TL Te LC Zn: > Le Lorna | +. : Ses AN Bd de ÉMrs < Pr e =", Bule ET CP DORE PR UT sl RE te HA He RP RS TR #0 © FONDE EN 1893 DANS L'INTERET DES ACADIENS DE L'ILE ST-JEAN Vol. 2. No 50. MERDOMADAIE Tignish, Ile du Prince Edo \ 4 fa TA "+ A | D ABONNEMENT: UNAN SL00 SIX MOIS 30€ F. J, BUOTE, DIRECTEUR, TIGNISH di le «1 20 Oct. 1914. a 22ieme Annee. ; Organe, dans la langue "TR francaise, du! —_— 4 *| A7 Les Canadiens-Francais irc “à De. > - sr Parti Liberal des Provinces Maritimes. ht bientot sur le champ de bataille d'Europe prouver que dans leurs veines coule le sang le regiment Royal Canadien-Francais et les bureaux de recrutement ne desembplisssent pas. LE DEVOIR DU MOMENT Canadiens Français lémoment est venu de montrer par des actes que votre amour de la France et votre fidélité à la Couronne britannique ne sont pas des paroles qu’emporte le vent, mais viennent bien sincèrement du tonp du roeur, L'heure est grave et ce n’est plus le temps de discuter. Depuis quelque temps déjà, le projet germait dans les es prits, les représentants les plus éminents de notre nationaii- té recommandaient à la jeunesse l’organisation d'un corps essentiellement canadiens-français, composé des nôtres, com- mandé par les nôtres et de lui confier la noble tâche de par- ticiper à la défense de notre ancienne mère patrie, à la gloire du drapeau qui nous couvre de ses plis, et à la revendica tion des principes de justice, d'équité, d'honneur et de civi lisation dont les armées alliés sont des apôtres sur le conti nent de la vielle Europe. Tant que la sanction officielle n'avait pas été donnée à ce dessein, il pouvait être prématuré de se prononcer, aujour- d'hui rien ne nous retient plus. Les autorités publiques et militaires ont donné leur adhé sicn pleine et entière au plan de recrutement d'une unité essentiellement canadienne française. Le magnifique élan de notre jeunesse française qui 4 four ni déjà deux mille recrues au premiers corps expéditiounai re envoyé sur les champs de bataille, est une splendide ex pression de notre valeur, de dotre patriotisme et de netre fidélité. Nous avons fourni plus que notre proportion dans les contingents partis, où le nombre des Canadiens d'origi gine canadienne française est presque aussi élevé que celui des Canadiens d'origine anglaises, la grande majorité se composants des réservistes britanniques établis dans le Ca pada au sours des quinze dernières années. Et cependant, nous ne croyons pas que le;/Canada ait encore assez fait. Les patriotes de notre race jugent avec raisou que nous nous devons d’accentuer encore le sens de notre coo pération au grand conflit qui met face à face le monde des barbares, des incendiaires, des assassins. Nous devons proclamer que nout sommes prêts À verser notre sang pour le triomphe de iout ce qui nous est cher: fo- yer, famille, tradition et foi, contre la barbarie envahissante et le militarisme provocateur. ; Pour provoquer une mauifestation frappante de ces sen timents, le recratement d'un régiment frauçais a été proposé au premier ministre du Canada et au ministre de la milice qui ont donné leur complet assentiment aux plans qui leur ont été soumis et qui vous seront exposés sous peu. Le chef de l'opposition et ses collègues ont chaleureu sement approuvé le projet et promis de lui apporter tout leur concours. Nous savons queïla population cenadienne-française n’at- teudait qu’un sigual, qu'un mot de ses chefs pour se pre- noncer et maintenant elle en a l’occasion. Elle va être à mé- me de donner libre cours À ses héroïques aspirations, aux vertus militaires dont elle a reçu de ses ancêtres la puissan- te tradition; elle va pouvoir faire honneur aux héros de Carillon et de Châteauguay, montrer que bon sang ne sau- rait déchoir. Jamais cause ne fut plus sacrée que celle dant les armées anglaises sont les défenseurs: jamais combats ne furent plus légitimes que ceux dont l’armée françaises porte le fardeau. La France et l'Angleterre ont tout fait pour maintenir la paix du monde et seule la soldatesque allemande a empêché le succès de leurs loyaux efforts. Nous devons nous ranger du côté du bon droit et la Fisnce camme l’ Angleterre doivent légitimement s'attendre à voir le Canada Français accourir à leur secours. En prenant part aux batailles de l'Europe, le régiment canadien-français va remplir une triple mission de fidélité à son pays, à son roi et à sa