Grue | NOUVELLE SERIE ee L'IMPARTIAL, TIGNISH I. P. E,., MARDI 29 JUIN 1909 ns r6 ANNÉE UN JOURNAL CATHOLIQUE DANS UNE PAROISSE C’EST UNE MIS- SION PERPETUELLE. LÉON XII ce. FONDÉ EN 1893 PUBLIÉ LE MARDI DE CHAQUE SEMAINE a ABONNEMENT a Pour LE CANADA ne Un at..ccosoo.eee csv de $1.00 DE MO. -co.ocee .... ......50 Pour LES ETATS-UNIS ee ...$1.50 XL Un an.... Dis Maliééssi... Pour L'EUROPE a Un at. ..sssocosocccee ..$1.50 Six mois..... Sesoe de 1.00 Les abonnemeuts sont payable d'avance, Pour cesser de recevoir le jour- nal, il faut donner avis au moins un mois avast l'expiration de son a- bonnement et payer tous les arré- rages. Ceux qui caaugent d'adresse devront nous donner l’ancienne aus- si bien que la nouvelle. Adressez toutes lettres, corres- * pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouard L‘'IMPARTTIAL = — —————— ———— Tignish, Mardi, 29 Juin. 1909 Livres irancais en Acadie Un journal de Montréal publie que la grande loge orangiste, qui a siégé à Frédéricton, N. B., le 17 mars, a condamné par une résolu- tion formelle l'usage des livres de classe français dans les écoles du Nouveau-Brunswick. Que vont répondre à ce geste menaçant les catholiques de là-bas ? Nous sou- haitons qu'ils soient assez fortement organisés pour résister à l'assaut quise p’épare contre eux. Il est tout de même étrange ce rappro- chkement entre les francophobes franc:-maçons et les assimilateurs qui s’aflublent du nom de catholi- ques.—L'Unionu, de Woonsocket, 1er avril 1900. Que vont répondre ces adhérents de partis qui ne voient dans la po litique de leur choix que la bonté, beauté et tout ce qu'il y a de bien, à ce geste menaçant des grandes loges orangistes ? Nos députés catholiques, aca- diens feront-ils la sourde oreille à cette infâme résolution ? Il faut être franc. Jorsqu'il s’agit da nos droits religieux et nationaux il faut être sans peur et prêt à braver le courroux de nos plus grands hom- mes d'état, dussions nous Érenonçer à notre parti politique. La preuve est évidente aujourd'hui que |’ Aca- dien qni a assez de coeur pour main- tenir sa diguité nationale est le plus respecter des autres nationalité. — Rédactionde L’IMPARTIAL. mt : Conseil de l'Assomption (De l'Evangéline) Mardi, le 22 courant, ie Conseil général de l’Assomption Nationale s'est réuni à Shediac, La séance s'est ouverte à 2 henres après-midi après quelques mots iu Président Général, M. F. J. Buote, proprié- taire-éliteur de L'IMPARTIAL, de Tignish, I. P. E. Etaient présents : M. F. J. Buo- te, Président Général ; l'hou. M. Pascai Poirier, Secrétaire Général ; l'hon. M. P. À. Landry, Juge à la Cour Suprême du N. B. Tré: sorier Général ; MM. les curés Le- Blanc, de Shédiac ; Léger, de St. Paul, Kent ; les Rév. Pères Albert, Ph. Bourgeois ; MM. les abbés Ph. Hébert, de Moncton et Alphée Gaudet ; l'hon. M. LaBillois ; MM. ©. Turgeon, M. P. ; C. M. Léger, M. P. P. :-]. P. Véniot ; M. l'abbé H. D. Cormier, curé de l'Aboujagane ; M. l’Inspecteur des Ecoles Hébert ; MM. Bourque, de Shédiac ; Arth. LeBlanc, avocat, de Campbeltou ; Edgar Melauson ; [T2 Nous AVONS RÉSOLU : mons la Bienheureuse Vierge l'Auguste Vierge Marie est la Préside Tignish, Ile du P. E., le vingt-huit juin 1909 Jeanne d'Arc et l'Acaüie 0 Comme suite à notre avis du 25 mai dernier relatif à la reconnaissance de la Bienheureuse Jeanne d'Arc comme Protectrice officielie de l’ Acadie ; Vu qu’il ne s’est élevé aucune objection à ce projet ; Au nom du peuple acadien, nous choisissons et procla- de Lorraine, Fille de France, modèle de patriotisme et de vaillance chiétienne, comme Protectrice officielle de l’Acadie, enfaut de France, dont Reine bénie. Le jour de la Fête à célébrer chaque année en Acadie en l'honneur de