HE < a = CIE DE LIMPARTIAI, Proprietaire a Voi.2. No 30. Nouvelle Serie | Fondé en 1893 par Gilbert Buote et son fils François Joseph sn | F. J, BUOTE, Redacteur. Mme. F. J. BUOTE, Assistante. TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, MARDI LE 14 DECEMBRE, 1909 RESPECT A LA SCIENCE S'il y a un mal pour lequel tout le monde prétend connaître le bon remède, le remède de sauvage, le remède de la vieille femme, du vieux curé, c’est le rhumatisme. Aussitôt que vous dites, dans un milieu de cinq ou six personnes, que vous souffrez de rhumatisme, use guérison certaine, suivant des indications qui lui ont été fournies nent se cu giné- stupéfantes les unes les ne _. vous essayez quelques-unes des indications ds suggérées, vous ressentirez quelquefois, peut- être un soulagement raire, mais on peut dire en ral que l'effet sera exactement celui d’un cautère sur une jambe de bois et que le rhumatisme restera où il est solidement ancré. Ce n’est pas que nous voulions médire de la m ne familiale et des recettes de guérison qui nous ont été transmises, dit-on, de père en fils. Elles ont été autrefois un auxiliaire puissant de la médecine qui était alors dans l’enfance, mais qui depuis a marché à de géant. Aujourd’hui, # À jen ré- pondent certainement pas à la cer- titude et à la promptitude des gué- risons que nous attendons de la science moderne, Comme les anciennes diligences, les vieilles prescriptions empiri- ques ont fait leur temps et doivent être remisées pour faire place aux automobiles et à la médecine à haute pression et à grande vitesse, . Il est imprudent au plus haut point d'écouter les conseils de per- sonnes certainement bien inten- tionnées, mais ignorantes de la médecine, qui s'offrent pour gué- rir des affections aussi douloureu- ses, aussi graves que le rhumatis- me, sans être à même d'appuyer leurs conseils de la garantie d’un diplôme, en bonne et due forme, prouvant au moins qu’elles savent de quoi elles parlent. Pourquoid'ailleurss’en remettre à desindifférents, à des gens qu’on ne connaît pas, quand on peut si facilement consulter, en personne ou par lettre, sans qu’il en coûte rien, des médecins d'expérience, des spécialistes comme ceux de la Compagnie Médicale Moro, par exemple. Cette institution scientifique, qui tient ses bureaux sur la rue » Saint-Denis, à Montréal, et qui lance son appel à tous les malgdes du Canada et des Etats-Unis, a fait une spécialité du traitement des maladies des hommes. Le rhumatisme, en Her, fait l’objet d’études qui ont abouti à la découverte. d’un traitement approprié. Peut-on bonnement les conseils d’un empirique, d’un re- bouteur quelconque, aux prescrip- tions d'hommes de Part ayant étu- dié le rhumatisme-sous toutes ses formes, ayant suivi les ces, contrôlé les traitements, écon- té les grands maîtres de la science à Washington, à Londres, Paris et Berlin. M. JOS. TURGEON, 215 rue Panet, Montréal, Le fait est que les Spécialistes de la Compagnie Médicale Moro ont acquis l’art de guérir le rhu- matisme et que le remède, qui est le fruit de leurs études, est devenu le remède unique, le seul remède certain du rhurratisme, Les Pilules Moro, aveciesquelles Îls traitent les rhumatisants, ont raison des rumatismes iles plus invétérés, les plus rebelles. C’est par centaines que d’anciens rhumatisants ont rendu hommage à leur valeur et porté témoignage à leur efficacité. Voici même la dernière lettre adressée à la Com- pagnie Médicale Moro pour lui annoncer” ne récente guérison complète : Montréal, 19 mars, 1909. Messieurs, Je souffrais depuis une dizaine d’années d’une maladie de rognons accompagnée de douleurs de rhu- matisme qui se faisaient sentir dans tous mes membres et me rendaient le travail bien pénible. Sans con- sulter aucun médecin, je prenais tous les remèdes qu’on m’ensei- guait et j’essayais tout ce qui pou- vait me soulager. Mais rien n’y faisait et je souf- frais toujours horriblement. Je passais une partie de mes nuits sans semmeilet, de plus, une cons- tipation devenue chronique, me donnait souvent les hémorroïdes, ce qui constituait encore une nou- velle souffrance. J'étais alors à Québec. Aussitôt arrivé à Montréal, je me rendis auprès des Médecins de la Compa- gnie Médicale Moro pour les con- sulter. Ils me donnèrent