nee dnpmes- en er ARR MT gg re pme v- : Fo RO IR ENS , n FA Ça RS a A + Le … - ds à | me ee CEE D mue 2 LE PEACE A0 nee De commen lenvie à la bande de la police montréalaise : ‘“‘Hands off”. A- vec une obéissance et une gen- LES “FLIM-FLAMS PLAYERS | L [DE LA PRESSE) a tillesse qui nous caractérisent à l'étranger. Chartier leva les Les Canadiens qui pensent |mains vers le ciel qui se trou- trouver leur Eden aux Etats-U nis, devront méditer cette his- toire. Patrick Giibert Chartier, con- tremaître à la manufacture Geo. R. DesRivières, de Chics- go, fat pris, il y une quinzaine de jours, du légitime désir Je venir passer j'époque des fêtes parini les siens à Moniréal. Sa femme et ses parents demeu- rent rue Sainte-Catherine, 1944. J1 demanda son congé, et après avoir retiré $140 de son salaire, il fit sa malle, et se disposa à se rendre auprès de son frère, de- meurant à Michigan, qu'il vou- lait ramener avec lui à Mont. réal que tous denx ont quitté pour aller puiser dans” le Pas- tole americain. Mais il vouint, au préalable. se vêtir à neuf pour montrer à ses anciens amis qu’on vit bien à Chicago, et se dirigea d’un pas allègre, chez les fameux chapeliers chicagæns, Siefred et Cooper; où ilse procura un magnifique couvre-chef. Fier de cette première acqui- sition, Chartier se disposait d’a- chever $on accoutrement, lors- que, se balladant sur la 35e rue, il fit l’acconitarce d’un neveu de sir Donald Smith, qui l’abor- da sans plus de préambule. —0Oh ! comment allez-vous. I] y a donc longtemps que je vous ai vu. Et les affaires, comment vont-elles ? — Pas mal, ma foi ! —Tenez, je m'aperçois que vous ne vous remettez pas ma figure. —En effet. —Ce que c'est que de s'être amusé toute une semaine en- gemble pour ne pas seulement se reconnaître. J'étais même heureux de faire la connaissance d’un Canadien, à carse de J1s sympathie qu'a toujours témoi- gnée mon oucle à leur égard. —Je vous demande pardon d’avoir oubiié si vite votre ren- contre. — Jela s'excuse évidemment à Chicago, où les aflaires ne nous permettent guère de re- connsitre. J'étais même heu- vait alors un plafond poissé de fumée, et gévographié par la pluie qui entrait là comme chez elle. Les deux colosses de leur main libre soulagèrent sa poche de “Il avait cinq pieds huit ou neuf pouces, portait une fine moustache, sans barbe ; il avait an magnifique paletôt de drap gris fer, avec col de velours noir, et un supérbe chapean de feutre dur. On lui aurait donné trente ans. 1! me demanda si je logeais à l’Auditorium, et com- me je lai repondais que mes fi- nances ne me permettaient point ce luxe, il me conseiila cet hôtel où l’on est très bien servi. cet homme était on ne peut mieux vêtu, l’air aimable ; un vrai “chic garçon” ; j'aurais fait le tour du monde avec lui, sans croire qu'il püût me trom- per d’un sov”. caartier retourna à sa manü- facture demander quelques dol- lars au patron, et ent vite fait de prendre le premier train qui pouvait l’éloigner de chicago. Le voeu-légitime, nous l’a- vous dit--du Chartier est accom- pli. 1l est à Montréal et passera la Noel et le Jour de l'An parmi ‘es siens. Mais son séjour est quelque peu assombri par les protesta- tions de son épouse qui ne sem- ble point disposée à laisser re- partir son mari pour un pays qui, malgré les quarante-sept é- toiles de son pavillon, n’en n’a pas une seule qui soit la bonne étoile des canadiens. SIDONI1E LA PETITE SANS- SOIN Sidonie serait charmante si Ile était moins désordonnée. Malheureusement, elle n’a au- cun soin de ses affaires ; et, quand elle a porté pendant une heure la plus jelie robe, cette robe ressemble à un chiffon mal- propre. En ontre, elle perd ses gants, son chapeau, son ombrelle, tout enfin ce qui est à son usage. Sa maman la gronde, c’est reux de faire ia connaissance d’un Canadien, à cause de la sympathie qu’à toujours témoi- gnée mon oncle à leur égard. —Je vous demande pardon d’avoir oublie si vite votre ren- contre. —Cela s'excuse évidemment à Chicago, ou les affaires ne nous permettent guère de reconnaître toutes les personnes que novs recontrons. Enfin, la