de Ar 2 M sé, shsfidis Feng er et. me + + pe mue , 0 ce ST PIENVEILLANCE ET BIEN- FAISANCE 1] y a deux devoirs de cha rité auxquels, dans la vie ordi- naire, on n'attache pas une as sez grande importance, et qui, cependant, sont de ceux qui montrent le mieux nos vraies dispositions charitab'es ; ce soat les devoirs de bienveillance et de bienfaisance. La bienveillance est un sen timent extrêmement délicat “ qui nous porte à accueillir a- vec sympathie nos semblables à nous intéresser à eux, à leur donner des témoignages d'es- time chaque fois que nous pourons leur être agréables. C'est une disposition généreuse de notre esprit, de notre cvarac. tère ; mais il ne faut pas la con fondre avec la bienfaisance, qui est beaucoup plus active, et qui met en action les inspi- rations sympathiques de la bienveillance. E:re “bienveil- lant, ce n’est donc pas faire le bien, mais être en disposition de le faire. Par exemple, un malheureux vous demande l’aumône ; vous en por vez rien Jui donnr, mais vous l'adressez à quelqu'un qui pourra le secourir; vous êtes bienveillant. Celui qui le secourra en lui procurant du pain ou du travail, est bienfai sant. : Dans la vie des eufants, et mème dans les rapports jour naliers ordinaires, la bienveil- lance prend le nom de complai- sance, Remarquez combien on aime une personne complai saute, comme on recherche sa société, comme l'on l'estime. Entre camarades, la complai sance est un devoir, et un de- voir dont l’accomplissement porte toujours ses fruits. Si vous savez vous mettre à Je disposition de votre voisin pour l'aider dans ses deroirs, (lors- que c’est permis), pour lui faci- liter un travail, lui donner un renselznement, ramasser un obiet qu'il a laissé tomber, l'ai- der à en chercher un qu'il a é- garé, etc. ecc., à son tour il vous rendra les mêmes services! quant pareilles choses vons ar- riveront. Etre poli est encore une wma ‘nière de se montrer bienveil. lant pour autrui. C'est prouver aux autres combien on les es- time que de se gêner un peu pour eux, soit en recherchant les formules les plus agréables pour leur parler, soit en pre- nant une attitude qui marque le respect. Les enfants doivent être po- lis avec tout le monde, même avec les enfants qu'ils fréquen- tent. Les domestiques, les gens auxquels on commande, les pauvres mendiants eux mêmes cut droit à la politesse, parce qu'ils ont droit à la bienveil- Jance. Mais on doit surtout être bienveïllant pour les faibles : les petits enfants, les malades, les infirmes, les vieillards. 1] ne faut pas oublier que mavn- quer euvers eux de bienveil lance où de politesse, c'est témoigner qu'on n'a pas de cœur. D L. D. UNE SINGULIERE AN- NONCE Un journal de New-York a publié la s'rgulière annonce que voici : “Un homme est dis- posé à vendre immédiatement son corps à une école de méde- | il publie aujourd'h i les dé- cine ou à un médecin pour ser-|tails. Ce cas est celui de Mlle vir de sujet d'expériences après | Sarah Langford, une estimable sa mort. S'adresser 1,033 Pine | jeune street, Camden, New Jersey.” | dans 1: voisinage de Camilla. 1! est inutile de dire que nom- |On nous a dit qu’elle avait été bre de reporters se sont reudus aux portes du tombeau et qu’. à l'adresse ind'quée pour voir |elle était revenue à la santé l'individu qui avait fait insérer! par l'entremise des Piluies Ro: ses de Dr Williams. Nous avons cette annonce navrante. C’est un nommé Piesch, d'‘o- A rigine bavaroïse, âgé aujour- | Lt | d‘hui de 47 ans. Depuis dix- huit années qu'il réside aux E- tats-Unis, ii n‘y a pas fait for- tune, loin de là ;ila perdu ill y à quolques temps déjà une | petite place qui lui permettait de faire vivre très modeste- tement sa femme et ses quatre enfants, et depuis lors 1l ue lui a pas été possible de trouver de | travail. Une société de bien- {aisance l’a aidé aussi long- temps qu'elle l'1 pu ; puis, pour empêcher sa famille de mourir de faim, il a véndu les uns après les autres les quel- ques meubles qu'il possédait Et quand il n’a plus rien eu a vendre, le malheureux a songé à faire argent de son corps en le cédant d'avance a une école de médecine ou a quelque pra- ticien en quête d’un sujet pour ses études anatomiques. Biesch avait entendu dire que les amphithéâtres de dis- section étaient toujours à court de cadavres, et il pensait pou- voir vendre sa dépouille mor- telle de $#400 à $500. Quand un reporter lui a appris que les médecins pouvaient se procu- cer autant de cadavres. qu'ils en voulaient moyennant $5 ou $10 pièce, l'infortuné Bavarois a para tout décontenancé. Et -omme son interlocuteur lui faisait observer que la transac- on n’était pas facile à réaliser, puisque son co:ps, objét de la rente; ne serait pas ‘dispoui- ble” tant qu'il vivrait, Biesch a répondu avec un haussement d'épaules significatif “Qui sait ? je serai peut-être mort demain ; un homme pauvre come moi n’a pas besoin de vivre.” 