une foule de bons avis et me prescri- virent de prendre quelques boîtes de Pilules Moro. Je commençai aussitôt le traite- ment et je ne le regrette pas, car, après six mois de leur usage, j'étais guéri de ma maladie de rognons et de mes hémorroiïdes. Il m'arrive rarement de me res- sentir de mes douleurs de rhuma- tisme et si je m'en aperçois, je prends aussitôt quelques boîtes de ces bonnes Pilules Moro qui me sotulagent immédistement. J'en ai toujours à la maison et je n’en manquerai jamais. Je imne plais à les recommander à tous mes amis comme étant le remède le plus efficace pour toutes les maladies. Je suis très reconnaissant envers les Médecins de la Compagnie Médicale Moro et je suis heureux de leur renüre aujourd’hui ce témoignage. Votre tout dévoné, JOSEPH TURGEON, 213 rue Panet, Montréal. CONSULTATIONS GRATUITES —Par les Médecins de la Compa- guie Médicale Moro tous les jours, excepté les dimanches, de 9 heures du matin à 6 heures du soir, au No. 272 rue Saint-Denis, Mont- réal. Les hommes malades qui ne peuvent venir voir nos méde- cins sont invités à leur écrire. Les Pilules Moro sont en vente chez tous les marchands de remè- des. Nous les envoyons aussi, par la poste, au Canada et aux Etats-Unis, sur réception du prix, 5oc une boîte, $2.50 six boîtes. Toutes les lettres doivent être adressées: COMPAGNIE MÉDI- CALE MORO, 272 rue Saint- Denis, Montréal. La Vengeance du pauvre Will o (Du ‘‘Peuple Il y a de cela cent ans envirou. | Français’) sans le secourir. l dans une des pauvres maisons de, Monmouth, une malheureuse fem- me mourait de faim, de froid et de misère. Quand le prêtre eut récité les der- nières prières sur sa tombe, quaud le croquement eut jeté les dernières pelletées de terre sur sou cercueil, un pauvre garçon, qui avait suivi !e lagubre convoi, sortit en pleurant | It était chargé d'un | du citietière. violon, enveloppé dans un chiffon de serge verte. Après avoir longtemps hésité, ce pauvre garçon prit la grande route, remonta vers la ville, et entra dans une cordonnerie. —Maître King, dit-il au cordon nier, en gémissant, ma œère ‘ient de mourir: Je suis seul au monde, je veux essayer ee gagner tua vie eu allant de bourgade, jouer du vio- | lon, voules-vous me vendre une pai- re de souliers ? —Et qui me payera ? répliqua le commerçant avec un regard mépri- sant. — Moi, aussi vrai que je in’appel- le Will Jones, je vous en donne ma parole. | Le vieux King haussa les épau- les, fixa son interlocuteur par des- sus ses lunettes, puis, se levaut, ou- vrit une vitrine et s'empara d’une paire de bons et durables souliers. —Tiens, Will, dit-il, prends ces souliers je ne veux pas qu’on puisse dire que j'ai renvoyé un orphelin Ste 1 ' ' | Î } Ï | | | | | | | Î { | | | mande, elle excita son chien contre | | aunées s’écoulèrent sans qu’en entendit parler de Will Jones. Les voisins, auxquels maître King avait raconté sa bonne action, se moquaient impitoyablement de lui, mais, l'excellent homme, indif- férent à tous leurs sarcasmes, répli- quait avec conviction : —Wiil n’est pas malhonuête, qui n’a pas d'argent ne peut pas payer. Et parce qu'il me fera attendre, je Plusieurs Ine dirai pas qu’il manque de pro- te. Cependant, un jour on vit s'avan- cer sur la grande route de Mon- mouth nn homme tout déguenillé. Cet homme entra dans ue au- b:rg et demanda humblement un morceau de pain. La vieille hôtesse le chassa dure- ment, et comme il répétait sa de- au). Le mendiant quitta l'auberge et se perdit dans la ville. Le soir, exténré de fatigue, il al- la chez le bourgmestre et le conjura d’avoir pitié de lui. —Je suis Will Jones, lui dit-il, } | voulez-vous donner un morceau de bons cours qui ne me laisseraient pas mourir de faim.... —Va-t-en, cria brutalement ie bourgmestre, la ville de Monmouth ne soutient pas les mendiants. Et, comme le pauvre musicien at- terré ne bougeait pas, il lui ferma la porte au nez. De nouveau, Wiil ! Jones se trouvait seul, sur la grande Toute, il regarda tout autour ile lui |et aperçut la boutique du bon mai- tre King, qui occupait toujours le même petit coin sombre, et alors il :S'avança : | —Maître King, dit-il, et sa voix |suppliante tremblait, maître King, | « | pain au pauvre Will Jones ? Au son de cette voix, le cordon- nier tressaillit, il