FF TS AE Dep ennEe prenne 27 I MRRNEE RME ÉE ETRE M OPrRIGE DDR Em RER Des pen ire éminent se L'IMPARTIAL JEUDI LE 21 NOV, 1901! . Evangeline. DEUXIEME PARTIE ‘ a II (Suite) À chaque coin de la maison, au milieu des fleurs du jardin, s’éle- vaient des colombiers, perpétuel symbole d'amour, avec leurs scè- nes d’éternelles tendresse et de ri- valité éternelle. Le silence régnait à l'entour. Les rayons du soleil disputaient encore la cime des ar- bres à l'ombre dans laquelle était déjà plongée la maison. Du som- met de la cheminée s'élevait une légère colonne de fumée bleue, qui montait et se répandait lentement dans l'air du soir. Sur les derriè- res de la maison, un sectier par- tant de la porte du jardin courait à travers les grands bosquets de chênes, jusqu’au bord de la prairie sans limite où le soleil descendait lentement au milieu d’une mer de fleurs. Tout au milieu de son sil- lon de lumière, comme des navires dont les noirs cordages pendant li- brement du haut des mâts durant le calme plat des tropiques, se dressait un massif d'arbres avec leurs vignes aux cordages entre- mêlés. Juste à l'endroit où la forêt ren- contrait les vagues fleuries de la savane, était assis, sur un coursier harnaché à l’espagnole, un pâtre en guêtres et au pourpoint de peau de daim. Large et brun était le visage qui, de dessous un sombrero espagnol, spectacle avec le regard superte du maître. Autour de lui, de nom- breux troupeaux de vaches pais- saient tranquillement dans la prai- rie, respirant les humides vapeurs qui s’exhalaieni de la rivière et qui se repandaient sur tout le paysage. Alors, soulevant lentement sa cor- ne suspendu à son côté, et gonflant tout entière sa large profond: poitrine, il fit entendre un son qui alla retentir au loin, sau- vage et doux à la fois, à travers l'atmosphère fraîche et tranquil'e du soir. Aussitôt les longues cornes blan- ches du troupeau s'élèvent dans l'herbe, oomme des flocons d'écume sur les courants opposés à l'Océan. Les betes regardèrent un moment en silence, puis en beuglant, elle se précipitèrent sur la prairie. Et la masse entière ne fut bientôt plus qu’un nuage, une ombre dans le lointain. Alors, comme le pâtre retournait chez lui, il vit à travers la barrière du jardin les silhouettes du prêtre et de la jeune fille qui venaient à sa rencontre. Ebahi, il sauta au bas de son cheval, et il courut au devant d'eux, les bras étendus et poussant &es exclama- tions d'étonnement. Quandils pu- rent voir son visage, ils reconnu- | rent Basile le forgeron. Il leur fit un accueil cordial et ies mena dans son jardin. Ils s'assirent sous une tonnelle de roses, et les réponses et les questions se succédèrent sans fin. Ils épanchèrent librement leurs cœurs, renouvelant les embrasse- ments de l'amitié, riant et pleurant tour à tour, ou par intervalles de- meurant silencieux et pensifs. Pen- sifs, ils l’étaient, car Gabriel ne venait pas, et le cœur de la jeune fille était envahi parle doute et par de sombres pressentiments. Enfin Basile, quelque peu embar- rassé, rompit le silence et dit : ‘Si vous êtes venus par l’Atchafalaya, comment n'avez-vous üulle part sur les bayons le bateau de mon Gabriel ?’’ A ces mots de Basile, une ombre passa sur la fi- gure d’Evangéline, des larmes montèrent àsesyeux, etelle dit d'une voix tremblante : ‘Parti ! Gabriel est parti !’” Puis, cachant SOn visage sur le sein de Basile, elle laisser déborder son pauvre Cœur gouflé, et elle pleura et san- glota. rencontré joué à mesure qu’il parlait : ‘‘Aic bon courage, mon enfant, il n’y a que quelques jours qu’'ilest parti, le jeune fou ! Il m'a laissé seul avec mes troupeaux et mes che- contemplait ce paisible Le x E 7 vaux. Il devenait fantasque, in- quiet, triste et troublé : son esprit ne pouvait plus supporterle oal- me de cette tranquille existence. Pensant toujours à toi, toujours in- certain et morose, toujours silen- cieux oune parlant que de toi et de ses peines, il était devenu, à la fin, si ennuyeux vour les hommes et pour les jeunes filles, et même pour mai, que je me décidaï à l’en- voyer à la ville d'Adaye pour fai- re le commerce des mules avec les Espagnols. De là, il suivra la piste des In- diens aux monts Ozark, ehassant les bêtes à fourrures dans les fo- rêts et attaquant castor sur les ri- vières. Aie donc bon courage, nous suivrons l'amant fugitif. Iln'est pas encore bien loin : les destins et les courants lui sont contraires. Dès demain, nous nous mettrons en route, et à travers la rosée ver- meille du matin, nousle suivrons de près et nous le ramènerons à sa prison.’’ Alors on entendit des voix joyeuses, et, des bords de la rivière, l’on vit arriver, soutenu en l'air sur les épaules de ses oamara- des, Michel le ménétrier. Long- temps, sous le tait de Basile, il avait vécu comme un dieu de l’O- lympe, n'ayant d'autre souci que de dispenser la musique aux mor- tels. Il était réhommé au loin pour ses boucles argentées et pour son violon. ‘‘Longue vie à Michel, notre brave ménétrier acadien !”? s'écriaient ceux qui le portaient en procession triomphale. Aussitôt, le père Félicien s'avança avec E- vangéline, saluant amicalement le vieillard à plusieurs reprises, et lui rappelant le passé. Basile, transporté de joie, hâlait avec des exclamations bruyantes ses vieux compagnons et leurs commères ; il riait à gorge déplo- yée et embrassait mères et filles, Ils s’émerveillèrent en voyant les biens du ci-devant forgeron, et ses domaines, et ses troupeaux, et sa vie patriarcale. Ils s'émerveillè- rent en l’attendant parler du sol, et du climat, et des prairies dont les troupeaux nombreux étaient à qui voulait les prendre. Chacun pensait en lui-même que lui aussi en ferait volontiers au- tant. Ainsiils montèrent les mar- ches, et, traversant la fraîche vé- randa, ils entrèrent dans la salle de la maison où déjà le souper de Basile attendait le retour du mai- tre attardé. Là, ils se reposèrent et firent la fête ensemble. Soudain, l’obcurité descendit sir la joyeuse réunion. Tout était silencieux au-dehors, et, illuminant le paysage de ses rayons d'argent, la lune vaporeuse s'élevait brillan- te avec des myriades d'étoiles. Mais à l’intérieur. plus brillants encore, à la douce lumière de la lampe. resplendissaient les visages des amis. De sa place, au haut bout de la table, le pâtre épanchait son cœur et son vin à la fois avec la même profusion. Puis allumant sa pipe, remplie du doux tabac natchitoche, il parla ainsi à ses hôtes qui l’écoutaient et qui souriaient en l’écoutant ‘Soyez encore une fois les bienve- nus, mes amis, vous qui avez été si longtemps sans amis et sans foy- er ! Soyez encore une fois les bien- venus dans cette maison, qui vaut mieux peut-être que l’ancien- ne. Ici, point d'hiver famélique qui congèle votre sang comme les rivières. Ici, point de terrain pierreux qui provoque Îa colère du fermier. Le soc de la charrue court obstacle à travers le sol comme une quille sur l’eau. Durant toute les bosquets d'orangers et l'herbe croît sans l’aunée, sont en fleurs, mieux ici dans une seule nuit que STILL TO THE FRONT !!! ES W sûre still to ths eat his soins wa pas nf t'as nic.s assorted stock of general mrchaudis: to b: foan Lin any city or ù ‘ ‘ ve couutry store in this prorluce. Although this is th: season of bal roids, the extrr iulas» ments we ofler, aud th: reduced prices on most of our go) ls, will more than repay th: #sacrifi:s of travelling through th: bil roads. Do not come all at once, bat for th: n:xt f:w moaths ws œau guarantee you, that our staff of atteutive clerks wili b: even ready aud willing to serve yoa ail, to yoar attire satisfa5tiou. The prospects for a big trale darinzg 1h2+ spring soasou 1s very bright indeed. As soon as road permit our egg bayers will be ont again to visit every b»4y, aud soliet their trad». 