mère-patrie. Le régiment canadien-français se battra pour le Cauada, parce qne la sûreté de ce pays dépend du succès des alliés et de l'écrasemement de l'Allemagne. Le succès des troupes du Kaiser serait le sigual de la décadence de l'Angleterre et de la ruine du Cauada qui en serait la conséquence. La dec. trine Monroe ne tiendrait pas cinq minutes devant l’Alle- mague triomphante. Le régiment canadien-français se battra pour l’Angleter- re parce que le Canada lui doit une reconnaissance infinie pour le bonheur et la prospérité dont il a joui sous son ré- gime, pour les libertés qu'elle lui a accordées, pour l'équité avec laquelle elle l’a traité, pour le rang qu’elle lui a donué dans le monie, pour la sécurité qu’elle lui a assuré, aux prix de sacrifices d'hommes et d'argent. Enfin le régiment canadien français se battra pour la France, parce que la France, c’est notre mère, parce qu'elle a mis eu nous tout ce qu’il y a de meilleur en elle; le coura- faire partie. L'ORGANISATION SE COMPLETE Le lieutenant-colonel F.-M. Gau- Cet, commandant du régiment Ro-! yal Canadien Français, qui dirige l'organisation, se montre des plus satisfaiss des résultats obtenus jus- qu'à présent, Maïgré qu'il ait sa confiance absolue dans le patriotis- me de ses compatriotes, il ne cro- yait pas que la population ferait preuve d’un enthousiasme aussi admirable, et répoudrait avec une telle promptitude à l'appel qui leur a été fait. PROMFTE REPONSE En effet, la ‘‘Presse’’ avait à peine lancé le projet de le création d'un régimeut canadien français que déjà detousles points du Do- minior arrivaient des demandes de renseignements et des offres de service, et quand le docteur Arthur Mignault, le principal promoteur du régiment eut placé sur une base pratique l’organisation en faisant ce don princier de $50,000 et qu’une délégation importante, à la suite d’une entrevue avec le pre: mier ministre obtiut la sanction officielle du gouvernement, les bureaux de MM. Arthur Migvoault et Lorenzo Prince, de la ‘ Presse’, secrétaires conjoiuts du comité provisoire d'organisation recevaient en moyenne 75 à 100 personnes par jour auxieuses de s'engager dans 1: uouveau régiment. BASES SOLIDES Aujourd’hui le régiment est or ganisé ‘sur des bases solides, naturellement il reste encore quel ques questions de détail à régler, mais dans quelques jours tout va marcher admirablement. Des quan ti‘és ide bureaux de recrutement vont être ouverts dans les villes et les campagnes. Des médecius dans chaque localité seront chargés d'examiner les recrues et lorsqu'ils se prononceront favorablement, LS Éd St users stesesers ses «1914 Capitaine Arthur Migneault, Marié... es. ALtos se c66)00 Célibataire «sous. s< OS dis des Héros. & + Avec un admirabie enthousiasme nos compatriotes s’enrolent dans | Ë ge, la valeur, l'honneur, la loyauté; parce quela France tient le flambeau de la civilisation qui nous éclaire; parce qu’elle est notre gloire et tout notre amour. Voilà pourquoi les Canadiens Français veulent ; aller se battre, épouser la querelle des alliés, venger leursmorts et tendie Ja main À leurs frères d'armes, : Le recrutement va commencer immédiatement et nous sommes certains d'avance que personne ne reculèra devant le devoir que lui dicte sa conscience. Il faut que cette manifestation soit éclatanté pour l'hou- neur du Canada Français et que notre population canadien ue françrise n'ait qu’une mot sur les lèvres de tous: “FACE A L'ENNEMI Les secrétaires conjoints du comité d’orgatisation du Régiment Royal canadien français: ARTHUR MIGNAULT. LORENZO PRINCE. Montréal. { { Veuillez inscrire mon nom sur les listes d'enrôlement du régiment Royal Canadien Français dont je désire F2 Nombre d'enfants.. uso ind te etetsce ones SSL CRT Th celles ci seront dirigées immédiate ment vers les casernes du Royal Canadien Français, prebablement à Saint Jean. D'ICI QUINZE JOURS Un très grand nombre d'officiers depuis les lieutenants jusqu'aux colonels et appartenant À différents régiments de la province, ont offert leurs services ax colonel Gaudet. Lundi soir, les quatre chefs de groupe, les capitaines Arthur Mi guault, J. A. Filiatrault, P. E. Mercier et M. A. V. Roy, qui, sont chargés du recrutement provisoire, feront rapport au colonel Gaudet et on décidera alors du choix des officiers parmi les noms qui auront été soumis. Les organisateurs sont d'avis que d'ici quinze jours, les