PRE Enr PETER RER QE NS ERP TE FEAT æ RE € * = LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIÉTAIRE. "+ cs F. J. BUOTE, GÉRANT G. BUOTE, RÉDACTEUR. VE LE 7 TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 18 JUILLET 1901. ne ne “ne ms 9 ANNEE. LA MEC 0000000%X TROISIEME PARTIE [suite.] Le magistrat sentant qu'il n'arriverait à rien par l'intimi- dation, revint aussitôt au ton d’une conversation aimable : —Et sans donte, dit-il, vous persistez à croire à l'innocence de ceux que vous appelez vos amis ? — Vous devez bien le penser! —Aussi n’engageraije avec vous aucune discnssion à ce sujet... —Ce serait perdre bien inuti lement un temps qui doit vous être très précieux, ‘non cher Monsieur.…....ll ya ence mo. ment tant de criminels à arrêter un FAT... — Julienne! ma fille! s'éeria| le notaire, qui était épouvanté par la désinvolture avec laquelle | son eptant osait trarter le chef de la sûreté générale de la Seine. Le magistrat l’interrompit en | faisant un geste d’impatience : —Je vous en prie, Momie laissezmoi parler.........Made moiselle je sais persuadé que nous fini- rons par nous entendre. — J'en doute, Monsieur, mais parlez toujours ! La jeune fille avait sensibie ment élevé la voix, pour que Thérèse pût entendre, de la | pièce voisiie, tout ce qui se di-| sait Le magistrat reprit en| souriant, évitant de donner à ses questions la tournure d’un inter- rogatoire de justice : —Voyons? Je vais admettre! aveo vous que vos amis soient innocents, ou plutôt votre amie, | puisqu'il ne s’agit que d'elle seule en ce moment. Eh biew, on ne doit jamais la justice de son pays... — Même quand ellese trompe? —Eile se trompe rarement...) Et, quand cela lui arrive, l'er | reur ne dure pas longtemps. Je! comprends à quel point votre amie a dù souffrir, sielle est] innocente ; mails son innocence | ne sera jamais reconnue si elle ne vient pas se soumettie au tribunal chargé de ja juger. —Qui vous dit que vous na la verrez pas apparaitre le Jour de son procès ? — Vous connaissez donc ses intentions ? — Peut être ! — Je vous assure que si votre amie ne se moutre que le jour de son procès, cela ne sera pas suf fisant ; l'enquête aura été menée en dehors d'elle et naturelle- ment contre elle... Notre mé- tier uous force à accuser ; et, si celle que nous accusons n'est pas là pour se défendre, per- sonne ne songera à son luno eence ? Vous voyez bien qu'il est indispensable que mademoi selle Garancier soit entre mo: mains. Nous aurons, d’ailleurs, pour elle, les plus grands é gards. —{n la mettant à Saint-La- gare © veut bien m'écouter ;, se soustraire à | sans cesser de fixer obstinément | HE D'OR XX0000000 ç Le magistrat reprit tranquil- | lement : —Mademoiselle Æarancier doit être ici, vous l'avez vue ; Let, comme vous n'êtes pas sortie de cette villa... — Qu'en savez vous ? — C'est monsieur votre père qui m'a renseigné à cet égard. —Oh! sivous n'avez que les renseignements de papa! Enfin, continuez votre petit rai- sonnement. mademoiselle Garancier est ve- | nue ici. | —Quel jour ? elle n’en est pas sortie. — Vraiment ? Vi sur ce terrain, €ar alo:s, | —J'en suis à la conclusion : | EE — _ " S0-CALLED STRAWBERRY COMPOUNDS ARE NOTHING MORE OR LESS THAN RANK IMITATIONS. | THE GERUINE :S | | | | | | | | } Î (Put up in rs wrapper.) CURES | Diarrhœa, Dysentery, Colie, | Cramps, Pains in the Stomach, | | — Maïs je ne veux pas me di | less, Effectual, |iol me forcerait à vous rasta aussi. Le notaire devint blême ; sa | fille en prison! a sûreté, punit de peines graves | es personnes qui participent à vasion d'un criminel ou qui aident à le cacher. px une complicité. Mais, je. vous l’ai dit,je ne me placerai |? | pas sur ce terrain -là, il me serait | C’est pres- |trop pénibie d'arrêter une aussi, | charmante jeune fille..…....Main- |tenant, veuillez me dire cù se [trouve votre amie ? PS par mon père, monsieur, ; Le instauts apres, que vous devez ls savoir. —Je n’en sais qu’une chose, | | mademoiselle, c'est que votre, amie est cachée dans cette villa. | Dites moi seulement dans quelle pièce elle se cache. — Je neen sais rien, monsieur ! —Je vous préviens que nous remuerons tout pour la trouver. | — Cherchez, monsieur. Le chef de la sûreté se leva, | ses yeux sur la jeune fille. 11 se dirigea vers la porte de l’autre chambre. Malgré toute son € inergie, Julienne eut un léger tressaillement. Ce fut assez] pour le magistrat. d'un ton moquer : —Nous n'aurons pas, d’ail-| leurs, besoin de chercher bien | loin. —Ah ! dit simplement Juli- enne, reprenant son calme. — Votre amie est cachée là, — Dans la chambre de ma |mère ? ...