ue I L'u peise size. Ah! bien les deux sœurs ! avait vingt ns, l'autre à elles s'aimaient Orphelines très jeunes, c'était Marie Jeanne, RIVALES [abord, lui gagnait toutes les sym- pathies. IH plut vite aux deux sœurs. Le cœur aimant :t passionné de Marie Jeane, endormi jusque là l'airé:, qui avait servi de mère à la s'éveilla tout à coup, et Louise, la cadette et jamais maman plu: ien- üre ne s'était vue. Elle a:lait, ver:ait dans la maison Les vieux domestiques la comprenaient comme uue petite femme. et obéissaient à son moiudre re- gard. —Panvres enfants, soupiraient- ils tout bas !...Oui, pauvres enfants restées toutes seules dans ce grand Paris !....Le père était mort le vremier, la mère voulant vivre pour ses chéries, lutta, fut d'un coup, minée par le cha- grin. d(&s les bras de Marie Jeanne, oui it alors seize ans, elle jui chu- chota, entre deux hoquets d’agonie . —Je te la confie ; sois s1 petite maman ; épargues-lui les peines autant que tu le pourras, et quel- quefois parles-lui de moi.... Et elle s’éteignit dans ua baiser ayant encore sur les lèvres une der- nièr prière pour ses enfants. Elles grandirent côte à côte, belles toutes deux et s’adorant. Les visux domestiques étaient restés avec les orphelines, dévoués comme les chiens à leurs jeunes uaîtres. Quelques dames, amies de la mè- re, étaient seules admises en leur intimité ; car Marie Jeanne, mal- gré son jeune Âge, se montrait cir- conspecte comme une femmet d’ex- jérience. Elles sortaient peu, s’occupant de crochet, de tapisserie, de pein- riure, et plus souvent ecore on les “burprenait à coudre des petites brassières et des petites chemises dont elles habillaient les enfants pauvres. Quelles belles journées elles pas, saient ensemble à jurer de ne se ja- mais quitter ! Hélas ! un événe- ment fort simple devait les troubier bientôt. II Un jour, elles reçurent la visite d’une vieille dame qui avait connu leur maman :; elle venait toute heu- reuse, pour les embrasser. aussi avait été bien éprouvée. Son fils, avrès deux ans de mariage, avait succmbé à une fluxion de poitrine. lui laissant un beau petit garçon, lont la mère était morte en le met-| tant au monde. A force de soins, grandi et était devenu un homme distingué. La bonne grand'mère demanda aux orphelines ïa permis- le bébé avait sion de leur présenter son petit, ils. Marie Jeanne accorda avec plai-| 0 i Le sir ; elles étaient si seules ! —Alloss, c'est vieille dame en les quittant, je vous: ‘amenerai demain. L2 demain embla bien long à la sœur ainée ; var une sorte de pressentiment, il lui apparaissait gros de menaces. Il arriva pourtant. Depuis 1: matin. Marie Jeanne s'était surpassée ponr orner Île sa- lon des plus belles roses. On était au commencement du printemps. Jamais les bouquetiers n'avaient si Lien garnis et avec plus de goût. La jeune fille avait revêtu une élé- gante toilette, dont la coupe habile céshabillait sa jolie tailie. Elle était nerveuse, pour la première fois, peine les caresses de sa jeune sœur : elle était oppressée, redoutant un rendait à chagrin. A trois heures, le timbre retentit,. et le vieux François, qui remplis- sai: :es fonctiohs de valet de cham- bre, annonça Madame Bompierre et son fils. M. Charles Bom'ierre était fort | joli garço. Grand, une physicnomie fine, trouée par deux yeux noirs qu En- \ cadraient d’abondants ” bruns, ilse dégageait de touie sa courant person : ure sorte de magnétique qui, dés le premier soutenue par la vue des deux petites ; puis elle s’en Se voyant mourir, elles les émbrassa, et mettant la plus jeune entendu, dit la fébrile, et, ! cheveux | , timide enfant, seritit le sien battre pour la première fois. Elle aimait Le jeune médecin revint souvent avec sa g'and’mè re, se montrant de plus en plus graciecx. Marie Jeanne rayounait ; elle avait cru comprendre que les plus doux regards, les regards voilés du jeune homine s’adressaient à elle, et elle vivait.heureuse. l'âme toute pleine d'espoir et de rêves. Louise, de son côté se sentait la joie, elle aimait, elle aussi, avec toute l'ardeur illusionnée de ses seize ans. Mais elle. renfermait cet amour au dedans d’elle même comme une