1l s’est empressé d'ail- leurs d'ajouter qu'il ne songeait nullement au suicide, mais qu'il était prêt à faire n’im- porte quoi pour tirer les siens de la misère. Comme le pauvre diable est poitrinaire au der- nier degré, il sera p ut-être mort avant que personne ait accepté son offre, car il n’a en- C)re reçu aucune réponse à son annonce. LES CONSEILS D'UNE TANTE ARRACHENT UNE JEUNE FILLE DES BRAS DE LA MORT Un cas rmarquable montrant jusqu'à l'évidence de le merveilleux pouvoir vivifi- ant des Pitules Roses du Dr Williams. sis Da ‘Banner’, ville : Il n’y a aucun doute que beaucoup de personnes ont des préjugés contre les remèdes brevetés ; il est également avé- ré que beaucoup considèrent les témoignages publiés com me des récits ampoulés dans l'unique but de faire de la ré- clame. Si le “Banner” a tombé dans cet excès, en autant qu’- un remède est concerné, tous ses doutes sont dispparus. Nous voulons parler des Pilules Ro- ses du Dr Williams, concernant les propriété curatives en fa- veur desquelles on a beaucoup parlé ; les preuves que l’on possède de leur efficacité sem- blent ètre excessivement fortes. Mais c’est quand uu cas surgit dans son propre milieu, un cas presque sans précédeut, qui a été rendu public, que la doute disparait pour faire place à la conviction. C'est un cas de genre que le “Banner” a approfondi et dont d'Orange- personne, demeurant | décidé de nous rendre compte par nous-mêmes et de faire l’en- L’'IMPARTIAL tn quête nécessaire pour nous ren- seigner. Nous avons trouvé Mile Langford, à sa jolie résidence de Camilla. Elle était l'image de ‘a -:nté et du bien-être, En réponse à nos questions au su- jet de sa maladie et de sa gué- rison, elle a manifesté le désir de satisfaire très volontiers no- tre curiosité, et, comme elle l'a dit elle-même, elle vent, en ra- contant ce qui lui est arrivé, vncourager ceux qui souffrent comme elle a souffert. Son his- toire, très brève, est comme suit : — “Au printemps de 1894, j'eus la grippe, je ne paraissais pas me relever bien vite des effets de ma maladie, et comme l'été s’avançait, je devins faible et épuisee. Tout travail me deve- nait un fardeau. Après avoir tiré un seau d’eau du puits, je dus m'arrêter et porter les mains à mon cœur un mo- ment, car il battait avec vio- lence. Je ne pouvais monter les! escaliers sans difficultés et »- vant d'atteindre le sommet, j'é- tais forcée de me reposer sur les marches, et rendue en haut. j'étais obligée de m'asseoir pour reprendre haleine. Je de- vins semblabie'à un squelette, mes joues’étaient pâles, comme de la cire, et j'avais Jes lèvres décolorées. Je perdis complète- ment l'appétit et je n’éprou vais aucun goût pour les aliments. Les remèdes paraissaient ne produire aucun effet sur moi. J'affaiblissais constamment et à la fin j'abandonnai l'espoir de revenir à la santé. Naturel- lement mes parents étsient dans une grande inquiétude, et je divinais, par les manières d'agir des amis qui venaient s'informer ae l’état de ma santé qu'ils me considéraient comme voué à une mort inévitable. A cette époque, une dame de mes amies intimes mourut, et mon affection pour elle me porta à assister à ses funérailles. La sensailon que j'éprouvai en la voyant s'éloigner pour toujours et en pensant que j'irais bien- tôt la rejoindre, est indéfinis-| sable. À quelque temos de là, une de mes tantes, Mme Wm Henderson, de Toronto, viut en visite chez nous. Mon état j'at- fecta beaucoup et elle insista pour que je fisse l’essaie des Piules Roses du Dr Williams. Pour ne pas ia désobliger, je consentis à les essayer, mais 4- vec bien peu de confiance dans le résultat. L'effet, cependant, fut merveilleux et me causa une fort agréable surprise. Je me sentis bientôt plus joyeuse etil me semblait que j'étais plus forte. Mon appétit s’améli- ora, mes joues et mes lèvres re. prirent leur couleur. Depuis ce moment je gagnai chaque jour &e nouvelles forces et bientôt je pus jouir de l'excellente santé que je possédais aupara- vant, et je suis sincèrement re. connaissante envers les Pilules Roses du