrement cri: dopter à son pays notre grand hom- |tiqué par les républicains modérés me d'Etat, c'est une réciprocité illimitée, c’est-à dire qui ne cou- cernerait pas une seule marchandi- se, mai bien toutes les marchandi- tses en général. Les américains, comme on le sait, s'était toujours refusé de faire des, concessions sur leur marché aux! canadiens. jourd'hui, les américains sont né- cessairement obligés de faire des concessions. Pourquoi alors, n’en profiterions nous pas ? Ce qui a le | plus froissé les conservateurs, c'est : d'avoir vu les américains accorder aux libéraux des faveurs, tandis qu'eux, alors qu'ils étaient au pou- voir, ne purent jamais rien obtenir, | même la réciprocité limitée à un, seul produit, comme nous l'avons | ; ‘nouveau cabinet à l’oeuvre avant de dit précédemment. M. Foster en critiquant le discours du Jrône, à l'ouverture de la présente session, disait que les américains ne vou draient jamais accéder à nos de- mandes, qu'elles leur soient favo rables on non. n'est-ce pas, ce que nous venons de dire, au sujet de la déception des |tories. Le Canada fait, à chaque année pour $336,000,000 de dollars de commerce avec les Etats Unis. A vec les avantages que nous offre le traité de réciprocité, notre pays en fera pour 400,000,000 de dollars. Si ces paroles veulent dirent Nous avons toujours | vécu daus l’espérance. Voilà qu'’au- medi, Ceci prouve bien, | et les couservateurs. La présence de M. Malvy dans le nouveau ministère est regardée comme l'indication de l'application ab:olne sectaire des lois de 1911 à |1904 sur les congrégations et l'aban- don de la politique de conciliation | de M. Briand. La question du jour que se po- sent les esprits libéraux et les répu | blicains modérés, tels que MM. Ri- bot, Poincaré et Adrien Hebrard, ‘éditeur du ‘‘Temps’’, est la sui- | vante : “MM Monis et Delcassé auront- ils assez d'influence pour empêcher M. Louis Malvy et M. Paul Bon- ‘cour d’appliquer les théories qu'ils revendiquaient comme membres de l'opposition ? On attend avec anxiété de voir le le juger. Le nouveau cabinet a rédigé sa. la déclaration ministérielle qui sera lue aujourd'hui à la Cham- bre des députés. Cette déclaration annonce que, dans l'intérêt de la paix, les em ployés de chemins de fer de l'Etat qui avaient été démis de leur em | ploi’ lors de la grève récente seront réinstallés. Les compagnies de chemins de fer seront également priées de faire de même. La déclaration contient égale- ment la politique que le gouverne- | ment se propose de suivre au sujet de la laicisati5n des écoles, des ré . . ds! + . . , simplement, et la mesure qui avait! quelque chose, elles signifient pour firmes sociales et des affaires étran provoqué son départ fut adoptée. | En 1905, Laurier proposait aux Communes la loi érigeant en province l’ Alber | le moins, a déclaré M. Bélana, répudier l’arrangement fait entre |les Etats-Unis et le Canada, puis- » 'gères. lorsque Sir Wilfrid | hier soir, que M. Foster est loin de! Gétermination du gouvernement de On dit qu’elle annonce la proposer une politique de concilia- tion basée, d’un côté, sur un mode ta et la Saskatchewan, et appuyaït , que si son parti était au pouvoir, il d entente et d’alliances de l'autre d'un des plus beaux discours .de | aurait voulu le voir conclure de sur une armée très forte. sa vie la fameuse première clause | 16 qui rétablissait dans l’ouest a | loi de 1875 et le gratifiait d’un sys- | tème scolaire presqu’aussi parfait que celui de Québec, il s'agissait d'une question autrement impor- | tante que celle du Transcontinen- tal ou de la revision du tarif. cependant il suffit d’un froncement | de sourcil de M. Fielding et d’un esclandre de M. Sifton pour que les catholiques de l'ouest soient laissés à leur malheureux sort. | d'érable. tels arrangements. Il est arrivé, que les américains, | malgré les grimaces de nus bons | tories, ont consenti à admettre vos produits naturels, sur leur marché, sans exiger la réciprocité en pro Et iduits manufacturés. Prenons, par exemple, le sucre Les droits imposés au Canada sont de 3 centins, et ceux imposés sur l2 sucre canadien aux | Etat- Unis, de 1 centin Le seul Quelle est la leçon à tirer de tout comté de Beauce, qui vend à cha- cela ? que printemps, 1,000,000 de livres C’est que les questions d’affaires de sucre d’étable, mettra dans son priment dans notre monde politique gousset $30,000. eforts exercés dans ce sens est hay- | les questions de principe, —on s’eg | I ep est ainsi pour un bon