rte mme page nn en energie D pe mme ven PL n ateseler nt - CE EEE SL € a“ ZA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. G. BUOTE, RÉDACTEUR. F. J. BUOTE, GÉRANT VOL. 3. NO. 4 TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 06 FEVRIER 1908. (0 ANNEE. Dr. Murphy PHYSICIAN AND SURGEON oo É ai E nn EE WYATT, SUCCESSEUR DE HODGSON & WYATT AVOCAT, NOTAIRE, etc. Solli- citeur pour les Nova Scotia et Summerside Banks ARGENT À PRÊTER Bureau : Au dessous de Clifton House SUMMERSIDE, D EL McQuarrie & Arsenault AVOCATS, NOTAIRES, &C. Summerside, P. E. I. (Bureau au dessus du Royal Bank of Canada) ARGENT A PRETER Neil McQuarrie, K. C. Aubiu E. Arsenault. HOTEL RIVERSIDE DUKE ST. MONCTON, N. B Cet hotel est à une minute de marche du Dépot de l’Intercolonial en face du Bureau de Poste et près de la Rivière. La proximité de l'hotel de la ri- vière, permet de voir, en plein, le spectacle grandiose du ZOAR à chaque marée. Termes raisonnables. Une établie de première classe pour la commodité des voyageurs. FRED. THIBODEAU PROP Hotel Bernard —X- _ This house is thoroughly fitted up ; within 2 minutes walk from depot, It is conducted on first class principles, every attention being given to the comfort 0: guests Terms are reasonable Theo. Bernard ProP Oct 12—6m. College St Dunstan (Aflié à l’Université Laval) Tignish Cours CLASSIQUES, COMMERCIAUX ET PHILOSOPHIQUES ee L'ouverture des classes au col- ège St. Dunstan aura lieu le 5 sep- tembre. Les élèves sont priés de se pré- senter le jour de l'ouverture. Pour plus amples informations, s'adresser au Supérieur. Ce 1er Septembre 1901. Saye Trouble and Expenses Not necessary to go out of Tignish for your Spectacles and Evi Classes. I have just imported one of the finest assortment of Spectacles and Eye Glasses ever brought to the Island. Suitable for £: ages EVERY STYLE Gold, Gold filled, Nickel, Silver, Steel, rubber etc. THE LATEST AND BEST E æ Pirce always right L. S. PERRY TIGNISH Eyes tested free of charge Senna “ {:, Pass barque... fnant !’’ soupira Mlle. de Norville. \j À À à FEUILLETON DE L'IMPARTIAL LE CRI DU SANG 0060000009 I— UN JEUNE HOMME PERDU RISRISRISRS (suite) —Oui, répliqua le patron, mais ce jour-là, sans doute, l'étang était tranquille comme une jatte de lait. Oh ! je connais bien cet endroit ! que de fois j'y suis venu pour dé- tacher avec un cerceau de fer les glands de mer, les oursins, les lépas adhérents au rocher !... Mais, triple diable ! si saint Guilhelm est ce matin dans sa baignoire, il doit y prendre de fameuses douches d’eau salée ! Entendez-vous le va- carme qui se fait là-dedans ? —Et pourtant, dit Etienne d’un air pensif, il y aurait moyen peut- être...” Il s'arrêta comme effrayé lui- même de l’audace de son plan. ‘“Voyous, parle ; quel est ton a- vis ? — Ah ! père, si j'étais seul dans mon nègue-fcl, ou si même nous n’étions qué toi et moi dans cette| — Ne pensez pas à moi ! s’écria Mlle. de Norville avec chaleur ; a- gissez comme si j'étais restée à Ba- laruc. Ma vie est-elle donc plus précieuse que la vôtre ?”’ Alors Etienne expliqua son pro- jet au patron ; il s'agissait de porter droit sur la Baignoire de saint Guil- helm, en s’abandonnant au mou- vement des lames, et de pénétrer dans le petit havre, au risque d’être submergé avant d’y arriver, ou d’être fracassé en y arrivant. Poncet réfléchit à son tour. ‘C’est bien hardi, mon garçon, dit-il enfin, mais ça peut réussir. Il y a gros à parier, par exemple, que notre bachot passera un vilain quart d’heure ; mai: si je voyais seule- ment la moindre chance que M. A- drien fût au Roquairol... —Qu'apperçois-je 1à,’’ dit tout à coup Amélie en désignant un objet qui servait de jouet aux vagues, non loin du bateau. Etienne saisit le croc et attira un chapeau de paille dont la finese du tissu et la forme toute mondaine a- vaient un caractère particulier. Mlle. de Norville poussa un cri fai- ble, mais déchirant. ‘‘L'est le chapeau d’Adrien !”’ murinura t-elle. Les deux marins l’avaient recon- ru aussi, et ils se concertèrent à Ben que ce chapeau “üt pu être apporté de fort Join par les flots, 1l y avait maintenant appa- rence que son maitre se trouvât vi- rant ou mort an Roquairol. Aus- , les incertitwles du patron cessè- nt-g'les tout à coup, son visage, lui de son fils, prit une xpre--ion de détermination. ‘‘P. cairé, mon drôle, dit-il de sa voix rule, il faut tirer tout cela au clair... Borde tes avirons ; moi, je vais me mettre au gouvernail, et à la garde de Dieu !”’ Chacun prit son poste aussitôt. ‘Demoiselle, dit Etienne d’un ton solenne! en se penchant vers la jeune fille, ayez confiance, je suis là... fermez les yeux et ne bou- gez pas ! —Qu'importe la mort mainte- “oix basse, “11:14 LEZ sie CC | de la croix en silence. | rurent avoir duré un siècle. sait en éclats ; tastrophe, osa alors regarder autour ‘hors de la portée des vagues qui . . € Les deux marins firent le signe rol, dont elle pouvait voir à la fois fous les faces, était aussi complè- | fois par les vagues contre le rocher À “Nage,’’ dit enfin le patron. Aussitôt, la barque, emportée par un effort vigoureux, se rua au milieu du danger. Amélie regarda d’abord d’un œil ferme la manœuvre des téméraires bateliers. Mais bientôt le mugis- sement des flots, l’effrayante éléva- tion des lames lui donnèrent le ver- tige ; l'instinct de la vie l’emporta sur sa résolution : elle ferma les yeux. L'avant et l’arrière du ba- teau montaient et descendaient de manière à imiter le mouvement d’une escarpolette. À chaque ins- tant, des ‘‘paquets’” d’eau, tombant sur la jeune fille, ruisselaient le long de son manteau. EÆlle pensait être à sa dernière heure et adressait à Dieu une fervente prière. Ce supplice dura cinq minutes environ, et ces cinq rninutes lui pa- Tout} à coup la barque tomba lourdement sur sa quille, comme si elle se bri- l’eau rejaillit par- dessus la tête de Melle de Norville, éperdue. ‘Nous y voici! s’écria Poncet d’une voix joyeuse, et sans avarie grave, j’espère....Ma foi ! saint Guilhelm nous a protégés !”’ Amélie, qui avait cru à une ca- d’elle. Le bateau se trouvait en effet dans l'espèce de petit bassin rocailleux qu’on appelait la Bai- gnoire de saint Guilhelm ; déjà les deux marins avaient sauté à terre pour le tirer, autant que possible, | s’engouffraient dans ce port en mi- niature. Melle de Norville s’empressa aussi de débarquer, et, sans même s'apercevoir que <es vêtements, imprégnés d’eau salée, gênaient sa marche, elle se mit à gravir le ro- cher avec rapidité. Le crépuscule était devenu assez lumineux pour permettre de distin- guer les formes et les couleurs ; d’aitleurs, comme nous l'avons dit, le Roquairol de ce côté montait en pente douce et les couches de pierre y formaient des espèces de degrés d’un accès facile. Amélie, tout en poussant par intervalles des cris d'appel, en atteignit la cime avant même que les bateliers, occupés à mettre leur barque en sûreté, eus- sent songé à la suivre. Parvenue au point culminant, elle promena autour d’elle un re- gard avide. La perspective, du haut de ce promontoire, était ma- gnifique. Les nuages resp'endis- sants projetaient sur les eaux une éblouissante traînée de pourpre et d’or. Les lames semblaient sur- montées