ÿ , ELA ? A MON A amine 2 muse ca, re À QE gs M # # Fr S L'IMPARTIAL à Qi n FONDE EN 1898 \ Le seul Journal français de l'Ile du Prince Edouard. eee HEBDO ATIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : NE 1 oo Rd 0 Les abonnements sont paye- bles d'avar=e Annonces 10 cents la ligne ire insertion, 2 cents la ligne les insertios. :..beéquentes. To.tes communications doi: vent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISH,. L P. E. L'IMFARTIAI, Avril La Liberte DE L'ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE TianisH 17 1902 Le 10 février ont été inaugurées à Guernesey les écoles primaires du Rosaire récemment construites par uue congrégation de religieuses françaises. Ces écoles, réclamées par la co- lonie française et destinées à celle- ci, ont 250 élèves. On sait que l'île de Guernesey forme une sorte de petite répu- blique indépendante, sous ia pro- tection de l'Angleterre. La nouvelle loi guernésiaise sar l'instruction obligatoire (Compui- sory education) du 9 mai 1900 est couçue dans uu remarquable esprit de justice. Non seulement, elle re- connaît aux particuliers et aux congrégations le droit de fonder libres (voluntary même elle assure des écoles schools,) mais une subvention péceuiiaire consi- dérable à celles de ces écoles qui seraient jugées répondre à un be- soin public et seraient approuvées par le gouvernement. Or, le Parlement de Guernesey a, le 16 décembre dernier, déclaré quedes éaoles françaises du Rosaire répondaient à un besoin public et leur a donné la subvention de l'Etat. À la séance d'inauguration, des chants ont été exécutés, par les élèves. Les écoles ont été rées ouvertes par l'honorable M. de Garis, juré-justicier à la cour royale. Au premier rang des assis tants, protestants anglicans, qui, députés on remarquait deux minis- au Parlement de Guernesey, a- vaient ‘‘lutté, plaidé et voté” en faveur des écoles catholiques. L'un et l’autre ont pris la pa- role (en français), et ont exprimé dans les termes les plus gracieux leur respect pour l'école du Ro: saire. ‘‘Nous avons voté pour cette é- parce que nous reconnaissons les services que depuis vingt six aus les religieuses ont rendus dans notre île et aussi parce que nous sommes persuadés que l'instruction séparée de la foi religieuse ne vaut rien.’ cole, a dit l’un d'eux, ? Heureux pays où l’on rencontre de tels sentiments de justice ! Heureux pays où la nation de liberté est inscrite, non seulement dans la loi, mais dans le cœur de tous les citoyens ! Notre Nouveau Feuilleton Avec le prochain numéro nous commencerons notre nouveau feuilleton, intitulé ‘‘La Panthère | Noire.’”’ C’est le plus beau et plus | a. | yons encore publié jusqu’à présent. | intéressant feuilleton que nous 1 La scène eommence en Angleterre ; . # ! et se termine en Amérique | CORNS BETWEEN THE TOES. Are removed without pain in 24 hours by Putnam:s Painless Corn and Wart Extractor. Insist on your druggist supplying only ‘‘Putnam:s‘ for its the best and safest. dêcha- | Quand on dit ‘‘ Acadien,” | RAT qe + RE L'IMPART Perfectionnons - Nous a Au cours d’une lettre œu’il écrit au Moniteur Acadien, un corres- pondant, quisigne Jezn Canada, invite les Acadiens des provinces maritimes à prendre part au mou- vement qui se fait actuellement dans Ha province de Québec en vue d'épurer la langue française. On nue saurait appréeier trop haute- ment l’idée émise par Jean Cana- da. Si les Canadiens-français de la province de Québec font des ef- forts pour enrayer le mal qui com- mence à grandir au milieu d'eux, par la mauvaise habitude qui s’in- troduit de négliger la langue mater- nelle pour baragouiner l'anglais, à plus forte raison devons nous, dans les provinces maritimes, où nous sommes encore plus exposés à per- dre notre français, à cause de lin- fluence qui agit de tous côtés pour nous ‘‘angliciser,’’ renouveler nos efforts afin de