Mariage LES PHASES DU MARIAGE ns DRAME EN PLUSIEURS ACTFS ee | Comédie interminable ! ! ! La fille soupirera, Et jusqu'au fatal ‘‘oui” rêvera, Le premier jour tout sourira. Plus tard on s’'attristera, D'abord le calme partout sera, La lune de miel réjouira, Puis le vent soufllera, L'orage viendra, Et le tonnerre grondera, Madame priera, Monsieur refusera, Madame demandera, Monsieur faiblira, Madame exigera, Monsieur tolèrera, Madame se fachera, Monsieur accordera, L'enfant naîtra, La peine arrivera, Bébé criera, Papa bercera, Bébé continuera, Papa se fachera, Maman gémira, “Et tout le monde s ennuiera, Puis, quand bébé bégayera, Papa raisonnera. Alors il réfléchira, A l'avenir il pensera, Et son cœur s'attristera, Car la dépense s’accroîtra, Et l'argent diminuera, Monsieur au travail restera, Madame au plaisir s’en ira, Et de travailler monsieur redou- blera, Tandis que madame épuisera, Monsieur protestera, Madame en riant, s’en moquera, Et l'on se disputera. Peut-être....on se battra, Bientot la belle mère arrivera, A troubler la paix contribuera, De commander elle essaiera. Monsieur résister n'osera. Trop faible, hélas ! succombera, Beaucoup i: souffrira, Mais il obéira, Belle-mère encore plus fera, A ses amis elle parlera, De son gendre elle se plaindra, Beaucoup de mal elle en dira, Le plus grand nombre la croira. Sir Charles Tupper A HALIFAX Sir Charles Tupper est arrivé à Halifax le 16 du courant de son voyage en Europe. Interrogé sur les intentions de M. Laurier touchant le sénat, le chef de l'opposition a dit : “Le Sénat tel qu'il existe au- jourd’hui est une partie fonda- mentale de la Constitution du Canada qui elle-mêmc a été éta- blie par une loi du Parlement impérial. 11 est imposs ble de changer en rien la constitution du Sénat sans l’assentiment du gouverne. ment britannique. La loi de J’Amérique Britan- nique du Nord conféreit autre- fois de fermer le Sénat à Ja Couronne. En 1864 à la conférence de Québec à laquelle assistaient des délégués de Terreneuve, de l'ile du Prince-Edouard, de la Nouveile Ecosse, du Nouveau- veau-Branswick, et des deux Canadas, on a trouvé qu'il serait le plus sage de faire nommer le Sénat par la Couronne. Quoiju'il fat admis que les premières nominations seraient faites dans les deux partis ; il é- tait entendu que dans la suite le gouvernement an pouvoir au- rait le cheix exclusif des séna- teurs. Coutrairement à ce qui se pratique pour la Chambre, le nombre des membres du Sénat est fixé d'après les districts pro- vinciaux tandis que celui des Communes dépend du chiffre ce la population. Tout changement à l'organi- sation du Sénat serait par con- séquent, un coup porté à ja coustitutien. Ce serait folie de changer la constitutioa, et le Parlement impérial n'y prêterait pas la main, à moins que ce change- ment ne fut au préalable endos- sé par la majorité des deux Chambes. D'antre part il famdrait l'as- ‘sentiment des chambre provin- ciales. On a dit que le Sénat a mal agi. Pendant les 5 années de sa carrière de premier ministre, M. Alexandre Mackenzie n'eut de l'opposition de ]a part du Sénat, que dans deux circonstances. Quant à l’une d'elles, M. Mac- kenzie admettait, piusieurs an- nées plus tard, que la Sénat a- vait en raison. 1lne faut pas oublier que dans cette circonstance, l’hon. Edw. Blake combattait le projet du gouvernement. Quant au contrat présenté par l’hou. M. Blair pour l’exten- sion de la ligne de l’intercelo nial, ii ert impossible de trouver une preuve plus saisissante de son pev de valeur, que le fait qu’un coutrat sabséquent a éco- nomisé plus d’un million au pays. Dans cette circenstance l’utili- té du Sénat a été démontrée à toute évidence. L'aspect politique du Sénat se ressentait évidemment de la carrière gouvernementale de 18 ans du parti conservateur, mais depuis 2 ans de grands