PET RE TEY ORNE ” 1 4u Vous. ni La. 4 v ” ET ere er eo ue er ben j j AR ee A nee de ce te A ed T ie. à à _ 7 ST —— —— ——— rs 4 L'IMPARTIAL, TIGNISH I. P.E., MARDI 28 JUILLET 1914 21 ANNÉE Tignish , Same Juillet 28 1914 À question ? = Has Canada under the present rule, reachedthe stage when the prosperity of the labouring man, the food for his family and the comforts for his home, been placed In the hands of a gang of million- aires, and grafters? This is a ques- tion that every honest workman should ask himself in the light of the preseut day political history of the Dominion. La cherte de la vie L'orgueil dont notre génération est animée constitue l’une des rai- sons de la cherté de la vie, et non 1a moindre. Aujourd’hui, tout le monde va hu théâtre, tout chef de famille ftant seit peu huppé a son automo- bile, On cherche à revenir à cette êre de jouissance qui a été le signal de la décadence du peuple romain. Loin'de'l’économie, dit-on; vi- vons gaiement, après nous le ééluge C'est cela, vivons gaiement, mais si nous voulons vivre gaiement ne neus plaignons point de ce ; que le plaisir de la vie nous coûtent. On a nommé commissions sur commissions, ici et en Kurope, pour cherche la solution au pro- blème de Ia cherté de la vie, mais rieu n’a servi et rien de cette sorte ne servira jamais tant quenous ne reviendrons pas à des goût plus modestes et à une vie plus saine, Nous sommes sur la terre pour peu de tempset ce n'est point en y vivant dans le luxe, la vanité et les plaisirs que nons marcherons à la conquête de cette terre promise où Dieu nous a conviés. -——"*Le Courrier de l'Ouest’ Un miracle marque cette celebration Québec, 27—La présence de son Ééminence le cardinal Régin a don- né, hier, à la célébration de la fête de Sainte-Anne, à Sainte-Anne de Beaupré, uu éclat inaccoutumé. Quinze miile pèlerins étaient venus de plusieurs points du Canada et des Btats Unis. Le cardinal a été reçu solennellement par le R. P, Lemieux, provincial des Oblats, et un uombreux clergé. Il a assisté à une messe pontifica- le revêtu de la ‘‘magna cappa’’ Sa grandeur Mgr KEmard, a offcié à cette messe, assisté de l’abbé Ga. 1iépy, eomme archi-prêtre et des abbé Charles Beaulieu et Lionel Roy, comme diacre et sous diacre. Ily a eu un sermon eu français par le R. P. Mavisse, et un fau- treen auglais parle R, P. Mc- Cermick. Un miracle a eu lieu, hier, à Ste. Anne. Une fillette de 12 ans, | nommée Tanner, de Montréal qui avait été récemment victime d’un accident de voiture et qui était incapable de marcher sans bêquilles a pu laisser ses béquilles à Sainte- Anne, a UN FLEAU DB SAUTE- RELLES On annonce de Golversville, N, Y., que les sauterelles augmentent constamment et infestent le comté Fuilton. A Broadalbid, à sept milles de Gloversville, elles ont dépouillé les hamps et ruiné ies jardins. Il en tombe comme par torrents dans les rues principales de la ville, les magasins en sont remplis, et des milliers de sauterelles écrasées font mue espèce de litière dansles rues. Une requête signée par des centai- nes de citoyens a été envoyée au département de l’agriculture à ce ptopes, et les employés de l’état sonten voie de commencer une campagne en règle contre ce fléau. L'hon. M. Flemming UN TEMOIN DECLARE QU'IL LUI À DONNE 52,000 St-Jean, ‘N.1B., 29.—M. John Kennedy, de la société Kennedy et McDonald, entrepreneurs de che- poins de fer, a déclaré hier, à l’en- quête sur les accusations portées par |aux désir del’Autriche, à moins M. Dugel, M. P. P., qu’il a donné deux mille piastres au premier mi- nistre Flemming, le 13 juin 1912. Vous devriez nous aider d’un peu d'argent, aurait dit le premier mi- uistre en passant le chapeau, et sa demande lui aurait {valu le jour suivant la somme de !