can VE a ie | À SE à ms mail ro LA: CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIÉTAIRE. em — | Fondé en 1893 par Gilbert Buote et son fils, | F. J. BUOTE, RÉDACTEUR. Mme. F. J. BUOTE, Assistante. VOL. 5. NO. 29 Gén TIGNISH, us CIE Vers la fa du XVIIIe siècle, vi- vait heureux et paisible dans sou domaine le comte de Frossay, en- touré des paysans dont il était le seigneur. Il avait deux enfants : Ferdinand, l'héritier des biens et titres de son père et Louise, {l'ange du château par sa piété, sa douceur et. son obéissance. Depuis plu- sieurs années, Louise et Ferdinand étaient orphelins de leur mère, mais ils avaient retrouvé dans leur père les soins les plus tendres. Le comte avait promis à son épouse, le jour où Dieu la rappela à lui, de veiller sur leurs chers enfants comme elle aurait veillé elle-mêms. “#Oh ! lui avait dit la comtesse à ee Ci DRE ms. 0 D LE ALI M touré d'un jardin couvert de fruits et de fleurs, il était ravissant. Les basses-cours, riches de volaille et | d'animaux de toute espèce, ef- fraient une charmante distraction aux enfants du comte. Louise s’instruisait, 2insi que son frère, dans la science du cultivateur. Paulin était l'instituteur du jeune Ferdinand : et Cole:ie, l'institu- trice de Louise. Paulin é;ait tou- jours au premier rang des petit dé- | nicheurs de nids ; il rapportait des œufs ou de petits oiseaux à Ferdi- uand ; Colette cneillait des fleurs au bord de l'étang et en faisait des bouquets pour Louise. Chaque matin les enfants du en mourant, prenez garde su tout que la vanité de leur naissance n'éteigne daas leurs jeunes coeurs les sentiments généreux qui ont toujours distingué nos ‘familles ; entretenez aussi l'amour fraternel que Louise et Ferdinand ont l’un pour l’autre. Faites, je vous en! supplie, que Louise possède uue: fortune indépendante. Je veux! qu'elle soit modests dans ses dé-; sirs) mais je v:ux qu'eile puisse 5a- tisfaire ce besoiu d'être charitabie, que j'ai cherché à graver daus sou fime.'’ Le comte avait promis de respec- ter eu tout les intentions de la com- tesse. Eu effet, après la mort de leur mère, le comte, coutrairewment aux lois de <etie époque, partigea la fortuue de la comtesse en parts égales ; de façon que Louise, à dix-sept aus, possédait uue terre sur les bords de la Loire, à quelque distance de Nantes, en vue de l’em- bouchure du fleuve. (Cetre terre superbe rappo:tait, dans le teiups dout nous par:ons, quinze imille livres de rente ; ce qui portait le capital à près de sept cent mille fraucs ; car alors les terres rappor- taient très peu. Depuis deux ceuts aus, de père en fi:s, la même famille exploitait cuite ferme. Lors d2 la mot de la comtesse, la ferme était tenue par le père Ja- cob Lagneau, qui s'était mis en prières, lui et sa famille, depuis el premier jour où a comtesse tomba malade jusqu'au jour où il suivit sou cortège à sa dernière demeure. Il y avait un an que ie père Ja- cob lui aussi avait perdu sa femme, «1 il avait, ainsi que le comte de Frossay, un fils et une fille. Ces deux emauts étaieut nés respecti- vement la même anaéeîque les en- fants du comte ; le fils du fermier avait l'âge de Ferdinand, et sa fille l'âge de Louise ; tous les quatre é- taieut bons et soumis à leurs pères, on aurait même pu eroire que Pau- lin ressemblait à Ferdinand, et que Colette ressemblait à Louise. Le comte, pour la santé de sa fille, crut devoir tous les ass la ceduiré, ainsi Que Ferdinand, à la {erme du père Jacob. Oh ! qu'ils menaieut une douce vie daus cette habitatiou champèé- tre! Là,le comte et ses enfants habitaieut un petit pavillon carré qu'avait fait bâtir la comtesse pour ailer prendre du lait tous les ans. Ce.payillon se composait de trois pièces au rez-de chaussée, et de quatre au premier étage. comte allai_nt prendre du lait dans le même bosquet où la comtesse, leur mère, avait, été servie toute sa vie ; devant la même table où le. matiu la comiesse s'était assise, les deux enfauts preraiegæ place à leur tour ; ils trouvaient denx