+ EE " 5 é La Fermeture de h Grotte de Lourdes Le Nouvelliste de Bordeaux nous apporte une grave nouvelle : le gouvernement, cédant aux sollici- tations de plus en plus pressantes des Loges, dont il n'est que l'ins- trument, aurait décidé de fermer la grotte de Lourd:set d'interdire les pèlerinages. L'infâmie serait commise, soit dans la semaine de Pâques, soit im- médiatement après les élections municipales. Notre confrère ajoute : “Nous savions que, dans les mi- lieux maçoniques de Paris, on ré- clamait depuis quelque temps, avec une impérieuse insistance, la fer- meture toujours promise mais tou- toujours retardée, et que le Graud- Orient multipliaits es démarches au- près du ministre de l'intérieur pour triompher de ses dernières hésita- tions. ’’ A Paris, rue Cadet, on a la paro- le de M. Combes, on l'annonce aux FF... ons'en réjouit, on s’en vante même un pêu trop puisque la réponse du défroqué était en substance : ‘‘Dans deux mois au plus tard ; mais laissez-moi faire et n’en parlez pas avant !”” Si M. Combes hés:tait, ce n’était point assurément par un reste de scrupule ou de pudeur, car la grot- te miraculeuse de Lourdes, a l’hon- neur d'être particulièrement l'objet de ses haines rageuses d’apostat. Il avait toutefois à lutter contre les requêtes intéressées de ses amis des Hautes-Pyrénées et de la ré- gion qui lui représentaient avec raison que s’il touchait à Lourdes, c'était leur mort électorale et poli- tique qu’il décrétait. La raison quinous empêchait jusqu'ici d’attirer l'attention des catholiques sur une situation dont nous connaissions tous les dessous et dont nous ne prévoyions que bien le dénouement, était la crainte d'entraver tout ce qui pouvait être tenté encore—à quelque titre que ce fût—pour gagner du temps sur l'ennemi. Aujourd'hui, cette roison n'’ex iste plus. La résolution du gouvernement est prise, et nous le tenons d’une source absolument sure. Cependant, nous voulons encore espérer que ce nouvel attentat ne s’occomplira pas. La Croix, de Paris. L'Oeuvre La presse est une®puissance for- midable : mais, tout comme les lan- gues d’Esope, c’est la meilleure et la pire chose qui soit au monde ; la! l’on s’en sert{ meilleure, en effet, s pour faire le bien ; la pire au con- traire, si l’on s’en sert pour faire le mal. Or, jusqu'à présent nous autres catholiques avons laissé nos enne-;trer le prêtre. mis disposer de cette puissance for- midable. Chaque jour des millions de feuilles empoisonnées, compter les livres et les brochures, sortent des presses perfectionnées ; chaque jour ces feuilles pénètrent davs les villages les plus reculés ; chaque jour elles redisent au peu- ple : ni Dieu ! ni Maitre ! Jouissons pendant la vie, car la mort est l’é- ternel néant. Aussi le flot de l'impiété et de l'immoralité monte et nous envahit chaque jour davantage. Les dé- sordres bouleversent la société : les crimes ont quadruplé depuis vingt avs et les prisons sont pleines ; les suicides atteignent une proportion effrayante ; les maisons de corre:- tion pour enfants ne peuvent plus suffire ; les naissances diminuent ; la délation, la haine, la discorde, sans du Journal x avec un saint zèle, mais le malheur est que ceux qui auraient besoin de profiter de leurs enseignements ne vont pas les écouter. Alors, me direz-vous, il faut mul- tiplier les bons journaux !