mt es is _ Le ne ee de TT Le 7 mp PERTE tt G ZA CZE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. VOL. I. NO. 17. v" TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 23 MAI 1901. - LA MECHE D'OR - 00000001YXX0000000 BEUXIEME PARTIE 14 [suite.]) —Une à M. je chef de la sû reté, et plusieurs aux directeurs des journaux importants qui paraissent le soir..…..Je me de. mande, ajouta-t-il naivement, ce qu'il pouvait bien leur écrire à ces gens-là. Brigard fut distrait toute la <à journée ;il attendait, avee une « impatience fébrile, l'heure où paraissent les joupnaux du soir. Par moment, il interrompait son travail et murmurait : —Quel malheur qu'on ne l'ait pas arrêté, lui aussi ! Enfin, vers quatre henres, il envoya chercher par Zéphirin tour les journaux parus ; et Zé pairin ne sembla nullement étonné lorsqu'il rencontra, à la porte dela maison, maison, la femme de chambre de Julienne, que sa maîtresse envoyait aussi chercher les journaux du soir Comme il revenait lentement dans le bureau : — Vite, donnez-moi cela ! s’6. eria Brigard, d'une voix fié. vreuse. Et il déplia brusquement nne des t’uilles. Ses yeux se brouii lèrent un peu, quand il vit ces mots : ‘‘L'affaire de la rue de Rome,” mais, remarquant que Zéphirin et les petite cleros l’ob- servaient, il doraina son émo- tion et lut. Les journaux du Sir commençaient par repro- duire, en les condensant, les nouvelies données par les jour- naux du matin ; puis ils ajou- taient quelques détails sur l’at- titude de Serge Morain et de Thérèse Garancier : ‘‘’Au moment de leur arresta- tion, les deux complices avaient semblé accepter leur sort avec une oertaine résignation ; mais, dès qu'ils ont été conduits au Dépôt, ils se sont révoltés, de la manière la plus énergique, eon- tre leurs gardiens. Serge Mo. rain est dans un tel état d’exci- tation qu'il a été absolument impossible de le faire comparai- tre aujourd'hui devant le juge d'instruction, M. Lisars. Quand à Thérèse Garancier. on l’a me. née à l'infirmerie du Dépôt ; et on sera probablement forcé d'at tendre deux ou trois jours avant de l'interroger : elle a eu au- jourd'hui deux crises nerveuses, pendant lesquelles 1l à fallu treis personnes pour la mainte- nir sur son lit. Les médecins craignent une nouvelles crise pour cette nuit. “Claude Gapancier n'a pas reparu, ce qui prouve bien qu'il a dû prendre une part active à cette mystérieuse affaire. 1la, eu l'impertinence d'adresser ce | maten au chef de la sûreté la lettre suivante, dont il a eu l’au dace de nous faire remettre une copie, ainsi qu'à plusieurs de nos confrères. Nous espérons que la police arrêtera avant, longtemps l'auteur d’une pa- reille forfanterie. Buivait la lettre de Claude. Paris. ‘Monsieur le chef de la sûreté, “Je viens de lire tous les jour. naux, qui relatent les divers incidents de la soirée d'hier, depuis ia mort du eommandant Morain jusqu’à l'arrestation de masœur. La plupart approu- vent votre décision et votre é- nergie. Si ces journaux sa- vaient qui nous sommes ils hési. teraient sans doute avant de vous décerner autant de félicita- tions. Permettez moi de vous dire que malgré les présomp- tions qui s’élevaient contre $er- ge Morainet contre ma sœur, vous n'avez pas le droit de les arlêter. Vous deviez attendre les ordres du Parquet et vous munir d'un mandat d'amener, sigué du procureur de la Répu- blique. Vous avez donc outre. passé votre devoir. “Quant à moi, il ne me plait pas de tomber entre vos grifles ; je veux rester libre pour recher- cher les preuves de l'innocence de ma sœur et de Serge Merain Après co que j'ai vu depuis quelques années, je n'ai plus confiance dans la justice de mon pays, qui s’acharne contre des innocents, et qui laisse en li- berté uue armée de bandits qui fait trefnbler tous ies honnêtes gens. Je mets, d’ailleurs, au défi tous vos limiers de savoir où je