$2,000 de la compagnie Kennedy et Macdonald, M, Kennedy était celui dont le pre- mier ministre ne pouvait se rappe- ler le nom il y a quelques jours. M. Kennedy avait bonne mémoire, lui, et a pu raconter l'affaire avec beau- coup de détails. Depuis qu’il avait été assigné en juin, M. Kennedy a toujours évité de comparaître et fit un long voya- ge à Boston après avoir eu une en- trevue avec le premier ministre Flemming et son frère. Ila admis en riant qu'il n’était pas venu té- moiguer de bon coeur. Le coup d'apetit Badinage à part, je ne crois pas qu’il y ait, dans notre pays, de pré- jugé plus répandu et plus indéra- cinable que celui du coup d’apétit. Et pourtant les auteurs sont unanimes à affrmer que l'alcool est surtout nuisible et dangereux quand on le prend à jeûn. Ceux qui en prennent avant leur déjeû- ner ne tardent pas à en ressentir les pernicieux effets. En peu d'an nées, ils perdent complètement l'appétit et nesentent plus le be soin de manger, Pourquoi ? Parce que: l'estomac, qui est l’organe que Dieu a chargé de recevoir Ja nourriture dont le corps a besoin est paralysé, brûlé pour ainsi dire par l'alcool. Non seulement es habitués du coup d’appétit ne sentent plus le besoin de manger, mais ils viennent bientôt à ressentir uue répugnance extrême à prendre toute nourriture. L'estomac, qui est un organe excessivement capricieux, lorsqu'il est malads, réclame alors les ex citants. Le coup d'appétit est sui vi d'un autre puis d’un troisième, d’un quatrième... et l'appétit ne vient pas plus. On ne se; fait pas d'idée du grand nombre de nos compatriotes qui sont devenus ivrognes, alcooliques, à la suite du : traître coup d’appétit. Si nos médecins pouvaient $se coaliser et ouvrir, une bonnc fois les yeux des buveurs modéres sur les dangers du coup d’appétit, ils arrêteraient nombre de bons citoyens qui selon l'expression bien juste du docteur Coste, s’alcoolisent sans le vouloir et sans le savoir. —Le ‘ Droit’”’ d'Ottawa. LES PREPARATIFS MILITAIRES EN EUROPE Les nouvelles, ce matin, sont réellement alarmantes au sujet des bruits deguerre en Europe. On connait l'origine de cet situation extrêmement grave. L'autriche veut absolument tenir la Serbie responsable de l’assassinat de l’ar- chiduc Français-Ferdinand et en demande réparation en termes pé- remptoires. Le gouvernement ser- be, a fait une reddition humiliante, si ce n’est sur un point qu’elle [pro- pose de soumettre au tribunal de la Haye. Le gouvernement autrichien refuse netet donne ses passeports au ministre de la Serbie à Vienne. Sera-ce la guerre ? Hn tout cas, si ce n’est pas encore la Eguerre, non seulement les pays en conflit s’ar- ment, mais d’autres grandes puis- sances, comme ja Russie et l’Alle- magne, font d'importants prépara- tifs militaires. Tous les reservistes d’Autriche- Hongrie, habitant l'étranger, ont été avertis par les autorités mili- taires de se tenir prêts à rejoindre leurs régiments dans les vingt- quatre heures. On pense dans les milieux off. ciels de Berlin que la note envoyée par l’Autriche à la Serbie, note rédigée sous forme d’ultimatum en termes qui ne permettent pas l’ambiguité, demandant à ce qu’on arrête le mouvement panserbe, et que l’on punisse ceux qui ont été mélés à l’assassinat de l’archidne François. Ferdinand, va amener de sérieuses complications, à moins que la Serbie n’accède aux deman. des de l’ Autriche. Les personnes hien renseignées qu’ils ne soient certains d'être soutenus par d’autres pais<ances, aussi les personnage offciels regar- dent-ils plutôt du côté de Baint- Petersbourg que du côte de Bel- grade, car on attend que le cone seil des ministres risses prenne une décision qui réglera la ques- tion de paix eu de guerre. Tremblement de terre Halifax 28—Des secousses sis- miques assez fortes se sont fait sentir, samedi, vers midi, sur la côte sud-ouest de la Nouvelle- Ecosse, entre Mahone Bay et | Shelburne; en certains endroits | Il a été établi que l'Allemagne n'avait pas été consultée au sujet de la note de l'Autriche à la Ser- bie, avantson envoi mais gue l'Allemagne approuvait complète- ment la manière de faire de l’Au- triche, et était prête à faire face à toutes les complications qui peu vaient en résulter. On a bien fait remarquer que si la Russie se dé- clarait contre l’ Autriche dans cette affaire l'Allemagne