pierre précieuse dans son écrin. Elle eut un secret pour Marie Jeanne. L'étéétait arrivé accablant et malsain, Les deux jeunes filles venaient de quitter leur petit hôtel lieue de Paris. Louise était triste. Ne laissait elle pas à la capitale le meilleur contraire, se montrait joyeuse. Elle avait engagé pour un mois le cepté, quel bonheur ! III Huit jour en effet s'étaient à peine écoulés depuis l'installation samment chargée de malles et de cartous ; c'était Mme Bompierre et et son fils. Les nouveaux venus furent ac-| cueillis à bras ouverts, et alors com- mencèrent, pour les deux jeunes ülles, des jours d'ineffable joie | |En vraies gourmades, chacune pre-| |mait son plaisir sans en faire part à l’autre. | Hélas ! tout 2 uné fin, les larmes | | comme le rire. Marie Jeanne ne | |tarda pas à l’éprouver. | | Un dimanche matin, Louise, pre- | nant une corbeille s dirigea vers le | | potager pour ramasser des fraises. | | Charles Bompierre, ua livre à a: main, errait sans intention peut | être justement de ce côté-là. 11! vit venir la .;jeuue fille et la sut- | vit longuement des yeux ; puis il | parut prendre une décision, et se! ! cs-haut sous une charmille où elle, devait passer, il attendit. | Le panier rempli, Louise se dis- posa à rentrer.. Comme elle ga-| gnait le beiceau de feuiilage, une! | main l’arrêta. —Ah ! mon m'avez fait peur. —Pardonnez moi, Mademoiselle, Dieu ! que vous jai besoin de vous parler. fouise, | écoutez-moi ? L'enfant se rapprocha palpitan- te le cœur sur les ièvres.—Parlez !! murmura t'elle. | | —Louise, je ne ferai point de | |phrases pour exprimer combien | | vous êtes belle ; je vous dirai sim- | plement : Je vousaime! Voulez-| vous être ina femme ? | —Ah ! de grand coeur, s’écria-t-| \elle. Puis, reprenant possession d'elle même, elle ajouta: Je n'ai rien dit monsieur Charles! A- dressez-vous a ma socur, ce qu’elle décidera, je l’accepterai. |. —Allons ! la main dans la main. Je suis heureuse de faire votre bon- heur, s'écria Marie Jeanne qui ve- nait d'écouter sans être vue, la fin de leur conversation. vous! ‘Tenez, Charies, ajouta-t- ‘elle en tirant un anneau de son doigt, donnez à ma soeur cette ba- «ne de notre mère, ce sera votré anneau de fiançailles. | Et ils s’enlacèrent, sans quer Marie Jeanne chancellante, retnar- ljes veux brillants de larmes, un le sour're aux lèvres : le sourire du devoir accomyli. IV [ls se marièrent et partirert pour | cens'cit et agita fébrilement le mar- .teau de la lourde porte. vrit ; elle jeta son nom, et une mi- nute après deux femmes étaient dans les üras l’une de l’autre. rie Jeanne venait de trouver sa, Re” 2 | poitrine soulevée par une grosse | | Charles, frappé de phtisie pulmo- naire, agonisait. pour une ville située dans le bañ- | d'elle-même ? Marie Jeanne, au médersin et sa mère ; ils avaient ac- à la campagne, que l'on vit äébou- | cher par la grille une voiture pe- litude du cloître qu’elles ne quit- Embrassez se LR O l'Itaiie. Marie Jeanne, malgré leurs l HE \instances, avait voulu demeurer à Paris. maison vide ; la soeur aînée avait pris | habit des filles de St. Vin- etit de Paul Louise, heureuse, Le comprit Las le sacrifice et ne put Lard, nier à sa soeur cet abandon. 1, hiver com nença avec ses fêtes et ses bals. Le jeuue ménage, en-| 1 a 2 . D | trainé par ls distractions sans ! FL, | nombre, oublia vite l'humble soeur des pauvres. | Mais un jour une voiture s'arrê-| ta devant le couvent ; une jeune femme en élégante toilitte en des- On ou- | ! Ma- | soeur. | Le malheur la iui ramenait; | V C'est fini...le ménage est bri- sé...Louise sanglote dans les bras d : sa soeur. —Je n’ai plus rien, s’écria-t-elle ! : } | | | ...Lui m'a quittée et toitu m'as abandonnée... C’en est trop ! le coeur de Marie Jeanne éclate; elle avoue tout... Eh bien ! oui, elle l’a abandon- née ; mais! c'était pour son bon- heur, car ce maïi pleuré et regret- té, elle l’aimait, elle aussi. Ce fut une longue étreinte de re- connaissance. — Pauvre soeur ! pauvre soeur ! rénétait Louise, comme tu as dû souffrir ! Quelques jours après, le couveut ouvrait ses portes à deux femme ;: l’une rentrait au bercail, autre venait