jattes remplies du laït le plus pur, et ure corbeïle d2 peiits pains de seigle au beurre ; mais iis n'étaient pas tout seuls heureux de leur déjeu uer chamoëtre. Fox, le chien 1e la ferme, suivait sou jeune maître, et se per:net.ait de pariager son re- pis ; il me’tait sans cérémonie ses deux pattes de devant surla cu- lotte de velours gr: blen dn comte Ferdinaud, qui, avec une paiience généreuse, teuait la jatte de lait sons le museau du chien, tandis que celui-ci passait alteruativement sa langue svr le lait et sur la maiu olauche de son maître, lequel lui faisait, to t le temps que durait le déjeuner, les discou:s les plus ex- pressifs et les mieux compris. Rien n'était plus charmant à cowieimpler que ces deux enfant: dans leurioileite élézante du ma- tin ; Louise était coiffée simple- ment et posait sur sa tête un cha- peau de be’sere orné de noeuds ‘oses ;;elle portait habituellement uue robe de taffetas fond blanc, à raies vertes et roses; un long ta- blier de taffeias noir garantissait sa toilette ; et, pour ne pas avoir froid aux pieds, elle mettait ses jolis sou- liers de maroquin vert dans de pe- tits sabots d’uu bois léger. Pour le jeune comte, il était ha- billé dès le matin pour toute la journée : som valet de chambre lui passait son justaucorps de soie, son gilet de piqué blanc, sous lequel il avait unéjabot et des manchettes de batiste. Les enfants, après le premiet re- pas pris pris dans le bosquet du pa- villon, allaient rejoindre leur père, | : qui les atiendait pour leur donner leçon d'histoire et de géographie, dans le petit salon du rez-de-chaus- sée. Ils se plaçaieut tous deux devant une table ronde, sur laquelie étar eut posés des livres, une carte de géographie, une mappemonde, de 'eucre, des plumes et du papier, et, après avoir préparé leurs ca- hiers pour prendre des notes, Louise et Ferdinand attendaient respectueusement les premières pa- roles qu'il plaisait à leur ;ère de leur adresser. Lorsque la leçon était finie leur plus grand plaisir était de lire daus un grand volume Exposé au levant et au midi, en- —— ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 8 FEV. 1906. 13 ANNEE. e e e C a 1 T GAGNEZ DE L'ARGENT commerce qui ajouterai: une jolie ronde somme à vos revenus actuels—sans qu'il ne ve en coûte un dollar -ne le feriez-vous pas dans un négoce demandons pas expédierons un Appareil Incubateur Cha- tham etCouveuse, transport payé, et d'argent dans l'élevage de poulets ont dû découvrir une mine d'or dans .e jardin aux dre des oeufs. ou couveuse, elle n’yest pas. C'est l'affaire des Appareils Incubateurs Chatham et Cou- veuses, . et ils s’acquittent de leur tâche avec un succès parfait. il doit l'être, paye beaucoup plus que tout autfe négoce proportionnément au temps qu'il exige et au capital requis. mes et femmes par tont le CanaAa et les Etats-Unis -se sont convaincus qu'il est L'Apoareil Incubateur Ghatnam et Couveuse | veuse est construit honnêtement. 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The female constitution is naturally more subject to kidney disease than a man’s; and what is more, a women’s work is never done—her whole life is one con- tinuous strain. How may women have you heard say: “My, how my back aches!” Do you know that backache is ons of the first signs of kidney trouble? It is, and should be at- tended to immediately. Other symptoms are frequent thirst, scanty, thick, eloudy or highly colored urine, burning sensation when urinating, frequent urination, puff- ing under the eyes, swelling of the feet and ankles, floating specks before the eyes, etc. These symptoms if not taken in time and cured at once, will cause years of terrible kidney suffering. Allthese sympt:ms, and in fact, these diseases may be cured by the use of L DOANS KIDNEY PILLS They act direetly on the kidneys, and make them strong and healthy. Mrs. Mary Galley, Auburn, N.S., writes: ‘“ For over four months I was troubled with a lame back and was unable to turn in bed without help. 