était prête à défendre son alliée, suivant en cela les termes de l'alliance conclme entre l'Allemagne, l'Autriche et l'Italie. La presse allemande dans ses ar- ticles, prend le parti de l'Autriche. Les organes radicaux tels que le ‘“Tageblatt,’ et la ‘‘Gazette de Francfort‘ qni sont les journaux du monde financier, et n’affichent généralement que des opinions très pacifistes, trouvent les termes de la note envoyée par l'Autriche exacts et amplement justifiés. Les journaux comme le ‘Zeitung Am-Mittag’’ et le ‘‘Vossische Zeitung’ qui n‘hésitent pas à adopter les opinions du public, sont pour l’Autriehe, et racontent encore toute l'horreur du crime de Sarajevo. La Bourse a baissé considérable- ment, car on craint des complica- tions générales en Europe. Des titres excellents, comme ceux de la Banque allemande, sont descen- dus de deux points, d’autres éga- lement de premier ordre, de trois À quatre points, jusqu’à ce que les banques aient réussi à mettre fin à ce desarroi général. On refusait d'acheter toute espèce de titres, surtout les obligations russes ou autrichiennes, ee quil produisit presque une paniqtie. Les cherains de fer d'Orient, et les tabacs de la régie ottomane ont baissé de 10 points, les pétroles [russes de 16,et les actions des banques russes de 7 à 11 points. Les obligations des gouvernements russe et autrichien sont restées stationnaires, ce qui indique assez combien sérieuse est la situation. A l'exception du ‘‘Post’’ les journaux de Berlin parut dans l'après-midi approuvent la décision de l'Autriche, qu'ils considèrent comme utile pour mettre fin à toutes ces tentatives d'assassinat et de révolution, et ils assurent l’ Au- triche de l’appui de l'Allemagne si cela devient nécessaire. ‘Le ‘‘Boursen’’ paraît surpris de l'envoi d'une telle note par l'Autriche, mais ajoute qu'il est convaincu que seules des raisons de la plus haute importance, ont pu amener l’empereur Français-Joseph | Le ‘‘Post’’ attaque violemment l'Autriche, et l’accuse de ne vou- loir qu'une chose ‘‘mettre en dan- de que l'Autriche donne ses rai- sons et accorde à la Serbie le temps de répondre. La bonne blague Franchement M. Pelletier est aëmirable, et à un certain degré le cynisme acquiert quelque mé- rite de son intensité même. La façon dontil traite de l'af- faire des fusils en assemblée publi- que est touchante. Qu'ils aient été plus longs ou plus courts, dit il qu'importe pourvue que les soldats soient sortis à la parade. Naturellement pour M. Pelletier que le public et les soldats aient été odieusement trompés ça ne compte pas? Non plus que la tradition demi séculaire que Saru Hughes a rom- pue cette année et qu'il entend bien ne pas renouer l’an prochain. M. Pelletier ne tient aucun compte également de la lettre de M. Hughes aux erangistes. Pour lui l'affaire du 65ème est une victoire. Notez qu'il n’en croit rien qu'il sait au contraire que les Canadiens français s’y sont fait rouler. Mais il faut bien que le discours marche et ce n'est pas la première fois que M. Pelletier essaie d’em- plir ses compatriotes. Songez donc au bon tour qn’il leur a joué en 1911 en se donnant crolent que les Serbes; accèderont comme autenomiste. on a perçu deux chocs distincts; ce tremblement deterre s'est pro- duit dans la direction de l’ouest à l’est, car il avait beaucoup diminué d'intensité quand il a atteint Shel- burne, l’on n’a senti qu’un choc. Il y a une distance de 100 milles entre Mahone Bay et Shelburne. A Sable River, qui se trouve à mi- chemin entre ces deux villages, le choc a été si fort que les maisons ont été violemment secouées et que les habitants sont sortis en toute hâte deleurs maisons qu'ils crai- guaient de voir tomber sur eux. A Liverpoelon a senti deux chocs, dont l‘un de 12 secondes et l’autre de six. Tous les édifices de cette ville ont été plus eu moins fortement ébranlés. On ne fait mention d'aucun dommage qui aurait pu être causé par ce trem- blement de terre. EE EPERINAGE AU MONU- MENT L'ASSOMPTION A ROGERSVILLE LE 1:15 AOÛT, FETKH NA. TIONALK DE L'ACADIE 1° Tridumm 14, 15 et16 Aout, fête nationale de l’ Acadie, 2° Le 15 messe sollennelle au monument, sermon, conférence et seance dans a salle paroissiale, dans l'après-midi, procession au monument le soir et allumination. 