tags O7 De, M RL DRE RAP. de PA POS A Re d* qi 76 F . ‘ Y * t F4 iw M « * Pise pante nc mactgnos RE pepe nasen nantes énonce. 0 … \* LA PANTHERE NOIRE ae (suite de la 1re page] La bonne femme était devenue rêveuse, et, {ächant de ne pas être vue de son mari ni de ses en fants, elle se mit à les examiner tour à tour. Chacun d'eux semblait prendre grand intérêt à la lecture des feuilles publi- ques. M. Taylor employa le reste de la soirée à pareonarir les gazeites, et l'on savait qu'il n’aimait pas d'ordinaire à être dérangé : les heures s’éconlèrent tranquillemept jusqu'au mo- ment da repas habituel. “La, dit-il enfin, J'ai gardé le Times pour le dernier. Mais bah lil n'est probablement pas plus intéressant que les autres.” Toutefois il jeta un coup d'œil rapide sur ia feuille im- primée et se disposait à la reje: ter avec les autres, lorsqu'une annonce, placée à ia dernière page, attira son attention. “Estil possible ! s’écria t-il avec une expression de surprise, la Ferme-Rouge, près de Tau- ton, est à louer à bail ; le pro- priétaire ne veut plus exploiter lui-même. Oh!s1 je ponvais obtenir ce fermage, je u'hésite- rais pas un iustant. Je con- nais très bien le sol de ce domaine, car j'ai été élevé dans le voisinage et j'y ai passé mon enfance ; la Ferme-Rouge n'est pas trop grande et elle est d'un exeellent rapport. J'aursis bien voulu voir cette annonce avan. mon dernier voyage, cela m’au- rait épargné une course. Je vais écrire tout de sui:e au pro priétaire, afirt que ma lettre puisse partir demain par le pre mier courrier. Il est à souhaiter que personne n'ait songé avant moi à se présenter pour aff:rmer je domaime."” Le Lendemain matin, tandis que M. Taylor s'était ren lu £: la poste, sa femme, assise près de la f:nêtre, sa mit à parcourir ja lettre du cousin d'Amérique Elle la lisait avec une certaine répagnanc», se disaut au fond du cœur qu'elle ne se déciderait jamais à partir pour un pays étrauger. Cependant, à mesure qu'elle avançait dans cette lecture, la brave dame devenait plusatten- tive ; elle s'arrêtait fréquem- ment, et, toute songeuee, regar dait l'en-tête de }a lettre. Lors- qu'elle eut fini les quatre pages remplies, elle recommencça à ls parcowrir. Le cousin de son mari exposait si clairement jes avantages quon trouvait er Amérique, surtout pour l'agri cultare ; 1! decrivait aveë tant de détails Ja fertiiité du sol. qu'en dépit de ses préventions misiriss Tay or ne pouvait éle ver aucune objeciion Albert faisait aussi une alln sion personnelle aux enfauts de M. Taylor ; car i! disait que, Si son parent restait aux Osiers, il ue parrait jamais assurer l'avenir de sa famille, tandi: qu'en Amérique il pourrait acheter à chacun de ses enfauts de la sienne ; de cette façon, tout irait une plantation à côté pour le mieux. Puis le colon des Etats Unis expliquait la situation indépen- dante, politique et sociale du 1l faisait du PAYS ; climat en- chanteur de l'Amérique du Nord une description si brillante, que mistriss Taylor se figura bientôt être auprès du cousin de so mari. Tout en travaiilant devant es table à ouvrage, elle revenait saus cesse à cette lettre pour en relire certains passages, et le papier se trouvait encore ouvert devant elle, lorsque M. Tayior revint de ja poste et entra dans ja chambre. “Eh bien ! ditil à sa femme, - en — L'IMPARTIAL que penses-tu de ja d'Albert ? —Ce que vous dir votre cou: sin, won ami, est très éloquent, répliqua mistriss Taylor dun air satisfait ; Albert me semble être dans une très bonne voie, il paraît se plaire beaucoup dans le pays. —Tun