Jeanne d'Arc sera fixé ultérieurement. FRANÇOIS JosEPH BUoTrx nt-Général de l’Assomption Dominique Cormier, F. Robidoux, propriétaire-éditeur du ÆHMoniteur Acadien et F. Picard, de /'Evangé- line. ” M. le Sénateur P. Poirier donne lecture de lettres d'excuses de M. l'abbé Gauthier, de l'Ile St. Jean, et de l’hon. M. le Docteur Landry, ministre provincial de l’Agricultu- re : ces messieurs se trouvant alors comme délégués de l'Assomption à Montréal, à une Convention des So- ciétés de la province soeur. M. V. A. Landry propriétaire-éditeur de L'Evangéline, s'était fait excuser pour cause de maladie. Puis, l’hon. Sénateur Secrétaire aborde la question principale : celle des réunions de nos Institutrices et de nos Instituteurs français en con- grès : afin, par ce moyen, de pous- ser au développement de l'instruc- tion française en nos provinces de l'Est. Il cite l’union admirable, les résultats surprenants obtenus par les Maîtresses, les Maîtres français de l’Ile St-Jean. Il donne la ma- nière dont se font les voyages, comment sont entretenus par les fa- mi:les des villages où ils se réunis- sent les Instituteurs, les Institutri- ces qui se rendent à ces congrès. Et l’on peut dire qu’ils s'y rendent tous. De son côté, le gouverne- ment de l’Ile leur paye leurs jour- nées : car nos frères de l’Ile, par leur étroite union, obtiennent tout ce qu'ils demandent de leur gouver- nement local. Ces réunions entre- tiennent et augmentent le patriotis- me et servent à développer grande- ment l'instruction. M. le Sénateur demande si quelqu'un veut suggé- rer une motion relative à ces Con- grès de Maîtres. L'hon. Juge, M. Landiy, dit que le temps est à l'action et non aux discours. Il adhère à ce que M. le Sénateur a dit. Il rapporte qu'il y a tous les ans, au Nouveau Brunswick, des réunions d’Iustitu- teurs et que le gouvernement les favorise. Il reconnaît que si les Instituteurs français étaint réunis separement, ils seraient plus forts et se prepareraient mieux à l’ensei- guement. Nos écoles laissent à de- sirer parce que nos Justituteurs les autres. M. l'abbé Léger, curé de St. Paul, Kent, dont la compétence en matière d'instruction est connue, fait un excellent discours dans le- quel il fait toucher du doigt la con- dition malheureuse dant laquelle sont les jeunes gens désirant obte- air leur diplôme. Ils ne s’inqui - tent pas du français, puisque 1! français non seulement n'est paS enseigné à l'Ecole Normale le Fre- dericton, mais qu'il ne compte pas. C'est le clergé de l'Ile qui a tout fait : ici, le clergé ferait la même chose. A l'Ile St. Jean, entrez dans les écoles françaises : vous en- tendez les Instituteurs raconter l’histoire d’Acadie aux enfants qui s'y intéressent grandement. Voilà l’une des causes de leurs progrès. À Fredericton, il faudrait une divi- sion française bien séparée, bien ou- tillée. M. Hébert, Inspecteur, dit que si l’on n'avance pas, c’est parce que les hommes publics ne s'occupent pas des écoles. On veut des con- grès d’Instituteurs . Gloucester et Madawaska en ont. Dans Kent, il s'efforce d'en établir. Les années un Instituteur daus les réunions de ce comté : l'an dernier, sur 54 il y eut 37 français. Il y a donc pro grès. Les ministres protestants s’y intéressent, mais le public n’encou rage pas. Plus tard, on pourra parées. Il faut aller doucement. Mais avant tout, il faut une divi- sion française à l'Ecole Normale. M, j'Inspecteur fait ressortir la j:o- n'ont pas les mêmes avantages que | peut-être organiser des réunions sé-|leurs paroisses respectives et à don- sition d’infériorité dans laquelle se trouvent nos jeunes gens qui se des- tinent à l’enseignement. M. Buote, Président Général, donne tout l'historique de la créa- tion