y demander ‘ine place. Et elles vivent depuis, côte à côte, ayant mêmes devoirs et mêmes joies dans l’appaisante sol tent que pour s’asseoire au chevet des pauvres mala.ies. ii PAUL FRONTON A Standard Remedy Used in Thousands of Homes in Canada for nearly Sixty Years and has never yet failed to give satisfaction. Diarrhœa, Dysentery, Cholera, Cholera Morbus, Cholera Infan- tum, Cramps, Colic, Sea Sickness and 2/1 Summer Complaints. Its prompt use will prevent a great deal of unnecessary suffer- ing and often save life. Price, 35c. The T. Milburn Co. Limited, Toronté, Ontarie. à + Keymaism Caen be cured (Ethiopian fRseumatie Of) Has conauer-d Rheumatism in + il 11S Various :0 18. thon=Inds all Druggists and Des- 25 and 50 cents. 7 on dis À leur retour, ils trouvèr.nt Ja Î = L'IMPARTIAL JEUDI, LE 18 AOUT, 1904. Pilules Rouges POUR LES . Femmes Pales et‘ Faibies. 77 > “x \ TP REMÈDE EFFICACE GUERIT TOUTES Es VEUSES ET COMPLIQUÉES PARTICULIÈRES UM FEMUES RECONSTITUE LE SYSTÈME ET EMBEALIT 2€ TEINT Pour doutes les informatrons / ke À. 7 fete fe omatene bre be crvubve AL COMPAGNIE CHAQUE FRANCO AMÉRICAINE \LMonratar, Cansña., Pan:s France | Boste Sd N AM an Tac- imile exact d'une boîie de Pilules Rouges, Nos Pilules Pour: soit une spécialité pour les maladies des femmes seulement ; c’est ce œui fait leur force et leur popularité. Il est im sible à un remèis d5 cuë.ir tons les maux. Jamais, dans l’histoire de la médecine, un remèl: n’# ciieuu autant de guérisons que nos Pilules Rouges, Nous denandons à nos nombreuses clientes de ne pas comparer nos Piluies Rouges aux autres r2mèdes guérissant tous les maux, entre autres, aux remèdes liquide: qui ne doivent leur effet stimulant qu’à l'alcool qu'ils renferment. Nos Pilules Rouges diffèrent de tous ces remèdes en ce qu’elles sont une spéciziité d’une puissance ani tient du prodige, Mesdames, si vous voulez restaurer votre estomac, afin que votre digestion se fasse bien et que c: que vous mangez vous profite ; si vous voulez renforcer votre foie, vos r:3n0on5 et vos intestins, afin qué toutes les impuretés disparaissent de votre système et que vous ne souffriez plus de maux &2 reins, de coulcurs de côté, de maladie de foie ni de constipation; si vous voulez avoir un Sang riche, pur et rouge, afin de faire disparaître ia näleur' de votre figure, de vos lèvres, ainsi que ces cercles autour Ge vos yeux qui rendent si laides les jeunes filles qui pour- raient être jolies ; si vous vouiez que vos périodes soient régulières et sans douleur ; si vous voulez que vos enfants soient forts et vos maladies sans rechute; si vous vouiez qne le retour de l’âge:se passe douce-_ ment, sans souffrance, sans paralysie ni hydropisie, faites un usage consciencieux “es Piluies Rouges de la Cie Chimique Franço-Amé- ricaine. Elles feront pour vous ce que ne pourront faire la plupart des médecins. 5 Nos Piluies Rouges guérissent les pales couleurs, les règieSigulou- reuses, les irrégularités, les per:t2s blanches, le mal de reins, les douleurs dans les côtés et le bas ventre, les paipitations de cœur, les étourdissements, la perte d’appétit, la mauvaise digestion, les gonfiements et les tiraillements d'estomac après les repas, les fibro- mes, les hémorragies, le: misraines, les névralgies, tous les troubles de la circulation et enfin, tous les symptômes amenés par le beau mal. Nos Pilules Roug23 guérissent ausei la froideur des pieds et des mains, les enfiures des joiatures, les EFydropisies, les paralysies et tous les maux amenés par les troubles du retour de l’âge. Nous conseillons aux femmes qui emploient nos Pilules Rouges, de les prendre avec persévérance, c2r eiles savent qu’une maladie qui a mis des années à se déclarer, ne peut pas sc guérir dans quelques jours, Les femmes qui souffrent doivent prendre nos Pilules Rouges jusqu’à dispari- tion complète de toutes les douleurs qu’elles endurent, et jusqu’à ce qu’elles aient recouvré leur bon appétit, leur bonne digestion, leur teint frais, leur humeur gaie et toutes les forces qu’elles ont perdues par | la maladie, Nos Pilules Rouges sont vendues chez tous les marchands de remèdes. Elles sont