d’aigrettes brillantes, tan- dis que la terre, enveloppée dans la brume, formait une barrière som- bre et mystérieuse. Mais, aussi loin que la vue pouvait s'étendre, on n’apercevait pas une voile blan- che, pas un bateau luttant avec ses longues rames contre les courants, pas un objet étranger ballotté dans l’écume des brisants. Le Roquai- À tement désert ; rien ne se mouvait sur ses pointes rocailleuses et sou- vent battues par la tempête. Après s’être assurée de l’inutilité de ses recherches, la jeune fille se prépara à redescendre auprès de ses compagnons. Un grand décou- ragement s'était emparé d'elle. Tant d'efforts, tant de dangers bravés n'avaient d’autre résultat que de constater la mort misérable d'Adrien de Laroyère, A cette pensée, le cœur de la jeune fille était serré comme dans un étau, et des larmes, que personne ne pouvait voir, coulaient silencieusement sur ses joues. Tout à coup elle remarqua au- dessous d’elle, à l'ombre de quel- ques arbustes, un objet d’un rose éclatant qui tranchait sur les tons sombres du rocher. Elle s’en ap- procha avec empressement et re- couput un de ces grands et beaux oiseaux, si rares en France, qu’on appelle flamants où phénicoptères. Depuis longtemps, Adrien, dans son enthousiasme de chasseur, am- bitionnait une pareille proie, et c'était pour la conquérir qu’il était venu au Roquairol. L'oiseau, ar- rangé avec soin au pied d’un ar- brisseau, semblait avoir été mis à l'abri du vent et de la pluie. Sans doute, le pauvre Laroyère, au mo- ment de braver la fureur des eaux, n'avait pas voulu exposer son glo- rieux trophée aux chances d’un naufrage, et l'avait caché là, espé- rant le retrouver plus tard. Mais, selon toute apparence, le chasseur ne devait jamais se vanter de son exploit ! Des cris perçants attirèrent l’at- tention de Melle de Norville ; le patron et Etienne l’appelaient d’une espèce de plate-forme située à dou- ze on quinze pas du rivage. Elle tourna les yeux de ce côté ; quel fut son étonnement en reconnais- sant que les bateliers n’étaient plus seuls ? A leurs pieds, sur la roche nue, était étendue une troisième personne, que les accidents du sol n’avaient sans doute pas permis de remarquer jusque-là. Un profond saisissement s’empa- ra d'Amélie ; laissant tomber le fla- mant qu’elle avait eu d’abord la pensée d’emporter, elle descendit le Roquairol de toute sa vitesse, au risque de se tuer ; en quelques se- condes, elle se trouva sur ia plate- forme, où l’attendait un navrant spectacle. C'était en effet Adrien de Laro- yère que les mérins avaient trouvé en furetant dans les crevasses du rocher. Adrien était vêtu d’ha- bits de coutil, tout imprégnés d’eau salée. Il ne faisait/aucun mouve- ment ; la pâleur de la mort cou- vrait son visage. Ses mains étaient comme déchirées ; sa chemise, en- tr'ouverte sur la poitrine, laissait voir des traces nombreuses de con- tusions. Il avait au-dessus du front une large et profonde coû- pure, d’où s'était échappée une grande quantité de sang. Evi- demment, il s'était traîné jusque- là, après avoir été lancé plusieurs [ses blessures ne lui permettant pas] d'aller plus loin, il était tombé sans doute pour ne plus se relever. Malgré le désordre où l'avait jeté cette lutte acharnée contre les flots, il était impossible de rien voir ée plus beau que ce jeune homme in- animé ; sa pâleur faisait ressortir la ivirceur de ses élégantes mous- taches et celle des longs cils de soie abaissés sur ses yeux ; unesorte de placidité était empreinte sur ses traits, et ses lèvres décoloiées sem- blaient encore sourire. ‘Grand Dieu ! il est mort ! s’é- cria Melle de Norville. —Non, non, grâce à la bonne Vierge ! répliqua le patron ; mais il était temps. Dans un quart d'heure peut-être, on aurait pu dire : ‘‘Bonsoir l’’ Passe-moi la gourde d’eau-de-vie, Etienne... Et vous, demoiselles prêtez-moi, je vous prie, votre mouchoir pour bander cette affreuse pilaie.”