des Instituts à l'[ie St. Jean. Ils ont leurs statuts. Les frais de voyage sent payés par souscriptions et les frais de séjour soût faits par les familles des endroits où se tien- nent les congrès. Le rapport de |l’Inspecteur frauçais, M. Blau- chard, a été publié par le gouver- nement. L'Inspecteur français a juridiction sur trois comtés fran- çais ; les Inspecteurs anglais n’ont qu'un comté... Uue motion est présentée par l'hon. M. Landry, Juge, appuyée par M. le Curé Léger : ‘Le Couseil Exécutif de l’As- somption estime qu’à l’imitation de l'exemple donné par nos frères de l'Ile du Prince Edouard, il est dé- sirable que nos Instituteurs et nos Institutrices de laugue française du Nouveau-Brunswick, de la Nouvel- le-Ecosse et ou Cap-Breton se for- ment en différentes sociétés particu- lières sous la direction des Inspec- teurs Acadiens et se réunissent an- nuellement dans uue paroisse fran- ou daus chaque district scolaire afin l'éducation. L'hon. M. LaBillios appuie cette motion et, devant le peu de ch2nce de rien changer à Frederictou, sug- gère l’idée de construire une secon- de Ecole Normale dans le Nord et d'y demander une division françai- se, À propos du progrès, il cite Daïlhousie où, il y a quatre où cing ans on ne parlait pas français au- jourd’hui, grâce à l’enseignement donné par le couvent, la langue française est en honneur. M. C. M. Léger ne croit pas qu'il faille aller trop doucement, Il faut trouver un remède, forcer les Maîtres les Maïîtresses À con- naître le français. Un autre mal, c'est qu’on enseigne trop tôt l'an- glais aux enfants, |ramcook où, dès le IIème grade, |on fait apprendre l'anglais aux en- | fants. M. L'Inspecteur Hébert fait re. marquer qu'il a obtenu que l’ensei- gnement de l'anglais ne commençât que dès le troisième livre, Il y eut échange d'observations à ce sujet entre l’hou. M. LaBillois, M. B. J. Véniot, et autres. On présenta ensuite les #otions suivantes qui s'expliquent assez d’elles mêmes : | ITème Motion—La Société Natio nale de l’Assomption s'engage à payer annuellement la moitié des frais de déplacement des Institu- teurs et des Institutrices qui assis terout aux assemblées ci-dessus ou jusqu’à concurrence des fonds qu'el- le aura en main, IIlème Motion—Qu'il est ur- gent que l'étude de l'histoire élé. mentaire du Canada se fasse dans vos écoles acadiennes et se fasse avec un manuel d'histoire préparé en langue française. IVème Motion—Résolu que le Trésorier de l’Assomption soit au torisé à débourser pas plus de $50 pour défrayer en partie les frais de voyage d’une délégation auprès du Bureau de l'Education du Nouveau Brunswick pour insister que l'his- toire élémentaire du Canada par française soit adoptée et introduite dans nos écoles acadiennes. |rés de nos paroisses acadienn:s Isoient invités à visiter autant que | popite l2s écoles établies dans ner aux Instituteurs, aux Jnstitu- trices et anx Commissaires de ces écoles tout l’encouragement possi VIième Motion—Résolu : Il sera tenu chaque année le on vers le 15 août une assemblée générale du Couseil Exécutif de l’ Assomption dans telle localité que désignera le Président Général. Seront spécia- lement invités à ces assemblées MM. les curés, les députés au fé- déral et au provincial et les Inspec- teurs d’Xcoles. M. le Présideat General Buote donna avis que L’ Acadienne, socié- té mutuelle de l'Ile St. Jean, vien- dra en aide aux Instituteurs et aux institutrices, dans leurs frais de voyage pour se revdre à leurs con- grès, , Toutes les motions furent adop- tées à l'unanimité. M. le Secrétaire General donne lecture de très belles lettres : de M. Bourassa, le père du célèbre dépu- té dela province de Québec, qui annonce une nouvelle édition de