33 bénédictions pour cette âme avide du "Pain" du ciel. Etablie dans l’amitié divine et fortifiée par le Saint«Viat1que, l'âme chrétienne s‘endort danæ 1a paix! Celle qui eut le bonheur d’assister mon père lors de la réception du sacrement des malades me dit avoir été frappëagnuïtant âe calme et de joie en face de la mort. Ayant äemanâê ä Eau fils aîné dæ mettre "ses affaires à l’ordre", il nçy eut pîug unzmot d'affaires ni ä’inquiêtude. Et il s'unîasaià da bon coeur aux prières que l'on rêcitait: "Mon Üieu, je Vous aime et â‘accepte votre sainte volentê". Lææ dernièrea paroleg que je pus recueillir sur ses lèvres furent celleswci: "Ouis oui, oui! qu'on sera 'ti bien En Paradisî" (ou “qu‘on est...") la faiblesse ne lui permettant pas âe s'exprimer pîus clairement. Avant d'entrer dans le sammeïl comateux âe la fin, mon père nous réservait une surprise aussi inatteaäue que dêîicieugæî Vergjg coït, il fixa les yeux sur aa plus jeune et fît enïenäïüznuadëclfiïäïîflñ taîlcment étrangère ë son langage habitucî, qu'elle fit cäocr "T’es bîan belle, tüiî” Pour ma part, je revayais mon père flaquinant sa benjamina, lui tirant gentiment les cheveux au lui meïtanî gag graases mains devant 128 yeux... a. Dernière caresse d'un père a son “bébé”. Au cours de la longue journée à‘agonie, mercredi, dea faiblesses rêpëtêes'nuua firent crüire à l‘iasue fataîe ä plusieurs reprises. La pria êre au Seigneur redoublait alors de ferveur: “Mon Dieu, viens à mon aide. Hâtentoi de me sccnurirî" ' La prière, seul refuge des âmes aîfligêee au chavet d'un être cher, seule façon de secourir encore celui pour qui teatent inutiles tous les secrets de la science humaine. Tandis que le corps affaissé abandonne 1a lutte, l‘âme, alla livre un dernier combat que vient soutenir l'effica— cité d'une prière confiante. * Avec la fin de la journée, le "duel entre 1a msrt et la vie" prendra fin, et Papa arrivera au terme de sen voyage terrestre. Des hémorragies =continuelles et inconcrôlables, dües ä la cirrhose äu foie, auront eu raison d'une énergie remarquable. Jeudi, 6 octabre, à une heure du matin, Papa nous devançait dans En fâmillû lämhsut recrauvâe; ïl a rejuînt, nous l'espérons, tous nos parents anallës, et son cher fils. Il nous attend dans la joie, dans la radieuse lumière fie Vie à laqueîle noua croyons ici—bas, et où il baigne maintenant, et pour toujoursî La belle assistance païoissiale aux funérailleæ, célébrées par le vénérable curê octogénaire, Louîszazaire Poirier, las nombreux prêtres et religieuses, les témoignages de aympàthiea afferta ä la famille ont témoigné de l'eatime et de l'affection que Papa a'ëflait acquises. Quant aux neveux et niècea,ila s'accordent ñ dire comme il était bon cc grand“ père qui ne sortait pas en ville 5ans leur apportcr quelques gâteries. Une infirmière qui voit souvent mourir âas ÿeraonnes de tous âges et de toute religion m‘êcrîvait que l‘attitude de nga an face de la mort lui avait paru excepticnneîle, "pay'sa lucidité et son acceptation joyeuse".