1t is not usc:ssary to ennin rat: he:e the diffar:sut kialsof goods in our S:o:k. Safli:ient it is to say, that w: kes» almost anything which the peeple wani. Our epring goods are already all in now, and anyb:ly w- cau’t sait in auything, cannot b: suited on this Earth. Weare always prepared to bay all kinds of prodace iu ex change {or our m+rchaindise. Eggs, was makra speuia ty. Lait year we handled 55,099 dozens, aud this year we waut to ja- crease this amount cousiderab:y. We want wool, hides and pelts, also pork, grains, potatoas etc. A full stock of Carter’s Tested Seeds on hand. We handle lumber of ail kinds. Give us a trial. JO ARSENAULT & SON & [® WRLEINGEON THE MODERN FOUNDREY AND MACHINE SHOP We would call Special attention to the faet that our E:t:- blishment is fitted with the very best Modern Machinery und employing none but first class workinen We are In a gramd posi tion to turn out satisfastory wo*k. OUR FOUNDRY DEP<T has proved to be a decided success We have sparel n expense in fitting up this depart mert, having inported from the United States a “Special Grade of Saud” anl using the best trade of “Pig 1ron”, we are in a position to meet the long d:- sired needs of the publie. Parties in need of anything in our lime we ask to consider these facts and any work which may h: en trusted to us will receive oar careful attention. We soit valued orders. Bruce Stewart & Co. THE MODERN FOUNDERS, Bugineers and Machinists Steam Navigation OCo’s Wharf CHARLOTTETOW#N PEL. Railway dining Rooms (Near Railway Station) Water Street, Summerside, P.E. Island pendant tout un été au Canada. Ici également, d'innombrables! troupeaux sauvages courent sans maître dans les prairies. Ici, la! terre est à qui la demande. Ici, | avec quelques coups de hache dans | la forêt, on a du bois pour se cons- | truire et se façonner des maisons. | Alors le brave Basile dit, | 1 et Sa voix prenait un accent en-| ltenez Île (à continuer.) NE SOYEZ PAS TROMPE. Ob véritable Vegetable | | Worm Syrup de McL-au. Les |tères de famiiles reconnaissent | la valcur de ce remède ancien! et à toute épreuve. | MEALS OR LUNCH on arrival of all trains. OMSBBRS served any way desired at short notice. ALz KiNDs TÉMPERATE DRINKS, CIGARS AND TOBACCO. G. P. GRADY, Proprietor. L'Impartial 3 mois, beef, cattle and sheep, oats, wheat, and other. vour 25 cents. FURS ! FURS ! ! We have now in stock th+ largest assortment of FURS ever shown nnder ons rooi in Charlottetown. We have sole control of the fimons Coristins Astrackan Jackets. The Best in the world l Every one fally zuaranteed. They are worn in every town, cibage and ham! t on this Island. | | Our Electric SsaliJackets are simply prrfection. We have never shown anything to equal this for quality Our Grey Lamb, Persian, Bocvarra, Wallaby and Racceoa are the very best that ent can buy. | Men's Ra:son, wal.ahy, Bison, w ,mbat, Siborian Bear Conts | Tha largest assortment to choose frou. | Prices in Men's Coats range trom 15.00 up 6% 0) | Paives in Ladies Jackate range from 15 00 up to 150.00 | EVER YTHINCG IN Ruffs Collars Boas Muffs Mits etc To se:e2t fiom :n all the fashionable kinds of £urs at The leading Fur Store of P. E. Island for specialties. ISENTNER, MCLEOD & CO. SEASONABLE