f L ’IMPA Un Hroquois brule vit à Quebec — 000 — Au mois de février 1692, le gouverneur de Frontenac donna, au capitaine Dorvilliers le comman- dement d’un parti de 120 Français et de 205 Sauvages pour aller atta- quer les Iroquois dans leur pays. Après trois jours de marche, M. Dorvilliers fut obligé de revenir sur ses pas, une chaudière d’eau bouil- lante lui ayant tombé sur les pieüs. Il donna le commandement à M. de Beaucour, capitaine réformé. Près de l’île de Tonihata dans la direction de Cataracoui, le parti tomba sur 50 Iroquois, 24 furent tués et 16 furent faits prisonniers. Les 10 autres s'échappèrent. M. de Beaucour s’en reviat triomphant à Québec avec ses prisonniers. M. de Frontenac irrité des dé prédations continuelles des Iro- quois et voulant d'ailleurs intimider ces féroces guerriers par un ex- emple rigoureux condamna deux des prisonniers à être brûlés vifs. Pareille exécution ne s'était pas encore vue à Québec et on peut croire que la population supplia le gouverneur de lui épargner un tel spectacle. Mais il ne se laissa pas fléchir. Les deux Iroquois furent instruits des mystères de notre re- ligion par les Jésuites et reçurent le baptême. L'un d'eux cepen- dant évita le supplice en se don- nant la mort avec 1n couteau qu'il trouva dans sa prison. Le baron de TJaHontan raconte ainsi le supplice de son malheureux compagnon : “Quelques jeunes Hurons de Lo rette, âgés de quatorze à quinze ans, vinrent prencre l’autre, et l'a- menèrent sur le Cap au Diamant où ils avaient eu la précaution de faire uu grand amas de bois. Il courut à la mort ayec plus d'’indifférence que Socrate n'aurait fait, s'il se fut trouvé en pareil cas. Pendant le supplice, il ne ccessa de chanter qu'il était guerrier, brave et intré- pide, que le genre de mort le plus cruel ne pourrait jamais ébranler son courage, qu'il ’y aurait point de tourments capables de lui arra- été un poltron de s'être tué lui- même par crainte des tourments, et qu'enfin s’il était brûlé, il avait la consolation d'avoir fait le même traitement à plusieurs français et Hurons. Tout ce qu’il disait était vrai, surtout à l'égard de son cou- rage et de sa fermeté, car je puis vous jurer avec toute vérité qu’il ne jeta ni larmes, ni soupir; au contraire, pendant qu’il souffrait les plus horribles tourments qu’on puisse inventer, et qui durèrent en- viron l’espace de trois heures, il ne cessa pas un moment de chanter. On lui tint plus d’un quart d'heure la plante des pieds devant deux grosses pierres toutes rouges ; on lui fuma le bout'des doigts avec des pipes alltimées, et on lui tenait ces pipes contre la main sans qu’il la retirât ; on lui coupa les jointures les unes après les autres ; on lui tordit les nerfs des jambes et des bras avec une petites verge de fer, et cela d’une manière inexprimable, et qui devait lui causer les plus af- freuses douleurs Enfin, après lui avoir fait souffrir tout ce qu’on peut imaginer de plus horrible, pour comble de cruauté, ces bour- reaux lui découvrirent le crâne, et ils auraient tait tomber peu à peu du sable brûlant si un esclave des Hurons de Lorette n’était survenu fort à propos pour lui décharger! sur la tête un grand coup de mas- sue dont il expira. Cela se taisait par ordre de madame l’intendant, qui eut la compassion d’abréger par là les tourments de ce malheureux. Au reste, toutes ces vives et âpres douleurs ne fureut point capables homme, et l’on m’a assuré qu'il chanta jusqu’au dernier moment. Je dis que l’on m'a assuré, car je u’assistai qu’au commencement de la pièce, et les seuls préludes de cette tragédie me firent tant d’hor- reur que je n’en pus soutenir la vue jusqu’au dénouement’ —ZXe- cherches Historiques. LE FROID EN ITALIE Un froid peu ordinaire a été senti c2s jours-ci dans toute l'Italie. Les montagnes qui entourent Pa- lerme sont couvertes de neige, fait absolument sans précédent. LE JAPON ET LA RUSSIE Une dépêche de Berlin déclare que le correspondant est en posi- tion d'annoncer d’une manière po- sitive qu’on a décidé à St.