sat SH à _" Force? LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. G. BUOTE, RÉDACTEUR. F. J. BUOTE, GËÉRANT _ VOL./18. NO. I. - LA MEC 0000000% DEUXIRME PARTIE [suite.] En 86 retournant elle vit deux gardes de Paris, dans le couloir, l'arme au pied. Elle allait pleurer; cependant elle ne vou- lut pas faibiir devant ces hom- mes. Ellese raïidit et, ramas sant vivement les quelques ob- jets qu'on avait permis à sa mère de lui envoyer elle dit: —Je vous suis, Messieurs |! Les gardes de Paris la remi- rent à deux ag2nts de la sûreté, qui la conduisirent hors du Dé- pêt et la firent monter dans une voiture, Et la voiture partit immédiatement au galop. sni- vant une autre voiture, dans la- quelle étaient le jage d'instruc- tion, le chef de la sûreté et un greffier. —-Nous serons vite arrivés, dit un des agents —Mais où alions nous, Mes sieurs? demanda Thérèse. Est ce déjà à Saint-Lazare? —Nou, ma belle! On passera d'abord par la rue de Rome, là où vous avez fait le coup. C'est pour l'enquête. — Ah ! ah ! cela vous dégrise? bit dêtement l'autre agent. Thérèse devint pourpre; et, sans doute aurait elle répondu avec violence, quand une voix perçante arriva jusqu’à elle. Elle la reconnut aussitôt; mais eut la force de ne pas tressaillir. La voix chantait: Oheé ! ohé ! ohé ! Canotiers dé la Seine ! Ohé ! ohé ! ohé ! Canotiers de Paris ! La\ vol:ure, à ce moment, quittait le quai Conti et arrivait sur le quai Malaquais. On a. vait déjà dépassé le pont des Beaux-Arts. Thérèse regardait avidement tous les gens qui passaient, cherchant celui dont elle avait entendu la voix, pres- sentant que quelque chose allait arriver, se tenant prête... È Presque au même instant, un chose violent ébranla la voiture, quis'arrêta net, et pencha du côté où était Thérèse. Le co- cher pozxssa un juron épouvan- table et sauta de son siége: Une voiture à bras, menée par deux hommes en blouse blanche, et portant de lonrds matériaux de démolition, avait accroché sa roue de droite à l'une des roues de sa voiture avec tant de force, que l'essièn du fiacre s'était cassé et que la roue s'était déta- chée. — N'ayez pas peur, dit un des agents à l'hérèse, ce n’est rien. Nous allons laisser ces gens-là se. débrouiller, et prendre une autre voiture. rattrapions M. Lisars. Thérèse ne répondit que par un signe de tête ; elle avait be- soin de toute son énergie pour cacher son émotion ; car dans les deux hommes en blouse blanche, qui se disputaient avec le cocher, elle avait reconnu son frère et Zéphiria. On lafit Ci: et, quant aux deax hom-}at, ai! par d'ux «ardiens dela sortir de la voiture ; et elle resta | M?s, C2 n> pourait être que les|peix, il “s’ormanisiit”? po ir ren. auprès, avec un des agents, tan- d>uüx oarriers de tout à l'hsure sulie à is me pege ,deux ponts untre lesquels on se 11 faut que nous TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 30 MAI 1901. HE D'OR - XX0080000 dis que l’autre allait à la station de voiture qui est un peu plus lein. La dispute continuait entre des deux hommes et le cocher : — Oui, oriait celui-ci, c’est votre faute! (Cela ne serait pas arrivé, si vous aviez gardé votre droite ! Mais vous allez payer mes dégâts ? Me démolir une roue... Et c'est miraole que mes clients n'aient rien at- trappé! Justement, je oondui- sais une demoiselie —Mademoiselle, dit Claude, en Ôtant sa casquette, excusez- uous. J'espère du moins que vous ne vous êtes fait aucun mal ? Thérèse balbrtia : —Non. Je vous remercie. De loin, l’autre agent faisait signe à son camarade qu'il avait arrêté une voiture, et de vénir avec sa prisonnière.…. — Vous vous ferez payer à la Préfecture, dit l'agent qui était avec Thérèse. Voulez vous m2 suivre, Mademoiselle ? Et, la prenant par le bras, il l'entraîna ; mais ils avaient à peine fait quelques pas, qu'un poing s’abattait lourdement sur le bras de l'agent. 