3° Rafraîchissements et repas servis le 15 et le 16. 4° Réductions des prix de pas- sage sur les chemins de fer et ba- teau. 5° Un train spécial a prix re- duits le 15 de Shediac, Moncton l'ariêtaut aux stations interme- diaires et retournant ie même soir. 6° Les pelerins trouveronts des logements a des conditions faciles. Un comité special sera a leur ser- vices. PILU h. # 4 POUR LES LES Facilitent: la tâche des rognons, ' pe 4 À «Ce que l’on appelle en somme la vieillesse, est %a difficulté de plus en plus grande qu’éprouve notre cellule constitntive à se régénérer et il n'est pas d'agent plus actif à cet empêchement qne le mal de rognons, qui rend impuissant un Lo essentiels de notre chimie humaine. Le rognon qui est un filtre préposé à la vitalité du'sang, qui le débarrasse des éléments pro- pres à nuire À son activité et à sa puissance ra- jeunissante et régénératrice, devient impropre à PRE lorsqu'il est infirme ou malade. À Le résultat, nous le connaissons tous: ralen- tissement des mouvements, affaiblissement des forces ou.des facultés qui en dérivent; annihila- tion plus,ou moins marquée du goût, de la vue;l! chute et blanchissement des cheveux, fléchisse-|; ment de la taille, durcissement des articulations, | perte de l'appétit, des dents, de la mémoire; in- continence d'urine, désordres des voies respira- toires, du coeur. F N oifà le tableau de ce qui nous attend: une fois passé la cinquantaine, lorsque la maladie de ro- gnons est déclarée. Mais sans qu’on puissegrétendre se soustraire ëmpunément aux lois de la nature, il existe des moyens termes de diminuer ses duretés, de faire ecuier la vieillesse dans sa marche envahissante. A cette fin, il n'est pas de meïlleur remède que les Pilutes Moro qui provoquent dans l’organis- me une. ion éminemment salutaire. Leur in- fluence énergique et tonique donne de la vigueur au sang, viviie les cellules et particulièrement LES MORO HOMMES . éloignent la” vieillssse> M, H, CHARTRAND, 1911, rue Saint-Denis, Montréal. ‘ Je m'étais fait soigner plusieurs fois par des médecins dans lesquels j'avais la plus grande facilite la tâche si utile du rognon et le remettent confiance, mais je n’en obtenais aucun soulage en état. En voici un exemple: ec “Depuis de la dyspepsie et d’une maladie de rognons qui m'avait presque complètement réduit à l’impuis- sance. J'endurais de terribles souffrances dans le ment. Enfin, je me décidai à prendre des Pilules Moro, dans lesquelles je. voyais tout le monde ai iblemen avoir confiance. Je me mis en traitement après Re RE EE TE avoir consulté les Médecins de la Compagnie Médicale Moro, auxquels je confiai mon cas en détail et qui me firent prévoir une guérison cer“ bas du dos et il m'était presque impossible de me taine. fisc; 2e 2. cn 1ne à © 988 livrer à aucun travail suivi. Je ne pouvais faire « En effet, dèsdes premières boîtes j'éprouvaiun aucun mouvement brusque ni aucun effort sans/soulagement immédiat qui ne fit que s'accen+ ressentir le contre-coup dans les reins, ainsi que tuer. Durant deux ans, j'ai continué à prendre des vertiges et des éblouissements. Ma digestion|des pilules par intervalles, lorsque le travailtrop Était très mauvaise et me causait à tout moment des sensations de vide et d’étourdissement qui assidu me causait quelques fatigues. Elles ont toujours sur moi l'effet le plus salutaire et me me mettaient en danger de défaillir et même delremettent en force et en vigueur. HECTOR tomber. : CHARTRAND, 1911 rue Saint-Denis, Montréal. ; CONSULTATIONS GRATUITES. — Les Médecins de la Compagnie Médicale Moro ne demandent rien pour leurs consultations et donnent à l’homme malade qui,s’'adresse à eux une ‘opinion honnête sur son état et lui indiquent le moyen de se guérir. Leurs bureaux, au No 272 rue Saint-Denis, Montréal, sont ouverts, excepté