fl D | ST PATRICK'S AT ALBERTON Despite the very uufavo- rable weather an immeusesvon- course of people assembled at the church of the Sacred Heart Alberton, on the 17th inst, to honor the feast of Ireland's Pa- tron Saint. As pienary indul gences conid be obtained by the members of the League of the Cross (a strong society in} that parish) and the League of the Sacred Heart equally flou-| rishing, nearly all the adults, had frequented the sacrement, of Penance the evening hefore, the Pastor being assisted in the | holy tribunal by his confrères of the clergy in the western, parishes. Never a more univer-| sal recourse to the sacraments! was witnessed in any church.| The splendi& condition of the roads on monday and the plea- sant sunshine had much to do with this. Tuesday, St. Pa! trick's opened with a howling | storm of wind and suow—a typical St. Patrick’s, but this! did not interfere with the peo-| ple who, whether eight miles distant or residing at the Church door made their way te the morning masses and be- sides receiving the Blessed Eucharist listened to and beau- | tiful masses and enjoyed the! splendid sermou. The last, mass, as solemn service, was ce- lebrated at 9 oclock, the Rev. F. X. Grallant, curé of. Bloom- field being the celebrant and the Rev. J. Chaisson. D. D. and Rev. À. E. Burke, the deacon and subdeacon respectively.| The mass was Chopin’s splen-| did composition and the choir! was supplemented by an eff-| cient orchestra under the lea- dership of Mr R. E. Johnston, who played the cornet himself. The soloists at the offertory, and communion wer: Miss! Aggie Wickham and Mrs Jo- | seph Keefle. The Hymn to St. Patrick, with full éochasdrai | accompainment was particu- | | larly spirited and expressive.| ! Mr. Johnston’s cornet and Miss! Keeffe’s violin being especially | happy in rendition. At the! Post-Communion a splendid| panegyric on St. Patrick was! preached by the learned curé | of Palmer Road who took for] his text: ‘Let us praise men of renown andjour fathers in their generation.” Eccles. XLIV. The eloquent Doctor first laid down clearly the necessity according! to the injunction of Holy Writ to acknowledge in praise the; goods deeds of those who have | been benefa:tors of mankind. | By a natural transition he ur-, ged the necessity in favor of| those who wrought in the 1in- | terests of spirituel man. Then | the mission and work of Pa-| trick were clearly and eleverly Î portrayed and the conversion . } of the Irish declared the most wonderful recorded in history. | The high state of civilization im ireland prior to St. Patricks”| landiny was spoken of to show! that 1reland was in a better condition to receive the gospel. that any other Enropean na- tion. The vwonders the faith. which was se deeply rooted in the Irish were detaiied until 1reland became to be known a3 the “island of Saints”. This was the result of the acceptan- | ce of the pure gospel of Christ | aud conformity to its teachings. | The fidelity of irishmen to thing for the Faith implanted' by your giorious Patron, be are over, but there are still | people whom Lacordaire, my your prayers with those we L'IMPARTIAL fi worthy ofthe great heritage that has been trausmitted to you aud transmit it iutact to your posterity. The prayer that St. Patrick breethed when the passed from the bondage of the body to the fruicion of the God he so faithfully served was: that those my people might main- tain the faith I have planted!