vois clairement, il me semble, ajouta-t il, que je n'étais pas tout à fait déraisonnable en réfléchissant à la proposition d'Albert. —Jlenry, répliqua la brave femme avec l'accent du pius affectueux sentiment, votre jugement est plus eolide et plus juste que le mien ; votre volonté sera mienne ; où vous irez, j'irai, fût ce même au bout du monde, Mais n’agissons pas avee précipitation, et ne rejetons pas ce qui est bon avant d'être oertain d'avoir quelque chose de meilleur. —Nous ne vivons plus que pour nos enfants, et çe que uous ferons pour eux ne doit pas être regardé comme un sacrifice, ma bonne May. Jete promets de me rien faire contre tes désirs et sans ton assenti- ment. Si je puis obtenir la Ferme Rouge, nous resterons en Angleterre; daus le cas dontraire, uous reparlerons de l'Amérique.” À partir dece moment, les deux éponx parurent renaitre à l'espérance ; ils n'avaient plus la même incertitade sar l’ave- air ; Car, en admattant que la Ferme Rouge leur fit défaut, il leur restait encore la chance de réussir de l'autre côté de l'Océan. 1ls relisa‘ent sans cesse à haute voix la lettre du cousin et en commentaient le contenu à l'heure du thé: Les enfants, surtout Walter, nc parlaient plus que de l'Ame- rique. Le désir même que M. Tay- ior avait eonçu d'obtenir une réponse favorable an sujet de Ja Ferme-Rouge devint moins vil chaque jour et lorsqu'au bout priétaire arriva, le père de fa- mille l'onvrit en souhaitant g'itive. Il ne se trompait pas, car le maitre de la propriété expri mat tous ses regiets ; la ferme ivait été louée quelques jours auparavant. “Voilà la réponse que nous atteudions au sujet de ja Ferrme- Rouge, dit Tayior à sa femme nu lui donnant Ja lettre \ lire. La Providence nous indique clairement le chemin que nous devens prendre, pais- queteut nous fait défaut en Angleterre : la ferme est déj: ieuée."” Mistriss Taylor, un peu émoe, prit la iettre des mains de son mari : bien qu'elle eût porte uu très grand intérêt ges de rence à terre louan- préfé. l'Argle trop profondéinent -urecinée dans eon cœur pour aux l'Amérique, #a l’endioit de était qu’elle ne se sentit pes affectée à l'idée qu'il faudrait se déei- der à adresser pent être un -ternel adieu à son pays natal. “Je suis fâchée d'apprendre cette nonvelie, dit-elie d'un ton de voix attristé, car vous dési riez avoir Cette ferme, et nous aurions été sûrs d y vivre he n- renx. —Ta May, que tont semble conspirer pour ons en- vois, gager à touiner nos regards vers le nouveau monde. KEx- amigons tranquillement la si. tuation, sans préventions, et après cela nous agirons ; il y va du bonheur de nos enfants. —Vous savez, cher Henry, que mon plus vif désir est de faire tout ce qui pourra favori- ser leur bien-être et Je vôtre. qu'elle coatint une réponse né-! d'une semalue ja lettre du pro-| lettre (Réfléchiseons sérieusement, et ensmite. Le la-bas vous déciderez Ciel nous ftavorisera comme ici.” Et iout en parlaut ainsi la bonne mère avait saisi la main de son mari, tandis que celui oi la pressait sur son stin. Ce même soir, la résolntion d'émigrer aux Etats-Unis fut prise par les deux époux. Une uouveile vie et une acti- vité infatigable semblèrent des lors animer la famille Tay'or. dont tontes les pensées paru rent tonrnses vers le nouvel étab'issemenrt qu'elle se propo sait de fonder le l'autie côté de la mer. Le lendemain, M. Tayior répondit à son cousin Aibert et lui annonça quil allait suivre son conseil, car il se disposait à émigrer aree toute sa famille. 