conserver le précieux dépôt que mous ont légué nos pères. Nos conventions ont déjà obtenu de très heureux résultats dans la voie de nous perfectionner dans l'étude de notre langue ; mais il reste encore beaucoup à faire. La lutte doit se continuer sans relache pour la préservation de ce qui nous est si cher. Notre inspecteur des écoles fran- çaises avee la coopération de nos instituteurs, et le concours des membres du clergé acadien qui ont toujours manifesté tant de zèle sans ce rapport à notre égard, sont en présence d’une excellente occa- sion pour faire beauceup de bien et nous osons espérer qu’il vont se mettre à l’œuvre. C’est un be- soin qui se fait vivement sentir. Pour tous ceux quiont pris la peine d’y faire attention, il a été facile de constater que, aussitôt que l’on commence à deveuir é:- tranger de langue, on devient é- tranger de cœur. Donc, travaillons tous d’un com- mun acoord pour empêcher qu’une telle apostasie arrive. Restons Acadiens La lettre suivante que nous re- sroduisons de l’Evangéline et qui est écrite par l’hon. juge Landry, a été envoyée à l'hon sénateur Poirier qui a dernièrement écrit à Montréal en ré- la ‘‘Presse’’ de ponse à certaines observations de ce journal allant à blâmer les Aca- diens de rester Acadiens. Nous avons publié la lettre du sénateur Poirier, à la ‘‘Presse ’’ dans notre édition du 10 avril. ‘‘Mon cher Sénateur, ‘J'ai lu avec un bien grand intérêt votre lettre en réponse à l’artiole de la ‘‘Presse.’’ Laissez- moi vous en féliciter... Il importe aux (Canadiens de bien connaître notre position, et à nous de la bien définir, quand elle est mal comprise. La vérité bien connue ne peut nuire à personne, ne peut engendrer aucune “haine. Et après tout nous n’usurpons pas la position que nous prenons. Elle est toute faite pour nous, sans que nous puissions la changer. Flle est l’œuvre de la Providence. Il y a de la malveillance chez ceux qui nous blâment d'être ce que nous sommes. Et il est encore plus déraisonnable de vouloir créer l'impression que nous semmes hos- tiles aux Canadiens-français, parce que ne sommes pas identiquement ce qu'ils sont. Les accidents de guerre, l'his- toire, les traditions, le milieu, tout à imprimé à notre race un carac- tère particulier, distinct, personnel, et différant de celui qui existe ur] nos frères, les Canadiens-français. tout le l’on veut dire. Quand on parle des Cana- diens, il faut distinguer ceux qui parlent le français de ceux qui ne le parlent pas. monde comprend qui férenciés des amtres races quand ils s'appellent Canadiens- que français. Pour nous, :e mot ‘‘Aca- dieu’’ suffit. Et pourtaut nous sommes aussi français qu'eux, et ils ne sont vas plus canadien que nous. Nous semmes Canadiens comme les français de la Louissane sont A- méricains. Les Canadiens-français sont Canadiens, comime sont Amé- ricains les Irlandais de Boston, de New-York et de Chicago. Com- ment s'appellent les Canadiens- français des Etats-Unis ? Irlandais, Anglais, Ecussais, Allemands, Canadiens-frarçais et Acadiens, sont également canadiens dans le sens de la nationalité ; mais chaque groupe a sen caractère dis- tinctife: son histeire propre et partioulière. ; Naturellement les Canadiens- français et les Acadiens sont plus étroitement liés les uns aux autres, par le sang, par la langue, la tradi- tion, la religion et les relations en- tretenues de tous temps par les missionnaires, qu'ils ne le sont avec les autres races qui composent la nation canädienne ; mais malgré tout cela nonobstant notre amitié pour les Canadiens-français, il ex- iste entre rous des différences assez marquées pour nous justifier à continuer de nous appeler Aca- diens. Ce serait pour nous un acte de lâcheté que d'oublier ce que nous sommes et ce qu'ont été nos pères, uniquement pour nous mieux assi- miler aux Canadiens-français, et cela parce qu'ils sont plus nom- breux, plus