11]4cha ma- chinalement sa prisonnière ; et, avant qu'il put résister, il était renversé sur la terre, si brutale- ment, qu'il lui fut impossible de se relever tout de suite. L'autre agent, qui ouvrait la portière de la voitnre, et se pré- parait à y installer sa prison- nière, n'avait rien vu. Quant au Cocher, il était trop occupé à examiner les dégâts de son vieux véhicule pour senger à ses clients. En moins d’une minute, il n'y cut plus personne sur te quai. Aux cris de son collègue l’autre ageut était auconru. 1ls secoue- rent le cocher, qui ramassait sa roue. 1ls lui demandèrent fiè- vreusement : —Ekh bien ? vriers ? filer ? — Filés !......Les gaeux !...… Mais alors qui me payera mes réparations ? Les bandits ? Les malheureux agents cher- chaient vainement autour d'eux, en avant et en arrière ; et ils ne | voyaient rien. (e ne fut qu’au ‘bout d'un instant qu'ils eurent {l'idée de regarder par dessus le parapet du quai. | VII | L'IDEE DE BRI@ARD | | Et ces deux ou- Vous les avez laissé D'abord, ils ne remarquèrent rien d’anormal; car on ne voyait de bleuses blanches ni sur les trouvait, ni sur la Seine. Soadain ils aperçurent de l'autre côté de la Seine, un canot qui abordait ; et, de ce oaaot, sortaient deux hommes et une femme, qui 8» précipitaient en | Se qui s'étaient débarrassés de leurs blouses. Dijà ils at'eigaaiont le quai. —O'est jun coup inonté, dit l'un, aous sommes jonés! il s'agit de les repincer, si nous ne voulons pas êtes révoqués par le “hef! E‘ entrainant son camarade, Arts, laissant ls cochar eu face! de sa voitnra démolie et de la petite voiture à bras chargée de matériaux. 1ls esp’raieut bien rattriper la figuiive et ses com. plic:s. 1ls étaient arrivés jus- qu’au boat du pont, mais d'jà les deix honmes et Thérèse étaient moutss dins une voiture qui statiounait sur le quai. La voiture filait à fond de train,| une miaute après, elle avait: dispara, ilétait inutile, maivte-' nant, d; chercher à ja rejoindre. L:8 agents se regardèrent quelques secon ss, dis2spérés, compreuant qu'on allait les ao- cuser de complicité, lis aper çurent alors la voiture du juge d'instruction. qui approochait, ils pensèrent qu'il valait mieux je prévenir tout de suite, et ils! courureut le long du quai. Ils rejoiguirent bieatôt Ja voiture et crièrent au cocher d'arrêter. Le chef da la sûreté descendilt, aiusi que i: jage d'instruction! et le grefli-r, etils écont-rent| avec stapélaction le récit des agents. vieux | C'était le ; lus qui parlait ; l’autre approuvait avec des gestes dés-spérés. | Quand le récit fu: terminé, M. Listars dit d nn ton sec : | Retournons d’abord à l'en- droit où a eu lieu évasion ; nous y trouverons peut-être quelque indice. Et, dans une heure, il faut que vos ordres soient donnés pour que ces gre- dins ne s’échappent pas. 11 faat battre tout Paris. Les gens qui se moquent de ia police se- raient trop heëreux. Nous com- mençons à devenir ridicules. … Un inetent après, ila descen- daient tous sur le quai et retrou- vait le canot sur lequel Thérèse avait été enlevée par son frère et par Zéphirin. Dans le fond, auprès des rames, étaient dépo- sées les deux blouses blanches, et deux r0s pantalons de toile, avec deux casquettes de maçon. Sur le coin du canot, il y avait deux initiales gravées C. G. —Je m'en doutais dien, dit le juge d'instruction : c'est ce LUlaude Garancier quia mis la police au défi de l'arrêter et qui tient sa parole. Le gredin! Non seuiement il nous éehappe, mais il nous enlève sa sœur en plein jour —Qu'on s‘empare de ce canot ! Voyant alors des mariniers à nne légère distance, il pensa qu'ils pourra'ent Jui fournir quelques renseignements. 11 Is interrogea : rien vu. Les magistrats remontèrent alors et traversèrent le pont des Beaux-£rts. Ils n'avaient 1ls retronvèrent le ma'hen. coaraut vétà l’esvaiier du quai. |! l'u1 d:sa-| œents raconaut Thérèse Garan- | Migré la distances, reux cocher toujours en contera- plation devant iles denx voitu- res. 1lavait détaché son cheval : ils'élançasur le poat des B'aux.i ny J.H. Myriek & Co Importers aad Jealers in DRY GOODS ARDWARE BOOTS & SHOES FINE GROCERIES And ES sang “upplies ATTIGNISEH and A LBERTON We have just opened a tull and complete stock of NEW GOODS. 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