Jacques et Marie, qui fut accueillie avec tant de faveur en Acadie ; de l’hon. Juge M. Breau, de la Nou- velle-Orléans, Louisiane. L'hon. M. LaBillois dit les regrets de M. O. M. Melanson qui n’a pu assis- ter à cette assemblée du (Conseil Général. Puis, M. l'abbé Léger suggère e nomination d'un troisième Inspec- teur français, les deux qui le sont ayant dans les 250 écoles à visiter deux tois par an, tandis que les au- tres Inspecteurs n'ont pas la moitié de ce chiffre. L'hon. Juge M. Landry approuve l'idée avec cer- taines modifications. L'hon. Sé- nateur demande si l’on ne pourrait obtenir du gouvernement les seules écoles françaises pour les Inspec- teurs français. Enfv, l’hov, M. LaBillois pré- sente une motion (adoptée) créant un Comité qui verra le Bureau d'E- ducation pour l'introduction dans nos écoles de l'histoire française du Canada. Sont nommés pour com- çaise désignée dans chaque comté | d'y promouvoir et l'instruction et | Vème Motion—Résolu que les cu | |poser ce comité : MM. l'abbé Lé- iger, l'hor. Juge P. A. Laniry, |P. J. Véniot. | Un vote de remerciements est pris à l'adresse des trois journaux d’Aca- (die représentés à cette assemblée générale du Conseil Exécutif. | L'ajournement à la date votée est | ensuite prononcé et la séance est ce . se close, — © —————— importantes Resolutions du Comite executit de l’Assomption A deux heures, mardi après mi- di, s'ouvrait à la salle-Ouellet, en cette ville, l'assemblée du comité exécutif de la Société Nationale L'Assomption, convoquée par l'hon. sénateur Poirier, pour preu- |‘dre eu cousidération toute question d'actualité concernant les intérêts généraux de l’ Acadie, et principa- | lement pour aviser aux moyens à |preudre pour avoir, au Nouveau- krunswick, à la Nouvelle Ecosse Il cite Mem- |et au Cap Breton, des réunions an- | ! |wnalles, durant les vacances scolai- ‘res, des instituteurs et des iustitu- trices de langue française, comme de se pratique à l'Ile du Prince- | Kdouard. !_ Etaient présents : M. F. J. Buo- te, president, au fauteuil, l'hon. | Pascal Poirier, sénateur, secrétaire, J’hon. Juge Landry, trésorier, les Révérends Pères D. J. LeBlanc, Shédiac, Ph. F. Bourgeois, de j'Uuiversité St Joseph, D. F. Lé- ger, de Saint Paul, E. Albert, de Gloucester, H. D. Cormier, de la Haute Aboujagane, Ph. F. Hé- bert, Mouctou, MM. ©. Turgeon, M. P., et P. J. Veniot Bathurst l’'hon. C. H. LaBillois, Dalousie, C. M. Léger, M. P. P., Memrawm- cook-Ourst, M. l'inspecteur d'é- coles Hébert, Depnis Corner, M. Arthur LeBlanc, avocat, Campbell- ton, M. F. Picard, de l'Evaugéli- ne, MM. Camille Cormier, J. V. |Bourque, M. Alphee Gaudet, eccl., MM. Domunique Cormier, Edgar | Melanson, le representant du Mo- |niteur. A l'ouverture de la séance, l’hon. M. Poirier donne lecture de lettres d'excuse de Mgr Richard, curé de Rogersville, de l'hon. Dr. Landry, ministre de l’agriculture, du R. P. P. C. Gauthier, curé de Palmer | Road, de l’honnorable Juge Breaux, précédentes, il y eut dix-sept, puis| Ph. Bourgeois écrite en langue | de la Nouvelle-Orleans, et de M. l'inspecteur d'écoles Docet,, de Ba- | thurst, tous exprimant leur plus vif regret de ne pouvoir assisté à l'assemblée. L'honorable sénateur Poirier si- gnale le remarquable succès qui a couronné les cougrès prédagogiques inagurés il y a une dizaine d’an- uées à l’Ile du Prince-Edouard, (Seize ans—Red-Imp) où ble, les ans les instituteurs et ins tous ————— titutrices de langue française se ré- unissent pour se concerter, se ren- seiguer sur les meilleurs méthodes à suivre pour l'ensiegnement. Les écoles acadiennes ont progresé là à pas de géant, et aujourd’hui elles sont sur nu pied d'efficacité vrai- ment remarquable. L'orateur est d’avis que