7 Fe L’1 L'IMPARTIAL, a FONDÉ EN 1893 PUBLIÉ LE JEUDI DE CHAQUE SEMAINE ABONNEMENT Un an... socsoocsee +..$1.00 DR ess sors re Trois 'mois......... se Q 25 Les abonnements sont payable d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- nal, ii faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bonnement et payer tous les arré- rages. Ceux qui changent d’adresse doivent nous donner l’ancienne aus- si bien que la nouvelle. Adressez toutes lettres, pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouard. COITES- L'IMPARTIAL Tignish, Jeudi 22 Janvier Le Successeur de Primrose a — Le successeur de feu le sénateur Primrose de la Nouvelle-Ecosse sera bientôt nommé. C’est le temps, pour le gouvernement, de rendre justice aux Acadiens, qui ne comp- tent plus qu’un représentant à la Chambre Haute, depuis la mort du sénateur Arsenault. Parmi les candidats à ce poste honorable se trouvent M. À. H. Comeau, ministre sans portefeuille dans le cabinet dela Nouvelle- Ecosse. C’est un commerçant à l’aise, qui s'occupe de politique depuis une quinzaine d'années quoiqu'il ne soit âgé que d'environ quarante ans. M. Fielding, cependant, ne pa- raît guère disposé à se rendre aux désirs de la population française des provinces maritimes. son homme, pour remplacer feu M. Primrose, est l’hon. M. Longley, procureur général de la Nouvelle- Ecosse. Ce dernier, qui est imi- nistre provincial depuis dix-huit aus à $1700 par année, échangerait vite cette honorifique position pour un siège au sénat avec une indem- nité de $1,500. la Dissolution. La Session, Le Herald, organe du ministre fédéral de l'Agriculture, annonce que la session d'Ottawa sera convo- quée le 19 février. M. Fielding a demandé à tous les chefs de bu- reaux de préparer leurs estimés d'ici à environ un mois. Cette session sera remarquable. D'abord parce qu’on y présentera le bill de redistribution des comtés et que les provinces maritimes y fe- ront une opposition acharnée. Elles se trouvent à y perdre quelques dé- putéset, naturellement, se feront ti- rer l'oreille avant de consentir à cette diminution de leur prestige dans la Chambre des Communes. L'Ouest de la province de Qué- bec supportent cette mesure avec vigueur. On dit que certain député in- fluent de la Nouvelle-Ecosse, M. Russell, de Halifax, croyons-nous, proposera que la constitution cana- dienne soit amendée de manière à ce que la province de Québec ne soit plus le centre pivotant sur le- quel sont busées les représenta- tions des autres sections de la con- fédération. Si cela arrive, espérons que jes députés canadiens-français sauront faire une lutte énergique, afin de conserver des droits gagnés par Cartier après bien des combats pa- triotiques. La session sera en outre intéres- saute parce que l'opposition de- mandera au pretnier ministre des explications sur la démission de M. Tarte et la nomination de M. Pré- fontaine. Il est fort probable alors que si les remarques de sir Wilfrid | ne sont pas satisfaisantes, M. Tarte se chargera de les commenter as Les hommes d’affaires de Geor- getown et des alentours y compris Montague se sont réunis le 14 de ce mois pour former un Board of Trade. M. Horace Haszard de Charlottetown était présent et a- dressa la parole. Entre autres choses qu'il dit, il n’oublia pas de déprécier la route Summerside— cap Tourmentin. Il établit une comparaison entre les routes ac- tuelles du Stanley et du Minto et donna des chiffres des revenus des deux bateaux pour une dizaine de jours. Il est facile de concevoir par le discours de M. Haszard que ce monsieur voudrait s’arroger le droit de tenir la route Georgetown —Pictou libre de glace et tenir blo- quée celle de Summerside—cap Tourmentin. M. Haszard n’est pas le seul de Charlottetown qui