? Le bonhomme. après avoir lavé la blessure, appliqua dessus une compresse imbibée d’eau salée ; puis il se mit à frictionner les tempes du blessé avec de l’eau-de- vie et parvint même à en glisser quelques gouttes entre les dents serrées d’Adrien. Amélie et Etien- ne attendaient avec angoisse le ré- sultat de ces soins. L'évanouissement du jeune chas- seur avait moins pour cause la gra- vité de sa blessure que la perte 1e son sang, la fatigue, la froid et l'humidité. Aussi, après un quart d'heure d’attente, commen- ça-t-il à donner des signes de sen- timent ; un peu de chaleur revint dans ses membres et enfin, il ou- vrit les yeux. Mais, dans le pre- mier moment, son regard était ter- ne, éteint, sans intelligence. Le patron fit alors avaler «u blessé une dose plus forte de son élixir souverain, c’est-à-dire d’eau-de- vie ; puis il enveloppa Adrien du manteau de laine dont on s'était précautionné pour une circonstance semblable. Alors seulement le naufragé parut reprendre entière- ment l’usage de ses facultés. I1 regarda d’abord avec étonne- ment ces visages anxieux penchés sur le sien ; en reconnaissant le pa- tron et Etienne, il les remerciald’un sourire amical. Mais quand ses yeux se fixèrent sur les traits gra- cieux de Melle de Norville, il pa- rut douter du témoignage d: ses ses, Après une minute de con- templation, il murmura d’une voix à peine distincte : ‘‘Amélie.. Melle de Norville!”? La jeune fille fondait en larmes, mais cette fois, c'était la joie qui les faisait couler. “Il vit ! s’écria-t-elle avec tra: port ; il nous reconnaît...1l est sau- vé. —Et il peut bien dire que c’est grâce à vous, ma petite dame ! s’é- cria le patron en se redressant ; car, si vous n’aviez pas été là, du dia- ble si nous eussions osé, de. nous- mêmes, entreprendre ce qui a si heureusement réussi ! Oui, regar- dez-la bien, monsieur Adrien, a- » vous lui devrez un fameux cierge, allez ! Et véritablement, il y a plus de nerf, de sang-froid et d’insou- ciance du danger dans cette jolie créature-là, que dans bien des vieux chiens de mer comme moi et d’au- jouta-t-ii en s'adressant au blessé ; tres... Mais voyons, comment ça va-t-il, maintenant ? Etes-vous mieux ? Ne voulez-vous pas es- sayer de vous lever un peu ?’’ Adrien tenta de se redresser, E, KR. ©. EN. (HuILE PIENNE) RHUMATISMALE ETrHi1»- Guerit le Rhuma- tisme, le Mal d>: Gorge, le Pieds En- fles, Entorses, Lum- bago, Rhumes. “ Demandez là à votre Pharm: cien. S'il ne l’a pas en mains, îl se fera un plaisir de l'obtenir por: vous. Vendue de Halifax à Vancouver. Better than ever Fall is setting in. New goods arrivinz weekly. Country pro- duce taken in exch- ange for goods a: highest market value. Not necessary to go out of t!,+ village for Baigains. Right at the old stand you cr get GROCERIES, DRY GOODE, BOOTS and SHOES, HARL WARE etc.,etc., at as cheap à price as elsewhere. S. E. GALLANT. Abraham’s Village. DERANGEMENTS De l'Estomac et des Intestins. Engorgement du Foie, linux de Tête, Constipation et Attaques Bilieuses it ga” par - PILULES DE NOIX LONGUES de McGALE, Elles sont promptes et efficaces dans = effet, ne cn es pas de Calomel, ou tout autres préparations mercurielles et "peuvent Fr être prises en tous temps et en tous climats. 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