on 5" 1/7" 0 CN si PRE SEE Eee au, RER L'IMPARTIAL FONDE EN 1898 Le seul Journal français de l'ile du Prinee Edouard. ee HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : Rene $100 COTÉES Trois mois... PAGE NN Les abonnements sont paya- les d'avance. Annonces 10 cents la ligne, 1ère insertion, 2 cents la ligne les in- sertions subséquentes. To.tes communieations doi- vent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISH. I. P.E L'IMPARTIAZL TieniseH 16AouT, 1800 Quatre Ans de Gouvernement PAR LA MINORITE Lorsque le temps des élections fédérales arrivera, les électeurs du Canada doivent se rappeler que oeux qui tiennent les rènes du gou vernement depuis 1896 ne sont pas arrivés au pouvoir au moyen de la magorité des voix. Quelque, quel- que comique, que soit de cas, o’est pourtant un fait incoutestable. Le résultat des élections du 23 juin 1896 démontre que les censerva- teurs avaient recueilli 419,830 voix et les libéraux 397,450, laissant ces derniers dans une minorité d'au dela de 24,000 voix. Les majorités libérales dans tous les oas étaient trés petites, tandis que pres que tous les candidats conserva- teurs qui furent élus rempertèrent de grosses majorités. Aujord'hui les conservateurs u’ont rien perdu de leur prestige; tout au contraire, ils ont gagné du terrain depuis 1896. Donc, avec un peu d'énergie et une bonne organisation, les conser- vateurs peuvent facilement éffacer les majorités nominales de 1896 et faire tourner la balance en leur fa- veur. Le temps est propice, les rai- sons sont valides pour ocoasionner oe revirement ; savoir, les promes- ses innombrables qu'ont faites les libéraux, et la violation de ces pro- messes, depuis la première jusqu’à la dernière. L'Exercice Liberal. DE 1896 À 1900. Un des grands arguments des li- béraux dans les discussions politi- ques, c’est l'augmentation du re- vent. On dirait vraiment que le revenu public, ils le prennent dans leur gousset pour le verser dans la oaisse de l'Etat. Qu'est-ce que c’est que le reaenu publio? C’est la contribution dr peuple au trésor, que cette contri- bution soit directe ou indirecte, qu'elle se présente sous une forme ou sous une autre, comme droits d’accisse ou comme droits de douane. Aïasi done l'augmentation du re- venu, à moius qu'elle ne soit le ré- sultat de quelque mesure économi- | que très habile et très savante, | œuvre d’un grand financier, n'est | que le rendement plus considérable | T'IMPARTIAL, JEUDI LE 18 AO Ces augmentations de revenu se produisent généralement après une période de crise commerciale inten- se. Pendant plusieurs années le commerce devient défiant, timide, et st replie, pour ainsi dire, sur lui-même. La rareté de l'argent due, par exemple, à une suite de mauvaises récoltes, ou à l’abaisse- ment des prix sur les marchés étrangers, rend les ventes de mar- chandises plus rares et les paie- ments plus précaires. Les négoci- ants craignent de rester chargés d'un ‘‘stook’’ improductif trop con- sidérable. Ils écoulent dono tran- quillement leur surplus d'articles importés les années précédentes, et restreignent jusqu'aux extrêmes limites leurs importations nouvel- les. Et conséquemment, on voit le chiffre des droits de douane perçus aux ports d'entrée baisser, baisser graduellement jusqu’à ce que le trésor ait subi une perte de plu- sieurs millions par année. C’est ce qui est arrivé au Canada de 1890 à 1896. Cependent, au bout de quelque témps, ce mouvement de dépression s'arrête. De meilleures récoltes ent succédé à trois ou quatre années médiocres ou désastreuses. A l'é- tranger les prix se relèvent. Les produits naturels deviennent plus abondants et se vendent mieux. L'argent circule plus librement. Et les marchands, dont les vieux ‘stocks’ ant fini par s’épuiser durant la stagnation des affaires, saluent avec joie le réveil commer- aial, répondent à la demande du public mieux en fonds en recom- mençant à importer comme avant les mauvais jours, Immédiatement, comme aorollaire, les droits de douane se relèvent et l'argent afflue dans le trésor public. C’est ce que nous avons