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CARTE DE REMERCI- MENTS, Aux Electeurs du Premier District Electoral du Comté de Prince, Messieurs, Permettez-moi de vous offrir mes plus sincères re- merciments pour le généreux support que vous àäyez eu la bonté de m'aecorder aux derni- ères élections locales, en m'êli sant avec une majorité écr, sante, Je suis très heureux de con stater que la cause Acadienne ait été chaleuyeusement suppor tée par les autres nationali tés que renferme le district, et je saisi cette occasion favorable pour les en remercier d'une ma nière spéciale, Encore une fois, messieurs, daignez accepter les sentiments de ma plus viye re connajssauce, J'ai l'honneur d’être votre dé voué Serviteur. Jérémie Blanchard; Chemin Duvar 9 Janvier, 1894. NOUVELLES LOCALES EC Le transport des malles par la yole des caps acommencé mer- | . credi de Ja semaine dernière, are not suited:in spectacies Le 23 décembre dernier, il y | & un vieux coupie, en Hongrie, RY S | qui a célébré son centième an- | niversaire de vie matrimoniale. the excellency of our system of fitting, | rntperintth New Watches and Gloeks just | IN. EE OW. ER SNS, CHARLOTTETOWN. FIRST PRIZ2E ! My Wellington Boots took | took FIRST PXIZE at the | P. COUNTY Exhibition, 24 Our Goods are UNEXCELLED, Harnesses, Boots and Shoes, at CUT PRICES J. Albert BRENNAN, Tignish, P. E. Island. HAYING & HARVESTING machinery. AÏl in need of Haying and Harvesting machinery will save money by buying the Massey-Harris goods. The quality of these goods are beyond question. We are bound not to be undersold. Warehouses at TIGNISEL € ALBERTON Our popular agent M. M. Christopher has charge of the Tignish warehouse, and will promptly attend to the wants of the Public. 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Joseph, Charlottetown, a très bien réussi, Les recettes ont été de $520. Un jeune garçon de seize ans nommé ‘’Tasco s'est cassé le le cou, l’autre jour, en tombant du haut d’une meule de foin, à Clyde River, Nouvelle Ecosse. La fabrique de chaussures de Harper & Webster, Shediac, et plusieurs bâtisses avoisinantes, dont l’une appartenait à C. H. Gallant ,ecr, sont devenues la la proie des flammes vendredi Pertes de Harper- Webster $20,000 ; assurance $16,000, M Gallant perd $800. pas d'assurance, Le Professeur Hartcourt an- nonce aux jeunes gens qui d£- sirent se perfectionner dans l’art de cultiver la terre, qu'il ouvrira, le 5 février, au collège P. W. un cours spécial ct gra- tuit, à cette fin, Ceux qui travaillent dans les bois depuis la dernière tempête disent qu'il ya six pieds de niege. M. Joseph Arsenanlt Etienne, de Little Tiguish, qui a atteint l’âge patriarcal de 84 ans, le jour des Rois, est encore leste et agile, et va. tous les les jours que le temps le permet, passer ses heures de récréatjons à pé, cher sur la rivière, On compte, dans la paroisse; plusieurs au- ires octogénaires qui ont encore bonne envie de vivre. Des Mock Parliaments ont été ouverts-à Emerald et Saummer- side. Pourquoi n’en n'aurions nous pas un içi ? Allons qui est ce qui va prendre l'initiative. Les fermiers de Campbelton, Lot 4, viennent d'organiser une société en conformité de l'acte d'association des fermiers et de l'industrie laitière. E La grippe règne actuellement dans plusieurs cantons de l'Ile, f | ( Le foin se vend depuis $12 à $14 la tonne à Summerside, et le lard de 5 à 54 cents la livre. Une femme nommée Stewart, de West Point. a été logée dans dans la prison de Summerside, ja semaine dernière, pour avoir, en plusieurs occasions, menacé d'ôter la vie à son mari, Une quinzaine d'employés du chemin de fer sont malades de la