ce bel exemple pourrait être imité avec avantage au Nou: veau-Brunswick, à la Nouvelle.K- cosse, etau Cap-Breton. La So- ciété l’Assomption sera heureuse de donner aide pécuniaire aux con- grès de nos instituteurs. Sur proposition de M. le Juge Laudry, secondé par M. l'abbé D. F. Léger, il est résolu : Le Conseil Exécutif de l’ Assomp- tion estime que, à l'imitation de l'exemple donné par nos frères de l'île du Prince-Edouaré, ilest dé-, sirable que uos instituteurs et insti- tutrices de langue française de la Nouvelle-Ecosse, du Cap-Breton et du Nouveau-Brunswick se forment en Cifférentes sociétés particulières, sous la direction des inspecteurs a- cadiens, et se réunissent annuelle- ment dans une paroisse française désignée, dans chaque comté ou dans chaque district scolaire, afin d'y promouvoir l'instruction et l’é- le demander au gouvernement la'ducation. Cette résolution provoqua une discussion intéressante à laquelle prirent part M. le Juge Landry, le Révd D. F. Léger, l'hon. sénateur Poirier, M. F. J. Buote, M. l'ins- pecteur Hébert, l'hon. M. La- Billois, M. C. M. M. Léger, M. Veniot et autres, Elle fut adopté à l'unanimité. Les résultions suivantes furent aussi adoptées: Ilest proposé par M. le Sénateur Poirier, secon1é par l'hon. M. La Billois et résoiu: La Société l’Assomption s'enga- ge à payer annuellement la moitié des frais de déplacement des insti- tuteus et des iustitutsices qui assis- teront aux assemblées ci-dessus, ou jusqu’à concurrence des fonds qu'elie aura eu main. Proposé par l'hou. Juge Landry, secondé par M. P. J. Veniot, et ré- solu; Résolu qu’il est urgent que l’étu- de de l’histoire élémentaire du Ca nada se fasse au moyen d’un mauu- el d histore préparé en français. Résolu que les curés ge nos pa- roisses acadienues soient invités à visiter autant que possible les éco- les établies dans leurs paroisses res- pectives et à donner aux commis- saires de ces écoles tout l'encoura- gemeut possible. Résolu que le trésorier de la So- ciété l’Assomption soit autorisé à déborrser pas plus de $50 pour dé- frayer en partie les frais de voyage d’une délégation auprès du Bureau d'éducation du Nouveau Bruns- wick pour insister que l'histoire é- lémeutaire du Canada, parle R. Père Bourgeois, soit introduit dans nos écoles françaises. Il est résoiu: Il sera tenu, chaque année, le ou vers le 15 août, une assemblée gé- nérale du Conseil Exécutif de l’As- somption à telle localité que desi- guera le président. Seront speciale. Un Peu de Tout Les suicides sout, paraît-il, si nombreux à Genève que, pour y remédier, il vient de se fonder dans citte ville une ‘‘ Œuvre de secours aux desespérés'”. La Revue suisse de médecine à mis gracieusement à la disposition du Comité de l'œuvre un local où se- ront données des cousultations ab solument gratuites, tous les jeudis, d2 six à sept heures. Espérons qu'on guérira beaucoup de ces pauvres insensés, en les ra | menant à Dieu et au devoir. Paris, 20..—La reine d'Italie vient de se révolter contre la mode des chapeaux gigantesques que les mo- distes françaises cherchent à impo- ser aux élégantes italiennes. Avec la plupart des dames de Ia cour, elle s'est mise à ne plus porter de chapeau du tout, dit le correspon- dant du ‘'Jouanal’”’ à Rome. El: ne sort plus que la tête couverte d'une sorte de mantille. Montréal. 21.—À Toronto, sa- medi, Lady Aberdeen a été nom mée presidente du (Conseil Inter- national des femmes, recuillant 129 sur 136. Sa concurrente était Mine. Juless Siegfried, ls France. Scattle (Washington), 21 juin.