* agente ape enr que hotte D à F 2 à ect mo MEN bi dt ÿ | } | * 5 Tu ns e-amrss LE TROU DU DIABLE ‘preuve, 1l voulut descendre ‘dans le trou du Diable. Le pré- Surle versant gauche du fet y consentit. mont Faron, l'une des collines qui entourent la ville de Tou- lon, existe un trou d’une pro- foudeur qui ne put jamais être. mesurée. Ce trou, à cause mè- me de cela, fut appelé, par les gens du pays, le trou du Dia- ble. Au premier abord, son as- pect n'est pas eflrayant, mais lorsqu'on se penche au-dessus de la margelle de puits qui l'entoure, et qu'on lance dans le vide une pierre, on entend cette pierre rouler et rouler durant de longues minutes, et le bruit du roulement de cette pierre ne s'achève point par un brusque arrêt, la pierre roule, roule toujours, et l'on entend le bruit s’éteindre peu à peu, comme un souflle, et cela ef fraie et denne une idée de pro- fondeur inouie. Tout auprès de la margelle du trou du Diable, le visiteur remarque une petite tombe surmontée d'une croix, et om- bragée par un pin maritime. Sur la pierre tombale, deux noms : Jean-Marie”. C'e sont les noms de deux jeunes gens, qui désolés de ne pouvoir se ma- rier, leurs familles étant brouil lées. se jetèrent dans le trou infernal. C'est depuie ce jour que le trou du Diable fut entouré d'une margelle. Auparavant, ii s'ouvrait béant sous les pieds des passants et qui sait com- : Ce farçat serommait René Jean. 11 avait vingt ans à | peine. 1l se disait innocent et était peut-être, car il n'avait été condamné qne sur de très vagues indices. Sa mère avait été trouvée as- sassinée dans son lit, un matin: il avait eu en public une dis- cussion avec elle, la veille, et} on l'avait accusé de l'avoir tuée. Ses dénégations lui a- vaient valu la vie sauve, mais ne lui avaient pas évité le bagn. :. Donc, René Jean, un jour, vers midi fut amcné sous bonne escorte, au trou dn diable. : Comme ceux qui l'avaient précédé dans sa périlieuse ten- tative, il £nt lié autour du corps | par une corde longue de plus de mille mètres, et lentement, :on le descendit dans-lé-trou. ._ Au bout de trois heures, on |ramena la corde, et l'oa s'aper- çut avec stupéfaction que Réné | Jean n’y était pas attaché: Un ‘autre homme, livide, à moitié mort, s'y cramponuait de tou- tes ses forces. C'était le fergçat. qu’on n'avait pu ramener lors de la dernière descente, le for :çat dont la corde s'était cassée. On donna à mauger au mal- heureux. On le réconforta, et on l'emmena à l’hôpital. Là, il fat pris d’une fièvre é- pouvantable, et ne put, durant pinsieurs Jours, prononcer au- bien, se promenant réveurs, Y cune parole. furent engloutis. Quand il put parler, il racon- Au resie, la légende conte ;, que, la corde étant cassée, que jadis, le célèbre bandit ;] avait pu s’accrocher à un frag- Gaspard de Besse y faisait Pré- ment de roche et qu'il y était cipiter vivantes les femmes qui zesté, dans la nuit, jusqu’au ne voulaient point se donner à moment où, entendant du bruit lui, et mortes, celles de ses vic-|j] avait compris qu'‘un autre times qu'il n'avait pu défigv-!forcat descendait dans le trou. rer. _ 1] avait lutté avec ce forçat, #* x avait coupé la corde au-dessus . Mais il est une histoire véri-| qe sa tête: le forçat vaincn a- dique celle-là, quoique plus é- | vait roulé dans l’abime. Quand trange, qui vit eucore dans la ; lui, cramponné à la corde, il mémoire des vieux Toulonnais, l'avait pu se faire remonter. c’est celle des forçats qui des-, On n'osa pas faire passer ce cendirent dans le trou du Dia |miscrable en jugement. 