grippe, Demoiselle Annie McKay, fille de M. Lemuel McKay, , citoyen respectable de Charlotte- town, vient de disparaitre d'une manière assez mystérieuse. Elle est partie du toit paternel, ven- dredi le 2 janvier, et toutes les recherches qu’on ait pu faire de- puis pour la retrouver ont été infructueuses. Le soir de ce jour, la jeune fille partit de la maison après le souper, disant qu'elle allait passer la veillée avec une de ses amies. (fomme elle avait souvent l'habitude de passer la nuit chez cette amie lorsgæ elle la visitait, les parents n’eurent d’abord aucun soupçon ; mais le lendemain, voyant qu’elle ne re- venait pas, 1l manitesterènt des inquiétudes, et se rendant à la maison où leur fille leur avait dit qu’elle allait, ils apprirent qu'elie n'y était pas alice, Re- venus chez eux, ils furent à ia chambre de leur fille et consta- tèérent que plusièurs de ses ha- bits ayaient disparu. Ils trou- vèrent aussi plusieurs morceaux de papier, lesquels, mis ensem- ble, on put lire la phrase sui- vaute : “Tiens toi prête, rendre- di sor, je te rencontrera, en voiture, (signé) B”. Deux jours plus tard, étant allé au bureau de poste, le père reçut de sa fille, une lettre datée de ven- dredi, jour de sa disparitjon. Dans sa lettre, elle disait qu'elle partait, peut-être, pour ne plus ne revenir, et elle priait son père de ne pas s'inquiéter sur son sort, La jeune fille, qui est âgée de 21 ans, a toujours été heu- reûse dans sa famille, et ses pa- reñts, comme de ralson, ne sa- vent à quoi attribuer son étrange disparition. Depuis quelque temps Mlle Annie tenait com- pagnie à un jeune homme de la ville, majs ses parents s’y étajent opposés ; IL est cependant re- connu que les deux amants se rencontraient souvent et avaient aussi des relations pur la voie des corréspondances. Les pa- rents croient, que la lettre dé- chirée qu'ils ont trouvée dans la chambre de leur fille, venait du jeune homme. On dit en même temps, que le jeune homme affirme ne savoir absolu- ment rien sur l’absence de la jeune fille, Cette affaire étrange cause la plus vive inquiétude aux parêénts, et sera probable- ment remis entre les mains des autorités pour en sonder la pro- fondeur, si c'est possible, On a appris depuis. que An- nie McKay s'est rendue à Bos- ton, On vient de fonder une école d'horticulture au collège Acadia Wolfville. N. E, “L'Empire” dit qu'ily a ac- tuellement à Toronto, 15,000 personnes souffrant de la grippe. Le “Richibucto Review” dit que Joseph De Grasse, de St Louis, vient d'apprendre l’heu- reuse nouvelle qu'il est un des héritiers d’une immense fortune en France. La fortune est éva- luée à $32,000,000. Jusqu'à pré- sent il se trouve quarante pré- tendants, dont le pluspart sont dans le comté de (Gloucester N.B. Comme nous allons sous presse, il se tient, à la salle Ste. Marie, une grande assemblée à propos d'établir une fromagerie dans notre paroisse, Nous en rendrons compte au prochain numéro. Nous insérons toujours gratis les naissances, mariages et décès. Ceux qui désirent les faire pu- blier, sont priés de nous les faire parvenir le lundi. Depuis la derniére tempête, le steamer Stanley fait le trajet ré- gulièrement entre Georgetown et Pictou. Mlle $. McFadyen. qui, pen- dant le terme dernier, était au “Ladies Collège” Halifax, est partie, cette semaine, pour Charlottetown, pour prendre des leçons de musique du Pro- fesseur Earle. . RSR ER TT VE Le sn Une dépêche de Winnipeg rapporte une autre victime de la tempête du 12. Un habitant nommé Wijliam Robertson, a- yant eu occasion d'aller à sa grange emmena avec Ini, sa fille âgée de 8 ans. En s’en re- venant, il s’'égara, et après plu- sieurs heures de