L'IMPARTIAL JEUDI LE Le Pecheur et ses Fe piste. De tous ceux qui ont péné- muni de son épée’ et suivi de son (tré dans la forêt pour voir d'où dogue. À la vue dt dogue, le elle vient, aucun n'a reparu. —Je veux tenter l'aventure, dit se réfugier dans la caverne. le fils du pêcheur. \ ‘‘Tayaut ! Tayaut !’ mor bon Ceignant alors son épée, il ne cria le fils du pêcheur en son dogueet partit à travers la tirant son énée Le dogre sauta nuit. La lumière de plus en plus sur le tes et le déchira. Le vive le guidait dans la forêtet enfin jeune cavalier l'attaque en face, e- il arriva en face d'un château splea- battit de deux coups de son épée dide dont chaque fenêtre briilait six des sept têtes du dragon. 1 d'éblonissantes clartés. Une vieille vint à sa rencontre. ‘‘Ma bonne, dit le fils du pêcheur accorde à la vieille, je - désirerais visiter ce de repos château si brillamment éclairé dans lutte.”’ la nuit. Puis-je en obtenir la per-| Le jeune homme y consentit. mission ? Mais il ne perdit pas son ennemi de —Nous n’empêchons personne | vue et remarqua que-les six tètes d'entrer ; mais vous n'entrerez qu'à coupées repoussaient doucement. condition de laisser votre chien à la Sans attendre davantage, d'un coup porte. Attachez-le donc ici et me; d’épée il abattit la septième tête et lacher a le dragon. Ceperidant la jeune prinesse chien. La vieille le fit entrer et la était arrivée, et, voyant la bête porte se referma. |morte, eile s’approclia pour remer- Au même moment un des peu-|cier son sauveur. pliers qui s'élevaient à côté dela! ‘‘Je ne veux pas d'autres récom- maison du pêcheur se dessécha. pense, dit le fils du pêcheur, que Quand le fils puiné vit le peu-|votre mouchoir et une des bagues plier desséché, il comprit que son |de ARR frère courait un grand danger et | princesse lui donna le Si et sotte avidité de sa femme. | résolut d'aller le secourir. Il cei-|celle de ses bagues qu'elle préfé- Le lendemain, il alla jeter son fi- |! |gnit une des deux épées, La fils du pêcheur mit la let au même endroit de la rivière, Sur un des deux chevaux, sifla un | bague à son petit doigt et envelop- et du premier coup ramena le roi, des deux dogues. Il marcha jus-|pa dans le mouchoir les sept lan- des poissons. Le roi des pois ssons | Qu ‘à ce qu’il fut arrivé dans ia |gues arrachées aux sept têtes du tui dit comme la veille : ‘‘Laisse- | Ville en deuil, aperçut de ia fenêtre | dragon. moi la vie et tu prendras une nou- es l'auberge la lumière lointaine,| Puis 1 sulua la princesse et re- velle charge de poissons à chaque S’enquit, chercha le château, y |tourna à son auberge. coup de filet.” pes et ne revint plus. La fille du roi reprit, seule aussi, Cette fois encore le pêcheur se Au même moment, un des FREE le chemin du palais. En route, laissa toucher, quoiqu'il prêvit une | [peupliers verts qui s'élevaient à |elle rencontra un chiffonnier à qui nouvelle querelle avec sa femme. |côté de la maison du pêcheur se cette apprit ce qui était arrivé. Le I1 rejeta à l’eau le roi des poissons |dessécha. chiffonnier, bien renseigné, alla-ra- et d'un seul coup de filet ramena! Quand le pius jeune des fils du | masser les sept têtes du dragon et pêcheur vit le peuplier desséché, il|les porta au roi, en se vantant d’a- 8 let Le dragon, tournant le dos, essaya de Il y avait une fois un pauvre pè- cheur qui n'avait que les produits de sa pêche pour nourrir sa femme et ses trois fils. Pendant plusieurs jours il n'avait apporté à ia maison que du fretin, lorsque un beau ma- tin il ramena dans son filet le roi des poissons. Le roi des poissons lui dit : ‘“Laisse moi la vie, tu t'en trouve- ras bien‘ Chaque coup de filet te rapportera à l'avenir une charge de poissons .”