1l a- ble. :vait trop souffert pour cela. On sait que jadis, ia ville de On décida seulement de la Toulon, comme celle de Brest, | mettre en cellule après sa gué- possédait ua bagne. Les forçats rison, ce qni fut fait, et il n’en étaient employés à toutes les sortit jamais. besognes les plus difficiles; ils | René Jean, cependant, n'é- trainaient les lourds canons, |{tait pas mort. 1l avait pu s'a- relevaient les chaines qui li- | crocher aussi à un fragment, de aient les navires aux coffres du | rocher, et tout près de ce frag- port. 1ls faisrient aussi le ser-| ment. il avait trouvé nne fis- vice de la voirie, et celui du\sure, longue de plusieurs kilo- nettoyage des rues. | mètres, servant de lit à une ri- Un jour, un savant ayant vière souterraine à laquelle il prétendu que le tr. u du Diable but se désaltérer. devait n'être que l'orifice d'un René Jean mar:ha, nagea, volcan éteint, les Académies | rampa, des heures et des heures du Midi s'émurent et l'on dé- peut-être même des jours. En- cida de pénétrer au fend même fin, il se trouva en pleiu jour, de ce volcan, afin de lui arra-\au milieu d’une prairie. 11 s’ar- cher son secret. rêta aveuglé par les rayons de Une demande fut adressée soleil, puis il reprit sa route. au préfet maritime, qui, après! Au bout de quelques heures, il acceptation du gouvernement, s'arrêta, exténué, aux portes promit sa grâce compiète à ce-! d’une ville. 1l était à Mar- lui des forçats qui consentirait seille. à descendre au fond du trou du | Diable, et à en dire la profon- {ion. 11 n'avait pas faits deux deur exacte. | pas qu’une foule énorme l'es- Trois forçats se présentèrent corjait. Au bout de trois mi- pour tenter l'épreuve. Un les! hutes des agents se Sasissaient . DE ” 86 hs ai (de lui et l'emmenatenten pri- , tout descendi-! à rent, solidement attachés à nee Ce CE ” taille, par de longues cordes tt: me RP > * comme un malfaiteur. Le premier, au bout de quel-. interrogé, il conta son his- Son entrée, en ville fit sensa- ques minutes, cria si fort qu’- on le remonta. 11 était évanoui. Revenu à lui, il déclara avoir vu le diabie. 11 était devenu fou. Le second ne cria pas. Mais au bout d’une heure, ‘es savants s’impatientant firent 1etirer la corde. Le malheureux forçat fut ramené asphyxié. Le troisième ne put être re- monté car la corde se cassa. |! L'expérience ne fut pas re- nouvelé ce jour-là. #*# Huit jours après le préfet maritime fut averti qu'un for- } cat demandait à tenter lé-' QE ge TA SR QU LUE SANTE Peel Es FA DARRE A + an toire. On ne voulut pas y ajou- ter foi, et l’on écrivit à Toulon Le directeur de l'arsenal ré- pondit qu'aucun forçat ne s'é- tait évadé, mais qu’un nommé René Jean était bien réelle- ment descendu dans le trou du Diable, mais qu'il y était mort. Cependant, on priait la police de Marseille de faire expédier par étapes le forçat qui se di- sait René Jean, à Toulon. Lorsque René Jean arriva à Toulon, l'affaire avait déjà fait grand bruit, et toute la popu- lation s'échelonnait le long des rues, pour le voir passer. Il traversa la haie du peu- ple, le dos voüté, hâve, mécon- naissable, ses cheveux étaient hlanchis, ses jambes trem- blaieut..…… Au bagne, on ne le reconuut pas tout d’abord, mais après qu'il fut deshabillé, sa marque le désignant suffisamment, on dut bien se rendre à l'éviden- ce. C'était Réné Jean. L'émotion fut grande parmi ies savants. lis demandèrent la grâce du forçat, et l'obtin- rent. Mais jamais personne ne put retrouver la prairie dans la- quelle s'ouvre la fissure qui conduit au trou du Diable. Dans les environs de Toulon, il est beaucoup de rivières qui sortent de terre on d'un frag- ment de roche. On ne pourait les inspecter toutes. Et puis, René Jean, dans son voyage le long de la fissure, a- vait dû non seulement mar- cher, mais aussi nager, et se voüter, et ramper. 