… 1l prononca el — Vous êtes si bien esétobé] | | descendre | | | | | Monsieur, Le notaire s’écria en levant les bras au ciel : — Quelle profanation ! er Déjà, le magistrat avait ouvert. la porte, en disant ; | — Ne m'assuriez vous pas, monsieur, qu'on n’entrait jamais, dans la chambre de madame Fonrmont ? — Eu effet, Monsieur ! —En ce cas, il s rait au moins y serait inutile. HAS LL — La loi, continua le chef de! EQUAL, | | nier, qui | . | @rols ? Î | | ] — Le jour de son évasion, et| Cholera, Cholera Morbus, Cholera | Infantum and all Summer Com- | plaints. Safe, Reliable, Harm- HAS | RO EQUAL, RE EN RE PE © A EE ee 6 DAT De EE |ment, ne doutant pius que Thé-|° —— tannins GO0D ADVICE. J. H. Myrick & Co ‘he following ire: was heard à à days ago in one of our neighboring settlements. Read it :— J’.t—‘JIcllo, Peter !?? | Peter—Bel-on oh-oh-ho, Pat” | | Pat, ‘Why Peter, that's a terrible DRY GOODS congh you have.” Peter. ‘I know. It's killing me Pat.‘: Pat. “Why don't you get somethin® | to cure you ? | leter Sure [I have tried all the cough | | Importers aad Dealers in | | medicine on the market but they did me HARD \ ARE | no good. Pat. Why don't you go to the doctcr e | Peter, Well, LE inte:.ded to go, but ! Barney called over to see me last night | and t: fa me notto bother with any of! Pat, Why was that, Peter ? BOOTS & SHOES Peter, ‘Well, he says last spring when | Margaret was sick she ha& all the doc | tors ia the place to sce her, and the de‘il | | the bit she was the better cf them. | Pat And will you teli me what cured | | her ? Peter r, Weil, he says he heard great | | MINE tal: about this MacDON ALD'S Di iUG STOR E kceping very fine medicine for man or beast, and he started at once to! see Mr. McDonalds, himse!f, He gave | him two bottles of MacDON ALD $S AN- ODYNE PINE EXPECTORANT, ! ni ur which only cost him 25 cents apiece, : GROCE I ES This cured her coxplete | Pat, Well ! : Peter, Yes a: Well ! ! thaï at was cheap dl he says if he had gone | |to MeDor ald's Drug Store and got this | medicine in the tir & start he would bave | saved over $50 that he had paid out for | doctors bi 1s «nd medicines. And F5: ‘ing Pat Dear, oh dar ! My, vh my | Peter, | weu!d advise you to go to sum- | merside ard see &! at man at once | Peter Well, Pat, I will go to see him | this day with the help ofthe Lord asd| | the old hors Good bye, Pat NU } lies l ii . } LA > a L: { , Pat. Gocd bye, Petr. | ; | P D à Ha NÉE D , | , P.S. Pat— oy'!Hi! Before you go take this 25 cents with you and bring ne | |2 bottie of that Mebonalds Anodvne! | Pine Expeetorant for Ann, | Peter—1 wili Put sure. {. d pe ———— |AT TIGNISH and | À Cheese Makers' | rèse Garancier ne füt cachée là. —Je vais. appeler, dit Ju-| lienn. | — Non, répliqua séchement |son père, je te défende de boug« | d'ici. 11 sonna et donna lui même les ordres nécessaires. Quel- une ser- | vante apportait une lampe. Le chef de la sûreté s’adressa aiovs| ‘à Jalienne : L —Vous auriez bien vouiu. , n'est-ce pas, made. moiselle, et prévenir un jardi- s'appelle Jacquet, je |‘ Inutile, mademoiselle ! Ce Jacquet est gardé à vue par! deux de mes hommes, et il cou- chera, ce soir, au Dépôt. | Es ne prononça pas une | parole ; mais elle lança à son père un regard s1terrible qu al| baissa les yeux. Puis elle sui-| vit le chef de la sûreté dans la! | lolniabre de sa mère. | Eh, eh, disait:l, ponr Je chambre qui n'a jamais été on- | verte depnis si longtemps, cela! ne sent pas du tout le renfermé !! bn père a pu vous êtes. | que cette chambre | n'était jamais ouverte ; mais moi jy venais souvent pour prier. | Et, se tournant vers le notaire, | elle diten martelaut ses mots :| —Je n'oublie pas ma mère, Le magistrat examina d'abord toute la pièce, où rien ne sem- biait dérangé. Il dit : —Je vous préviens que cette nouvelle tentative d'évasion Mes hommes! entourent la maison, le revolver naturel qu'elle fût fermée à clef, et vons avez constaté que je, u'aveis eu qu'à tourner ie bou-| ton pour ouvrir. Je vous de-! mauderai maintenant de la ln-! imière ;.car, pendant notre petit! entretien, la nuit est venue. pes Thérèse, Le: policier conti- | 11 triomphait, un peu iourde- | nuait chargé ......…..S1i votre amie essa- ait de fair, elle serait tuée ! Jalienne pâlissai à LL: nee ‘1! : ne tremblait pas. Elle était mails elle bien certaine que jamais ou ne découvrirait avait inventée. ia cachette qu’ e}l Et, guand cet hounvme serait parti elle ferait | l'examen de ls pièce, |may be ordered by | label unattached showing the name Î " + « = | of the maker and the name of the | fact ry where m: de must be placed “ inside each box of cheese sent in. | *| 144 Queen St. | Mail orders receive Le at Competition. | . A LBERTON The Gove ent offers $70 in | prize s of $40, $20 and $10 to C] SE MAKERS for 1st, oise and 3rd, quality of the average Jor June, July, August, September W } + 1 t atd l'os sil _ P k | e lave Jus One cheese of each month’s make !/ [may be delivered at Ch: Does ww | at any time that may suit the çon- opened à tull and ‘enience of the competitors. 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