leva les veux, re- | garda le mendiant et parut le recou- | naître. | —Ah ! s’écria-t-il avec un fin | sourire, tu viens peut-être me payer | mes souliers ? | —Noa, répliqua Will, pas euco- re, mais je le ferai dès que je pour- | rai. | —Femme, dit le cordonnier, c'est vraiment Will, il revient pauvre et abandouné, il ne peut payer ses sou- | liers, donne-lui un morceau de pain, | isa dette n’en deviendra pas plus | grande pour cela. | On donna un morceau de pain à : Will qui baisa les mains du vieillard, let le remercia en pleurant. Celui-ci le consolait par de bonnes diens, qu’elle ne les poursuivre pas depuis plusieurs années je parcours | paroles. le monde avec mon violon pour| tout gagne-pain. j'ai rencontré le malheur, tantôt on|üre. L refuse de m'écouter, et tantôt on —Va ailleurs, mon ami, va, si tu }S€ VOIT bien accueillies. me raille ; je suis revenu dans ma |espère être heureux. viile natale, espérant y trouver de | Will Jons quitta la ville pour la que j'ai dû les enfermer là, de peur secoude fois, et le vieux cordonnier ne songea plus à ses souliers. Ce soir-là, le brouillard envelop- pait d’un uoir opaque la grande cité de Lonäres ; c'était un triste temps, humide et froid, tous les vo- lets des riches hôtels étaient clos, et saient de rentrer chez eux. Cependant, un musicien pauvre- ment accoutré, raidissant ses doigts glacés par le froid, s'obstinait à jouer du violnn, espérant, peut-être récolter ainsi quelques pences dont il avait si grand besoin pot:r man- ger. Mais, malgré son incontestable talent, nul ne songeait à l’écouter. Pourtant, son instrument vibrait douleureusement, il chantait la souffrance et les notes tombaient comme des pleurs. Soudaiu, une fenêtre s’ouvrit, une blanche tête de vieillard parut, et le pauvre hè-:e reprit son chant avec une nouvelle srdeur. L'inconuu Ini fit un signe, et se penchant vers lui : —Où as-tu pris cet air-là, mon ami? demanda t-il avec intérêt. — Will Jones l'a entendu jouer par son père, qui l'avait appris de son grand'père, tous les Jones nais- sent musiciens, mais c'est un triste métier, milord, vous pouvez vous en convaincre, repartit le jouer de ! violon en montrant ses haïllons. - Pas si mauvais que cela, ami, il rapporte souvent la fortune et la gloire. demain, à midi, viens ici, et deman- de à parler à Iori Charly, le chef d'orchestre de Sa Majesté. vien, le lord ferma ia fenêtre en ré- pétant : — À demain. | Quelques mois plus tard, un su- perbe équipage traversait la ville de Monmouth et s'arrêtait devant la boutique du cordonnier. —Père King, appela une voix bien connue, venez par ici, je veux au moins vous vendre vos souliers usés. — Parbleu, répondit le cordonnier en sortant de sa boutique, les sou- liers valeut mieux que rien. — Eh bien, les voici, répliqua un wonsieur richement habillé, en ten- dant au cordonnier une ravissante petite boîte, ils sont tellement usés de voir les pièces se détacher en route. Le cordonnier tombait des nues, le mousieur n'était autre que Will Jones, et la petite boîte contenait uon les vieux souliers, mais des piè- ces d’or. Avant qu'il ne fut revenu de sa surprise, la voiture avait disparu dans un nuage de poussière, mais il entendit distinctement ces paroles : — Un bienfait n'est jamais perdu : le «élèbre maïîstre Jones n’a pas oublié ceux quiont eu pitié du pauvre Will.... Peu après, on vit s'élever sur la colline de Newland un superne bâ- timent et sur une | laque de marbre noir, placée à l'entrée, ces mots étaient gravées en lettres d’or : ‘‘Asile pour les pauvres que la ville de Monmouth ne peut soutenir’’, C'est ainsi que lord William Jo- nes se vengea de la ville de Mon-; mouth qui avait laissé périr de faim sa malheureuse mère, et avait refu- sé de le secourir lui même dans sa misère. JEANNE DE LACROUISILLE Note de la Rédaction—Si /eanne de Lacrouisille est une...‘‘gens de lettres'’, nous osons espérer qu'elle | — Ne sois pas triste, Will, ta pro-| plutôt se vengera d'eux en leur en- Partout, hélas !