démarches à la recherche de son logis, il abor- da à une maison à six milles de chez lui. Il portait sa petite fille dans ses bras. mais lorsqu'il ar- riva à la maison, elle était morte. Une viei le femme du nom de Mary MeGrath, de St. Louis, Mo., a été trouvés sur un amas de pousaiere | et de déchets dans sa maison. est morte une heure pus tard Mme. MeGrath possédait des pro- prietés lui rapportant près de$3,000 de rente par année. Depuis ciuq ans eile vivait en er- mite n‘ouvrant jamais la porte de de vant de sa mai on ni les fenêtres. On n'a jamais vu entrer quelqu‘ _ um ch 7-e le et ses seuls compagnons étai nt un: demi douzaine de chiens, des ; oule:, des thats et -desoiscaux.. Des recherches faites rar l’adminis. | trateur public ont fait déeouvrir, dans une boîte, des papiers démon- trant que la viei ‘e femm: va ait $30, 000 à $40,000: E e | nuit. A Propos de mon- tres, xOx Nous avons souvent occasion de constater que parmi les mon- tres qu'on nous apporte à ré- | parer, il s’en trouve un grand , nombre qui sont mincement | plaquées et qui sont cmbeilies de vitre en guise de bijoux, lesqnelles nul bijoutier qui | veut conserver sa réputation in- tacte peut réparer et garantir. , Nous demandons à tous ceux | qui veulent acheter une bonne , montre de venir voir nos bas prix, et l'excellente qualité de | montres que nous vendons. Il n'y a aucune raison d'acheter une mauvaise montre lorsqu'on peut en acheter une bonne. E. W.TAYLOR Le | NT S Un bien pénib e accil ntest arri- vé vendredi huit jours dans les chan- | tiers de la compagnie Moore, dans le | hau deï’Ottawa La victime est un | homme de Hu' ; Wi iam Fafranchise, li it avai lait i BAGARRE SANGLANTE W i iam travai lai depu s deux Due moi: pour e contre-maître Andy Spearman Occupé à manœuvrer des Le fsim ct la pauvreté et dont souf_ freni les Italiens, aux environs d'Au | burn, Me., les ont portés à un état d’ex aspéra'io 1 extraord naire. Depuis deux ou trois jours des luttes sanglantes ont eu lieuentre ces malheureux et les Canadiens-‘rai çiis qui ont pris leur place. Les lLialiens sont mieux armé; que les Canadiens et ont eu le dessus. Une attaque en règl: a eu lieu con- tre l:s Canadi ns qui travaillent au prelongement du Port'and Rum- ford F.1l; R R, mercredi dernier Les Italiens 6 aient armé: d2 revol vers et de Couteaux. Où s’est battu avec des piques et des pelles du côté des Canadiens. Les Ca adiens ma armé:, ont retrai é et | s Italiens se sont cnfuis darsl:s bois. L:s Italiens ont imploré la protec- tion du maire B:lster, d'Auburn, contre la campagnie qui leur doit de \‘arg' n'. Un nouveau combat a eu lieu. Les Can:diens ont pris leur revanche. Ils ont attaqué les Iialiens à leur tour et ils ont continué leur travail, après les avoir battus. La police est intervenue et les manifests ont é.é pacifés. LE LAC HANTE UN FEVENANT QUI SE PROMENE EN canot Waltham, Mass, 13 —Il n‘est ques- tion depuis qu. lque jours ici que de M. Walker, un des plus riches pro- priêtaires de la localié, mort depuis quelque temps, et dont le spectre se montre affirme-t-on, chaque nu: © sur un lac, qui se trouve au miiieu de la proprié t. Les sœ1rs Walker, héritières du dé- fint, émues de la crise ouvrière et vou lant donner du travail au plus grand nombre d'ouvriers pes.ible, ont en- repris de grands embellissements et améliorations dans la propré é. Elles ont voulu notamment faire curer un grand lac qui s'y trouve eucisvé et le deraier travail d:vait se poursuivre nuit et jour sans interruption. Or, la prem ère nuit, tous les ouvriers qui y éxaient employés ont quitté leur ou- vrage, disant qu'ils renorç:ient à l‘en treprise.Une nouvelle équipe a ê 6 