vu de 1896 à 1900. Et de même que l'été succède à l'hiver, de même les époques d’acti- vité et de dépression commerciale se succèdent presque avec une égale régularité. On serait tenté de dire qu’il y a des saisons dans le progrès économique et commercial d’une nation, comme il y en a dans l’évo- lution des ans. Le gouvernement Laurier a eu la bonne fortune d’arriver au pouvoir au début d’une saison féconde. Et voilà pourquoi il a vu le revenu pu- blic augmeater d’une frçon extra- ordinaire. Mais encore une fois, d’où vient cet argent ? Cet argent vient du peuple d’abord, des marchands qui paieut directement la taxe douani- ère au collecteur des douanes, et ensuite des acheteurs, pauvres ou riches, sur qui les marchands se remboursent de l'impôt qu'ils ont payé. L'augmentation du revenu, c’est donc en définitive un plus gros chif- tre de taxes prélevé sur le peuple. Lorsque les libéraux se glorifient de l’augmertation du revenu, ils se glorifient tont simplement d’un plus gros volume de taxes payées par les contribuables. Quelle a été cette augmentation dans le volume de la taxe, depuis 1896 ? Il faut le répéter souven, afin que ces détails importants se gravent dans la tête des électeurs de ce pays. En 1896,—dernière année conser- vatrice—le volume de la taxe était de $27,759,285. Pendant les quatre dernière années du règne conserva- teur, le volume de la taxe a été en moyenne d’environs $27,526000 par année. Durant les quatre années de rè- gue libéral. c-a-d- de 1896 à 190e, le volume de la taxe a été environ $3345,0000, en moyenne par année. De 1896 à 1900, les libéraux ont douc touché $22,077,017 de taxes de plus que les conservateurs n’en ont perçu de 1892 à 1896. Sans doute, avec cette énorme excédant de taxes, ils ont dû dimi- nuer la dette publique, ou au moins la maintenir statiennaire ? Ils avaient soutenu que les dé- penses étaient trop élevées sous le des impôts normalement étabks, et [régime oonservateur. Puisqu’une ce rendement plus considérable est | fois arrivés au pouvoir ils ont eu la dû à des circonstances indépendan- | chance de peroevoir $22,000,000 de tes de l'influence des ministres. |taxes de plus que leurs prédéces- Lorsque les douanes produisent |seurs, ils ont dû employer ce sur- plus de droits d'entrée, c'est que | croît de revemu, non pas à augmen- les importajions ont été plus fortes. | ter les dépenses mais à diminuer Lorsque! l’accise rapporte des | la dette ? Sommes plus élevées, c’est que cer- Eh bien, non ! taines industries intérieufes, sont| 1-8 ministres libéraux, depuis nn , ® { 2 sentant l'augmentation dans le vo- d'énergie et de force. lume de la taxe. Dans les différentes autres sour- ces de revenu ils ont eu encore une augmentation de $8,000,000 envi- ron. Ils ont dono touché, durant leurs quatre ans, $30,000,000 de plus que les conservateurs durant les quatre années précédentes. Ils ont empoché cette somme énorme ! Et, chose incroyable, ils n'en ont pas encore eu assez ! Lancés à corps perdu dans une origie de dépenses inouies, malgré cette prodigieuse augmentation äe revenu, malgré ces TRENTE MIL- LIONS qui leur sont tombés entre les mains, ils n’ont pas été oapa- bles d’attacher les deux bouts en- semble, comme on dit vulgairement Et ces administrateurs criminels ont augmenté la dette publique de près de $8,000,000,—HUIT MIL- LIONS ! ! Si quelqu'un en doute, qu’il aille consulter le discours budgétaire de M. Fielding, prononcé le 23 mars dernier, à la page 2547 du Han- sard de 1900. Nous défions toute la presse li- bérale, d'attaquer un seul des chif- fres que nous venons de citer. Et maintenant, lorsque nos ad- versaires se vanteront de l’augmea- tation du revenu, répondez-leur : Oui vous avez arraché au peu- ple en quatre ans VINGT-DEUX MILLIONS de taxes de plus que les conservateurs. Oui, vous avez eu la chance de touoher, quatre ans, TRENTE MILLIONS de plus que les con- servateurs. Mais vous avez dissipé, englouti ces TRENTE MILLIONS, et au lieu de diminuer la dette publique comme vous l’aviez promis, vous avez endetté le peuple de HUIT MILLIONS