NE) © # CRT ER pa ET ES À as te magna ct tt il te pe DE A SRE. dant men ce cn mue née tome more : d.f RS RE PR Deere nas montent Me 1eme vom LS HR PT PES RTE ER EE : é PAS ES PSN PR RE RG RAS ES PRE SE : a + FT pe ni) RE RER. ’ o _— Fe 7. jt 7 ion ir U I PR EEE PR 1 À Une Etrange Affaire. On s’entretient beaucoup à Perpignan d’une étrange affair» qui s'est déroulée à Barcelone, au moment de la déclaration de guerre entre l'Espagne et les E:- tate-Unis. Deux Français, originaires des Pyrénées-Orientales, auraient été, l'un blessé grièvement par un Américan ; l’autre, son frère, séquestré, injurié et menacé par le consul des Etats-Unis à Bar- celone. Voici les faits tels quel:s ra- content les intéressés qui vien- nent de porter plainte àau préfet des Pyrénées Orientales et au consu]i de France à Barceione. On se rapelle que le jour où parvint dans la capitale de Ja Catalogne le texte du Message McKinely au Congrès des Etats Unis portant declaration de guerre à l'Espagne, des trou- b'es éclartèrent dansla soirée. Vers neuf heures la fouie se porta devant le consul améri- Cain, en arracha l'écasson, brüla le drapeau de l'Union et proféra des menaces (le mort. Dans une chambre d'un hôtel situe près du consulat se tenaient deux Américains qui regar- daient, exaspérés, ces scènes de désordres. Tout à coup, entendant du bruit dans les couloirs de l'hô- tel, les Américains crurent que la foule les ayant découverts venait les assaillir. L'un d'eux arma son revolver: sortit de la chambre et voyant une personne marcher précipi- tamment dans le corridor, fit feu sur elle, la blessant d’une balle qui traversa l'épaule et le bras droits, Le blessé était un garçon de l'hôtel, nommé Joseph Puig, agé de trente-cinq ans, citoyen frauçais, orginaite de l’arrondis- | sement de Prades [Pyrénées-O. rientales), qui vaquait à son ser- vice. Puig tomba en poussant des cris déchirants. Comprenant leur méprise, les deux Yankees portèrent le mal- heureux dans leur chambre et lui proposère nt 300 pesetas pour prix de son silence, puis 1,000, puis 2,000. Puis refusant toujours, les A. méricains l’injurièrent, le meua- çant de lui faire un mauvais parti. ; À deux heures du matin, vaincu par la fatigue et la sout- france, terrorisé pa- la crainte, le garçon d'hôtel finit par con- sentir à accepter 2,000 pesetas et à signer un papier rédigé en an- glais, qu’il ne comprenait pas. Le frère de ce dernier parent, nommé Pierre Puig, voyageur de eommerce à Parpignao, pré- venu par dépêche de l'état gra- ve son frèr:, accourut à Barce- lone. Pierre Pnig déclara qu'il allait porter plainte au consul français et aux autorités judi. ciaires. Mäis le patron de l'hôtel pré- viat le consul américain qui ar- | rita en tou‘e hâte avec l’agres-{ta femme, puisqu'elle le deman- seur et deux autres de ses com-|de, Elle en a le droit. Patriotes, prétexte d'une entre- vue pour arranger l'affaire. On introduisit Pierre Puig dans une chambre de sul américain injuria le voya | geur de commerce et le menaça, | s’il ébruitait l'affaire. | L'hôtelier, d'orixine italienne. | de connivence avec les Améri. | caips, déclara à Pierre Puig que! s’il ne faisait pas ce qu'on Jui ordonuait il risquait de se voir | assassiner par un malfaiteur, | soudoyé par ies Américains. | Effrayé’ Pierre Puig signa | une pièce rédigéé en auglais | dont il ne comprit pas la teneur et prit 300 pesetas qu'on lui re. mit pour son frèr2. | À peine Paig eut-il signé que |rue. La pauvre malade affirme le consul l'injuria de nouveau|avec énergie sa volonté de se et lui adressa de nouvelles me-}confesser et réclame la L'IMPARTIAL,, JEUDI LE 14 | parole. Pierre Puig rentra à Perpi- gnan avec la victime de l’agres- siov, porta plainte au préfet de Perpignan et au consul de Fran: ce à Barcelone. Le préfet des Pyrénées-Orien- tales, après avoir recueilli les dépositions des frères Puig, vient d'adresser un dossier au Ministère des Affaires étrangè- res. DEYRAIT TOUJOURS ETRE SOUS LA MAIN. PoinKil\er IL NY A PAS DE SOUFFRANCE N1 DE DOULEUR, INTERNE OU EXTERNE, QUI NE SOIT SOU- LAGÉE PAR LE PAIN-KILLER, Gare aux contrefaçons et aux imita- tions, La bouteille véritable porte le nom PERRY DAVIS & SON. Un Pere Capucin Le KR. P. Capucin Marie An- toine, ancien vicaire de St-Jé- rème de Toulouse, si populaire par ses prédications, remontait un jour vers son couvent, situé sur un coteau qui domine la ville Un ivrogne de première mar- que, pechard jusqu'aux che- veux, le suivait depuis dix mi- |nutes, parfois même le précé- | dait en le regardant sous le nez Let hurlant de son ton le pius a- | viné : “Ohé ! Marie-Antoinette, \ohé : | Père Capucin, confessez ma femme, Père Capucin, confessez-la bien... —Ohé, Marie-Antoinette !