Les Journalistes XX C'est avec grand plaisir que nous | donnons publicité à la circulaire suivante : Monsieur et cher confrère, — Vous avez peut-être entendu par- ler déjà de l'Association des Jour-| nalistes Canadiens-Francçais, fon-| dée à Montréal, il n’y a pas encore un an. Quoi qu’il en soit, un rapide exa- | men des documents que nous avons l'honneur de vous soumettre ci-con- tre vous fera mieux connaître ce que nous sommes, Ce que nous vOou- lons‘faire et l’organisation, encore à compléter, au moyen de laquelle nous espérnns réaliser nos desseins A l’occasion des grandes fêtes jubilaires de l'Association Natio- nale Saint Jean-Baptiste, cette au- née, notre Association des journa- lisies a cru opportuu «d'organiser un congrès de la presse française d'Amérique su: l'invitation et sous les auspices de l’ Association Matio- nale. Nous désirions rassembler autour de notre syndicat professionnel, en- core au berceau, des délégués auto- risés de tous les journaux de lau- gue française, tant au Canada qu'aux Etats-Unis. Ne fut-ce que pour un jour, nous serions très heureux d'amener cé- lébrer avec nous ces grandes fêies de la famille franco-américaine, qui | se préparent pour le 24 juin, à| Montréal, tous nos estimés cama- | rades, connus ou inconnus, qui | tiennent, comme nous, une plume | française en Amérique. I1 nous serait particulièrement a- | gréable de lier ou de renouveler! connaissance avec tous ces conirè | res éloignés, mais non moins sym- | thiques pour cela, de leur serrer | Re la main. Nous! saisirons l'occasion de recueillir | les conseils de leur sagesse et de| leur expérience sur le mode le plus | efficace de donner aux idées fran- | çaises, au Nouveau Monde, par) l'entremise de la presse qui les dé-| veloppe, le plus grand relief, la plus salutaire influence pour l'a- vancement de nos iatérêts natio-| naux, que puisse rêver l'ardent pa- | triotisme dont nous inspirons tous également. La circonstance se prèterait aussi fort hien à uue étude ‘‘en famille’ de la situation professionnelle du journalisme franco-américain, des possibilités d'amélioration qu'elle présente et des moyens les plus ap- propriés qui peuvent s'offrir d’as- surer une telle amélioration : ex- tension de notre syndicat fédéra- tion de groupes indentiques ; fon- dation d’offices de publicité, et bu- reaux de recrutement profession- | nel ; garantie des droits d'auteurs : respe:t des personnes dans les polé- miques, etc., etc. Ayant en vue toutes ces graves considérations, la commission spé- ciale chargée par notre Association d'organiser le congrès jubilaire de juin 1904, ne croit pas être indis- crête en vous invitant à représenter vous-même ou à faire représenter par un colègue dûment autorisé, votre estimable journal à ces pre- mières assise ; officielles de la presse française d'Amérique. Nous nous plaisons donc à comp- ter sur la faveur d’une réponse prochaine à la chaleureuse invita- tion que nous vous transmettons dès aujourd'hui, réponse qui nous apportera votre adhésion formelle au projet du congrès et la promes- se de votre personnel concours. Sur réception de cette adhésion que nous espérons obtenir avant le le 20 mai, au plus tard, nous nous empresserons de vous communiquer tous les détails utiles sur l’ofganisa- tion définitive du congrès, les faci- lités de transport et de séjour que nous comptons pouvoir garantir à nes hôtes journalistes, etc. Le premier congrès de la presse française d'Amérique aura lieu à Montréal tout probablement aux dates des 25 et 26 juin 2904. Comptant sur l’avantage de vous y trouver, nous demeurons, mon- sieur et cher confrère, vos cordiale- ment dévoués, Pour la commission, AMEDEE DENAULT, Prés. P. ARTHUR COTE, Sec. Boîte de Poste 2182, Montré- al. Montréal le 30 avril 1904. P. S.—Voulez-vous nous faire le plaisir de publier cette circulaire dans votre jourual, afin de porter à la connaissance des intéressés que l'invitation qu’elle comporte s’a- resse non seulement au directeur, mais à chacun des journalistes col- laborant régulièrement au journal. N. B.