s'exprime de lasorte. Assurément sion commune usitée à Kentucky, on dirait : ‘‘There is hoggishness there’’. Le Stanley entre Summerside et le cap Tourmentin, et le Minto en- tre Georgetown et Pictou voila ce que demande la province et ce que les besoins exigent. Comme nous l’avons souvent remarqué, c’est un fait sans contredit, que lorsque le Stanley ne peut agir entre Sum- merside et Tourmentin à cause des glaces, le Minto a libre passage entre Summerside et Tourmentin et vice-versa. Pourquoi mettre tant d’objec- tions contre le Stanley entre Sum- merside et Tourmentin ? Assurément, nous n'avons pas lottoniens entreprennent de nous Board of Trade à Georgetown mr EE si l'on voulait se servir de l’expres- | trop de bénéfices pour que les Char- ! MPARTIAL JEUDI x en priver, ou qu’ils s’arrogent le droit de nous guider ? Si la pro- vince, surtout l’ouest de la province est contente des routes, pourquoi M. Haszard ou autres s’agitent-ils tant pour déprécier les efforts qui sont faits en notre faveur ? Que les autorités de Charlotte- town voient à ce que nos malles soient promptement transportées soit par l’une ou l’autre des routes, selon les circonstance et tout mar- chera bien. Quand nous sommes des huit jours sans malles, tandis qu’il y a les plus granges facilités à les trans- porter, nous avons droit d'attribuer la cause de ce délai à l’insoucianc= et à la négligence des autorités pos- tales de cette province et on peut, avec raison, classifier ce manque à l’accomplissement du devoir dans la catégorie des négligences crimi- nelles. Qu'il y ait plus d'harmonie entre les hommes de l’est et de l’ouest, et nous aurons plus de satisfaction. Cette province, la plus petite du Canada, n'a pas assez de bénéfices pour que des membres de sa popu- lation se déchirent entre eux, soit par jalousie, soit par haine. Que nous reste-t-il à faire ici ? Que Tignish et Alberton se réu- nissent et forment un Board of Trade, ayant soin de mettre à la tête les hommes les plus compé- tents et nos intérêts seront pro- tégés. Nous avons été les premiers à] demander un meilleur service sur le chemin de fer, ne soyons pas les | derniers à nous organiser pour | sauvegarder nos intérêts. oO Le Æastern Chronicle de New- Glasgow rapporte les paroles sui- vantes du Halifax ‘‘CAronicle’”’ en date du 15 janvier, au sujet de la route d'hiver entre l’île et la terre ferme :— The steamer Stanley has been stuck in the ice two miles from Sea Cow Head since Monday morning. The passengers and mails were landed there and the mails transferred te the Georgetown-Pictou route. No inward mails have been received since the 10 and the last Halifax papers on the 9th. — Chronicle jan. 15th. Puis le confrère de New-Glas- gow ajoute :— It is simply inconceivable to un- derstand how the people of Prince Edward Island can allow their trade and mail privileges to be de- flected from the only reasonable and sure route va Pictou and Georgetown, because a few addled political agitators in Summerside prefer the Geocrgetown-Tormen- tine route. If the” two steamers, Minto aud Stanley, were put on the Pictou-Georgetown route the trafic could be safely and surely handied. Pictou has now proper freight accommodations for hand- ling the trade and it is there the steamer should run to. One of these days the government will probably learn that the Stanley lies a wreck near Tormentine and the Island people will awake to the fact Le “Eastern Chronicle” de New-Glasgow X LE es JANVIER 1903 Ou est L'Injustice, [e) Nous ne croyons pas avoir com- [s’en rendre compte. mis un acte d’injustice envers M. Brecken lorsque nous le blâmions de nous avoir privés si longtemps de nos malles, tandis que le Minto faisait le trajet régulièrement tous les jours. Il serait