} Ofthe past with St Paul, of the great 1rish people we can safely say they have kept the faith and spread it like as many apostles in the four corners of the Earth. Do you then, cou- serve it as a holy deposit and bring forth fruit worthy of it. The days of public persecution dangers even in the specious- ness of present security. “The bark by tempests vain- (ly tossed “May perish in the ealm “And he who braved the (polar frost “Faint by the isles of Let the eflorts of the J1rish illustrious countryman, called “the favored race of God,” be bent to maintaia the world's opinion of their strong faith and virtue. The catholic glo- ries of past generations must be repeated in our own. St. Patrick looks down from Hea- ven and prays fer you still that your faith may be as a Jlamp before the nations and your virtues in every month. Join offer to-day for the glory of God through St. Patrick and the welfare of catholic 1re- land in both hemispheres and this celebration, an incentive to emulate the virtues which adorned your people and should adorn your lives wili be a blessing to you and a joy forever. VENGEANCE DE MARIN des années de luttes et d'’aspi- rations patriotiques pour ceux de sa race, vient de s’éteindre au milieu de l'indifférence gé- nérale dans la ville de Cohoes, le collaborateur du Courrier a- joute: En vous faisant cette petite esquisse, je vous raconte l’his- toire de tous les journalistes ca- nadiens des Etats-Unis Trou- vez m'en un seul qui dira que je me trompe ! Partout, dans la Nouvelle Angleterre comme daus l'Ou?st, les Canadiens, ces grands pa- tirotes, n’encouragent pas leurs journaux. Les hommes capa- bles nous écrivent un article de temps à autre et pour cela ils se cioient bienfaiteurs du jour- nal. Ils ne paient pas d'abonne- ment, sont les premiers à dire que le journal ne vaut rien. En fin, loin d’aider le jonrnal, ils lui nuisent. Les abonnés, ah! les abonnés, ils paient quand ils ont le temps. Que pour une raison ou une autre, ils ne re- çoivent pas un numéro, de suite ils arrivent au bureau et là là ! s'ils en content! Envoyez un a- gent pour percevoir le mon- tant qui vous est dû, depuis un an, deux aps, cinq ans peut-être; l’abonné est indigné, il se récrie mais c’est affreux d’avoir l'au- dace de lui demsnder votre dû. Il va sans dire qu'il y a les ment elles sont rares. Le pauvre journaliste qui a sacrifié les plus belles années de sa vie pour ses frères est ob- ligé d’endurer sans murmurer. 11 se contente de soupirer, mais n’en pense pas moins. Un célé- bre écrivain canadien me di- sait un jour : “Jeune homme, si vous voulez réussir dans le journalisme, laissez votre cœur chez vous avant de partir le matin, accroehez le derrière Ja porte de votre chambre, car on va vous tomber dessus souvent soyez certain.” 1l avait grande- ment raison. Le pilote d’un petit navire a- |yant bu quelques verres de trop, jeta, le soir, un coup d'œil! sur le livre de bord. 11 fut dé-! sagréablement surpris en li- sant ce qui suit: ‘Le pilote a été ivre toute la journée.” Sans perdre une minnte, il alla trouver le capitaine et lui dit: —Vous n’auriez pas dû é- crire cela. — N'est ce pas la vérité? de- manda le capitaine. —QOui, mais. —S1 c'est ia vérité, c'est écrit et bien écrit, et ça restera’ Le lendemain, le capitaine, feuillettant à son tour le livre de bord, ouvrit des yeux grands ‘omme des assiettes. On y a- vait écrit: —Le capitaine n’a pas été ivre de toute la journée. —Que signifie cela? demanda t-1l au pilote. —N'est ce pas la vérité? ré- pliqua celui-ci. —Certainement, mais. —$Si c'est la vérité, c'est écrit et bien écrit, et ça restera. LE JOURNALISME Si tout n’est pas couleur de rose pour la presse française en Canada, il parait gne nos con- frères des Etats-Unis ont aussi leur contingent d'épreuves et de contratriétés. Le Courrier de l'Illinois vient that faith in the dark hour ot \de publier un article sur la persecution was feelingly spo- |mort de M. J.D. Moutmarquet, ken of and after a most fondateur du Messager, de