? Le vieux pêcheur trouvant le inarché avantageux, laissa aller le roi des poissons. Puis il lança de nouveau son filet dans la rivière et le retira si plein qu’il n'eut pas be- soin de le lancer une seconde fois. 11 rentra donc chez lui bien joyeux et s'empressa de raconter à sa fem- me ce qui lui était arrivé. La fem- me du pêcheur trouva que son Ima- ri avait fait un marché du dupe : ‘“‘Qu'’était-ce, que les goujons qu’il rapportait à côté du roi des pois- sons, qu’on se serait disputé sur le marché !l’’ Le pauvre homme n’o- sa rien répondre ; il connaissait la | | la seule gueule qui lui restait : l noi au moius un instant: | avant de reprendre m suivez, si vous voulez. Le fils du yêcheur attacha son cette belle tnait monta | rait. | sa charge de poissons. Mais quand il raconta à sa fem- ‘inquiéta à son tour et résolut d’al- | voir délivré la me ce qu'il avait fait, elle s’empor- IT Secourir ses frères. ta si haut, blâmant si fort sa sot- tise, que le pauvre homme se pro- ‘troisième chevalet siffia le troisième | blier dans le pays, de princesse, En con- II ceignit | séquence, il réclamait que Îe roi à troisième épée, monta sur le|tint la promesse qu'il avait fait pu- 13 NOVEMBRE, ane esse The iéchanics Manufacturing Co. des de travers le chiffonnier con- : sterné. ‘‘Voici, continua le fils du pêcheur, les sept langues envelnp-, pées dans le mouchoir de la prinic += se. Voici la bague qu'elle m'a don- née apiè: la bataille. Dira-t-on que à ceju: qui a coupé ‘es langues n'a- pas couné les têtes aupara vant !’ vait 1902 ne me à « LIMITED x Having mace extensive improvemer t5 to our plant, with the newes and best macluiery we are now in a better position than ever to sir tie needs of our numer..us customers with everything required in tie . building line. House j‘inish of all kinus kept in stock : Doors, Sashe, _Mantels, Newel Posts, Balusters, Stair Raïl and Mouldings, &c. Alse Le chiffonnier confondu finit par ! ail kinds of Rough Lumber, Scantling, Hemlock and Spruce Eo:rd:, Jui servit de rien : on le jeta dans le four allumé et la princesse don- | na sa inain au fils du pêcheur. Have Restore Thousands 6f Canadian Wemen to Health and Strength. There is no need for so many women to uffer pain and weakness, nervousnes, sleeplessness, anæmia, faint and ea | gpells and the rumerous troubles which reuder the life of woman a round of sick- Less and suflering. 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Le roi, Hé par son ser- vière et du premier coup de filet re- Pe'çut, au plus profond de la forêt, |ment, ordonna Ge faire les prépara- prit le roi des poissons, la lumière éblouissante Il fit | tifs de la noce, quoique sa fille ne Mais cette fois le roi des pois- | |monter |’ PE | ces ât d'accuser ie chiffonnier d’im- cons eut beau renouveler sa prière, : ‘‘Qu'est-ce donc que cette lumië-| ms osture. 1: pêcheur resta sourd : re é nr t-il. | Le jour fxé pour le mariage ar- ‘““Non, nou, dit-il, je ne puis Or, les trois frères se ressem-|riva : ce jour-là même le troisième m'exposer, pour vous plaire, aux blaient tellement que l’aubergiste | fils du pècheur extrait dans la ville, reproches de ma femme. Aujourd’-| les avait pris pour la même person-| Les Labitants avaient déposé tris- hui vous irez dans la casserole de la!ne. Il répondit donc tesse et sombres habits : ce n'était ménagère.” | ‘Deux fois déjà vous m'avez fait au contraire par les rues que des] Le roi des poissons lui dit : |la même question, et