si facile pour le député inspecteur des postes de se montrer l’homme du jour et de faire en sorte que nos malles nous soient expédiés sans délai. Il y a trois routes entre cette pro- vince et la terre ferme :—George-} town—Pictou ; Summerside--Tour- mentin; le cap Tourmentin—le cap Traverse. Lorsque une ou deux de ces routes sont impracticables, | la troisième est là pour y suppléer. Ces faits sont indisputables. Maintenant, l’£xaminer voudra- t-il nous dire pourquoi, lorsque 133 sacs de malles sont arrivés à Char- lottetown, ce n’est que par l’entre- mise d’un homme de l’ouest qui é- tait passager, que les officiers des postes à Charlottetown ont pensé à en expédier cinq en destination de l’ouest, et que lorsqu'ils sont par- vènus ici, on a été obligé d’en ren- voyer trois qui appartenaient ai!- leurs ? C’est certainement une bé- vue et pour laquelle on ne peut je- ter le blâme sur aucune autre per- sonne que M. Brecken, puisqu'il est à la tête du département, à Charlottetown, et que le devoir de sa position lui incombe strictement, de voir à ce que les choses soient faites avec exactitude et prompti- tude. M. Brecken est le serviteur XUX sl vous Plait ? Oo Et encore, si c'était la première fois que nous sommes tiaités de la sorte, nous pourrions passer outre ; mais quand on constate que cet acte de négli- gence ou de mauvaise volonté est une occurence presque quotidienne, on ne peut en arriver à d’autre con- clusion que celle, qu’il y a à Char- lottetown, trop peu d'hommes d’ac- tion et trop de têtes croches. In vérité, il n’y a pas un jour de la se- maine sans que nous rec .vions quel- que portion de nos malles qui ont traîné sept ou huit jours et même plus, dans quelques autres bureaux de poste. Quant au train spécial auquel fait allusion notre estimable con- frère, nous savons, à notre chagrin, que les officiers stationnés à Char- lottetown ne font rien pour redres- ser nos griefs. Il n’y a pas encore longtemps, qu’un des plus haut placés, de ce département souhai- tait que le Stanley restât pris dans les glaces pour le reste de l'hiver. C'est un homme de progrès, celui- là, n'est-ce pas? Cependant ce même individu, de temps à autre, rampe devant certains ministres pour obtenir une augmentation de salaire. Encore une fois nous le répétons, si M. Brecken n’a pas assez de co- lonne vertébrale pour faire préva- loir nos droits auprès de Mulock, qu’ilse retire et donne sa place à des hommes qui n’auront pas peur de donner des ordres et de les faire du public et il doit, en homme juste, executer. Le Premier Missionnaire Oo | Le premier prêtre qui visita Ta- |gueniche (Tignish) et Cascumpec a Tignish et Cascumpec. > mas à Rustico, mais sans ornements ; à Malpec de même ; à T'agueniche |après la fondation de ces deux jeu- Fe même ; à Cascumpec ni presby- 0 that they have only one ice steamer | and one safe route, Oui, ce serait inconcevable de, d’être privés de leurs privilèg.s, s'ils comprenaient la géographie, à la manière du confrère de New- Glasgow. Si le confrère cennaissait la carte, assurément il ne mention- nerait pas la route Georgetown- Tourmentin dont on n’a jamais parlé et qui est une impossibilité. Il n’i- rait pas non plus se lancer à tort et à travers en disant que les efforts qui sont faits pour nous obtenir justice ne sont dus qu’à l’étourderie de quelques politiciens de Summer- side. Tenez, M. le Chronicle, vous qui êtes sur la grande terre et qui ne connaissez rien de nos besoins ici, vous feriez mieux de laver le linge sale de votre province que de mettre le doigt dans ce qui ne vous concerne aucunement. Au moins, si vous voulez parler de cette af- faire, tâchez donc de le faire avec intelligence. Ne bouleversez pas les havres de manière À faire croire que le