—Prière de répondre le plus tôt possible, avant le 20 mai. La Celebre Explorateur Airicain Stan- chevalier de la Légion d'Honneur |de s’en faire un jouet. ley est Decede | Sir Henry M. Stanley, l’explo- rateur africain, est mort d'une at- taque de pieurésie le 10 mai, à London. Henry Morton Stanley, naquit | près de Dembigh, le 28 janvier 1841. Il reçut l’éduvation sommaire d’un enfant pauvre. À quiuze ans, | il était garçon de cabine dans un| vaisseau en partance pour la Nou-| velle-Orléans. Là il fut adopté, | par un marchand du nom de Stan-| ley dont il prit le nom au lieu du, sien qui était : Bames Rowlands. | Son protecteur mourut sans lui laisser aucune ressource. Le jeune | homme s'engagea daus l’armée Confédérée et fut fait prisonnant. | Après la guerre, Stanley alla en! Turquie comme correspondant de! journaux. Par la suite, il entra au service du journal américain le| New-York Herald''. Le premier! voyage qu'il fit ex Afriqne fut pour | porter des secours à Levins:stone. Il prit goût à ce pays. n'avait pas le caractère « | humain de Levingstone | Ce fut lui qui le premier inaugu- | Stanley )uUX et ra le système des découvertes à! main armée. | De 1874 à 1877 | il vit les grands | marcha | résolument lacs, vers | l’ouest jusqu'au Congo, qu'il at-| teignit à ‘‘Nyangoué’”’, et le des cezdit jusqu’à son embouchure. De 1887 à 1889 il remcnta le fleu- veet retrouva à ‘‘Wadelaïi, sur le! Nil, ‘“‘Emin Pacha,’ à Zanzibar. Stanley a publié un srand nom- | d'ouvrages se rapportant plorations- En 1878, M. Stanley fut crée. | self. FAI Toussaint & Cie. par le gouvernement français. En Angleterre toutes les grandes uni- versités lui conférèrent des titres honorifiques. Il épousa Miss Dorothy Ten- nant, uñe artiste d'un grand talent. Il se fiit naturaliser Anglais et alla siéger au parlement. ———— ms FOR A STIFF NECK Or any soreness in the muscles of the back or sides you can't get anything half so good as Nerviline, the most powerful liniment made. |‘‘My neck was so stiff I couldn't turn it a quarter of an inch,’ writes Fred T. Baldwin of Ports. mouth. ‘‘T had it rubbed with Nerviline a few times and all the soreness and stiffness disappeared,. I don’t know another liniment you can depend on like Nerviline : it's splendid for colds, lameness, and can t be beaten for cramps and in- ternal pain.” Try Nerviline your- Price 25c. Vin des Carmes Vin par excellence pour réparet les forces perdues et FORTIFIER TOUS LES FAIBLES. 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Les Pilules l'loro ne feront pas un hercule d’un homme que la nature n’a pas créé pour être fort et vigoureux, mais elles rendront cet homme plus fort qu’il n’est, Quant à l’homme qui a été fort et.qui a perdu sa vigueur, clles le feront aussi fort qu’il n’a jamais été. Les Pilules lioro rendront à tout homme ce qu’il a perdu soit par la maladie, par l’usage immodéré de la boisson, par les abus de jeunesse ou par la mauvaise conduite. Un homme qui est nerveux, dont le cerveau et le corps sont faibles, qui dort mal, s’éveille plus fatigué que lorsqu'il s’est couché, qui est facilement découragé, enclin à songer continuellement à sa maladie, qui a perdu toute ambition, toute énergie, recouvrera sa vigueur et son cou- rage par l’usase des Pilules Moro. Les Pilules Moro guérissent les douleurs dans le dos, les joistures et es muscles, les douleurs intermittentes dans les épaules, la poitrine ou les côtés ; les maux de reins, le lumbago, les rhumatisries, le trar. chement d’urine ; ies affections de la vessie, les palpitations Ge rœur, et surtout amènent toujours une bonne digestion chez les hom- ines qui souffrent de leur estomac. Elles donnent un merveilleux pouvoir aux nerfs affaiblis et fatigués. Si vous êtes malades, fatigués, faibles, rervouwr, Éyspeptiques, abattus, souffrants, ne faites pas d'erreur ; laissez de côté boissons, bière, whisky, narco‘ïique: les Pilules l'oro sont le seul remède qui puisse vous remettre à la santé, Tous les hommes peuvent profiter des lumières des Médecins des Pilules lloro. 