je vous ai fait icris d'ailégresse et clameurs jo-| Tu m'as épargné deux fois et tu | deux fois la même réponse. Nous yeuses. Les fêt:s du rtariage m'aurais épargné encore si tu crai- [n’en savons rien. Detous ceux |commençaient : ‘‘Qu'est-il arri- cnais moins ta femme ; je veux|quiont voulu voir .de près cette |vé, demanda le &ls du pêcheur, et t'en récompenser. Lorsque DRE, aucun n'est venu nous |à quel propos toutes ces réjouis- m’auras mangé, tu enterreras mes |dire ce qu'il avait va”. |sances ? os et il en sortira un an trois che- | Le jeune homme comprit que! —La fille du roi, lui fut-il répon- vaux, trois dogues et trois épées. [c'était là que ses frères avaient | du, a été délivrée de la bête par un Tu donneras à chacun de tes fils LPRpere et que c'était là qu'il fal- brave chiffonnier, et le roi la lui une épée, un dogue et un cheval. [lait pénétrer pour les délivrer. Il don Trois peupliers s'élèveront devant |ceignit son épée ta maison. Ils demeureront verts |€t partit À travers la nuit. et vigoureux tant que tes fils iront | mière le guidait dans la forêt. En- borne à la porte du palais. Puis il bien : ils sècheront tout-à-coup si | fin il arriva devant le château et la es son dogue : ‘‘Va ! mon bon | vieille vint à sa rencontre. chien ; apuorte-moi ci le plus bean Le pêcheur fit comme avait dit | ‘Ma bonne, dit le plus jeune des plat de la table du roi.” le roi des poissons. Il enterra les : fs < du pêcheur, je désirerais visit 0: dans son jardin. Et au bout | ce ch âteau si brillamment l’un an il surgit de cette k tout harnachés, ne 4 . + A e : ’ ifila son dogue : rite bien. e La Iu-| Le jeune homme s’assit sur une tes fils sont en danger.’ Le chien er | partit comme un trait, sautatit par- clairé | dessus les convives, et rapporta en Puis-je en obtenir la un instant le plus beau plat de rôti. e place trois | dans la nuit. ni chevanx | per mission ? trois dogues et trois épées ; et trois peupliers s’élevèrent devant la mai- | d'entrer. Mais vous n'entrerez | votre que le dogue était de retour avec la 1 >) { stars e ‘Maintenant, va me chercher le 1 ie Ge vin. — Nous n'empêchons personne meilleure bouteill Ii n'avait pas fini de cotainander son, hauts et vigoureux. (qu'à condition de laisser ho Le temps passa et l'aîné des fils chien à la porte. Attachez-le donc bouteille. du pêcheur eut envie de courit le | ‘à et me suivez. | ‘‘Qu'’'est-ce donc, dit le roi éton- monde et de chercher -fortune. r1! —J'entrerai comme il me plaira, : né, que ce chien qui vient enlever ceignit une des trois épées, monta ses mon chien et mon épée. ’” à ra barbe 1e meilleur plat de mot sur un des trois chevaux et siffa La vieille ya de le repousser. diner et ia meilleure bouteille de l'un des trois dogues. Puis il s' on “'Tayaut ! ayat ? mon bon vin ?’’ alla bien loin, jusqu'à une ville | chien,’ : le jeune homine. L e| On dit le chien appar- dont tous les habitants semblaient, | ogue obéissant se jeta sur la vieille tenait À un jeune homme quise te- tant ils étaient tristes et silencieux, | €t la mordit cruellement. Le jeune nait à la porte du palais. porter un deuil universel. Aux | homme entra sans obstacle dans le ‘Qu'on aille me chercher ce gar- au roi que | ED TIR Q LIT RT< £ Li JA. TOUSS | ‘English Ointment. | dently recommend this Ointment to a) É AR LA MAISO’,. INT & Cie atronage de è Ie ARCHEVÉ D IX A 1 T So JUS 12 P rs NSRIGNE . MONSEIGNI U TT y +4 + EN NGLISH TIMENT 000000 | CIN DIPLOMA AT THE PARIS Ex#H1B1-! TION 1992 OF À CENTUXY 37 rope at 62 Farringäon St. London. kiunonu’s English CAPT. DANIEL FRASER, Aiber- ton, writes : ‘‘lhis is to certity that : after being alniost entirely baid a new crop of vigorous, lieal- thiy hair has growu on my head through the use of McKinnon’s I can confi- all similarly affliéted, and believe that it will do everything that is claimed for it. Itried many hair vigors and other preparations but . .. , Æ nhâûtas Tasse 1240 chi Lois L.) ° . questions qn'il adressa, on répon-| château. Dans une saile basse é- çon !”’ dit le roi. dit que, tous les ans, la ville don-| aient fimimobiles ses deux frères et} Alors arriva le fils du pêcheur ner uue fille à à manger à ul terri 1- [cinq d dam es, tous encC:! hantés. Ji lui dans la salie à manger royale. Ft ble dragon et que le sort avait, cet- suffit de les toucher de son épée la fille du roi ne l’eut pas plus tôt: . ? “+ te année, désigné la fille du roi, qui, POUXx rompre les charmes, et il re- vu qu'elle se leva de sa place et: | L était bien la plus belle princesse | V int avec eux à la lle. Or, le courut lui sauter au cou en did : ‘Voilà celui qui m'a délivrée, voilà qu'on püt voir. (château, si brillamment éciairé : ‘ Le fils du pêcheur chaque nuit, disparaissait tous les le vainqueur Cu dragon, celui cue nouvelle fort intéressante, et, trouva cette, pour | matins et à sa place se creusait, je veux seul comme époux . . sE 1 ; a COTIS 11171 P mmence ] MONrTOTTIE | T T'es "Nr Se ! cn voir la suite, résolut de ss arrê- |: ous uni TOC 1mtNense à ia caverne | N eri CTOY CL: 1! ien, sire . + en 414 | ra . . « se SR .. ‘ ter quelque temps dans la ville. | Où 5e texiait le dragon. jäe son côte le chiffonnier.- C'’es t Le soir même, de ia fenêtre del’au-| Le jour arriva où ia fille du roi mai gui ai tué ia méchante bête, et: _ e s 7 : Le avai r livr 3 > { Où CFONTAY Dh # + . : : b:rge où il avait pris son gîte, 1! h devait être livrée au dragon. Per- c'est moi qui vous en ai apporté les î aperçut au loin, sur une mon tag gne |$Sonne n'osant l'accompagner, elie !sept têtes coupées, | disait le roi. | qui paraissait boisée, une lumière | —] equel croire ?"’ É F D PERRET ur: 1 és. ne ; éblouissante. {1 fit monter 1’ au- [ré MERAIT 4 18 caverne. VAS | Le fils £ u pêcheur s adressant au sans ir” lle la + A! ATOS de (; vi ; bergiste et lui deinanda ce que c’é- Fe rant ele, saus qu'elle le sût, al-|chiffonnier Montre-nous, lui dit-| “6 aussi le ls 1ine des ta +1}: 1 lancer 5e 1. ’ tait que cette lumiè re : Nous | la ut AUSSI 16 Aus jeune CD Luis au! 1!, les langues des SCE t bêtes. On | . , « } nest À 1T es sh ovra) + u'en savons rien, répondit l’auber- l pécheu t, MOntê SUT son Cheval; ouvrit les gueules ‘Dour V trouver! Î $ | À ? 4 Me para dei É Gb te D D DE À. NET RSR LR CS i LES DIT VE NS ter à was - 7 Rene - 5 gen not Frs E 2 RE ea — mr ee mal node de ti 2 RER ET EE ve Tr € “x “ one did any g good. ’’ Uollege St Dunstan (Aflié à l'Université Laval) , COURS CLASSIQUES, COMMERCIAUX ET PHILOSOPHIQUES L'ouverture des classes au col- ège St. Dunstan aura lieu le 5 sep- | tembre. Les élèves sont priés de se pré- senter le jour de l'ouverture. Pour plus amples informations, s'adresser au Supérieur. Ce 1er Septembre 1Qo1, ESTABLISHKD OVER A QUARTER Has now headquarters in KEu-! ; RES ; MaicE) is one of the best ointment ever! placed on the market. It has made cures where other remedies failed. ‘Épargne-moi, disait ie dragon, de [avouer sa supercherie. Mais cela ne | laths, all the different grades of Shing'es—including spruce and cedar. Estimates given at short notice. All orders :.lied promptly. {n our UNDERTAKING DEPARTMENT Mr À. H. 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