Es M... ve. RENE vont D espen mme cime mme #7 nn SEE Gun LA MERE JOB (Suite de la 1ère page) vente de Jean Loelof ? il y une charrette qui pourrait vous con- venir. Vous avez besoin d'un cheval : le hongre de Loelof est une belle et forte bête... —Je n'ai pas ie temps de causer, Catherine : laissez-moi passer, j'ai à faire une commis- sion pressée, dit la mère Job. Mais Gatherine étendit les bras en riant, et barra le sentier en disant d’un ton de plaisante- rie : — Bah ! bah ! le fen n'est nulle part, que je sache. On ne passe pas comme eela à côté des amis. Dites-moi deno, est-il vrai que Gabriel, le fils du notaire, s'est sauvé, parce que votre Ro- siue va se marier avee un mon- sieur de la ville ? “Profieiat ”! tout vous réussit ; ainsi Rosine va devenir une riehe dame ? Et votre Engelbert a la fièvre sear- latine, n’est oe pas ? O’est terri- ble tout de même ; on enterre demain le petit garçon de Ma- thias,etil n’y a pas dix jours qu'il courait encore derriere les vaches... Mais votre homme n’en donne pas moins dimanche une tonne de bière à la ‘‘gilde,” n'est ce pas ? Le sacristain a fait des vers sur la tabatière d'argent. 1] y a dedans quelque ehose du dieu Pébus sur une montagne. Oh ! c’est si beau et si difficile. que notre Kobe Ini-même, avee tout son esxrit, n'a pu en com- prendre un seul mot..….Votre hem me est-il revenu à la anai- son ? Ira-t-il à la vente ? Songe- t-il à la charrette ? A-t-1l envie du hengre ? Tandis que la loquace pay- sanne {nisait toute oes questions l'une après l'autre et très-vite, la mère Job trépigmait dans le sentier, somme si elle eût voulu par Ces pas apparents tromper scan imagination et ealmer son impatience. @ependant sa rési- guation fut bientét à bont, et se jetant de côté dans les grains pour passer au delà de Œathe rine, elle lui dit : — Pour ;'amour de Dieu, ne me reterez pas plvs longtemps! Pardonnez-le-moi, Catherine : je viendrai vous voir ce seir ou demain matin. Nous causerons alors tranquillement de tout cela. La paysanne se retourna dans le sentier, croisa les bras sur la poitrine. suivit la brassense d’un œil étonné, et reprit d'un ton de commisération : —Je erois qu'elle a attrappé | un coup de seleil'!' Son Engel bert serait-il mort ? Voyez donc comme elle court ! 11 y a quel. que chose là dessous. Qu'est ce que ee peut être ? Allons, al lous, je m'en vais bien vite à la ferme de Loelof : je trouverai là des gens qui me diront 0e qui se passe ohez le brassenr— La mère Job avait couru pendant quelque ‘temps, autant pour échapper à la poar suite de la vieille €@atherine que pour regagner le temps préeieux qu'elle avait perdu ; puis elle espérait arriver an bont du sentier et gagner le grand chemin sans reneontrer aucune des nembreuses per- sonnes qui, de tous les points de la commune, se rendaient à la vente. Elle apercevait déjà jl'extré- mité du sentier aux eaprisienx détours, et ralentissait sa marche pour ne pas trop étou- ner par sa précipitation l2s gens qui pouvaient se trouver sur le chemin vivinal ; son eoeur était plein de joie, car elle espérait avoir échappé à tout retard. Encore quelques pas, et elle serait hers des grains ; mais yeilà qu'apparut tout à eoup, à sa grande anxiété, le sacris- tain qui s’engagea dans le sen- tier et s'avanea verselle le vi- sage souriant : —Quel bonheur de vous ren- vraiment! | de le faire la mère Gob Je bn contrer ! dit le maitre d'école avec jubilation. Je eongeais à aller à la brasserie pour vous | confier quelque chose. Mais vo-| tre mari est peut être à la mai. | sou, et il ne faut pas qu'il eu- | tende cela. — Ayez la bonté de ne pas | me retenir, sacristain ! dit Ja mère Job d'un ton dé prière. Laissez moi passeæ, je vons en. serai bien reconnaissante. Ah ! je suis si pressée ! Le maitre d'écele tira de sa poche une grand feuille de pa pier et répondit : ——-Non, non, je ne puis laisser échapper l'occasion. Voyez vous, j'ai fait un poême en l'honneur de Job. Ecoutez, je vais vous ie lire. Cent vers sont bientôt dits. --Je ue puis écouter, je n'ai pas le temps, et mes idées sont ailleurs. Je vous en supplie, laissez moialier ! | Mair le sacristain avait déjà planté ses lunettes sur son nez et lisait avec des gestes d'ins piré : O Phébus ! dien des vers, père de l’art sacré ; O muses ! qui trâänez sur la cime sereine De l’Hélicon, mon cœur inspiré Un flot fortifiant de l’ende d'Hippocréne ! | Ah ! prètez-moi l’ardent, mais le nob'e ooursier