GOODS. | Farmer’s Boilers, all kinds, Heating stoves. all Kinds, Cook stoves, Chopping axes, Horse blankets, Best qualitp american ker- ‘osine oil, Farmer’s scales. Lowest prices. | Brace, McKay & Co. Ltd Summerside, P, E.l.oct 29 h 1991. Hotel Bernard Lys GO0D ADVICE | | L | The followiaz dialogue was heart | |f w days ago in one of our neighboriag | settlements, end it'— | This house is thoroughly fitted up Pat—tlello, Peter !” | within 2 minutes walk frou It is Peter—Hel-oh oh-oh-ho, Pat.” | condnceted on firet class prino:ples, every Pat, Why Peter, thats à terrible ! Attention being given to the comfort ot congh yon have.” guests. Peter. “1 know, [It's killing me Pat] Terms are reasonable lat, Why don't you get something | to cure you ? Theo. Bernard Peier Sure [have tried all the cough Tignish Pror intdicine on the market but they did me no good. Pat. Why don't you go to the doctcr ? Peter, Well, L inter. ded to go, but Barney called over to see me last night Agents de L'Impartial Oct 12—6in,. and told me notto bother, with any of them ? Pat, Why was that, Peter ? Peter, * Well, be says last spring when Margaret was sick she had all the doc tors in the place to see her, and the deil the bit she was the better of them. Pat And will you tell me what cured her © M. PACIFIQUE GALLANT pour St, Peter, Well, he says he heard great. Chrysostome, Higgins Road et Me- talx about this MacDONALD'S DRUG [saac Road. STORE keepiug very fine medicine for man or beast, à ENS at ue 10] M. ANTOINR (ïALLANT pour Cape see Mr. McDonulds. himself, e gave! him two bottles of MacDONALD $ AN | Égmont, mont-Carmel et St. Timo- ODYNE PINE EXPECTORAN TT, | thée. which only cost him 25 cents ap'ece. This cured her completely. Pat, Well ! Well !'that was cheap Peter, Yes and he says if he had gone to MeUorald's Drug 8tore and got this |un nom de L'ImrAmTraL. medicine iu the fir-t start he would have saved over 850 that he had paid out for doctors’ biils and medicines. Pat, Dear, oh dear ! My, vh my ! Peter. 1 would advise yon to go to Sum. | merside and see ti at man at once! Peter. Well, l’at, L will go to see him [this day with the help ofthe Lord and the old horse. Good bye, Pat. Pat. Good bye, Peur, P.S. Pat—uoy!1Hi! Before you go take this 25 cents with you and bring me a bottle of that McDonakls Anvdvne Pine Expectorant for Aun, Peter—1 will chat, sure. M. S.E. GALLANT pour Abram's Vil. lage, Urbainville, St. Gilbert et Wel lington. : Ces agents sont autorisés de rece voir l'argent ot de donner des Reçus Trade M:rk Registered. A Design Copyrighted. The Oxieu Tablets and Oxien Pills ar: recognized to day a the leading nerve builders on he market À FREE PATTERN (your owu selection) to every sub- scriber. Only 50 cents a year. [MICALLSGR MAGAZINE ES | | A LADIFS’ MAGAZINE. No medecine has been placed |before th3 pubie which hes | done so much good as the OUX1EN TABL,ETS and PILLS A gem;: beautiful colored plates: latest fashions ; dressmaking eçconomdes ; fancy work ; household hints; fiction, @tc. Sub- scribe to-day, or, send far latest copy Lady agents wanted. Send for terms. | Stytlish, Reliable, RS Upo- | date, Econemical and Àbsotutety Perfect-Fitting Paper Patterns. Snd 30 cents for Oxten Pills aud 40 cents {or Oxien Tablets to NEIL McKINNON, Sammerside | | | | Al Seams Allowed and Perforations show the Basting and Sewing Lines. Only 10 and 15 cents each—none higher Ask for them Sold in neggly every city and town, or by mail from | THE MceCALL CO., medecine ever sold on tha 113-115-117 West ist St, NEW YORK. | nes , | 1sland airs à ä on : AM à: 8 and be convinced that Oxien | Pitls and Tablets are the Best me, te tte li à mutants