nog- UN CADEAU POUR LE RCI GEORGE ET LA REINE MARIE Mme. Rogers, la femme de Son a le Lieutenant Gouver- neur de cette province est à la tête d’un mouvement pour obtenir une souscription dans cette province pour offiir un cadeau au Roi George et à la Reine Marie, à l'occasion du cou-onnement du roi George. Elle vient de nous adresser une lettre dans laquelle eile désire faire de cette souscription une marque de généro- sité digne du Roi et de la Reine et digne de notre province. Elle de- rmande que tous les hommes et en- quelle-sera l'orientation du nouveau, jfants qui portent le nom de Geerge et toutes les femmes et enfants qui portent le nom de Marie, offrent un cadeau au Roi et à la Reine et pour donner avantage d'y contribuer la limite de souscriptions a! été fixée d'un centin à cinq piastres. Des listes de souscription ont été placées à notre bureau et au maga- zin de J.H. Myrick êt Cie. Elle devront être fermées le 18 avril. Voici un: occasion de plus offer- te à nos braves insulaires de mon: trer leur amour pour leur roi et leur reine. Il n’y a jamais de peu- ple plus fidèle à la couronne britan nique qne les Acadiens et malgré ‘cela nous somnues souvent accusés de manque de loyauté. | Maintenant pour montrer d’avan tage l’amour que nous avons pour nos souverains, les George et Ma- rie allons contribuer, selon nos mo- yens, d'un cadeau quisera pré- senté à notre Roiet reine Marie : Le nom de chaque p.rsonne qui aura contribué à ce cadeai sera enregisté et présenté à la reine. MONT. CARMEL A l’égiise St. Antoine de Bloom- | field, M. André Gallant de Mont ‘Carmel conduisait à l'autel Mlle. | Marie Josephine Gallant. Le Rev. Père F. X. Gallant bénit l'union des nouveaux époux et offrit pour eux le Saint Sacrifice de la messe : Les témoins étaient M. Joseph Gallant, frère du marié, et Mile Mathide Arsenault, soeur adoptive de la mariée. Après la messe, l'heureux couple se rendit chez M. Amédée Gallant, père de la mariée où l’on célébra |joyeusement cette fête de famille, Mercredi, M. Gallant revenait à la maison paternelle avec sa nouvelle rassemblés et où tous participèrent à de succulents repas qui ne lais- saient rien à désirer. Les cadeaux, qui furent nom- breux, au-déla de cinquante, té- moignent de l’estime de tous pour les nouveaux mariés. En passant on pouriait ajouter que M. André Gallant n’est jamais allé chercher fortune aux Etats mais ila su comprendre que le sol natal vaut mieux pour nos jeunes Acadiens que toutes les manufactures Amé- riceines, aussi son père, M. Amant Gallant, est un de nos cultivateurs les plus pratiques. Après une soirée des plus agré- ables, les nombreux invités se dis- persèrent, charmés de l'hospitalité bien recoanue de leur hôte, en for- mulant les voeux les plus sincères pour le bonheur des nouveaux é- poux. LIMPARTIAL offre ses souhaits de prospérité à l’heureux couple. LE MAIRE DE MONTREAL DÉCLINE PARCE QU'ELLE EST POUR UN CATHOLIQUE, CFFENSANTE ET INSULTANTE Le juif maçou, Ernesto Nathan, maire de Rome, est en train de s'acquérir une noforité en notre boune ville de Montréal. Les iusultes que le 20 septembre (1910, il prodiguait au Pape, dans un discours qui répdièrent même des ennemis reconuus de l'Eglise, nous avaient valu le plaisir de con- naî re et son origine et ses titres, mais voilà qu'il nous revient à Ja mémoire à la suite d’une lettre que Son Honneur le maire Guérin re- cevait de lui, hier. M. Ernesto Nathan invite le maire de Montréal ‘‘à honorer de sa présence” les fêtes organisées par la Rome officielle en l'honneur du cinquantenaire de la prociamation par le parlement italien (27 mars 1861) de la Ville Eternelle, comme capitale de l'Italie Unie. M. Nathan veut évidemment nous faire croire qu’il pratique l'ou- bli es injures, mais ceux qui con- naissent le caractère du juif, savent que la lettre d’ivvitation de Na- than est un trait sarcastique à l'a- dresse d’une grande ville catholi- que. Le maire Guérin n’a pas tardé à répondre à la lettre d'invitation et il n'a pas eu peur de faire savoir à l'insulteur d: Pie X qu’en sa qua- lité de catholique il ne pouvait prendre paït à des fêtes organisées dans le but de célébrer la spolia- tion du domaine de l’Egiise pat les séides de Garibaldi. M. Nathan rendra-t-il publique la répouse que lui a faite le maire de la plus grande ville du Cadada ? —L'Activn Sociale, épouse, où une foule d'amis étaient : L'INVITATION DU JUIF NATHAN, LC can meet — J. H Myrick & Ce. 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