aussi envoyés par la malle, dans toutes les parties du Canada et des Etats-Unis, sur réception du montant de 50 cts pour une boîte ou de $2.50 pour six boîtes. Nos l'iédecins £péc'alistes donnent tous les jours, excepté les diman- ches, à toutes les femmes cherchant la santé, des consultations gra- tuites, à nos salons, 274 rue St.Denis, l'lontréal, Les femmes qui demeurent trop loin pour venir consulter personnelle- ment nos Médecins, sont priées de nous écrire une description com- plète de leurs maladies. Nos Médecins répondront le même jour donnant des conseils qui guérissent. ‘Toutes consultations, soit personnelles ou par lettres, sont absolument gratuites et strictement confiden- tielles. Nos Médecins Spécialistes qui, depuis des années, ne traitent que les maladies des femmes, ont atteint la perfection, et les cas extraordinaires guéris par eux ne doivent surprendre personne, Se méfer des contrefaçons ou des impositions. Nos Médecins ne pas- sent jamais de maison en maison pour soigner nos malades. Nos Pilules Reuges ne sont jamais vendues au 100. Elles sont toujours vendues en petites boîtes de bois contenant 50 Pilules Rouges, comme le fac-simile de ia boîte ci-haut. | " Refusez sévèrement toutes les autres Pilules Rouges qu’o2 pourrait vous offrir. Insistez pour que le nom de la Compagnie Chimique Franco- Américaine soit bien sur chaque boîte. (Ce sont les seules véritables. Toute correspondance doit être adressée comme suit: Compagnie Chimique Franco.Américaine, 274 rue St-Denis, Montréal. SI, ALT, TEA and OIL 109 Bblis well cured Island Herring 690 Sacks sait lo Chest Best Tea lo Casks American Kerosene oil lot cf aths, Tumber and Pailings, Mat- ched Eoards and Hardwood Pianks, Boots and Shoes. Paint and oils, Nails, etc. 200 Bbis Flour now on hand. À cheap 207 Ch 10 FOCTCC. CASH PAID FOR OATS Exceptionily - Artistic | .… Rings. The E. W. Taylor at all times carries a =omprehensive collection ‘of exceptional'y artistic Ladies’ Rings. We hold to the belief that nothing a jeweiry store carries cat be more important than Rings.... ‘especially because of the sentiment that usually actuates their purcha- se. As ihe pldge of plighted af- fection, a Ring must be dainty and handscne in order to rightly suit its purpose. And of such Rings we carry so many fine examples that we feel sure of pleasing every pair of sweethear s that come here for an Engagement Ring. Some are set with diamonds, o- thers with diamonäs combined wi:h ruby, oliviue and other stones. Some With opal, emerald, pearl, garnet or a combination of thei. Whatever price you wish to pay we thinkäe can supply or have made up tosuit you at short no- tice E. W. Tavior CAMERON BLOCI CH'TOWN McKinnon’s English Ointment CURES Fever Sores, Salt Rheum, Scal Heads, Itching or Bleeding Piles, Pimples, Sore Eyes, Ringworm, Blotches, Erysipelas, Inflammation, Blood Poison, Cuts, Bruised Burns, Sprains, Chapped Hands, Corns, and all Eruptions of the Shin from any cause whatever. It also cures scratches, and wounds ofthe Backs and Shoulders on Horses. PRICE, 25 AND 35 CENTS For Sale by all Druggists and Country Merchants NEIL McKINNON, Proprietor Summerside, Prince Edward Island JAMES THOMAS, Summerside, says : “I desire o bear testimony to: he great healiug powers of Mc- Kinnon’'s English Ointment. I suffered a gie:it deal from Sore Eyes caused by snow-blindness. I was induced to try a box of your Ointment which made a perfect cure of them in a few days. I have also usei your Ointment fo- other purposes and find it far supe- rior to auy salve on the market.”” Saye Trouble and Expenses Not necessary to go out of Tignish for your Spectacles and Eye Glasses. I have just imported one of the finest assortment of Spectacles and Eye Glasses ever brought to the Island. Suitable for all ages VERY STYLE Gold, Gcld filled, Nickel, Silver, Steel, rubber etc. THE LATEST AND BEST Price always right L. S, PERRY A. F. Laf if Frog Pond TIGNISH Eyes tested fret of charge 4 3 PU Ver El PA Pr dt Me 23. 22 i s Ensreus « . re si & Mi 2 die metier tatin : pére LP fonte Dem À ne #.. te a home M” ed ESS AQU à Au 2 nr Le 5 LE LP ee, JE FR