-Peters- bourg de se rendre aux désirs du Japon de manière à pouvoir main- tenir la paix. nes En Macedoiue Les derniers rapports, reçus des centres de secours en Macédoine par le bureau américain, mon- trent qu'il y a actuellement 100.000 personnes qui y sont cet hiver, sans abri et sans aucun moyen de subsistance. Ilyena 52,000 dans le district de Monastir. On craint une nouvelle insurrection pour le printemps. me. me EX SERBIE D’ayrès des nouvelles venues de Cettingne, Monténégro et publiées par le ‘‘Nouvear: Tournal viznnois’’, le roi Pierre de Serbie serait disposé à renoncer volontairement au trône, laissant aux puissances le soin de nommer son successeur. On dit que le prince de Monténé- gro a reÇu de la Russie, mandat de débrouiller la situation en Serbie, et que le roi Pierre, ayant reconnu que sa position est intenable, est disposé à abdiquer. son successeur ne montera sur le. trône qu’à la condition de s'enga- | ger à puvir les chefs de la conspi- | ration qui s’est terminée par l'as- | sassinat du roi Alexandre et de la | reine Draga ; il devra éloigner tous | ceux qui, directement ou indirecte- ment, ont été en relation avec les | régicides. On ajoute que | , { semaine des grands froids. La déclaration publiée par le ‘Nouveau Journal viennois’’ n’est pas encore confirmée, mais tout semble indiquer que les affaires de Serbie vont de ma; en pis, ce qui cause en Russie et en Autriche la plus grande inquiétude. On dit que les conspirateurs serbes ont ou- vertement menacé de se venger, en se joignant à la révolution macé- doiue qui doit éclater au printemps. La situation intérieure de la Ser- bie est très alarmante ; en dehors des villes, les personn:s et les pro- priétés sont sans cesse menacées par les brigands qui infestent les routes. ns PRECAUTION D'UN MARI Dans un hameau de France, une femme tomba en léthargie ; on la crut morte, et on la portait en terre ; mais en passant à un endroit où il y avait des haies d’épines, une branche s’accrocha au drap qni en- sevelissait cette femme, qui se sen- tant piquée, revint à elle. Elle, fut ramenée dans sa maison, où elle | vécut encore plus de dix ans. Au bout de ce temps, elle mourut tout de bon, et passant par son ancien chemin, son mari cria à ceux qui la portaient en terre : ‘‘N’appro-| chez pas des haies.” ne mens PIEDS ET MAINS GELES —— ——— A Manchester, N. H., à ia fer- me des pauvres, on a conduit l’au- tre jour le nommé Luc St-Pierre, [un homme de 58 ans, qu’on a dé- couvert dans un petit campement, prés de Milford. - C'était dans la St. d'interrompre la musique de notre | RTIAL, JEUDI, LE 4 FEV. 1904. Largeur 10 pieds, Hauteur 4 pieds, y inclus zon:is et loquets...… 5.75 Autres dimensions en proportion. Fournies par nous ou le marchand local. THE PAGE WIRE FENCE CO. Limited ?*° BARRIERES METALLIQUES ne PACE! cher un cri, que son camarade avait | Largeur 3 pieds, Hauteur 4 pieds, y inclus gonds et loquets........ 82.75 Walkerville, Montréal, Winnipeg. St. John Avrès que la gomme brute de Para a été soumise à notre pro- cédé secret chimique, elle est introduite dans des rouleaux FA ED D qui en font de longues feuilles minces; ensuite on en fait des claques, des pardessus et autres chaussures. lance d'experts, chacun d’eux ! comment assembler lo caoutchouc afin qu'il puisse endurer le mauvais Les CLAQUES GANADIENNES sont dures mais flexibles-—d'une tenacité qui tient du cuir—et de plus, Ces opérations sont sous la surveil Des hommes qui savent précisément temps, durer longtemps et bien s’ajuster. elles sont confortables ; cinquante années d’expérience sont la garantie qui vous dit qu’elles sont les meilleures. C’est pourquoi elles VOUS IECAT COXME UX GANT. DR EE A PET PET Er trs a spas A ont me RU Guaranteed Satisfactory OR MONEY REFUNDESZ. HERRIEMT EELE F LS EE ; " ï Es Ÿ ti LR Æ x E42 entleys Lis: 16nt » 3 bi Ë EC BÉL JE THE MODERN PA! CUÜnE, for all Pains, Aches, Strains, Cute, Dre isog, Purns, Sore The best remed Throat, Coughs, Colds, etc. It is an extra strong White Liniment that will not injure the most delicate fabric, and jibis gussultesS to «4 all that we claim, or your money is refunded. We make this offer becrsace ire Jinosr 2 ‘ é» .