Dr Wiliiams, aux- quelles je lois mon bien-être actuel.” Les voisins, questionnés, ont ‘ous corroboré l'histoire de Mlle Langford, concernant sa maladie et son retour à la san- té. Dans son cas, au moins, les Pilules Roses 4u Dr Williams ont donné une preuve frap- pante qu’elles possèdent des mérites indiscutables. Les Pilules Roses du Dr HIER ET AUJOURD'HUT Le Courrier de (GCrenève de- vient décidément un oracle de la sagesse. Lisez un de ses der- niers articles : Les temps sont bien changes! Antrelois, on tenait à être et surtout à paraïtre poli ; aujour- d'hui, c’est le contraire ainsi le veut la mode ! Sauf qnelques vieux, bons tout au plus à metire au mu- sée, sauf de rares spécimens de courtoisie parmi les jeunes, tout est à l’impertinenc® calcu- lée. Ne demandez pas d'écouter les gens âgés avec une certaine déférence et sans trop laisser voir l'ennui : non ! le rôle des âgés, c'est d'être interdits à tout propos, c’est d'avoir la pa- role coupée sans cesse, c'est de suivre comme ils peuvent une conversation à bâtons rompus, avec sujets changés à chaque pas, sans transitions... Que voulez vo:s, ces esprits primesautiers sont si vifs et si originaux ! Vis-à vis des femmes, c'est la même chose, avec une mnu- ance de sans gène, que l’on prend pour une élégante aisan- ce. Dire d'un homme qu'il est poli, semblait à nos pères un compliment déplacé : tous é- taient censés l'être. Maintenant, les gens chics sont ceux qui en prennent le plus à leur aise ! 1ls ont gratté le charmant vernis du caractère national, pour lui substituer une grosse mise en couleur é- goiste, familière et souvent très peu spirituelle : ils ne savent pas causer. Quand la frmme, dans le monde, dans la famille, sait se faire respecter, le monde et la famille deviennent forcément respectables. La femme respectée fait Ja police de la waison : elle sait détourner les conversations au moment oppotun ; devant elle, les th'ories douteuses ne se produisent pas ; les petits Jen- nesæens, prêts à s'émanciper en paroles, observent un si- lence prudent, la chronique scandaleuse est abandonnée. Nous avons connu de ces modèles de bon ton, à des de grès très divers de l'échelle so- ciale. Que de semblables fem- mes peuvent faire de bien !.…. Mais, pour être poli, il faut savoir se gêner, et on ne veut pas se gêner ! Voilà pourquoi la bonne société est de plus en plus désertée. Les hommes a bandonnent le salon pour le cercle ; le salon a beau se mo- derniser, la majorité des fem- mes a beau preudre des allures à l'avenant, rien n’y fait ! On est en deux camps : les uns à lire les journaux en fumant, les autres aux boudoirs à pas- ser le temps en cent futilités, si ce n'es’ pis. Et voilà comment cette an- cienne société s'est cassée en deux comme un vase de Sèvres, ne laissant que des souvenirs, des regrets et d'irréparables morceaux. Pour la plus grande part, les femmes d'aujourd'hui en sont coupables : trop de bicyclettes, de chevaux et de romans. Williams guérissent en s'atta- quant à !a racine de la maladie. Eiles reconstituent le sang renfo-cissent les nerfs, chassant ainsi la ma!adie du système. Evitez les contrefacons, en exigeant que chaque boite que vous achetez soit enfermée dans une enveioppe portant la marque de commerce complète, les Pilules Ross du Dr Wil- liams pour les Personnes Päles. Ripans Tabules cure indigestion. Ripans Tabules cure fiatulence. Ripans Tabules cure liver troubles. 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The first voyages ef those who made America, and made it English, occupied nine stormy and perilous weeks. It required two centuries to reduce that time one-half. Now our green shores and the white cliffsof Albion lie less than one week apart, and for thirty years we have talked with England under the sea in a common language, about commoninterests. To go and to return is an incident of daily life. | By fav f th The Saxon, Englishand American, travels more than any other man, and with ÿ 1avor 0 € a stouter purpose to see, to know and to appreciate, England and America ex- Noblemen and À Shange visits every year in the person of thousands of individuals. The Briton finds with us brighter skies,and higher mountains, and larger rivers, and broader Gentlemen who lakes, andtallertrees, and more stupendous waterfalls than his islands know. And en for the old, the storied, the historic, we go to him. What he has is in a sense our Own these own. 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