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Adressez vos lettres: Compagnie Médicale Moro, 1724 rue Ste- Catherine, Montréai. ; L'image du christ protanee 0 Les faits suivants que rapport: s’en échappaient en si grande a- la ‘Semaine Religieuse’”’ de Tours, |bondance qu’on ne suffisait 5as à sous le titre ; ‘‘Le Christ de Vau-|'es enlever. chevrier’’, paraissent emprunter, Quel rapport y avait-il entre la aux circonstances présentes un par- maladie et la mort d2 ces trois ticulier intérêt : | jeunes gens et l'attentat sacrilège Noûs dédions le fait suivant aux de Vauchevrier? Personne ne le iconoclastes moderne”, qui sera ent | soupçonnait. Le crime avait assu- tentés de croire que la justice de rément produit dans la population Dieu les oubiie : une émotion profonde, mais chacun En 1830, quelques jeunes gens | des coupables avait gardé son se- de Châtaurenauit et des environs, :cret : ils étaient inconnus. passant devant la croix stationnale| La révélation du mystère eut de Vauchevrier, eurent l'idée sa-| pourtant lieu, quoique tardive- crilège d'en détacher le Christ et'ment, et ce fut l'occasion d’une scène des plus émouvantes. L'ayant donc arraché viole | Se voyant incurable de remords, ment, puis mutilé et traîné dans les }éconta le cri de sa conscience, et rues de la ville au milieu de la nuit, ils mirent le comble à cette urgie d’impiété en délibérant sur son sort. L'un d'eux proposa de le faire écraser par les charrettes en le je- tant sur la route ; un autre, de lui crever les yeux ; un troisième, de l’attacher au balancier de la pompe pour être un objet de risée. voix suffoquée par. les sanglots, il Et celui là, mettant la main à |raconta tout ce que nous venons de l’oeuvre, attachait le Christ et Jui | résumer : l'enlèvement du Christ, adressait entre autres irjures cet & |Jes p10, 08 injurizux, les violences, pouvantable blasphème ; ‘Reste à | les blasphèmes et enfin le châti- jusqu'à ce que les vers te | ment—faisant remarquer que ses mangent.” | complices et Iui-même avaient pré- Or, il arriva que, deux ans plus | cisémert été frappés de la peine tard, au inois de novembre 1832, | dont chacun d'eux atait menacé le un garçon m:urier était écrasé par | Christ. sa charrette sur la route 1’Am-| Et, pour être entendu d’un plus boise à Châteaurenault. grand nombre, on se rappelle qu’il À la même date, un cultivateur |<e fit porter près d'une fenêtre, ou- d’une commune’ voisine perdait! verte sur la rue, et que là, mettant tout à coup la vueet souff:ait aux |sous les yeux dela foule les ra- yeux d’intolérables douleurs que | vages de son affrense maladie, il rien ne put soulager. s’accusa de nouveau et implora le Enfin à Châteaurenault même, pardon public. üuu jeune homme de dix-neuf aus,| ]1 mourut au mois d'octobre ouvrier cordonuier, était atteint | 1833, et l'aveugle le suivit dans Ja d’un mal étrange, horrible à voir, | tombe au mois de novembre sui- qui déconcertait toute la science! des médecins. voulut réparer dans ja mesure du possible sa criminelle conduite. I1 fit donc appeler le curé de Ja paroisse, le pria d'entendre sa con- fession et de publier au prône <a fauie et son repentir ; puis, en pré- sence de nombreux témoins, au moment de recevoir le saint via- tique, les yeux pleins de larmes, 1a vant ; mais la mort, qui efface tant Son corps, littéra-| lement rongé par les vers, exhalait. : giRe une odeur infecte. Quoiqu'il n'y | venir, et, après un demi-siècle, on eñt pas de plaies apparentes, les\en parle encore avec une sorte vers fourmillaient sous la peau et | d’effroi. de choses, n’a pas effacé leur sou- WHY BURN YOUR FLESH With acid corn salves when 25c.! buys a bottle of Putnan’s Painless | Abonnez-vous d Corn Extractor. It's purely vege- | table, never causes sores, and acts entirely without pain. Use only Putnam’s—the best. | L'Iipariial LS ë JEUDI, LE 19 MAI. 1904 Donahoe’s Magazine ——.——…—+ APRIL, 1904. ‘‘There are five hundred years of | Catholic history scattered over this continent, every century of which is fertile in fruits of Catholic disco- very, of Catholic colonization, of Catholic teaching and of Catholic {effort in every line of human acti- vity, says the Rt. Rev. P. J. Garrigan, D. D.,in the current is- sue of DoNAHOE’s MAGAZINE to which he contributes a paper of deep interest on the Chair of Ame- rican History in the Catholic Uni- versity. ‘‘This field has been oc- cupied and gleaned hy Protestant historians, who have tried to cul the fruits of our planting, and who offer these fruits to us without their natural foliage or flavor, whitout the aroma of Christianity, without the swest fragrance of the heroic deeds, of the pure simple lives of the first explorers, of the first missioners and pioneers of our great Republic.’