# A Linmirmemt cam cle, what BENTLEX’S “I recently used BENTLEY'S Liniment for a severe case of enlarssd Tonsila fn my daughter. She Whoupizg Cough, which grer:lr agpravated 1he troubie, nnuT became very much alarmed at the symiptoms. Ibathed her tnroat freeir with LEXTLELY'SLiniment for a few days and the cure was murvelous.” Mrs. JL. M. CHRISTIR, Pnstmistrens, Fret Monntatn, 2,58, mear Truro. & me ne me ne _ & Be sure and get the genuine IBENFEZL'S Eisiraient—the best of all Sold by all dealers in medicine, especially druggists, 2 cz. LDottle, 19c. 6 ez. Battle (containing over 3 times 2e much), 25. This is the largest bottle of White Linimnent on the market, SSI IES ITA IE EE F.G. WHEATON CO., Lté,, Sole Preps., Foly Village, B,5. Head office--WATERLOCO, ONT. The Mutual Life of Canada. —— IS NOTED FOR— (1) Economy iu management, resulting in low ratio of expense. (2) Great care in seleeting risk, resulting in low death rate, and (3) First class insvestment resuiting In largel income from interest. Three potent factois, producing very satisfrctory dividends for its policy holders. The interest income has exceeded the death claims since organization by many thousands of dollars. It has made a greater net gain in Canadian business in force during the past five years than any other company doing business in Canaaa. J. O. ARSENAULT, MANAGER FOR P. E. ISLAND. Offic: Y. M. C. A. Buiïlbing Charlottetown HARDWARE mm, —————_— The Fishermar The BlackSmith or the Car- penter A large Siock and lowest Prices. Pierre avait les deux pieds et les deux mains gélés. Les jambes! aussi étaient gelées jusque près des | cuisses. La figure était gelée par endroits. On lui a donné tous les: soins que pouvait requérir son état, mais il vient de mourir, dans d'’af- : freuses souffrances. Brace McKay &Co. Lti Summerside P. E. I. Jan. 2oth. 1904 | “ es € Le 4. pole €: SE = she CS ps rnb ror péritel raaie pére pires À rh PE one mans moe me à ke Ge te And Supplies required bythe Farmer! (EFFICACES| € En tous climats et en toute saison. [1 PILULES DE NOIX LONGUE do MeGALE. Elles stimulent Le Foie et les Rognons, guérissent les Maux de tête, les déran- gements d’Estomac, la Constipation chronique ; elles nettoient et purifient le sañg, et rendent la peau claire et fraiche.Eliessont purement végétales. EN VENTE PARTOUT, 25C. LA BOITE, OU DS EXPÉDIÉES FRANC DE PORT SUB RÉCEPTION DU PRIX. STANTON'S PAIN RELIEF, Le Roi de tous les Remèdes, Guérit Rhumatisme, Coliques, Entôrse et Névralgie, Fn vente partout, 25c. la bouteille. à Seuls propriétaires: The WinGare Cu micaL Co. Limited, Montréal, G Troublea with Kidney Trouble for Six Months. | Many Men and Women Are Troublea With Kidney Trouble, Some For Less Time, Some For Louger—No Need To Be Troubled For Any Length Of Time, If They Only Knew Of The Cures Being Made By DOAN’S KIDNEY PILLS. Backache Is The First Sign Of Kidney Trovble—Then Come Complications Of A More Serious Nature, DOAN’S KIDNEY PILLS | TAKEN AT THE FIRST SIGN OF | BACKACHE WILL SAVE YOU YEARS | OF MISERY. Mrs. William H. Banks, | Torbrook Mines, N.S., tells the pub- | lice about the great qualities of Doan’s | Kidney Pills in the following words :—1 | was troubled with kidney trouble for six | months, and had such terrible pains across my kidneys all the time that I could hardly get around. After taking one box of Doan’s Kidney Pills I began to feel better, and by the time I had | taken three boxes I was completely cured. Price 50c. per box, or 3 boxes for $1.25; all dealers or The Doan Kidney Pill Co. Toronto, Ont. SE (allant \brams Village Nouvelles Marchandises de tou- tes sortes. Les marchandises d'automne sont maintenant arrivées et les prix, comtne toujours, aussi bas que pos- sible. Marchandises sèches, Epiceries, Habits, Chaussures, Chapeaux, eric. ‘ete: Aussi : —Un de Livres de prières, Chapelets et Objets religieux, aux prix les plus magnifique Stock réduits. Eu Gros et en Détails. Un Canadien chez les caribales —— Le capitaine F. L. Foote, de le barque Mary