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Il portait ses, parce qu'en effet les pages étaieut d'un papier de cette cou- leur, et il était tout rempli d'ima- ges et de charmantes histoires, que ous venons, chers jeunes lecteurs, vous raconter à netre tout, emdleur dounant un cadre un peu plus mo- derne : Le frère et la-soevr, la mère aveugle, etc. Un jour, le postillos de la ville avait déposé à la ferme um impri- mé ; le fermier le donna à lire à Colette. _ L'étonnement du brave homme fut extrême à cette lecture, surtout en entendant ces mots : ‘‘Le roi vient de faire disparaître les restes de se-vitude de ses domai- nes, ii supprime la corvée, et il a- bolit la question...’ —-Vive le roi ! dit le père Jacob ; etses enfants ajeutèreut : Vivent | nos seigneurs !.. —Mes enfants, dit le fermier, vous n’avez jamais entendu parler de cela, vous ; dans les domaines du comte et de la cemtesse de Frossay, il n'a jamais été en usage d'appliquer ces rigueurs-là ; ici, ja mais nOs bons seigneurs n'ont ex- ercé leurs droits sur mous. Ainsi, mes enfants, demandons à Di:u de conserver le gneurs !...’’ Et le père Jacob se mit en priè- res, ayant à ses côtés Paulin et Co- lett. Puis il leur donna l’explica- tion désirée. Collette et Paulin grandissaient en bénissant Dieu, leur seigveur et le roi ; et le père Jacobi n'ayant ja- que ceux qu'il avait inspirés à ses en- fants, ne croyait pas mériter une grande estime peur celas : ‘‘Aimsi, disait-il j'agis comme mon père, et toi, Paulin, tu feras comme moi.’’ Bientôt, une grande nouvelle fut annoncée au père Jacob, Louise, alors âgée de dix-huit ans allait se marier. ‘Eh bien, dit le père Jacob, je vas choisir dans mes farines la plus belle, et, après l’'aveir passé= trois fois à la fine meule, je la placerai daus un beau sac ae toile de lin slanc pour eu faire cadeau à notre jeune maîtresse. —Et moi, dit Colette, je vais choisir la plus belle paire de mes pigeous aux plumes blanches et au bec rose ; je la placerai dans une jolie corbeille garnie de fleurs tout autour, et ce sera mon cadeau. —Et la corbeille, dit Paulin, où la prend:as-tu ? — Tiens, c'est vrai, je n’en ai pas d'assez jolie. —Eh bien, ma petite Colette, }c'est moi qui te ferai la corbeille ; dès ce soir, je vais aller cueillir du (Suite à la huitième page) pour titre Le livre aux feuillets r0-. roi et nos sei- ]' roi Vous n'êtes pas supposé avoir confiance er Shiloh's Consusption Cure, le Tonigne pour * Poumons. comne guérison pour les Rhumes. Toux et toutes les maladies des passages aér:1: ; si vo .sne l'avez pas essayée, Nous y avons ©. :. e, et afin de vous convaincre qu'elle x :- guérira, nous la garantissons, Si alle pe -uLs guérit pas, elle ne vous cofiera rien. Si «lie vous guérit, elle vous coûtera 250. C'est j.. Essayez-la aujourd'hui. Shtloh e guéri plusieurs milliers des cas les plus chstines, et nous n'hésitons affirmer qu'elle guériraious Rhume», Toux, Maladies des Pouinons ou de !à Gorge. Si nous n'étions pas sûrs de cela, no1: re la garantirions pas si fortement, Shilob jur:ic depuis trente ans de succès continus, Elle cnduré TE espèces d” ves et a toujou:s triomp est-ce une preuve de 5es qualités curatives ? Üne autre Preuve apparaît dans les nombreux témoign de ce: : : ont essayé Shiloh et ont été uéris. ue rchie Taylor, de Asaph, Pa., écrit :— | ‘* J'achetai une bouteille de Shiluh's Consumti »,« L Le et l'ai trouvée bien bonne, J'ai deux «1- : ts qui avaient une toux affreuse, Je ! v donnai tout ce à quoi je pouvais penser, Le: Ë ! 1 vain. Unsoir. mon mari acheta une bouteille Shiloh, Nous en donnâmes aux enfants lois : sen et ils dormirent je la nuit. lis | urent complètement guéris, J'en garderai ‘cu jours dans la m.ison. Séer SHILOK | asc. Tous les pharmaciens la garantissent | | _ NE TOUSSEZ PLUS | CPRUCINE | Une Combinaison de Gomme d'Æpi- uette, de Cerises Sauvages, de Marrube et de Goudron. 1 | Scientifiquement préparée sous _: forme d'un Sirop agréable | au goût. 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