cadres du régiment seront complets et la chose semble prebabie. LES CHEMINS DE FER Les compagnies de chemin-de fer seront priées de transporter gratui tement à Montréal les recrues pour le régiment Royal Canadien Fran Gais. Le colonel F., M. Gaudet, commandand de ce régiment, a reçu du gérant de la compagnie ‘‘Temis couata Railway’’, M. Grundy, une lettre lui disantique cette compagnie ne demandera rien pour le trausport des recrues désirant £se rendre à Montréal. On demandera aux autres compaguies fde chemins de fer d'en agir de même. DU ‘‘BRITISH WHIG"’, DE KINGSTON Au même titre que les Irlandais, les Canadiens français doirent don ver au monde en recrutant un ré giment your la défense de l'empire, une preuve consolante de leur loyauté et de leur union. Il faut faire quelque chose pour détruire ou étouffer la propagande de cer taines gens, | TRES SATISFAITS Les quatre chefs de groupe de | recrutement pour le régiment Ro yal Canadien Français sont plus que satisfaits du résultat de la première journée de travaH. L'un d'eux, le capitaine J. A. Filiatrault, de la “Presse”, nous rapporte qu'il compte plus de 200 noms déjà sur sa liste. A l’arser al du 6sième ré giment, dans la seule journée d'hier, 118 recrues sont venues s'inscrire sur ses listes. À la demande de plusieuts cito yens de Lachine, le capt. Filiatrault a ouvert un bureau d’enrégistré ment, aujourd’hui, dans cette ville Ce bureau est sous la direction de M. Arthur Forget, qui a mis à la disposition du R. C.-F, une salle au No 172, 17ième avenue. UNE LETTRE DU JUGE EN CHEF Le juge en chef Sir Charles Peers Davidson a écrit au colonel Gaudet pour le féliciter de sa nomination comme commandant du régiment et rés d'autrefois unis aujourd’hui en face du péril commun indiquent suffisamment la ligne de conduite que doivent suivre tous les cana diens français patriotes. ‘ Nous devons faire trèva immé- diatement de toutes rancunes et de toutes susceptibilités pour faire ré- ussir le mouvement actuel qui est si bien lancé et dont la réussite sera pour les Canadiens-français de la plus haute importance, d’une im- portence qu’on ne saurait trop exalter. LES VERTUS DE LA RACE ‘Tous nos efforts doivent tendre à montrer que nous avons conservé toutes les vertus de notre race, toutes les qualités qui en font la force et le charme. Montrer que nous Sommes à même de réunir au sein de notre population française d'origine, un beau régiment bien armé, bien équipé, car able detenir sa place parmi les armées de l’Eu- rope, comme les Ecossais, les 1rlan- dais, les Gallois, c'est le moyen le lui exprimer sa conviction que les leur sera assigné. L'OPINION DES CITOYENS D'autres citoyens avantageuse ment connus ont aussi écrie aux secrétaires se télicitant de l’occasion qui était offerte à la race canadien ue française de montrer son patrio- tisme, non en paroles mais en ac- tion. Beancoup de citoyens qui ne sont pas canadiens-français vou- draient faire partie du régiment, mais la règle qui sera généralement suivie ne permet l'enrôlement que de ceux qui parlent couramment le français. Conme c'est un régiment tout à fait spécial, il est désirable que tous ceux qui en feront partie connaissent la langue que parlent ses officiers et ses scidats. LK CORPS DE CYCLISTES Le corps de cyclistes que M. Dun- can : McDonald jr., et M. Victor Béique se proposent de former et d’attacher au régiment Royal Ca- nadien-Français, reçois beaucoup d'encouragement, Des souscrip- tions de trois à quatre mille dollars ont été promises pour aider à son équipzement. On reçoit aussi de nombreuses souscriptions destinées à la formation du régiment cana dien français. LE DEVOIR DE L'HEURE D'un citoyen éminent nous rece- vous la magnifique lettre suivante qui définit admirablement le devoir des Canadiens français dacs la situ- ation : ‘Tous les journaux ont publié la lettre que sir Wilfrid Laurier a a- dressée au premier ministre sir Ro- bert Borden pour exprimer au chef du gouvernement son approbation pleine et entière du mouvement qui a pris naissance parmi les Cana- diens-français pour l'envoi d'un ré- giment destiné à les représenter dans l’armée des alliés d’abord, sur les champs de bataille de la ÿFrance aura été totalement repoussé, au pied des orgueilleuses forteresses de 1 Allemagne. PATRIOTIQUE ATTITULE ‘La patriotique attitude de l’op position parlementaire depuis l’ou- verture des