Hendry,”’ de Liver- pool, N. E., quiwient de faire une croisière de plusieurs semaines SUT la côte africaine, est revenu récem- ment, et en parlant deson voyage, il a raconté ce qui snit : Le roi Ogby que j'ai invité à di- ner est le souverain des Jakrimen qui habitent la région sud du Ni- ger. Mon vaisseau l’a beaucoup intéressé et il s'est beancoup régalé en mangeant un morceau de porc ‘ôti. Ii m'a demandé si c'étaït là la chair d'un homme noir ou bianc. Ogby est l’un des plus riches souverains de cette contrée. Ila plus de mille esclaves, ses femmes sont nombreuses et le nombre de «es enfants est incalculable, Quelques heures après qu’li m'eut quitté, une jeune fille indi- gène vint me trouver. Elle me dé- clara qu’elle était une fille du roi Ogby et que celui-ci me l'envoyait comme un cadeau. Va sans dire que j'ai respectueu- sement refusé. {{Pendant ma conversation avec le roi, je lui avais manifesté le dé- sir d’avoir un morceau de peau tannée pour me faire uue paire de pantoufles. Le jour suivant, une des escla- ves d'Ogby vint au vaisseau avec un morceau de peau qui avait été enlevée sur la poitrine d'un uè- gre. Jj'appris que Jorsque le roi Ogby fut descendu à terre, après avoir dîné avec moi à bord de mon vais- seau, qu’il avait ordonné la mort de l’un de ses sujets afin de me procurer le morceau de peau que j'avais manifesté le désir d’avoir. Le roi Ogby ne mange presque jamais autre chose que de la chair humaine, et c'est parmi ses sujets qu'il choisit les mets de sa table, Les Jakrimens sont très indus- trieux. Ils mirent leur cuivre et leur or. Avec le cuivre ils font des pièces de mounaie, et ils fa- briquent divers objets qu'ils dé- corent de dessins souvent remar- quables. Avec l'or ils font des an- neaux, L'un de ces anneaux qui me fut présenté, por- tait en inscription, les douze signes du Zodiaque. Aucun homme blanc n'a pu encore découvrir comment ils travaillent le métal. Principes du succes La sagesse la plus vraie, c'est une résolution déterminée. —Napoléon [er. Les choses n'arrivent pas dans ce monde, a moins qu’on les fasse ar- river.—James A. Garfeld, La seule qualité serviable, sûre, certaine, rémunératrice, capable d'être acquise dans toute étude et tout carrière, c’est celle de l’atten- tion.—Charies Dickens. Le talent de réussir n'est rien Venez voir mon Stock, vous sa rez satisfaits. S. E. GALLANT Abram'’s Village. EN AFRIQUE A Bloemfontein, colonie de la Rivière Orange, près de trente per- sonnes ont été noyées et trois hô- tels et 176 maisons ont été détruits | comme résultat d2 la rupture d’un | réservoir. Des centaines de per- |sonnes sont sans asile. UNE EGLISE DETRUITE = ——— | | | plus que de bien faire ce que vous | pouvez faire et de bien faire tout ce |que vous faites, sans même penser ps la gloire. —Tongfellow. | Je n'ai jamais rien fait qui vaille | par accident. Quelle que soit la chose que j'ai commencée, je l’ai toujours à l’idée, et je ne m'en éloigne pas sans inquiétude tant qu'elle n’est pas finie. —Thomas A. Edison. N’abandonnez jamais la ligne de votre talent. Soyez ce que la na- tute a voulu que vous fûtes, et vous réussirez ; soyez autre chose, et vous serez dix mille fois pire que rien.—Sidney Smith, À vous, jeunes gens d’aujour- | mn rh Le feu a détruit l'église catho- Le hui, hommes de demain, de mé- lique de Ste Cunégonde. P. Q ge par l’eau et la fumée L'église | a été construite en 1885 et était. une des plus belies de la province. | Elle était évaluée à $110,000 et as- | surée pour #80,000. Abonnez-vous a 'incendié. diter ces devises empreintes au coin Le presbytère a été très endomma- de l'expérience infaillible, nus THEATRE INCENDIE A (Calgary, :T. N. O., le nou- veau théâtre New -Normandy a été Six grands magasins au rez-de-chaussée ont été com plète- ment détruits. Le théâtre devait | Être ouvert pour la première fois le L'IMPARTIAL | méme soir. _ [es pertes sont esti- n.ées à $280,000. Maux de Gorge - - . - BAUME RHUMAL Mc. <umsuhai ue - at ans in 5e RARE RE ET PER SNS ER A ET CORNE 29 pe age En te ES HA EREMASE FRERE EE ARRET EE RATE SRE MENT