11 déclarait son voyage impossible à recom- mencer peut-être..….Le secret du” trou-äu Diable é- tait insondable..…...… 7 René Jeanest devenu l’un des commerçants notables’ de Toulon. Gracié, il a travaillé, a léconomisé, a ouvert un maga- sin. y a gagné de l'argent, s’est marié et a eu des enfants dont l’un-est aujourd’hui officier. Chaque année René Jean, qui a aujourd’hui tout près de quet de fleurs, et il prie. lentement, pas à pas, songean elle l'arracha au bagne. FERDINAND HAUSER _ L'IMPARTIAL 6 Se PM AE Re d'Erin, Ont., est dans un cas {gré son grand-nombre d'années semblable, elle fait un récit de d'existence, prend vigueur tau douleurs endurées pendant de |jieu de s'affaiblir. Chaque jour, longues années et du soulage-|il augmente en force, et enrôle ment et de la guérison finales | dans ses hideux bataillons, des qu'elle obtint par l'emploi des |centaines de jeunes gens sur qui Pilules Roses du docteur Wil- des parents aimant avaient liams, le plus graud remède du | fondé les plus belles espéran- siècle. Mlle Shingler dit: 11 y a |ces, et qui, par ce vice dégra- douze ansÿje fus. attaqué d'un |dant se trouvent détruites. rhumatisme qui me fit horri | Ce vice esttellement répandu blement souffrir. 11 y a deux |dans notre pays, que je ne crois | ans mon mal se vomvoliqua pas me tromper en aflirmant d’une croissance étrange à’ Ja | que, dans teut le Dominion, il gorge et qui d'année en année | n’y a peut-être pas une paroisse devonait de plus en plus grosse qui n’ait pas sa buvette, dans jusqu'à ce que finalement je ne | laquelle se déense chaque an- | pouvais plus dormir, caren menée des somm:s jiacroyables | couchant la grosseur me bou-|On se privera inême de man-| chait la gorge et j'élais comme |ger, mais on ne se privera pas | suffoquée. Ce que je souffris ne |de boisson. peut être décrit ot tous lessoins| Combien d'hommes dévoués médicaux ne me firent aucun |ont dépensé leur vie pour dé- bien et l’on me dit que je n'ée-|truire ce vice infäme! Combien prourerais du soulagement de zélés prédicateurs n'ont-ils qu’à la suite d'une opération.|pas élevé la voix contre lui! J'étais effrayée de l'alternative Que de sociétés de bienveil- et ne voulus point subir d'opé-|lance ont tenté de l’étouffer! ration. Pendant tout ce tsmps | Enfin on lui a fait une guerre à le rhumatisme s’implantait outrance, mais ça été presque plus vigoureusement dans mon |inutile, pour ne pas dire com- système et je m'abandonnais au | plètement inutile. désespoir. Je perdis l'usage de| Mais si un grand nombre l'a mes membres et mes mains de- | bien combattu, un plus gratd vinrent dans un tel-état que je nombre, hélas! a résisté, et ne pouvais rien tenir. À ce|maintenant, ce nombre est 8&i] moment une amie qui, de sa|grand, que ses maisons, c'estià propre expérience, avait beau-|dire, les hôtele si nombreux coup de foi dans les. Pilules qu'il semble se rire de ses en- Roses du docteur Williams nemis. m'en acheta et me conseilla for-| Ah! qu’il est triste de calcu- tement d'en prendre. 