… Marie-Antoinette à cela et à bien pis, l’écartait du geste et continuait sa route, pendant que l'ivrogne, interpellé vivement par les passants que son atti- tude scandalisait, répondait en ‘hoquetant : —Et puis ?..Quui ?...Je ‘chante. Je vais chez moi ; “rie- | daze”’...C'est mon droit !.....……. 1l s'arrête enfin, entre dans june maison d'ouvriers, et monte chez lui, au cinquième, non sans peine. 1] trouve la porte— en se retournant, il voit le Ca. pucin qui l'avait suivi, et qui rentrait avec lui. Notre pochard, inquiet, bal. butia : —Je ne voulais pas vous offen- vus. Voyons... c'est pour ri- goler..…… Qu'est-ce que vous me voulez, mon Père ? —Confesser ta femme, tu me l'as demandé plus de cinqaante fois tout à l'heure. De la pièce du fond, une voix! maladive s’écrie : —Oh' qne vous êtes bon, Père, d’être venu! J'avais si peur de mourir sans prètre..………. La pauvre femme agonisait, effectivement, enfermée à clef par son seigneur et maitre, qui allait se saoüler à crédit chez le mastroquet du coin. L'homme se fâche : la colère l'hôte | qu'on ferma à clef. Là, le Con: | le dégrise en partie : — Te suis chez moi .....Pas de calotins !....…. Tu vas sortir. — Pas avant d'avoir confessé —Je vais appeler la police ! — Appelle. Je ne t'empêche pas. —AÀ la garde !.... à la garde ! On viole mon domicile ! À la garde ! Tout le quartier monte Arri- vent les deux agents de ronde (Comme à Paris) -—-Qu'est ce que c'est ? —Ce froquard-là est entré malgré moi pour confesser ma femme. —117 Parfaitement. Mais c’est lui qui m'en a prié et sa femme qui le désire. Interrogez-la ct interrogez les assistants. Viugt voix témoignent aussitôt de ce qui s'était passé dans la protec- naces s'il proférait une seule {tion de 1a police. Au nom de la liberté de cons- cience,” un agent se campa de garde ; la malade fut vconfessée et reçut les sacrements. Un peu dégrisé, l'homme s'était un peu dégrisé, l'homme s'était un peu adouci ; il s'excusait......... —Ta femme te pardonne, dit le Père, et offre sa vie pour toi. Va la voir, elle se meurt. Il p'eura ; elle mourut en lui parlant...Avant de partir, le Capucin vint à lui : —EÊt puis ? c'est tout 2... —Non, Père.…....J'étais une canaille..……. Je veux payer ça. Confessez-moi. Cet homme est resté bon chrétien, et la preuve, c'est qu'il n'a plus jamais bu. VIVE LA FRANCE À propos de plusieurs con: damnations récentes infligées en Alsace-Lorraine à des person: nes qui ont poussé le cri sédi- tieux de Vive la France! le Journal de Colmar rappelle une plaisante histoire qni1 s'est pas- sée. ily à quelque temps à Mulhouse : Une brave femme du peuple paria un jour qu’elle cricrait dix fois de suite Vive ia Frau- ce ! à la barbe d'un gendarme, sans qu’il lui en advyint aucun mal. Le pari fut tenu par les as- sistants, et la femme s'appro- chant d'un sévère gardien de la loi luitint à peu zrès le dis- cours suivant : On vient de condamner, mon- sieur le gendarme, un pochard qui avait crié : Vive la France ! Pourquoi cet animal criait-il; Vive la France ! 11 devrait dvoir que quaud on crie : Vive la France on est fourré au bloc. La loi est formelle. Pas de cris de: Vive la France ! Car pour crier : Vi- ve la France ! nos tribunaux donnent toujours trois mois de prison pour le moins. Voilà pourquoi un homme raisouna. ble ne criera jamais Vive la France ! Les Vive la France ! sont le fait des pochards et des paresseux qui, par leur Vive la France veulent se faire héber- ger pour rien en hiver. À la place des juges j'acquitterais ceux quicrient ; Vive la Fran- ce |! pour ce dernier metif ; les coupables seraient punis plus sévèrement pour leur Vive la France ! par un acquittement Que PAR... — Halte-là bonne f mme, s'é- cria tovi à coup le geadarme. Voilà bien assez de Vive la France ! poussés à pleins pou- mons sur la voie publique. Si vous continuez, je vous mettrai la main au collet. La femme s’éloigna, empo- chant les cinq marcs quelle ve- nait de gagner, elle