—Evi- demment, et il faut les soutenir et pour cela il faut les faire lire. Un journal pénètre là où ne peut péné- C'est un mission- [naire qui prêche sa doctrine avec calme et l'inculque en divertissant. ‘La presse est une œuvre pie, d'une utilité souveraine, disait Pie ne.” Que de fois Léon XIII a procla- mé la même vérité! Mais, hélas ! qui suotient le bon journal, celui qui prêche et qui catéchise. Pres- que personne. Nos contemporains, gens frivoles, aiment à se repaître de riens qu’ils pèsent dans des toiles d’araignée.' Ils lisent beau- coup, trop même, parce que leurs lectures sont ordinairement mau- valises, Voilà le grand mal ! A côté de ce mal, plaçons le re- mède. Faisons un journal d'idées, un journal de doctrine, capable d’instruire et d’intéresser tout à la fois. Cessons de donner place aux l'alcoolisme, la misère, l’affreuse | faits divers scabreux et aux scan- | misère, font rage. dales quotidiens sans cesser de don- Tels sont les ravages des mau-|ner des nouvelles reconfortantes et vaises lectures. Les prédicateurs en chaire, les conférenciers à la tribune réagissent instructives. Voilà le salut ! L'ABBE DEGRENNE. TRY TO PREVENT LUNG TROUBLE, It's the dried sputum floating a-| round in the air that gets into your | lungs and causes consum!] tion, A sure preventive is fragrant healing Catarrhozone, whicli is inhaled right into the lungs, k ls every germ, heals the sore membranes and cures thoroughly every type of! catarrh, bronchitis, asthma and | lung trouble. ‘‘I caught a severe! cold which developped into cat rh | aud finally settled on my lungs,’’! writes Mr. A. Northrop of Bed-| ford. Catarrhozone relieved quick- | ly and cured me. [ recommend Catarrhozone highiy. months treatment $1.00 ; trial size 250. Abonnez-vous à », Two cent. [qu'il vivra. Après sa mort, mes L’heritage d’un cheval Le docteur Gilwee, qui vient de mourir dans cette ville, à St.-Louis laisse dans son testament une som- me de $2000 à son cheval. Céliba- taire endurci et quelque peu origi- na!, le docteur Gilwee avait souvent déclaré que ‘‘Tarry,’’ ainsi se nom- me ce cheval, était son meilleur amis, Voici la clause du testament qui fait de Tarry le cheval le plus ri- $2,000.’’ L'Impartial ‘héritiers diviseront entre eux ces good health and made me well,” Price soc. at druggists. | L'IMPARTIAL, 4 \ 00 Dan men Mt ne 6 à 0 RD RE DD 2 A RE JEUDI, Mme LE 14 AVRIL. 1904 DE CLARENCE CRECK, ONT., PROSLAME LES VERTUS DES PIL Avant de faire un seul mot de commentaire sur la lettre qui va suivre, nous recommandons à toutes les jeunes mères de la lire attentivement, C’est une des plus com- plètes que nous puissions publier, et l’une des plus convaincantes,. Il y règne un cachet de sincérité, de joie et de bonheur qui réchauffe le cœur; c'est l'hymne de la jeunesse reconnais- sante. Voici la lettre : Clarence Creek, 8 juin 1902. ES at Messieurs, J'étais mariée depuis quatre mois quand sont tombés sous mes yeux les certificats de guérison que vous publiez dans les journaux. Ils m'ont paru si vrais et si sincères que nous avons décidé, mon mari et moi, de vous écrire pour obtenir vos conseils sur la maladie dont je souf- frais. Depuis l’âge de dix ans j'avais enduré la tor- ture d’un mal terrible qui ne me laissait aucun re- pos, et je me trouvais dans une position qui me faisait redouter les effets du terrible mal dont j'é- tais atteinte. J’ignorc quelle était son origine ; je crois que c'était de na- ture, car toute jeune en- fant, je ressentais ces dou- leurs et je n'avais fait au- cun travail ni encouru aucune fatigue antre que les jeux d'enfants à| l'école. J'étais sujette aux maux de téte | souffrais de la poitrine et je erachas le Satiir de ten Sen temps, V'avals