? Dwelling on the need of such a chair, and the mental equipment of the man who will occupy it, Bis- hop Garrigan thus emphasizes the service rendered to Catholic Ame- rica by the Knights of Columbus. ‘The accomplishiment of this great and praiseworthy undertaking is the most enduring monument to the memory of the great Christian discoverer of our Continent, 'and a permanent claim to the gratitude of the church and of the nation for the Knights of Columbus.”? There are many Easter features in the contents of this number, a- mong others ‘‘The Mission of the Risen Christ,’ an interpretation by a modern French painter, Bes- nard, whose series of paintings will be a feature of the St. Louis Ex- position. Fine photographic re. productions of these paintings illus- trate the article. Stories and poerms having rela- tion to the season are contributed by Grace Keon, Susan L. Emery, Mary West, Rev. james B. Dol- lard, and Mary Redmond. Edward F- McSweeney in ‘‘ja- pan plus England vs. Russia’? throws much light on relations be- tween these countries and America, aud cites many authorities to ans- wer ‘he pertinent question he asks. ‘Where Do We Stand?’ Archbi- shop Johu Farley is the subject of an avalytical study by Herbert young. ‘‘Gladstone’s Cousin and Her Adopted Daughter’' by Rev. Re Russull, $S. J., portrays Gladstone in his home life, and also recalls mauy delizhtful reminis- cen.es of other great men who ho- nored Dora Tyrrell with their friendship. Tae Fev. John Tal- bot Smith d'seu ses ‘‘Richard Mansfield and O.her Star; S:u- mas MacMaous writes of the ‘‘I. rish Question in the Rockies :’” and Susanne Eliot describes the life of ‘‘Child Models in Paris.’ J. Her- man Thuiman has an aïticle on the ‘Cincinnati May Music Festivals :"’ aud Lawrence F. Kostka gives ‘vi- vid impressions of ‘‘England’. Newport,” the charmirg resort wbere England’s Four Hundred seek recreation. Other contributors to this num bér are Rev. John EF. Mullany, LL. D.; Rev. L, C. P. Fox, O,. M° I. ; Rev. J, T. Ro:he, Katha rine Tvnan, and Henry Coyle. “L'ALBUM UNIVERSEL" La meilleure et la plus ancienne des revues canadiennes illustrées, à atieint un degré de perfection jus qu’ici ignoré dans cette branche du journalisme francais eu Amérique ! Aussi, sou succès grandit saps + Eve:y Caihoï'e shcrid 12 The Cross Published monthl at Halifax. Price 30 cents p2r year. The Cross gives an opportunity for acquiring knowledge wuaich is so badly needed by cacholics im these days, when catholic doctrines are so much misunderstood. Besi- des it will keep» the catholic to speak st:ongly and tell people what they are and what are the doctrines of the church. AL: } WooDs TILL AN ASYRUP. ALL? 1 Heals and Soothes the Lungs anë Bronchial Tubes. Cures COUGHS, Se NESS, que edy known. If you have that irri- tating Cough that keeps you awake at night, a dose of tbe Syrup will stop it at once. 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Auclair....Ques- JEAN-B. fruits l:s plus rares au Le docteur Syntaxe poursuivi par un taureau. Le docteur Syntaxe faisant un croquis du lac. Le rêve du docteur Le docteur et son portrait vivant. Le docteur Syntaxe partant pour chercher une femme, Le docteur Syntaxe observant uue éclipse. Le docteur Syntaxe reçu par une servante déguisée en grande dame. Prix de la Livraison : 25 cents. Dont Run Risks This spring, (1904.) I will posi - tively call on every man in Prince cesse. À l’occasion de Pâques, ‘Album Universel’ publiera un! superbe numéro en couleurs, de | berux fetilletons tout ncuveaux des concours intéressants, En! somme, l’ensemble de /'‘‘ A/bum U- niversel" ne peut que plaire à tout le monde, Cette revue tire sa cou- verture en couleur toutes les se- | maines. 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