Pégase, qui, sous lui, fait jaillir l’étineelle ; Qu'il m'emporte avee JIni dans le eiel tont entier, | Et qu'il m'ouvre des gienx la | splendeur éternelle ! | Je chante Je héros qui, vain.) queur tant de fois, Gagna le beau joyau, la belle! tabatière, | Et que la renommée, avec ses | mille voix, Fera bientôt eonnaître aux confins de ja terre ; Js ehante aussi le sang de mousieur le baron \ Qui, bon et bienveillant, f6- coude la contrée Ainsi qu'un doux soleil... eme Phbhbhbhhbbibh bb gg versez dans —Àinsi qu'un doux soleil ! aomment trouvez-vous eelia, mère Job ? bien ? où estelle donc ? mère Job ! mère Job ! Le sacritain inspeeta les deux bouts du sentier, plengea les yeu_ dans les grains et regarda même en l'air. —-Que signifie cela ? murmu- ratilaveo stupéfaction. Elle & disparu comme une famée! Travaillez denc pendant tont un jour et toute une nuit etten- dez les cordes de votre lyre au peint que la sueur vous coule du front |! Gomme les gens sont devemns iasemsibles aux charmes de la poésie ! Si Orphée sortait de sa tombe, il ne charmerait plus les arbres ni les animaux, dans ce sièole de fer ; les paysans eux- mêmes lui tourneraient le dos et se sauveralent comme vient serai ma harpe : o'est peine per due que semer des roses devant des percs ! Et, plein d'un amer dépit, il ploya le papier, le mit dans sa poche, et gagna le village en maugréant. Déjà la mére Job suivait loin de là le grand chemin d'un pas rapide. La erainte de faire en eore de semblables rencontres l'avait rendue triste ; elle tom ba peu à pen âans une profon de préocoupation, laissa pen cher la tête en avant, et conti nua d'avaneer d'an pas pressé mais parfeis chaneelant. Pen- dant lougtemps amoun geste ne viut trahir au dehors le secret de ses pensées. Enfin, comme si le désespoir se fût emparé d'elie, elle dit avec un aceent de ter- reur : (à continuer) 3 for acceptable ideas. State if patented. THE PATENT RECORD, L'IMPARTIAL, JEUDI LE 1 JUIN, 1900. bb Pbb bb bb EE Dh bb ppp Ep EE GONSULTATIONS GRATUITES Un spécialiste est un médecin qui ne traite que les maladies d'une par- tie du corps humain. Chaque partie du corps humain nécessite une étude spéciale, et si les Médecins Spécialistes de la Compagnie Chimique Franco- eo Mme Antoine Brien ÿ Chers docteurs : — Je vous écris cette fois- ci, non pas pour vous parler de maladie, mais pour vous dire que je suis bien. Vous pouvez ÿ être fiers de votre succès, car vraiment c'est à étonnant. Lorsque je vous ai consulté, je souf- frais d’une maladie particulière aux femmes, vo Américaine ont obtenu Fuyez, mesdames, maux de tête et douleurs dans l'estomac. A Ÿ Ÿ présent, je suis une toute autre femme et tout ÿ w ÿ wÿ ww de votre vie. le monde est surpris de me voir si bien après votre sort. avoir été si malade. Je dois d’être en santé aux ÿ consultations de vos Médecins Spécialistes. w Je vous demande de publier ma guérison sur les journaux et les femmes qui voudront avoir \ plus de détails, n'auront qu’à venir, elles se- wÿ ront les bienvenus. —MME ANTOINE BRIEN, Lac des 16 Iles, Co. d'Argenteuil, P. Q. CONSELI.S w sévérance. voir, alors écrivez-leur une description complète de votre maladie. les—ne vous coûteront pas un seul sou. Adressez : teurs comme vous mettriez des voleurs. FAC-SIMILE DU PAQUET $2.50 pour six boîtes. nom ;: Compagnie Ghimique Le papier est blanc imprimé eu encre rcuge. 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Comme vous le savez, depuis un Dans leurs réponses ils w bilité générale, elle avait aussi fréquemment ” * de gros maux de tête Elle commença à pren- Ÿ dre de vos PILULES ROUGES, en même 4e D x) Rte <S en boîtes contenant 50 PILULES ROUGES, jamais à autrement.—Si votre marchand ne les a pas, envoyez- 4e nous, par la malle, 50c en timbres pour une boîte, ou ÿ sq due: US de TE & Dès les premières boîtes, elle se “ÿ trouva si bien qu'elle disait qu'elle était gué- &> rie, Je l'ai forcée d'en prendre une autre, il 4, lui en reste encore deux boîtes qu'elle ne don- neraît pas pour tout au monde. Croyez, chers D docteurs, que je vous dois beaucoup pour le 6 # service que vous m'avez rendu en guérissant wW ma femme. C’est un remèd: que je recom- mande fortement, il ne coûte pas cher, et de plus, il donne toujours satisfaction. — J. KE. W VEZINA, St Gabriel de Brandon, P. Q. Franco-Américaine, eh 4 D D 4 PB PP PP PPT PP PAR Baltimore, Md. 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