1l le priait aussi de le faire bé néficier le plus tôt po:sibie de! son expérience, en jui indi- quant les meilleures disposi- tions à prendre. Gette lettre était très 'ongne ; Taylor questionnait sou cousin sur tous les points quil iui semblait utile de savoir. Ja mais il w'avait coufié à la poste une lettre aussi importante que cells là : ce papier ne contenait ii pas la dastiaée de sa famille ? À dater de ce moment, cha cuu se mit à lire avec empres- sement les livres qui parlaient de l'Amérique, et notamment ceux que l'on citait pour l'exac- titude de leurs notious sur le pays, ses conditions d'existence et ses espérances d'avenir. Ces ouvrages prouvaient que la vie aux Etats-Unis était indépen dante et pratique, on y enga geait les travailleurs à ne comp ter que sur eux-mêmes. Coru- me ils aveient à 6e tirer d’affai res dans tontes les circonstances de ja vie, le waniement des outils deva't leur être famiiker. M. Tay'or comprit qu'il devait acquérir la pratique qui lai manquait, et 11 songes à faire ius<truire Waiter Arden. Il se décida enfin à entrer comme ouvrier, pendant quelque temps, ch zun forgeron et ensnite ch:z un armurier ; il fit égaiem tnt travatiler Waiter daus les atviiers d'un et «an charpentier M. Taylor mettait à profit la forue de caractère dont il était dou‘; “haque matin, aprè- avoir d'jenné de îrès bonne heure, il se rendait chez le meiileur forgeron de la vil, avec lequel il travaillait jusqu'a l'heure du premier repas, et, ce midi jasqu'an soir, il retonrnait à lonvrage, tandis que Water était occupé d= la même mani- ère ch z le charron. Après souper, a famiile s: réaniseatt gaicment ans:1 charron autenr di la table, et Taylor dép'eyait la carte de l'Amérique Ce vozræu vers Île monde souriait à tons : nonvenu chacun faisait des propositions et s'in-| géüilait à savoir comment on 6e poserait là-bas, La froide sai:on d'hiver était revenne ; les ouragans de l'au- tomne mugissaient à travers les arbres de la forêt et em] oriaient, dans la vallée de White Horse, les feuilles januies, se mblab'es à one pluie d‘or:<haqgne nuit le givre couvrait les prairies et les jardins d'une gelée blanche, qui brillait et étincelait aux premiors rayons da soleil le- at" NY MM fait “ va”, COBME:Ut Qt be tarure de diamants Eufin décembre arriva, amenant réellement l'hiver, et l'on vit un matin Ja terre revêtne d'un épais man- teau de neige. {à continuer] LE VEGETABLE WoORM SYRUP de MelLean est un remède an cien et a toute éprenve. 11 est sûr, agréable au goût et efficace, 4 dolie USE JEUDI LE 8 MAI, 1902 FURNISHINGS V . 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L eo £ 1.2 + x 7: = s2 s es élèves sont priés du se présenter le jour de l'ouver{nre, pour la commodité des voyageurs. Pour plus amples jnforma- tions, s'adresser au Suüpériur.| FRED. THIBODEAU Ce 1er Ceptembre 1901 a nb D 5 ET RS ES A Nat RP DE a de A PRE QE ! { It is not Îls which confined me to bed on ve of the flious féver and I locked. I told him “ng on account of incigestion, vised me to take Ripans Tabules. I can eat anything 1 feel very thankful that I have foun ee strio troubles, 1 could not sleep at night, y bowels were not regular and I would have was in such di Ï wild not now Be withôut th em. ' Tnôve rt as the air which I breathe, and that 1 did not commence of pain and suffering." At aruggis ru ee : pe LS The Fami foule, 69 cents, contains a supply for 8 yeàr, | | | | | TOUT HOMNE qui trarai'e Jaus les bois connait la valeur du Livimeut de Kendrick. QC be peut pas aroir à la main &u- cun remède de plus grande va- leur. 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