me cache. Vous pouvez lancer vos plus habiles à ma poursuite. Je les attends avec la plus parfaite tranquilité. Et je vous donne solennellement rendez-vous poar le jonr où je pourrai vous confondre, et vous prouver l’absurdité de toutes vos acousations. “CLAUDE GARANCIER’ VI CONFRONTATION MANQUEE Deux jours s'étaient écoulés ; et, malgré les recherches les plus actives de la police, maigré toutes les dispositions prises par :e chef de la sûreté, on ignorait ce que Claude Garaucier était devenu. Et cependant Claude était entré dans Paris chaque matin et en était ressorti le soir, avec la plus grande facilité, pour venir coucher à Asnières, où il habitait une maisonnette perdue, au coin d'un terrain vague, à une légère distance de la Seine. Le soir du denxième jour Claude ayant regagné sa cabane abandonnée, se mit en demeure d'attendre patiemment en fu- mant des cigarettes, dans une Obseurité complète. Dix heures sonnèrent, il se leva, entr‘ouvrit la porte de la cabane, puis revint s’asseoir s1r son escabeau. Une minutes après, Ja porte fat poussée et un homme se glissa (rapidement dans la pièce, saaë avoir frappé. — Bonsoir, Monsieur. — Bonsoir, Zéphirin — Personne ne t'a vu ? —1lin'y a pas un chat sur le 'chemiw, 1 ( Cet hommere.|q ferma la porte, puis dit, à voix |, LT | basse . | qu! ne Ss8 sont as G. BUOTE, RÉDACTEUR. — Âlors, je pourrais bien alln- mer une bougie ? —Non, Monsieur Une lu mière, dans une cabane isolée, ça éveille tonjours l'attention. Croyez moi, Monsieur ; pas de bougie ! Vous avez votre vigare, moi ma pipe ; nous n'avon«< pas be:oin de voir nos visagrs pour causer. Nous nous Con:aissons bi-n. —Ailumeïa done, ta pipe, mounv'eux Zéphirin ! Zphirin, pour cela, descendit au sous sol et remouta, sa pipe allumée, mais en ayant bien soin de cachor le foyer sous sa main. — On ne pourra pas t’accuser de manquer de prudence, dit Claude en riant. Z:phirin répliqua gravement: — Monsieur, j'ai jure que, si l'on vous prenait, ce ne seraii pas par ma faute. — Et à qui as tu juré cela, mon brave Z:phirin ? —À mademoiselle Juliinne. — Pauvre enfant ! comme elle doit souffrir ! —Âh! Monsienr! Elle a un courage ! Pas plas que moi, cependant... Quant j» songe que, tous les jours, il fant que jentende ce Brigard qui vous appelle ....bandit, assassin ! — Et M. Fonrmont approuve? —llne vous défind pas.. Et moi je ne sais peux me taire. — Patisnce, pas comment je Ah! Maiheur! Zsphirin.—Et quelles noœavelles m'apportes-tu? —C'est que mademoiselle Ju: lienne est installée à Asnières depuis ce matin. —Ah! fit Claude, avec an mouvement joyeux. — Ssulement, son père est avec elle, 1ln’a pas osé la lais- ser partir seule ; mais vous de- vez bien penser qu'il ne rentrer4 pas tous Îles soirs à Asnières Parait qu'il y a des attractions qui le r'tiennent à Paris. Jac- quet le jardinier me préviendra quand vous pourrez voir Made- moiselie. — Et ma mère ? —J'ai causé avec elle, cirq minutes, dans le square des Batignolles, à midi. Eile vous | fait dire qu’elle est bien coura-! geuse, et qu'elle a confiauce en vous. Elle aura la force de ne pas vous voir tant que cela sera nécessaire. Des agents sont toujours cachés dans la maison pour vous piucer. On l’a déjà appelée chez le juge, pour lui faire dire ou vous éti.z Elle a répondu qu'elle ne savait rien, qu'elle ne vous avait pas revu. 1l a essayé de la re‘ourner, il lui a fait peur, il la menacée... — Peut-on torturer ainsi ane aus-i noble femme ? — Qze vouiez-vous, c’est leur métier, à ces geus-là !| ls se- raient si heureuxs'ils pouvaient vous prendre! Voans avez bien vu, par les jJouruaux, qu'ils a. J.H. Myrick & Ce Importers aad leaiers in DRY GOODS HARDWARE BOOTS & SHOBS FINE GROCERIES And Fi: -ung “upplies AT'TIGNISH and À LBERTON We have just opened à tull and complete stock of NEW GOODS. 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