flattering appreciation of lrish- | Lewiston, Maine. L'auteur en men in general whose many yofite pour faire certaines re- brilliant qualities of head and |yarques qui méritent d’être se- heart he enumerated, the elo-};ÿsusement considérées par quent preacher terminated tous les membres de la famille with those stirring words :— française en Amérique. «Children of the descendants! Après avoir tracé la carrière of those 1rishmen who neverigénéreuse et dévouée de ce pau- hesitated to brook or bear any-1vre Montmarquet qui, après Je connais presque tous les rédacteure des journaux cana- da-américains et je puis dire sans crainte d’être contredit, qu'ils végètent presque tous. Pourquoi ! Parce que la majori- té des Canadiens ne compren- nent pas l'importance d’un journal. On entend souvent des gens qui vous disent : “Mais publicz done un journal quotidien ; vous aurez des abonnés en masse, et vous ferez de l’ar- gent.” À ceux-là je dirai: de- mandez aux personnes qui ont essayé de fonder un journal quotidien ici, à Chicago, quel encouragement 1ls ont reça du journaux quotidiens canada-a- méricains de l'Est, s'ils reçoi- vent heaucoup d’encourage- ment de leurs compatriotes, et tirez vos conclusions. Non, tant que les Canadiens croiront que le journal est obli- gé de publier gratuitement toutes. les correspondances, plus ou “incins insignifiantes" qu'il reçoit, tant qu’on prendra le rédacteur des feuilles fran- çaises.pour un esclave, ie jour: nalisme Canada-américain ne fera pas de progrès: et comme Montmarquet, après avoir dé- pensé les meilleures années de sa vie au service de ses compa- triotes, ce pauvre journaliste inconnu de presque tout le monde, disparaîtra, n'ayant pour toute consolation que les larmes de quelques amis et les prières d’une épouse et d’un exceptions, mais ‘malheureuse- public; demandez aux deux] Eh SR A LE BtEés LIRT Es “lies Gus Hiieshs Chasse nat, " A dll és Res CHEAP EST AND BEST CHAIRS P. E, I. . ak — Make— £F Full LA \F them ourselves —X— WRITE For CurTs AND PRICES. SCHOOL | FURNITURE Goop, STRONG & CHEAP RS | TR TZ c M: # MARK WRIGHT & CO. Charlottetown. Ge RE Werire FoR Prices. Jan. 16° 96 NI VOUS VOUS PROPOSEZ - O000X0X009 —— Le”matin d'aller en ville pour y acheter des marchandises, il est assez probable que vous rassemblerez ia famille la veille, et que vous passerez en revue les différents magasins et leurs prix, tout en prenant compte des marchand'ses que vous pre- tndez acheter, ' NOUS AVONS MONTRE AU PUBLIC que nous vendons à meilleur marché que qui que ce soit, vu que nous vendons aux prix coatants afin de nous retirer dun commerce en Détails. AINSI SI VOUS VOULEZ acheter au magasin où vous pourrez retirer le plus grand profit pour votre argent, ne manquez pas d’aller voir D. ROGERS £T FILS BIG CLEARANCE SALE AT ALBERTON — —00X00 As lintend winding up my business in Alberton next fall and travel tor a wholesale house, 1 will sell out my LARGE STOCK OF MERCHANDISES et cost and charges for cash or approved credit. Until next november 1 will also have an AUCTION SALE every saturday #fternoon, commencing at 2 O'clock P.M. Any one wishing to buy out my stock or part of it can rent my store. 1 have a Branch store at Campbelton which will be kept running as long asit will pay, by Mr Merris O'Hallaron of hat place— The Auction sale will be for cash only. So bring it along and get Bargains THOMAS WILKINSON -----. ALBERTON RE fils qui auront su apprécier sa grandeur d'âme et son ro ment. D. RRICGHATE ST : AND ‘BEST Mare Issued enter. Iliustrates in splendidly #xecuted Qree Fashion Engravings the very latest and newest esigns in Ladies’, Misses’ and Children's Garments, nd the latest information on Fabrics, What to Wear. {illinery,@Trimmings. Household Decoration and furnishing : Cooking and Domestic Receipts. Sub- cription price only 50 cents p:r year. Sample c bcents. Send Money Order or Bank Draft to CPR tandard Fashion Co., 84% W. 14th St, Nov Yerk MARCHANDISE CERIES. BOIS PRODUITS DE TOUTES SCRTES: RUSTICOVILLE Jan. 16 "96 <JOSEPH GALLANT+æ —NEGOCINT EX— S SECEHES, GRO- a CHARBON I PE RE { New-York, 16.