santé va bien, c’est le principal. —Ca pe vas pas mal en effet, et J'ai hâte d'aller revoir ma fa- mille que je n'ai pas vue depuis un an. Je suis même en quête d'un habit qui me permettra de faire bonne figure à Montréal. —Le ciel m'a conduit vers vous. Foufirez donc que je vous invite à venir voir mes échan- tillons de tweed que je reçois justement de Lendres. Tout ce qu'il y a de nouveau et de chic. Eu bon agent, la nouvelle connaissance offre un verre à chartier et l’on se dirige joyeuse- meut vers l'établissement de l'importateur de tweeds anglais. On abandonna je quartier bruy- aut de Ja ville et l’on arriva peu à peu dass les rues étroites où ne se découvzait aucun établis- sement de grande importance. Arrivé en face d’un logement à l'aspect louche, l'agent poussa la porte et invita notre compa- triote à entrer, qu'il irait pren- dre ses échantillons avant de se rendre au magasin. Helas ! un autre spectacle at. tendait le Montréalais, après a- voir franchi le seuil du tripot déguisé. Deux colosses masqués, l2 revolver au peing, avec un ensemble qui eût fait vrai mais doucement, et sans bensiodtit la punir. Son papa n’est pas non plus bien sévère ; pourtant un jour, impatienté de toujours racheter des cheses que sa fille a égarées ou gaspillées, il lui déclare que dorénavant on ne remplacera rien de ce qu’elle perdra. Un matin, Sidonie fraîche- ment habillée va jouer avec son frère ; elle court se balance, cueille des müres qu’elle met dans la poche de sa robe. La robe est tachée, Sidonie a perdu un soulier dans l'herbe : tant pis pour elle, car elle ne changera point de robe eten ne lui laisse pour remplacer le sou- lier perdu qu'une vieille pan- toufle de son père ! Le lendemain, elle égare son livre ; et comme elle ne sait pas sa leçon, la sous-maîtresse lui met sur la tête un grand bonnet d'âne. Le jour mêswne, la petite Sido- nie laisse trainer son porte-mon- naie et n'ayant plus d'argent pour acheter son gouter, elle mange du pain sec tandis que ses compagnes font la dinette. On lui en offrirait bien sa part, mais cela a été sévèrement défendu et l'on ne veut pas se faire punir. A la récréatien, Sidonie ne joue point comme les autres parce qu’elle a perdu sa corde, son ceiceau et son ballon ; elie regarde tristement ses compa- gnes qui ont reçu l'ordre de ne rien lui prêter pour s’amurer. Au jour de l'an, son papa lui achète un fort peli manchon et s’écrièrent, [une pèlerine en fourrure ; d’a-)partments devoted to Knitting, bord Sidonie est enchantée et - " éme Hs ne ue cm nee nc dé jette tout cela sur une chaise et prend soin de ces objets. ‘Capital number. Mais deux jours plus tard, en rentrant de la promenade, elle s’en va jouer. Le chat et le chien prennent les fourrures et s’en amusent si bien qu'ils les mettent eu mor- ceaux. Quand le papa voit ce dégât, il fait appeler une couturière et lui ordonne de confectionner pour Sidonie une grosse robe en toile à matelas et un bonnet semblable. Sidonie n'a plus d'autre pa-} rure et elle ne quitte cette tei- lette qu'après être restée pen- dant six grand meis sans rien perdre ni gâter. Aussi est-elle corrigée, d’au- tant plus que la laide robe cast accrochée au porte-manteau, prête à servir encore, s’il le faut. Un cultivateur pratique as- sure qu'un porc qui pèse 200 li- vres n’est pas celui qui rapporte le plus d'argent à son proprié taire mais bien celui qui pèse de 140 à 150 livres, poids qu'il a acquis en consommant le lait écrémé mélangé avec des légu mes cuits et un peu de son de blé. Ce n'est pas ,e lard le plus gras qui se vend le mieux et fait le meilleur “bacon” : mais bien celui d’un porc demi-gras pour ainsi dire. C’est ce que préfère aujourd'hui le consommateur ; pourquoi les cultivateurs ne se conformeraient-ils pas à ce goût, puisqu'il leur en coûte moins ? The January Nunber of the Delineator is calied the winter holiday number and begins the Nevy Year with such an attrac- tive display of fashions and lite- rary matter that ït wiil easily retain its place as the Woman's Favorite Magazine. 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