le. dimanche, de 9 heures du matin à 8 heur=s (du soir, les mardi et samedi, et jusqu’à 6 heures les autres jours. . Les Pikles-Moro sont en vente chez tous les.marchands de remèdes. Nous les envoyons aus- Î par la poste, au Canada et aux Etats-Urris, sur réception du prix, 50c po ur six boîtes. Toutes les lettres domvent être O, 272 rue Saint-Denis, Montréal. , Les Pilules } Moro sontiunei ur une boite, $2.50 adressées: COMPAGNIE MEDICALE MO- spécialité pour, les hommes; L'Administration. FOR SALE OR RENT I offer for sale or October 1st, 1914, the well known Harper Hotel, Tignish. Tignish AU COEUR DUCA- NADIEN rent, before Apply to Hdward L,. Harper CE QUE DIT L'ERABLE race plus prolifique que la nôtre? | C'est lorsqu'il a été profonde-; ment blessé, meurtri par la gouge que l’érable donne son rendement et laisse voir ce qu’il vaut. Sons les rudes assauts du ‘conquérant, le Canaïiien a donné la pleine mesure de sa valeur. Les coups ont doublé sa force d'endurance et lui ont forgé une âme d'airain. Aimons nos érables cultivons-les soigneusement. Ils nous prêchent de salutaires leçons. ÆEcoutons-les nous dire: ‘‘Restez debout devant i’ennemi redoublés | To Piano Buyers who are Looking FOR A BARGAIN comme nous restons debout devant les bourrasques ! C'est le propre du roseau, c’est-à-dire, des pusiliani- mes de courberle front sous tous connu pour son amour de la paix, à autoriser l'envoi d'une telle note. ger la paix de l’Europe’’ et deman- En nos immenses forêts que bai- gue le St-Maurice, par la vallée du grand fleuve que nous envie l’'é- tranger, attaché aux flancs grani- tiques des Laurentides qui s’affais- sent sous le poids des siècles, un peu partout, sur le vieux sol qué- becois, se dresse fièrement l’érable canadien ! Il n’a peut-être pas la cime al- tière ni la vaste ramure touffue de quelques autres essences, et pour- tant, il vaut davantage parce qu’en ses veines circule une sève pré- cieuse, génératrice du plus suave des produits. Ainsi m'apparaîft, sur le conti- nent américain, le fils de la vieille France au milieu des fils d’Albion. Ce dernier a pi embrasser davan- tage et, par son génie mercantile, monter plus haut mais l’autre, eurichi par la sève puisée au sol des merveilleuses civilisations grecque et latine gagne bientôt en richesse matérielle ce qu’il perd en espèce sonnantes. Puis, à l'assaut des tempêtes l’érable résiste mieux que les géants Ges forêts. Dans le tourbillon des conflits politiques entre i Angleterreet sa rivale Vankee, le Canadien d'ori- gine francaise a mieux résisté que le Saxon. Qnand l'érable plante quelque part ses vigoureuses racines, quel sapindacées pourraient donc lui enlever le possession du sol conquis? Dès que le travailleur ‘‘Canayen’’ bûcheron ou laboureur, s’est im- planté dans un canton, nul ne le | peut déloger, à preuve, les Bois Francs et le Nouvel Ontario. Les érablières se renouvellement d’elles:mêmes et multiplient leurs [eujets à l'infini. Où trouver une, les vents. Pour asseoir notre puis- sance, ilnous faut jeter dans le sol de profondes racines. Sont vi- goureuses et invincibles les nations qui établissent leurs assises sur le sol immuable de la justice de la moralité. : Chérissez votre terreir et savou- rez le parfum qui s’en dégage. Vos mères ici vous ont bercés en fredonnant les gais refrains de France, À ce doux parler sauveur, soyez indéfectiblement fidèles. Au jour d'orage, à votre ombre, nos valeureux ancêtres se sont ralllés, ils ont prié ils ont vaincu! A leur exemple, venez ici, au moins une fois l’an, discuter vos problè- mes vitaux, vous mieux armer pour la bataille en irmnlorant la protection du Tres Haut et vous vaincrez'”, Bernard Hotel Theo Bernard, Prop. Convenientiy located and con pucted on the ‘Comfort Principal! Rates moderate Livery Stables in connection Tignish P. E. CARTES-POSTALES Des Cartes-Postales, souvenir du Centenaire Cartier, peuvent être obtenue, au prix de 25 cents le paquet, en s'adressant à E, W. 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