—Comme f d'habitude, avant de prendre ses qu'irtiers, près de Bridge- pert, Conn., les propriétaires du grand cirque Barnum ct Bailey ont invité un certain nombre d’hemmes de science et de journalistes à visiter ie cirque. Les invités se sont bien amasés voyant les éié- phants saisis d'une grande peur à la sue d'une souris qui se premenait dans la salle la patte attachée à une ficelle. V'eyant que cela les amu- saient, les invités ont pla:é une souris vis à vis chaque éléphant et ceux-ci avaient voilament peur qu'ils se frap- paient la tête contre la mu- raille. LE BALLON DE M. AN- DREE Le gouvernement de Ja Suède a demandé au commis- saire en chef de la compagnie de la Baie d'Hudson de pré- venir les habitants de l'Extrè- me-Nerd du Canada que le ballon de l’’explorateur sué- dois Andrée, passera dans cette région pour atteindre le {Pôle Nord. La compagnie envoic la hotographie du ballen aux indigènesdes régions polaires, avec des circulaires dans leur langue, leur disant de ne pas être effrayés par son appro- che, et qu'ils recevront des recompenses s'ils aident les explerateurs. Dans le canton de Schwyz, j'ai entendu raconter cette touchante histoire. Deux frères sont en contes- tation peur une prairie ins- crite à leur nom dans le testa- ment d’un de leurs oncles, mais avec des clauses s1 con- fuses que chacun d’eux croy- ait ponvoir legalement s'at- tribuer la possession de cette bande de terre. Un matin, {l’ainé dit: “Cher Frantz, il faudrait mettre fin à notre indécision pour accomplir la volonté de notre oncle. Veux tu venir a- vec moi chez le juge? Nous lui montrerous le testament qui nous embarrasse. Il le comprendra mieux que nous —Non; répliqua Frantz, j'ai de la besogne qui me retient ici. Mais toi-même, tache de voir le juge, explique lui tes raisons et les :nieuncs, et je m'en rapporte à ce qu’il te di- ra —Soit, répliqua l'aîné." Et il part. Le soir il revint, et du plus iein qu'il aperçoit sun frère, il lui crie. “Frantz, c'est fini. Je me trompais. La prairie est à toi...” À LUI SEUL Chicago, 16—Comume un train l- timore and Ohio arrivait près de A le mécanicien ne voyant pas le signai ordinaire qui indique que la vo'e est li- bre, arrête sa machine. Les employés du train sont descendus pour aller s‘infor- mer auprès ce l‘alguilleur de ce qui se passait Pendant ce temps, un audacieux voleur est monté dans le train et, le re- volver au pelng, il = summé les voya- geurs de lui remettre tout ce qu'ils pos- sédaient, argecl et bijoux. Le premier auquel il s'est adresse était M. Cowles qui à versé tout ce qu'il avait gur lui, envirén $70, Mais à ce mem:nt, les en plogés du train revenaiert et le malfai teur, effragé, a du suspendre ga petite opération qui promettait d être truc tueuse. [læ sauté vivement à bas du Wagon et à disparu dans l'obscurité a vait même qu'en aît eongé À le poursui LE MAGANIN DU PEUPLE Le ne par excellence où le public trouve tont ce dont on'a besoin. . Nous avons toujours en mains l'assortiment le plus complet :—. Farine, Thé, Tabac, Melasseg Sucre, Bottes et Souliers, G-ro- ceries, Cleus, Poeles, Huiles. Marchandises Sèches de tou- es espèces et de la meilleur qualité. F7 Venez nous voir, Nous ven- dons à prix très rédui &. Nous payons toni Jours le plus haat prix Pour le prod nié et tout autre article qui peut être placé sur le marché. GILBERT DESROCHES MISCOUCHE, I. P.E 5 Jan ‘96 r y