des douleurs dans le creux de l'estomac ot je ve diéius Lorsque je vous ai écrit et que je vous ai détaille ma maladie, vous m'avez conseillé de prendre les Pole R suivi en tous points vos conseils et j'ai pris six boit s cle Dès la première boîte, j'ai senti que je reprenais des forces, et mainte- pant, voilà quinze jours que j'ai de nné naissanee à un gros bébé de dix livres, et pourtant je ne pèse que cent livres, Je suis tout à fait remi<e et, au bout de quinze jours, j'#i pu faire le léger travail de la iumison. Je ne me sens plus ancuve douleur de matrice, iais je ne Ve! X ps cesser de prendre de vos Pilules de temis en temps pour coutintier à me fortifier, J’ai donné une boîte de vis Pilules | et aux di urGis etes, Jr sus Lien, ! | 1 e t 1eS N° n] tons ‘10 d'u! It Vus l'ilules. Hors, à une de nivs parents qui a dû vous écrire. Je vous d'is toute ma reconmnaissaues et aussi toute ma confiance pour vos bons et wénéreux € nseits. Votre humble servante, Mme EMILE DIOTTF, Clirenee Creck, Cut, + , v leniee Cet 66 6111C Est-il quelque chose de plus touchant que ee tés jeune mère qui proclame avec tant de ferté le trianphe nité ? Par quelles anguisses n’a-t-elle pas dû passer, ecrniaissint le mal qui la minait et songeant à la-terrible épreuve qu'elle sat solir et du succès de laquelle dépendrait l'existence du petit Cire chéri jieile portait dans son sein. Avec quelle vigilance le père veillait à la santé de sa jeune épouse, dont :1 savait la faiblesse ! Quel spectacle touchant que ce jeune couple penché sur les jour- naux, dévorant les certificats, cherchant les témoignages pour trouver le remède qui devait redonner la santé et la force à la jeune femine, Quelle heureuse inspiration les a poussés à s'adresser à li Comya- gnie Chimique Franco-Américaine, qui devait venir à leur secours et 1 1 . UC S4 1NALCT- MADAME ÉUILE JIOTTE, Clarence Creek, Ont. ROUGES. Aussi quels remercie- ments, queile joie ! Ce jeune enfant dont elle proclane l’heureuse naissance est le rayon de soleil dans leur demeure, c'est le lien intime qui les réunit maintenant, qui leur donne un but dans la vie, qui leur per- met d’entrevoir Tavenir en rose, C’est bien dans les familles de cultiva- teurs, dans les familles d'ouvriers que l'amour maternel se donne hbre cours, Les enfants des villes sont souvent ab- sents de leurs parents, Les besoins de la vie crdie naire les éloignent sou- vent du foyer, on n’en juit pas comme chez les travailleurs, eù les en- : fauts sont la récréation, le plaisir, où ils animent la maison, distraient le père des soucis du travail du jour et aident à la mère ins les petits travaux du ménage, C’est à la fer- me qu'on se réjouit de voir les enfants grandir, de les voir s'intéres- ser aux ‘travaux des champs, maintenant en tre le père et la mère cette communication cen- stante qui leur permet, Lien qu'éloignés chacun à leur besrwne, de ne se trouver jamais séparés urâce à ce joyeux trait d'union, | Eile songeait à tout cela, à toutes ces joies, ectte brave petite femme lisqnelle sentait les progrès incessants dt mal qui la faisait souffrir depuis dix ans, et dont elle avait lien de redouter les effets. Mais elle a eu couliance dans la seience de nos Médecins Spécialistes, elle s’est mdressée bravemment a Guix et leur fa CXpese Sol CAS, Flle a suivi fidèle- Lni les preseri] Lions ct les conseils qui Ini étaient donnés et elle a été wii: T8, Jeunes filles qui souffrez, quiscomme Madame Di tte, avez, dès le jeune âge, ressenti ecs douleurs eruelles dont vous ne