— L'Alaska Building, sur les terrains de l’exposition, a été ouvert hier et un public très nombreux est venu contempler les ‘‘nuggest’’ et barres d'or qui étaient exposés. Ily en avait pour $400,000. D'autres pépites du précieux métal vont arriver ces jours-ci de l’Alaska et lorsque cette exposition sera, complète il y aura pour $1,- 500,000 d’or dans l'Alaska Buïii- ding. li y a actuellement à l'exposition une pépite qui vaut à elle seule $3,000 ; c'est la plus grosse, dit on, qui ait été trouvée dans l’Alaska- Paterson (New-Jersey}), 21 juin. — Quatorze squelettes humains ont été exhumés hier par des ouvriers qui creusaient uue tranchée dans Herrick street à Carleton Hill. Les pius vieux habitants de la ré- gion sont incapables de donner des renseignements au sujet de cette macabre trouvaille. L'un d'eux à dit avoir entendu raconter par son père, qu'il existait autrefois une taverne, tout près de là, dont la rumeur publique faisait une sorte d'autre de bandits. Les voyageurs qui y descendaient disparaissait des cadavres d’une façon mystérieuses. Il est possible que des soldats tués pendant la guerre de l’Indé- pendance aient été enterrés là, car les Anglais ont fait au début de cette guerre de nomb euse:] incur- s'eus doi s 1: comté de Bergen. A Boston, vendredi, on célébrait le 134e arniversaire de la bataille de Bunker Hill. Résultat des ré- jouissances publiques: 119 pers2n- nes se sont blessées avec des revol- vers, des p'tards, des fusées. mt À LONDON DOCTOR Tells How to Cure Stomach and ment invités à ces assemblées MM. au provicial, et les inpecteurs d’éco- les. L'assemblée se leva à cinq h:ù- res, plusieurs membres du comité devant s’embarquer àcette heure pour rentrer dans leurs foyers. Du Moniteur Acadien. EU For sale : MAN oR WomAN, My Sout African Veteran Bounty Land Certificate issued by the De- partment of the Interior, Ottawa ; good tor 320 acres of any Dominion Lani open for ent:y in Alberta, Saskatchewan, or Manitoba. Any person over the age uf 18 years, Man OR WOMAN, can acquire this Certificate, For immediate sale $800 00. Write or wire, L. E. Telford, 131 Shuter Street, Toron- to, Ontario.’’ es Pour Rire Un vieux diplomate assis entre deux jolies femmes, une brune pi- quante et une blonde vaporeuse, de l’autre, avec une nuance assez profonde, toutefois, en faveur de la brune. Enfvu....voyons ! dit la blonde, un peu dépucée, si nous tombions à l’eau toutes deux, à l'appel porti- rez vous secours tout d'abord ? Oh ! madame, répondit 1s dipio- mate, vous devez savoir nager com- me un ange | les curés, les députés au fédéral et empressé galant auprès de l'une et | | Liver Troubles. 2 | A distinguished London physician during the course of a recent lecture on stomach and liver troubles, gives the following advice: — ‘(Be moderate in the use of heavy, rich foods. Do not eat hurriedly, and thorougbly masticate the food. If your habits are sedentary, take a moderate amount of exercise before retiring and immediately upon aris- ing. Do not use strong cathartie i pills, many of which are advertised | as sure cures, but in reality do in- jury by weakening the system. If you find it necessary to use any laxa- tive, stick to the old-fashioned veget- | able mixture, viz.: Fluid Extract | Caseara, 4 oz.; Compound Syrup of { Rhubarb, 1 oz.; Fluid Extract Car- riana Compound, 1 oz.; Compound Syrup Sarsaparilla, 5 oz. | Take one teaspoonful after each meal and at bedtime. This acts in a gentle, natural way, and is free from the weakening ef- fects of strong purgatives. The ingredients can be bought separately, and anyone can mix them at home. This information will be of benefit to our readers, and is morth keeping. HOTEL POIRIER F. T. POIRIER, Propriétaire, a Deux minutes de marche du che- min de fer. Ecurie et chevaux de louages. Prix raisonnables. WELLINGTON, P. E. 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