11 me|jler le nombre presque fabuleux sembla éprouver un mieux|de ceux qui se sont perdus par TOBACCO TB. RIDE, —MANUFACTURER OF— Plug, Twist, Fancy Smoking & Chewing Tebaccos 09X00 1f you will have a good smoke or chew call on the rade for Riley’s Tobaccos, they are reliable, uniform, and gua- ranteed to give satisfaction. gg Gret our prices before placing our orders elsewhere. Charlottetown, P. E. 1, Jan 16 ’96 | LIBRAIRIE FRANÇAISE pu COMTE DE PRINCE SUMMERSIDE 1- P. E. À ja Librairie Françaï<e, on trouve toujours un #ssortiment complet de Livres d'Ecole Fran- çais, Bibles Françaises, Testa ments, Livres de Prières. etc. La Série de Montpetit tou- jours en° mains. Toutes sortes d’Articles re- quis dans les écoles, objets de Fantaisie, Porte-monnaie, Jou- jous, etc, etc. Vénez ou envoyez par: la malle pour nos prix. D. K. CURRIE. J. J, JOHNSTON. AVOCAT, NOTAIRE PUBLIC, ETC quatre-ving!s ans, monte en|peu plus d’une boîte entière et pélerinage sur la colline dniaprès en avoir pris pendant Faron, et dépose sur la margelle | piusiears semaines il n’y eut du trou du Diable un bou-|plus de doute qu’elles me sou- lageaient Je prenais les Pilu- Puis il redescend la colline |les Roses dans l'espoir de trou- t\ver du soulagement à mon rhu- à son horrible aventure, qui ce-|matisme, mais, à ma grande pendant lui fut douce, puisqu’-|joie, je constatai que le le remè- de chassait non seulement cette maladie de mon système, LE MYSTERE me ET POURQUOI EXISTE-IL? Le grand travail qui est accom pli par les intelligences bril . frant une illustration frap panie. . De 1 “Erin Advocate”: elles sont restés sans solution mener la joie à l’affligé. Toutes les ressources du vaste labora- toire de la nature ont été mises en réquisition afin que les corps torturés cessent de langvir et connaissent la paix que la san- té seule peut ramener. Et quoi de plus naturel que ces pau- vres victimes de la maladie, ainsi délivrées de la deuleur, aient le désir d’aider à propager la connaissance des moyens de guérisons dont elles ont bénéfi- DE LA DOUTEUR QUELLES EN SONT SES CAUSES lantes pour soulager les souf- frances humaines. Un cas of- Depuis le temps où l’homme peupia d’abord la terre jnsqu'à l’époque actuelle, le mystère de la douleur remplit les cœurs | Pijujes Roses du Dr Williams. d’amertunme et de terreur. Quel- lee en snnt les causes, pourquoi le permet-on et quelle est son utilité dans la grande économie de la nature? Toutes ces ques- tions, les hommes se les sont posées les uns anx autres mais Tout ce que l’on peut faire est de chercher les moyens de sou- lager les douleurs et les brillan- tes intelligences ont aidé à la tendresse des parents pour ra- mais que mou enflure à la gorg ge disparaissait. Le résultat fut qu'après avoir pris environ une douzaine de boites des Pilules Roses je fus complètement gué- rie et quoiqu'is se soit écoulé un laps de temps considérable aucune des malsdies ne m'est revenue et je jouis maintenant d'une santé parfaite. Pour l’aide que ma déclaration pourra apporter aux autres, je suis bien que trop contente d’ajou- ter mon témoignage à la longue liste de guérisons merveilleuses telles que la mienne qui ont été opérées par l'emploi des Ce plus grand des remèdes du dix neuvième siècie guérit positivement les maux résul- tants d’une état vicié du sang ou de l'ébranlement des nerfs. 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March 26 ces maladies affreuses qui foat, lIN@ Nets, Copper Paint, Flour, ete de gens dans la fleur de l'âge which we sell at lowest price for fait le plus de ravage dans no- | FARMERS AND FISHERME X lui qui, presque chaque jour, Ÿ\Ve have SEED WHEAT, all kinds ! 4 \ . dd #- à des ; c’est encore lui qui cause seeds, Spring Tooth harrows, Her 03 MCKAY & (9 {h 1896, à "“