rit de bon cœur avec les perdants amusés. LECON AUX MARIS En cherchant à résoudre la question des servantes, qui de- vient chaque jour plus difi- cile, un écrivain d’outremer se lance dans une théorie qui a tout le mérite de l'originalité en même temps qu'elle attaque la question à sa racine. ‘Quelqu'un, se demande:t-il, peut-il me dire pourquoi, quand le Créateur forma Eve d’une des côtes d'Adam, il ne Jui fit pas en même temps une servante ? ‘Parce que Adam était atten- tif à son épouse ; s’il avait un collet à faire coudre ou un gant à raccommoder, il n’arrivait pas en se lamentant et demandant |cela de suite, sans délai. “Il ne passait pas tout le joar à lire les journaux, pour alors demander paresseusement en bâillant : Est-ce que le sou- qer n’est pas encore prêt, ma chère ? Non, te! n'était pas A- dam. “Mais il faisait le feu, met- tant lui-même la théière dans le faurneau, et, nous présumons, ii arrachait les raves, pelait les bananes et rendait tous les ser- vices possibles. 11 ne dédaignait pas de traire les vaches, de je- ‘ter la nourriture aux volailles et de prendre soin de Ja porvhe- rie. “1 ne restait pas jusqu’à on- ze heures du soir dansies ass m- blées de quartiers ou de fau- bourgs pour acclamer ur candi- dat honni, et n'arrivait pas en grondant sa pauvre Ere, qu'il aurait trouvée en larmes. “Il ne cherchait pas ses amu- sé .ents à jouer le billard. à conduire de fins coursiers, n’é- touflait point Eve de Ja fumee de son cigare. On ne le voyait point flaner au coin des rues ou à la porte des épiceries, pendant que Eve, triste et seule au foyer, balançait le berceau du petit Cain. En un mot, Adam ne se considérait point comme créé uniquement pour s'occuper de lui-même, ct ne s'imaginait point qu'il fût indigne d'un homme d'aider son épouse daus les soins domestiques. “Teile est la raison pour Ja- quelle Eve n'avait pas besoin d’'.ne servante, et nous souhai- tons que telle pu'sse être aussi la raison pour laquelie ses ai mables descendantes pourront s'en passer.” La Peur ee La peur est un défaut, je le reconnais, c’est même peut-être vn vice. On a dit qu’elle ne rai- sonnaïit pas ; c’est probablement, en effet, parce qu’elle déraison- ue et fait déraissonner !—Et pendant que Je suis en tr:in de faire ma confession publique et d’avouer toutes mes infirmités, je raconterai encore un de mes souvenirs d'autrefois--Je n’é- tais plus un gamin pourtant ; j'étais un homme ; mais on n’est pas brave à tout âge ! Un soir, en rentrant chez moi, après avoir assez bien soupé a- vec des amis—trop bien soupé même—je treuvai mon lit défait. Qui est-ce qui l'avait défait je commençais à être troublé, oubliant que c'était ma diables. se de bonne qui avait négligé le matin de faire son ouvrage habituel ! Je me mis en mesure de don- ner un léger coup de retapage aux matelas ; je passai ma main sous le premier. A1 même mo- ment, ma fenêtre, mal fermée, s'ouvrit brusquement et éteignit na bougie—il faisait nuit noire au dehors—et au mème moment aussi, minuit, l'heure des reve- nants, sonne à ma pendule ! Je sentis malgré moi un frisson me monter des pieds à la tête ! Soudain, je rousse un cri ter- rible, un cri d'effror formidable, qui heureusement ne réveilla pas les voisins. Je venais de trouver une main sous mon matelas ! Pàle de terreur, js m’arrêétai— quelle était cette main, d'où ve- uait-elle, à quel bras apparte- nait elle ? Je voulus crier derechef, mais cette fois l'émotion serrait ma gorge, paralysait tous mes mem- bres. Néanmoins, je fis un effort sur moi-même, je me raidis con- tre un acte de faiblesse qui me paraissait indigne jeune homme de ma valeur, et. essayai de me rendre compte de l'évènement ! J'avauçai de nou- veau ma main sous 1s matelas — ma main que javais rétirée, vous vous eu doutez bien ; je tâätai ponr retrouver l'autre maiu...c'était la mieune ! Je m'étais tranquillement pris la main droi 6, qui etait sur le matelas, avec la main gau- che, qui était dessous Cette histoire m'a guéri pour toujours de la peur des reve- nants, C'est déjà ça ! On voit qu'il est quelquefois bon d’a- voir bien soupé dans sa vie ! Ernest Blum. JUILLET, 1898. A Prominemt Physicinn, largest drug Pa is that of V one Co. À a. City. > Re there to learn ,:“Do you have much call for these ? 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