hostilités, l'harmonie parfaite qui règneentre le chef du gouvernement et le chef de l’oppo- sition, entre des adversaires décla- et bientôt, lorsque l'envahisseur | plus etficace de démontrer pratique Canadiens-Français sauront se dis| ment le nombre, la force et les res- tinguer quel que soit le service qui |s0urées de notre groupement. ‘Mieux que toutes les brochures, tous les discours, toutes les contro verses de presse, le fait que nous trouvons dans nos propres ressour ces le moyen de prouver efficace ment notre existence, de mentrer la valeur de notre corps, de signaler que notre concours est désirable et utile, c'est encore la meilleure mé thode de glorifier le Canada fran çais et d'accroître sa valeur. LA LOYAUTE ETILE COURAGE ‘Il faut avoir lu les journaux du monde entier lorsque sir Edward Grey proclama à la face de l’Alle- mague en dépitj des avantages offerts, que l’ Angleterre se battrait\ plutôt que de manquer à la parole donnée à la France. Il faut voir de combien : grandi encore ie renom de l’Angleterre par cette déciara- tion virile et loyale pour com prendre la gloire que font rejaillir sur toute une nation les actes de ioyauté et de courage, ‘‘La loyauté des Canadiens Fran çais n’a jamais été sérieusement mise à l'épreuve, mais l’occasion est venue d'en montrer la solidité et la réalité. Nous avons ici une splendide occasion de prouver notre respect et notre reconnaissance à la Grande Bletagne, en même temps que notre amour pour la douce Fravce, TOUS EN AVANT ‘Il ne faut pas qu’un seul Cana dien français reste en arrèrie ; tous ont déjà montré ce qu'ils savaient faire sur le terrain militaire. Le goût des aventures qui a jalonné cet immense continent de tant de noms français est toujours vivace dans notre race ; notre sang coule toujours aussi bouillant et aussi pur que celui de nos pères, NOS INTERETS GENERAUX ‘‘L’autorisation donnée par le gouvernement d'organiser un corps essentiellemeut frarçais d’origine, répond à notre instinct et à notre dé:ir depuis le rommencement de cette guerre. Ce que voulait netre jeunesse c'était de pouvoir, tout en pas perdre de vue ses intérêts géné raux. Rien ne peut leur être plus du Roi. Si les Polonaiset les Juifs l * aidant l’ Angleterre et la France, ne buildings en Russie ont obtenu:que le Czar, d'un trait de plume, leur offre tous les avantages pour lesquels ils lut taient depuis si longtemps, fasse tomber les barrières qui entravaient leurs libertés de citoyens qui ne pourraient pas demander les Cana diens frauçais ? Quelle victorieuse pétition ne pourraient ils pas dàèpo ser au pied du trôue de Grande Bretagne, si, une fois la [guerre finie,, leur demande était présentée par un régiment canadien français, qui aurait donné son sang pour protéger la Couronne et écraser ses ennemis. PARTOUT LA MEME :DKE Voici ce à quoi il faut penser dans fles circonstances solennelles que nous tr&versons, itel est le de voir du moment qui doit être pré sent à tous les esprits. ‘Dans les familles comme dans les ateliers, cette grande question du devoir doit être le thème de toutes les conversations, le sujet de toutes les méditations et le fond de toutes les exhortations. “La grande patrie canadienne et aussi nôtre petite patrie canadienne française nous imposent le sacrifice de notre bien être, de nos occupa tions et, au besoin, celui de notre vie pour le salut commun. LA DEFENSE DE LA JUSTICE ‘‘Les exemples généreux qui nous viennent de toute part doivent nous inspirer dans l'oeuvre du dé vouement à la cause des alliés. Tous ceux qui partiront pour cette campagne, pour la défense du droit et de la justice, pour le soulage ment des douleurs, pour la défense du drapeau, se grandiront devant leurs concitoyens et auront pour eux la satisfaction du devoir ac compli, si l'appétit, l’awmbition ne dowiue pas dans leur coeur. Lors qu'ils reviendront dans leur foyer, entourée de leur famille, ils faurent pour eux la gloire d'avoir fait hon neur au nom,Çanadien francais et d’avoir combattu pour la plus noble des causes. ‘La postérité conservera leur nom et saura qu'ils n'ont été ni lâches ni peureux mais se sont con duits en braves et en hommes d'honneur. a us INSURANCE NEWS Insure your products: Lobster Cheese, Butter, etc. ÆShort term insurance!/atff{low figure. Apply to F, J. BUOTE Insurance Agent, L'Impartial Office Tigoish. 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