change- ments sent survenus. Et ces changements sont ia meilleure preuve de l'excellence du prin- cipe de recruiement actuel de cette assemblée délibérante. Le projet de loi de chemin de fer du Yukon repoussé par le Sénat est un de ceux qu'avec les renseignements obtenus au jourd’hui, aucun gouvernement n’oserait présenter. Aucun gouvernement n'ose- rait en appeler au peuple sur un pareil projet de loi, ce qui est une confession tacite de la con- conviction que la grande majo- rité du Canada est hostile à ce plan de chemin de fer. Quelques-ans des amis du gouvernement eux-mêmes ont combattu le projet du Sénat.” France et Allemagne nee La question des relaticas en- tre l'Allemagne et la France continue d’ovcuper les pabli- cistes en Europe. Chose cu- rieuse, dans la presse russe, le: sentiments sont partagés sur la possibilité et l'opportunité d’an rapprochement entre ces deux puissances. D'une part la ‘“Ga- zette russe” de Saint-Peters- bourg approuve chaleureuse- ment cette idée. Par cette recon- ciliation, l’Europe continentale retrouverait la possibilité d'ex- ercer de nouveau son influence civilisatrice sur les autres var- ties du monde. Et les vuesétant uuifiées par ce travail civilisa- teur, ce serait la paix assurée Et on irait de commun accord vers les généreuses 1inl>ntions exprimées daus le manifeste du tsar. L'organe allemand de Saint- Peterbourg le ‘“Petersburger Zeitung” se montre moins con- fiant. Selon lui une alliance franco russe aliemande serait nécessairemént dirigée contre l'Angleterre. Mais l'Allemagne, en ce moment, n'est pas disposée à la guerre contre la Grande- Bretagne. Malgré les rivalités actuelles entre ces deux pays, les circonstances ne sont pas favo rabies à une, guerre car, à Berlin et dans d’autres villes do l'em- pire, on se rend compte de la valeur de :a flotte anglaise. En- suite à Saint Petershourg, on ve partage pas les idées belli- queuses françaises. Les intérêts français en Egypte et au Sou- |dan sont d'une nature tonte spéciale ; et quoique la Russie et l'Allemagne ne voient pas avec plaisir les prétentions an’ glaises s'étend e indéfiniraent, ii y a loin de là à tirer l'épée. C'est ce que la ‘Petersburger Zeitung” reproche à la France de ne pas comprendre, et elle en conclut, qu'il n'y À guère de { | probabilité de voir se jéaliser l'idée d’une triple alliance fran- co-russo-germanique. La Cuisine a CONSOMME POUR SOUPE Prenez trois ou quatre livres de jarret de bœuf, conpsz en petits morceaux, ajoutez tons les os et morceaux de viande froide que vous avez dans la} maison, et couvrez le tout avec de l'eau froide, laissez le repoger ane heure ou deux ct p.acez sur le feu, faites bouillir plusieurs heures, puis coulez et Jaissez froidir Lorsqu'il sera froid, le gras s'enlevera facilement. Ne laissez pas un seul petit mor- cean de gras dedans. Ceci est le consommé, et toute espèce de soppe peut être faite avec ce bouillon en y ajoutant différentes sortes de légumes ainsi que du riz ou du maravceni que vous faites bouillir dans l'eau ot qu vons jetez dans le bouillon lorsqu'ils sont cuits, les assaisonant au goût. Lors- qu'en se sert d'oignons, il est préférable de les râper plutôt que de les couper en morceaux. SOUPE BLANCHE Passez au tamis deux ou trois petites patates que vous aurez fait bouillir ; Mêlez avec deux tasses d'eau, une tasse et demi de lait, et ane demi tasse de bouil- lon consommé, si vous en avez. Assaisonnez au goût avec poivre, sei, et graine de céleri moulue. Laissez jeter un bouilion puis servez. SOUPE AUX ASPERGES Procédez d'abord comme pour ane Sonpe Blanche. Ajoutez une demi boîte d’asperges en cen- serve, Ou, si c'en est la saison, les têtes d'un paquet d’asperges fraiches, coupées par bonts d'an pouce de longeur, après les avoir fait bouiliir dans de l'eau salée. Ajoutez ensuite