or- ganisée pour la nuit suivante, mais les nouveaux ouvriers se sont retirer à leur tour comme les premiers. Oa a ouver: alers une enquête et tous les ouvriers oat déclaé qu‘à mi- nuit, les portes du chalet constuit sur le bord du lac et dans lequel on en ferme les canots, se sont ouvertes s2u- dainement, comme mues par une puissance occul'e et livrant passage à M. Walker en personne. Celui-ci muni d‘une lanterne rouge, est desen- du sur un canot ; e*, prenant les rames en main, s‘est dirigé vers l‘autre rive du lac. Les ouvriers ont été tel. lement efirayé: à la vue du spectre de M. Walker qu'ils se sont enfuis et au- cun d'eux ne voudrait pour tien au monde retourner sur Les bords du lac pendant la nuit. Ce qu‘il y a de certain, c‘est qu'en dépit du nombre d'ouvriers sans tre | | [Du Monde] | | | | bi ots sur un ro! way, i fit une chute et un bi lot se détachant du sommet du tas en fit dégringoler une quantité | d’autres qui tous vinrent s abattre sar | le corps du matheur.ux Lafranchise. Ce fut un cri de stupeur parmi es hommes du chantier en présence de | ce sp-ctac e épouvantable, et «autant plus que la victime était très estimée parmi ses compagnons. On procéda au sauvetage et après beaucoup de peine et de travail on parvint à retirer L franchise de des- sous cetse mase de bil ots, mais il é- tait mort. Wiliam Lafranchise n'était pas marié. [li était agé de 34 ans Ses fu- nérail:es ont eu ‘ieu samedi. Un drame éprouvantable s'est dé- rou é à lasi e des aliénés de Weston, E. U. Une femme du comté de Barcour‘ Mme. Billings ea, accompagnée d’un délégué shérif, conduisait son mari, qui venait d étre déc aré ‘ou, à ra ie de Weston, pour le faire soigner. Avant de quitter s’as le, Mmo Bil in- gslea a voulu fire ses adieux à son mari, et celui ci lui a demandé de lui donner un derni r baiser. Or, Mme Bilings'ea venait a peine de se pencher pour embrasser son mari que :e f:u lui coupiit la gorge avee un rasoir. P us eurs employés sont accourus aussitôt, mais avant qu'is aient pu le désarmer, Bi ings'ea s'est tué en se coupant éga'ement :a gorge avec son rasoir. Mme Biliings ea n'était pas encore morte aux derniers avis, mais son état était considéré comme absolu- ment désesvéré, Un pauvre diab'e qui a été reconnu | depuis pour un mate ot sans emp'oi du nom de John Hendrickson, a été trouvé se mourant littéralement de froid et de fa'm, dans une vieille é- curie abandonnée de New-Vore, Cet infortuné qui 6 ait presque sans conmaissance, a été transporté à l'hôpitai Roosepe t, ou l’on a refusé de le recevoir sous prétexte qu'il n’y avait plus de p'ace. Il a été envoyé alers à l'hôpital Be levue ou l’on a constaté qu'il n’avait pas du manger depuis plusieurs jou set qu'il avait les d'ux picds ge és Après avoir reçu les premiers s0 ns qu exigeait son état, Hendrickson à déc até qu il était agé de quarante-deux ans, qne se orou- vant sans ressources, il était allé cher- cher un abri dans l'écurie abandonnée et qu'il était resté ouze jours sans boire ni manger. En dépit de tous les soins qui ont pu lui être prodigués, Hendrickson est dans un état des p us cri iques, et il est fort douteux que :’on puisse le Sauver. Une femme à sa voisine : Quel beau bébé vous avez là, madame ? Quel age àt il ? La maman. —Trois mois. madame. La femme. —Ah ! vraiment, il pa- r. Ît bien six mois. Mais c'est qu'il a des cheveux, le chéri. La maman, avec orgueil. ——Il à même déjà des peti s poux, madame ! La femme. —Ah ! c't‘amour ! Ripans Tabules relieve nausea, vail, 1 s sœurs Waïker ne peuv:nt trouver à Wal ham ni dans I.s en- virons, d‘hommes qui veuilent se charger de curer le iac pendant la Ch'Town. 48 Jauvrier.-1894, - RE