cap-nord est à Souris et vice-versa, Etudiez votre géo- graphie. sa verve ordinaire. | Une dépêche spéciale d'Ottawa nous annonce que nous aurons des élections générales immédiatement après la session. La santé de sir Wilfrid Laurier, quoi que l’on en dise, n’est pas en- core très robuste. D’aucuns pré- tendent que le premier ministre au- rait mieux fait de rester dans le Sud encore un long mois. En fait, il n’a pas engraissé ; il est encore ex- cessivement amaigri. On prétend que les travaux ardus de la session seront trops forts pour lui et per- [avant la démission du premier mi- nistre. Le ‘‘Mail & Empire” confirme cette nouvelle. — Ze /ournal St. Marc, Lot 7 Le cercle des débats de St. Marc, a eu une séance de discussions vives et animées dernièrement, On dis- cutait laquelle des deux profes- sions—la profession médicale ou 1a profession légale, est la plus utile à la société. Il y en a qui n’ont sonne ne serait étonné de le voir prendre sa retraite dans quelques mois. Or, les libéraux de la province de Québec, sachant bien que sans le nom de Laurier, ils ne pourront pas remporter les élections, feraient des efforts pour que celles-ci aient lieu guère confiance ni en l’une ni en l’autre, et donnent pour r:ison, que dans les temps primitifs on vi- vait jusqu’à 900 ans, parcequ'’il n’y avait pas de médecins, et que Cain pendu, parcequ’il n’y avait pas d’a- vocats dans ces temps-là, des missions de Rustico, qui avait tué son frère, ne fut pas |tre nes colonies par les Acadiens _ de Malpec, fut M. l'abbé mable Pichard. Il vint en sep- tembre 1802 et prit un compte de la population suivant les ordres vinces maritimes pour le mois de] |juin 1803. L'abbé Pichard avait alors charge Malpec, Cascumpec et Taqueniche. Voici le dénombrement de ces, différentes missions tel que rappor- té par l’abbé Richard :—Rustico 297 âmes ; Malpec 396 dont 103 Ecossais et 31 Sauvages ; Cascum- pec 65. L'abbé dit qu'il y avait alors un presbytère et une chapelle ! tère ni chapelle, A-| L'abbé Pichard était natif d’Or- | léans en France. Lorsqu'il arriva sur l’île en 1799 il venait d’Angle- terre, où il s'était réfugié à cause comprendre comment les gens.de 1’I- | TESUS de Mgr Denaut qui annonçait ‘des troubles causés par la révolu- le du Prince Hdouard permettraient | 54 visite épiscopale dans les pro-; | tion française. M. l'abbé de Ca- ‘lonne, lui aussi, réfugié en Angle- ‘terre pour les mêmes causes, ac- ,compagnaïit l’abbé Pichard et fut assigné la mission de Charlotte- town, dont la population catho- lique s'élevait alors à 348 âmes, M. l’abbé Pichard ayant été par la suite chargé de la mission de | Tracadie, à l'est : de l’île, fut rem- placé à Rustico par M. l'abbé de | Calonne qui eut le P. Fitz-Simons pour successeur à Charlottetown. En Suede ee Les nouvelles de Stockholm, Su- ède, annoncent que 70,000 person- nes souffrent de la faim dans ce pays et sont réduits à manger de l’é- corce de pin et de la mousse pour se soutenir la vie. La pêche qui ordinairement est fructueuse, ne compte pour rien cette année. Les vaisseaux pêcheurs s'en reviennent avec rien. Nos Remerciements A la ‘‘Catholic Lit. Institute’”” de Charlottetown pour l’envoi de l'o- puscule ‘‘Cardinal Newman and the Tractarian Movement’. Cette brochure d’une trentaine de pages contient la conférence donnée ré- cemment par M. l'abbé Sinnott. Quoique le temps ne nous ait pas encore permis de nous familiariser avec toutes les parties de cette inté- ressante lecture nous en avons déjà lu suffisamment pour pouvoir dire, sans user d’exagération, que la conférence du Rev. P. Sinnott est uu chef-d'œuvre en son genre. aLa_LhLLLaLELaLLELaLa Pas Quatre, Mais Sept Nous avons sur l’Ile du Prince Edouard sept couvents et non qua- : Souris, 1 ; Charlottetown, 2 ; Rustico, 1 ; Summerside, 1 ; Mis- couche, 1 ; Tignish, 1 ; Lawrence, Mass. [De notre Correspondant Spécial] MM. Benoît J. Maillet de Wild- wood, N. H., Amable Caïissie de Salem, Mass. et Jean D. Arsenault de Bath, étaient en visite en cette ville dimanche le 11 courant. Un vieillard mort de faim et de froid, Patrick McGee, âgé de 60 ans, a été trouvé sans connaissance à son logis, samedi soir, le 10, au No. 154, Rue Common. Il a été trans- | porté à l'hôpital où il est mort di- manche matin. La cause est man- que de provisions et de charbon. Mariage à l'Eglise Ste. Anne, cette semaine. Par le Rév. J, M. P.ttal :—M. Romulo Normand à Mlle. Exilda Vanasse, Par le Rév. Pierre Danis, M. Arthur Vincent à Mlle, Hermine Belle-Isle. Par le Rév. Heuri Andeffrede, M. Albert Boucher à Mlle. Agnès Fortier, et Edouard Levasseur à Mlle. Anne Tètreau. Par le Rév. Etienne Binas, M. Joseph Perron à Mile, Emma Fre- chette. 14 Jan. .03. AMI ACADIEN Abonnez-vous a FImpartial. Bath Me, (De notre Correspondant Spécial} Naissance—Janvier le 2, Mme Pierre F, Gaudet, un fils. Les députés sherifs de Maine. dans les comtés Kennebec, Cum. berland, Sagadahoc et And gin ont mis la pattesur les vendeurs. k de boissons, samedi dernier, lou les teneurs de buvettes d'ici ont ét& $200, avec l’injonction que la pro- chaine fois ils auraient les murs dé la prison, à Auburn Me, à contem- pler. | : auparavant. Le parti Socialiste marche À a \ Vendredi dernier ta grand pas. M. Chase, de Massachusetts, a fait un élégant discours sur l'avantage d’élire des socialistes pour battre les | En un mot il ditque ‘#Trusts’’. le discours de M. Chase, car ils ont … ‘“mâché la guenille”” la dessus um peu, mais ne serait-il pas bon de donner au nouveau parti un mor- *h ceau du fromage dela ‘Maison - Blanche ?’’ forcés de payer une amende de Les députés ont droit au senti. ” ment public, mais quoiqu'il ne soit * jamais trop pour faire le bien, je me crois qu’il y a eu du temps de perdg … …æ M. Nap. Arsenault, fils de Fran- ES çois, Arsenault s’est fait mal à um doigt, ce qui va le retenir de lou. vrage pour plusieurs jours. 9 Jan. .03. No Livres de Prieres, Chapelets, Objets Pieux. pour la célèbre maison ZECH ET FILS, BELGIQUE. à Je parcourrai la province. à terips printemps. Les échantillons que j'ai sont les plus beaux, les plus riches & les méilleurs marchés qui se é sofnt vus ici, jusqu’à présent. Les Commerçants et les Maisons Religieuses feront bien de retenir leurs commandes pour moi. pour recevoir les commandes du RE Je viens d’être nommé Agent & Je puis vendre les marchandises à 4 | meilleur marché qu’on peut les avoir dans les maisons de Montréal : ou Québec. S. E. GALLANT L DR. WOOD'S Stops the irritating ens the phlegm, soothes flamed tissues of the 1 bronchial tubes, and p LE 7: es a En Tnt ru ases oO ug Ne chitis, Asthma, Hoarseness, mp : Throat and the first stages of Consumption. Mrs. Norma Swanston, Cargi writes : ‘* I take great ure in rec0me mending Dr. Wood’s Norwr STE et Les TL RS cou not sy n or the coughing and bad s only moe buifS my chest and lun bottle of Dr. W ’s Norway Pine Syrup and was perfectly a again.” Price 25 conts « bettle. til. We have not RES the price of our tobacco, Ainber smokitg tobacco, Bobs, Currency and Fair Play chewing tobaccos are the same size and price to the Consumer as formerly. We hav also extended the time for the redemption of Snowshoe ‘En to January 1st., 1904. THE EMPIRE TOBACCO co, Limited ‘ al +5 … Servante Demandes ———— l'ouvrage de la maison-—Pas d’em- barras d'enfants. Bons gages. S’adresser au bureau de l'If- PARTIAL, NORWAY PINE sn LT TRE SE TER Se " re . RO PERS. 3 den RÉ 7 PRES ARS à She, 4e RC SA. eh D Mo vis: È eh … On demande une fille bonne pour %