connaissez pas : Poriine, wattendez jas au dernier moment pour vens soigner, Ne ere VOZ Fais à ne ineli-position passa TCTe quand vous sentez ces dou- leurs continuer, dout mis dans le has-ventre, étonrdissements, maux de poitiine, crachemenuts de sang, C'est le moment de vons soigner sans retard, de e nacher les spévialistes et de prendre les Pilules Rouges qui reconsthuerent Votre organisme, renonvelleront votre sang et vous d'uncront la vigueur dont vous avez bes in dans la vie pour devenir des mères fécondes et heureuses, Fay a pas de traitement plus facile À snivre que celui des Pilules Loives; 1 wmv en a js non plus de pus -tli“ace ni de plus sûr. Cat le salut des jennes ülles et le trésor des mères, * Vous pouvez en tout temps consulter les Médecins Spécialistes soit en les visitant, à leurs bureaux, au N° 274 rune St-Denis, Montréal, so! en vous adressant À eux pur Correspondance, Les consultations son à; gratuites et sont absolument secrètes. Les spécialistes sont cons- ta queut à la disp sion des personnes qui veulent les consulter et qu viennent demander leurs conseils. es Paules Ronges se vendent chez tons les marchands de remèdes, cb cmt aussi envores dans toutes les parties du Canada et des Etats-, Us, sur réception du prix, 50e. la boîte, vu six boîtes pour 82.50, | \dressez vos lettres : COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMÉRICAINE 274, rue St-Denis, Montréal. rétablir définitivement cette petite femme qui, elle le dit clle-:1ême, ne pesait pas plus de cent livres. the blood being weakened through faulty action of the kidreys and li-, che de cet Etat : ‘Au cas où mon | ver. cheval Tarry, qui m’appartient de-|of red vitalizing blood you need puis 23 ans, viendrait à me survi-|and it can be acquired quickly by \vre, ‘je lui laisse une somme de. | $2000 qui sera placée à 6 ponr strengthening tonic made, ‘‘No L'intérêt de cet argent de-|tonic equals Ferrozone,’” writes H. vra être employé à nourrir mon | cheval, à lui donner des soins et à | spring I was tired and depressed, {lui fournir le gîte aussi longtemps | had backache and lacked strength. | Forrozone soon using E. Jennings of Westport. À DEAD TIRED FEELING And utter weariness are due to } e Dental Notice } It’s a surplus of energy, lots | and 25th., of April. Surday ted solely to such Ferrozone, the greatest to following Monday. J. E. McDonaid, ‘Last Will be in Tignish on the 24th., afternoon will be devo-{ New-York. Les nouveaux digni- patients as are -uffering from Toothath. All o- ther operations and work attended 4: À Office in C. M. B. A.. Building. Nouveaux Prelats par privilège spécial, porter la nnpie pourpre. C’est à Pâques que l'il- Des dépêches de Rome annon-|vestiture a eu lieu. cent que cinq nouveaux prélats ont INFAMES DESSEINS DE été nommés dans l’archidiocèse de COMBES taires sont le révérend Charles H.| Combes, le pre- Croix, le révérend C. G. O’Kee fe, | Patrick F. McSweeney, de l'église justice, Bchoisissant le Vend de Ste. Brigide, le révérend L. M. ' Saint pour accomplir son dssséi ine : ADONNEZ-VOUS a brought Jacques McGean, de l'église St.- | Parmi les emblêmes qui doiveñt Pierre, le révérend M. Johu P. létreenievés, il y a l'oeuvre de Bon- | Kearney, de l’église de St.-Patrice.|nat, ‘‘La Crucifixiou,” dans la L | par, Les nouveaux dignitaires pourront, | cour d'assises de Paris. McCre:dy, recteur de l'église Ste.- mier ministre de la France, a com- | manté que tous les emblêmes reli- de Highlands Falls, le révérend M. gieux soient enlevés des cours de