infiuents, pius riches et plus instruits, peut-être, que nous... P. A. LANDRY L'AGE DES EVEQUES DU CANADA Mgr James Rodgers, de Ghathamw, 76 ans. Mgr John Cameron, d'Antigouish, 75 aus. Mgr Vital Grandin, O. M. I. évêque de St Aibert, 73 ans. Mgr Isidore Clat, O.M.I, évêque auxiliaire d'Athabaska, 70 ans. Mgr Alexandre MacDonald, évéque d'Alexandria, 69 ans. Mgr Eiphège Gravel, évêque de Nicolet, 64 ans. Mgr Richard-Alphonse O- €onror, evêque de Peterbo- rough, 64 aus. Mgr Louis-Nazsaire Bégin, archevêque de Québec, 62 ans. Mgr Thomas-Jose; h Dowiivg évêque de Hamilton 62 ans. Mgr James Charles McDo- nald, évêque de Charlottetown, 62 ans. Mgr Emile Girouard, érèque d'1bora, vicaire apostolique d'A. thabaska McKenzie, 62 ans. Mgr J. Thomas Duhamel, ar- chevêque d Otiawa, 61 ans. Mgr Denis O Connor, arche- vêque de Toronto, 61 aus. Mgr Thomas F. Barry, evê que de Thugga, coadijunt:ur de Chatham Gla4s Mgr André Aibert Blais, évê- de Rimouski, 60 ans. Mgr Narcisse Z phirin Lor rain, évêque de Pembroke, 60 ans Mgr Conelus O Brien, arche- vêque d'Halifax, 59 ans. Mgr Charles Hugues Gan- thier, archevéque de Kingston, 57 a°s. Mgr Pan] Larocque, évêque de Sherbrock:, 56 ans. Mgr François Xavier Clon- tier, évêque de Trois Rivières, 54 ans. Mgr Aïib:rt Pusval, évèque de Mosynopolis, vicaire aposto- lique de la Saskatchewan, 54 ane Mgr Michel Thomas Labrec- que, évêque de Chicoutimi, 58 als. Mgr Maxime Decelles, évê que de Saint-Hyacinthe, 58 ans. Mgr Emile-Joseph. Légal, évèque évêque Nos frères de la province a lsrians de Polga, coadjuteur de Québec ne sont véritablement dif-| | Saint Albert, 58 ans, IAL JEUDI LE 17 AVRIL, 1902 Mgr F. Patrick McEray. évè que de London, 50 ans. Mgr Joseph Midard Emard, évêque de Vall. yfelg, 49 ans. Mer Paul Brachesi, archerè que de Moutréal, 47 ans. Mgr Adélard Lengevin, O. M. 1, u rhevêque 1e Sant Boniface, 47 ans. Mgr Anguastin Dontenviile, évêque de New Westminster, 45 ans. Mur Joseph Herman Bru- vauit, évêque de Tubana, coad- jateur de Nicolet, 45 aus. Myr Timothy Casey, évêque de Saint Jean, 42 ans. Mgr Gabriel Breynat, O. M. 1., éla évêque titulaire d’A- chamyte vicaire apos‘0- lique de Mackenzie, 35 ans. et Parlez Francais Sous ce titre, nous lisons dans l'“Etoile’”’ de Lowell, Mass., la lettre suivante écrite par une dame canadiente : ‘‘Méres canadiennes-françaises, faites apprendre le français à vos fils. Si vous les laissez devenir des étrangers de langue, ils devien- dront un jour, des étrangers de cœur, et le ‘‘mur de froideur’’ dont parle Edmond de Nevers s’é- Parlez français aux tout petits enfants ! Que de fois n’ai-je vu de tout pe- tits bébés canadiens, pouvant à peine balbutier, à qui on ensei- gnait déjà à parle” anglais ! ‘Dis by by à madame, chéri.’’ Et pour- lèvera entre vous et eux. quoi ‘‘by by’', je vous Îe demande ? Pourquoine pas laisser ‘‘bon- zour’” si gracieux, si charmant sur gnonnes lèvres bégayer le les petites bouches ? De dans certaines fa- milles canadiennes, on se croirait mème, mort sion enseignait aux petits enfants d'appeler un petit chat un ‘“minon’’ ou un ‘‘mineou’’, comme vous et moi faisions quand nous étions petits. C'est un ‘‘kitty’’ ? s’il vous plaît ! Pourquoi ‘kitty’? On ne sait pas. Le chât, sans doute, est un quadrupède rare, dont on n'avait jamais entendu parler a- vant de s’en venir aux Etats-Unis, pays des phénomènes, et dont on ignorait totalement le nom quand on demeurait à Saint Thomas de Pierreviile, comté d'Vamaska.’’ VVONNE LEMAITRE 8ime Anniversaire Vendredi le 11 avril 1902, les pareats et nombreux amis de M. Léon Poirier, du village ae l'As- cension, se rendaient à sa résidence pour fêter le 8ime anniversaire de sa naissance. Après avoir participé à un somptueux souper où les tables regorgeaient de mets Îles la manière la plus agréable—mu- sique, récits des temps anciens, etc. M. Poirier quoiane parvenu à un Âge si avancé est encore alerte et jouit d'une robuste santé, pouvant encore donner sa journée d'ouvrage à bucher aussi bonne que le font bien des jeunes hommes. Il est le fils de feu Joseph Poirier et petit- Is de feu Pierre Poirier (Grand'- les mi-| oet, Palmer Road. Marie, non mariée, demeure à Westbrook, Maine. Le jour de cette fête, M. et Mme Poirier reçurent une lettre de leur fils François, de Berlin Falls. Fran- çois et sa famille, ont été en qua- rantaine pour deux mois, pendant l'hiver, à cause de la picote, et ont ment M. et Mme. François et leur famille, comprenant cinq enfants, sont tous sortis sains et saufs de leurs rudés épreuves. M. et Mme Léon Poirier teçu- rent plusieurs jolis cadeaux pen- dant la soirée. A une heure avan- cée, on termina la joyense fête par la prière, après quoi tous se dis- persèrent, en souhaitant aux vé- nérables octogénaires d'avoir le plaisir d'aller fêtèr leur 82me. an- niversaire l’an prochain. Pensees O1 est jamais si heureux ui si malheureux qu'on se l'ima- gine. La bonne g âce est su corps ce que le bon sens est à l’es- prit. Le mal que rous faisons ne aous attire pas tant de peesécu- tions et de haine que nos bou- nes qualités. L'intérêt porte toutes sortes de langues, et joue toutes sortes de personnages, même celui de désintéressé. On ne pense guère aux dé- fauts d'autrui, quand on est siens propres. RESOLUTION DE CONDO- LEANCES À la dernière assemblée régu- lière de la succursale No 848 de l'A. €. B M ,tenue à la salle de Notre Dame de Mont-Carmel, le 10 avril, 1902, la résolution suivante, proposée par Frère | Bruno Martin et secondée par | Frère Jérôme Richard, fat a- doptée à l'unanimité : “Vu qu'il a plu à Dieu d’ap. peler à lui le bien aimé père de notre estimé Président, Frère Jean J. Gallant, de notre dé voué Premier Vice-Président, Frère Stanislaus Gallant, et de pos aff-ctionnés frères François | Gallant et Narcisse Gallant, en la personne de Mons. Joseph Ga!laut | Résolu que nous leur présen- tions nos sympa'hies les plus sincères : Résolu encore qu’une copie de cetie résolution soit envoyée ‘au Canadien et une à l'IMPAR- plus exquis, on passa la veillée de\rrAL pour pubucation. BRUNO MARTIN Sec Arch. RESOLUTION À une assemblée de la suc- cursale 342 de la À C. B. M. de St. Antoine de Bloomfield, la Couette). Sa Dame qui est la fille de feu Joseph Sylvain Bernard est aussi très allègre pour son âge. Leur famille co :siste de 14 en- fants, ont 9 sont encore vivants : Romain, marié en 3me noce à Monique Poirier —emeure à St. Edouard, paroisse de Palmer Road. Joseph, marié en 2me. noce à Madeleine Pitre, demeure à Log- gieville, N. B. Fransois, marié à Virgine Car- rière, demeure à Berlin Falls, New- Hampshire. Narcisse, marié à Judith Chias- son, reste à la maison paternelle. Catherine, mariée à Jean Chias- résolution suivante a été passée upanimement. Vu que uotre estimabie Frère Fidèie Poirier jage qu'il y va de ses propres intérêts de s’éloi- guer pour quelque temps de Ja succureale 342 ; Et vu que Frère Fidèle s'est toujours moutré un membre énergique et zelé à l'avance- ment de la succursale ; Résolu que cetts suceursale témoigne à Frère Fidéle Poirier le regret qu’elle éprouve de son départ ; Résoin qu'une copie de cette son, St. Louis. Ursule, mariée à François Chias- | son, St. Louis. Gertrude, mariée à Philorome! Doucet, Palmer Road. Celeste, mariée à Arcade Base. résolution soit envoyée au “Oa-- vadien’” et à l'IMPARTIAL. STANISLAS B PITR&. Sec-Arch St. Antoine de Bloomfield, 14 Avril 1902. qe été libérés le 4 avril. Henreus£-\ bien appliqué à se corriger des| |MeQuarrie & Arsenanlt Avocars. NOTAIRES, 852. Sammerside, 1 P.E. (Bureau au dessus du Royal Bank of Canada) ARGENT À PRETER Neil MeQuarrie, Aubin E. Arsenault. SPECIALEMENT RECOMMARNDES LES Vins de Messe FABRIQUÉS PAR LA MAISON A. 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