un peu de crême et servez très chaud. Si vous vous servez d'as- perges en conserve, ayez soin de ne pas prendre le jus et de ne prendre que les têtes ou Ja par- tie tendre des asperges coupée fin. | SOUPE AUX POIS Prenez et lavez une chopine de pois fendus, couvrez les d'eau et faites tremper tout le matin. Trois heures avant le di- ner mettez les dans la marmite avec une autre pinte d'eau et un petit morceau de lard salé, puis faites bouillir fort, en bras. sant souvent pour que les pois ne brülent pas. Si l’on ne veut pas mettre de lard, on peut, au lieu d’eau, mettre du bouillon de bœuf ou d'autre viande; cela dispense de mettre au lard. L'on peut avoir besoin de remettre de l’eau quand la soupe bout, selon que l'on veut le bouillon plus ou moins épais. ON DEMANDE Pour le Canada, un dépositairire ou un agent général, monopole de la vente ‘‘Polynice Oil”. Spécialité médi- cale admise dans les hopitaux des Etats-Unis et très avantageusement connue au Canada. 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Leduc, banquier, 56 rue St Jac- ques, Montréal : Je soussigné déclare et certifie qu'étant atteint de rhuma- tisi ne aïgu et inflammatoire me rete- nan t au lit depuis vlus de trois se- mai nes et me mettant dans l’impossi- bilit é de remuer ni bras ni jambes, j'ai eu recours a Polynice Oil. Vingt- quatre heures après l'application J'ai été débarrassé des douleurs atroces desquelles je souffrais depuis le commencement de terrible maladie, jai quer a mes occupations journalières étant complètement guéri. Je ne sau- rais trop recommander a toutes les personnes atteintes de rhumatisme de recourir a Polynice Oil dont l’eflicaci- té est merveilleuse. (Signé) A. LEDUC, BANQUIER Johns Hopkins University, Baltimore, 5 avril 1897 Les expériences faites ici a l'hopital moin, ayant très bien réussi, je re- commande ce remède dans tous les : cas de rhumatisme. (Signé) Dr F. L. RoGERr. Envoi franco par la poste con Dr A. ALEXANDRE, Exigez sur chaque flacon le nom et l’ er er L © (Signé) CHARBONNEAU HOTELIER. [2 s' eflicace n’a aucun effet I1 me fait plaisir, après m'être ren- du compte de l'efficacité physiologi- ue et thérapeutique de Polynice Oil & lui donner mon attestation d’une manière consciencieuse. En maintes et maintes circonstances depuis l’automne dernier j'ai assisté a l'application de Polynice Uil, soit dans des cas de rhumatisme, d’'inflamma- tion de poumons, dyspepsie, etc., et vraiment, tout médecin que je suis, Je dois m'ineliner et dire bien sincère- ment que j'aiété chaque fois émer- veillé de l'efficacité si prompte et de la cure radicale des maladies ci haut mentionnées. Je dois dire en outre que cette spé- délé- tère quelconque. (Signé) Dr NAIRN BLACKBURN Médecin de l’Hopital Civique, Montréal Colonel Hughes, chef de police, Montréal,—Je puis recommander Po- lynice Oil aux personnes atteintes de rhumatisme. J'ai pu me rendre compte personnellement de son efi- cacité que je ne saurais trop louer. (Signé) G. HUGHES, Colo nel. Le docteur Gadbois, Montréal, dit : rue Cadieux, Les nombreux cas de rhumatisme et d’autres maladies que j'ai vu gué- ris par Polynice Oil me permettent de dire que cette nouvelle découverte mé- dicale française n’a pas besoin de re- commandations. Elle se recommande d'elle-même par son eflicacité, et, lorsqu'elle sera mieux connue, sera employée dans presque toutes ies ma- ladies. M. Charbonneau, hotelier, coin des rues Portier et Cadieux, Montréal : Qu'il me sufise de dire, comme je tre 50 cents en mandat-poste Specialiste de Paris, 1218 G. St., N. W. Washington, D. C- adresse ci-dessus, il se fait et vend beaucoup d’imitations. Prière de les signaler. RECOMPENSE. G00D GO0DS AT POPULAR PRICES At Alberton Headquarters you can be sure of these three things. 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