DE PIASTRES ! Augmentation énorme du volu- me de la taxe ! Augmentation énorme des dé- penses ! Et, malgré un énorme suroroît de revenu, augmentation de la det- te. Voilà l’œuvre désastreuse des ministres libéraux ! Electeurs, retenez bien ces chif- fres et ces faits accablants au jour prochain du scrutin vengeur ! L'Acadie L Nous accusons réeeption du pre- mier numéro du nouveau jonrnal ace- dien, ‘‘L’Aeadie” qui vient de parai- trea Weymouth Bridge, Nouvelle- Eeosse. C'est un journal a quatre pa- ges—huft colonnes ehaque page—M. Jules Lanos, qui réside a Halifax, en est le rédacteur en chef et M. Daniel Gaudet, gérant. Jugeant par le pre- mier auméro quiest bien rédigé et rempli de nouvelles récentes et inté- ressontées, le journal ‘‘L'Acadie” pro- met de se rendre digne de Ja plaee qu'il vient “emander an foyer dela fa- mille acadienne. Nous souhaitons au nouveau eonfrère un suecès sans mé- lange. Qu'il viveet qu'il vive Jong- temps pour l’Acadie. Les Elections 11 paraît certain que nous allons avoir les éleetions fédérales. Le jour de la nomination serait fixé au 16 oc- tobre, la votation le 23. Comme le premier coup de canon ne doit se fai- re entendre qu'après l'arrivée des mi- nistres qui se promènent aujourd’hui en Eu1ope, la campagne sera pur con- sequent, très cour @ a peine un mois. LA REVOLUTION EN ITALIE LES TROUPES SOUS LES ARMES mm } “New-York Journal” publie manne Le voup de revolver de Bres- ci a donné aux républicains Ja plus belle ehance qu'ils aient eu depuis de longues années de renverser la montrchie et de fonder une répvblique îitalien- ne Tont le monde le comprend : les ministres comme les mécon- tents. L'Italie est un camp sous les armes. Les rues, les casernes de toutes les grandes villes re- gorgeat de soldats, 15,000 hom- mes de troupe ont neeu ordre de se rendre à Rome afin d'as- surer au melns un silence res- pactueux pendant les fanérail- les du roi Humbert. Jamais la police n’a èté aussi active. Etre sos pçonne de senti- ments d’anarehistes, c'est assez pour être immédiatement arrêté | lei, des milliers de soidats sont. prêts à un moment d'avis. L2 ministère est faible, va il- lant. C'est un ministère de com- promis. il ne contient qu'un. homme fort. Les ehefs du mou- | vement républicain sont habi | des. La situation est extrêmement périlleuse. Le sort de la mai- | sou de Savoie et de la censtitu-, tion politique aetuelle est en, dauger. | Le nouveau rotn’a ni forcel ni prestige. L'espoir des parti: sans de la dynastis repose tout entier dans la “nouvelle reine.! Elle est adorée des troupes, pleine d’énergio, au courantdes roueries de la diplomatie et des intrigues de la pelitique italien- ne. Hello There, ieuben ! WHAT BEAUTIFUL HORSE HAVE YOU NOW ? ne | UT, 1900. Er ARRET mt ALBERTON HEADOUARTERS JULY, 1900 The best place in the constituency to purchase HOT WEATHER COMFORTS is at ALBERTOI I HEADQUARTERS. Your money will go f.1rther there than anywhere else and you get style as well as comfort. 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See how he holds his tail —and such a perfect, free action .”’ R—"' Well, 1 guess. S.—‘That's what McDonald's Condition Powders do for a horse ?* R—"Yes, they are the row- ders.‘ 8 —‘"How cost ?” R—"Only 30 cents per Ib You can get them at any eoun- try store, or right dire:t from much do they une dépêehe à sensation datée de Milan, envoyé à Nice et té- légraphaphiée de là, la censure l'ayant refusée au télégraphe de, | Milan. Le correspondant du ‘‘Jour- nal’” dit en somme : | L'Italie est à la veilie d'une révolation. | Le seul espoir des partisans de Vietor-Fmmanuel 111, c'est | la nouvelle reiLe Hélène de ! the manufacturer's at McDO- NALD'S DRUG STORE SUM- MERSIDE."‘ Envoyec un timbre pour aotre “ Guide des In- vonteurs.” Nous obtenonis plus de patentes pour les inventeux que tous les autres ingé- nieurs ensemble, et nous faisons une spécialité des applicatiens, que les subres agents n’ont paé réussi à ebtenir. Pas de pateste, pas de paye. MARION & MARION, & S. 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