| messe vaut de l'or, et je peux atten- | voyant quelque autre de ses char- aura pitié de ses pauvres frères aca- devant les tribunaux ; “mais bien mantes nouvelles, Elle est sûre de CONTRE L'ANTICLERI CALISME On écrit de Rome qu’'interviewé par le ‘‘Messaggero,’’ le député so- cialiste M. Enrico Ferri a condam- dé l'anticléricalisme exagéré qui excite le fanatisme religieux des Aux renouvellement il convient de faire usage de toni- que pour remonter le system et en- réchir le sang inanimé, 17 ANNEE LE Ve. ? CR TC (IR ANEE PR) PAT 7 4 NX? s SVG de saison ï 2 , { . + . morales, trouvent dans la religion un des rares récon- | Aie confiance en Dieu, et) | Pour me confier leurs enfants et que Et jetant uue pièce d’or au musi-| | paient avec bonté, matérielles et forts de leur existence. M. Ferria conclu que le gou- vernement qui succédera au minis rité laïque, mais éviter soigneuse- ment même la simple apparence de |persécuter l'Eglise. | N. d.1 R.—Ce socialisme est un clairvoyant et il a raison de dire ce qu'il dit. l'ont élu lui feront sans doute pa- yer cher sa franchise. . tre la toux, mais il n’y a qu'un seul Allen's Lung Balsam ; faites en l'essai, | Il y a plusieurs préparations cou- } IL Faut Peiner ‘Nul n’est ici bas pour ne rien | faire. ‘‘J'ai vu des pères de familles qui croyaient trouver pour leurs fils, dans leur fortune, nne raison suff- Sante pour les dispenser de tout tra- : vail sérieux etles laisser sans rien faire. ici-bas L'orsqu'il venait à moi des parents de cette categorie je leur disais. Que fera t-il un jour ? à quoi le destinez vous? Quel- ques uns me paraissaient offensés. Les plus bienvaillants s’en éton- et tous sem- blaient me dire: Mais mon fils n’a besoin de rien; sou avenir est assu- ré; j'ai travaillé pour lui. Il joui- ra de ma fortune sans être obligé de travailler à son tour.—A tout cela je n'avais et je n’ai encore au- jourd’hui qu’une parole à répon- dre: c’est la parole’ de l’antique sa- gesse. ‘‘Homo nascitur ad laborem sicut avis ad volatum.'’ L'homme est né pour travailler comme l'oi- seau pour voler, tellement que vi- vre sans travailler ce n’est pas seu- lement vivre hors des conditions de la nature humaine c’est étein- dre c’est étouffer, c’est anéantir la vie en soi ? MGr DurANLOUr. andre anne nnnnanne te La plupart des cas de calvitie proviennent uniquement de la neg- ligence. Souvent les cheveux sé chent et la pellicule se forme parce- que les glandes du cuir chevelu ne fournissent plus assez d’huile nat- urelle. Rien ne pent rémédier à ce manque aussi efficacement que la pommade délicatement parfumée et rafraîchissante Bearine. Evitez la calvitie, appliquez parfois de la Bearine sur vos cheveux. 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PRE RON 2 "es LE BILLET DE RETOUR ,DU PAPE Un de nos confrères britaniques, la ‘‘Fortuightly Review’, nous coute l'histoire suivante sur la der- nière entrevue d'1 pape et de Geor- ges 1er, roi de Grèce : ‘Pour se renlre au dernier LCOn clave, Pie X. alors patriarche de Venise, avait prisun billet d'aller et rerour, qu’il ne put utilisez q'à ’aller et qu'il conserva longtemps | comme souvenir, Ft tère Giolitti devra défendre l’auto- |(CY Mais les socialistes qui e GIE {) Le Vindes Carmes est un tonique reconstituant qui a fait ses preuves. personnes faibles, cents, aux malades dont il importe de soutenir et de relever les forces. L'EFFET EST RAPIDE ET CERTAIN. À. Toussaint & Cie, Depositaire Generaux Il est prescrit aux aux couvales- Quebec, P. Q. \( APR APR TA RC 7e \v/€ ar r x? e 1) B66008a AND a reliable publication. #4 Ze It is a wonderful mixture in Urinary Troubles. ae can fill the prescription. out and save it. 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Le pape ne veut pas que ses billets de chemin de fer soient achetés par des collectionneurs de profession qui les mettraient dans le commerce des objets de vitrine, ou tombent entre les maius d'un piété trop zélée, qui en ferait des reliques du temps de son vivant.” Le Pape eût pu gagner une for- tune en vendant son billet d'aller et retour |! EE | La force et la vitalité sont com- binés dans le tonique fortifiant Ferrovim, qui est préparé avec du maigre boeuf, du citrate de fer et du vin espagnol pur de Xérès. Rien ne peut être plus efficace pour les femmes et les enfants anémiés, et les personnes agées dont les for- ces déclinent et qni sont affaiblis et débiles. $1.00 la bouteille. a J. A. JOHNSTON, M. D., C. M. Médecin—Chirugien rIGNISH, ILE DU P.E. 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