+ aan nano men marserec nr CO L’IMPARTIAL, JEUDI LE 17 MARS, 1898. L'IMPARTIAL Fonpg EN 1893 Le seul Journal français de {lle du Prince Edouard. HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : se $1 00, li. is 50 is Les abonnements sont paya- bie d'avance. Annonces 10 cents la ligne, 1ère iusertion, 2 cents la ligne les in- certions subséquentes. Toaites communications doi- vent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISH. I. P. E. T’IMPARTIAIT: Mars 1898. De- TicNisH 17 Le ‘Guardian’ menti Lorsqu'on est imbu de préju- gés il est difficile pour ne pas dire impossible, d'apprécier les choses à leur juste valeur. Ceci nous rappeile la centreverse qui a eu lieu, il y a quelque teraps, entre le rédacteur du ‘“Guar- dian”et le vaillant et érudit curé d'Alberton sur la question des écoles dans la province de Québec. Le ‘“Guardian” qui semble ne vivre que pour insul- ter les catholiques et tout ce qui se rapporte aux institutions catholiques et a cru faire un saut de l'avant et ajouter un fleu- ron à sa couronne eu avansant que l'éducation est plus arrièrée dans la province catholique de Quebec que dans la province protestante d'Ontario, et il a même eu le mauvais goût et l'e‘frenterie d'entreprendre d'en faire retomber la responsabilite sur le clergé et les catholiques de Quebec. À sa honte et à sa confusion l'organe du matin comptait sans son hôte. Le Revd. À. E. Burke, qui veille toujeurs de près à tout ce qui se rapporte aux intérêts des catholiques ; l’a immédiatement appelé à l'erdre et lui a prouvé de la maniêre ja plus formelle qu'il était un menteur et un calomniateur. Le Rev. Père Burke prenaxt les rapperts officiels a prouvé au Guadian que dans la province de Québec la moyenne dans les écoles est plus élevée que dans la province d'Ontario. Le men- songer et malicieux organe se voyant poussé au pied du mur, n’a pas eu la franchise d'avouer son erreur, Mails a eU recours à l'audace en allant jusqu'a dire que l’église catholique et son cier gé tiennent les catholiques dans l'ignorance Cette fausse alléga- tion lui a vala de ia part Ge motre Rev ami, une Ssemonce qu'il n’eubliera pas de sitôt. Nous donnons ici deux cita- tions extraites de l'une des let- tres du Rev Père Burke, qui prouvent de la manière la plus convaincante les faussetés du Guardian. “La population de Quebec, d'après le dernier recensement, est de 1,428,538, et celle d'Onta-! rio 2.114,321. D’après l'Annuaire fédéral et les rapperts des surin- tendants des écoles, la moyenne de l'assistance des enfants à l’é- cole était, en 1896, de 271, 549 à Ontario, et de 230,419 à Québec. Cela comprend les écoles, les colléges, etc. À Ontario, ily a- vait 484,551 élèves d’enrôlés, et à Québec 303,619. La SP de l’assisstance des élèves était donc de 56 par cent à Ontario et dé 76 à Québec. Le percenta-| ge des habitants fréquentant l'école 12 pour Outario.” CROP ° cé. l. on ARS Ÿ ge suivant d’un discours pronon- | cé en chambre, dernièrement, par l’hon. M. Flynn, chef de l'oppesition provinciale à Qué- bec : “Très bien, M. l’orateur, je ne crains pas la comparaisom avec Ontario. Prenons Québec d’a- bord. Nous avons 328,420 en- fants d'âge à fréquenter l’école et 303,619 d’enrôlés sur les régis- tres. Quelle est l'assistance mo- yenne est de 250,419, ou 76 par cents. Maintenant, pre- nous Cntario, et peur qu'on ne m'’accuse pas de partialité, j'ai sous la main le rapport du mi- nistre pour l’année 1895. La po- pulation d'âge à fréquenter l'é- cele comprend 593,840, dont 480,979 soni de 5 à 21 ans J’at- tire votre attentien sur ces chif- fres, qui dennent à Ontario une base plus favorable de compa- raison avec Québec. Le nombre des élèves enrolés est de 483; 203 et l'assistance moyenne n'est que de 268,334, eu 56 par cent—soit 20 par cent de moins que dans la proviace de Qué- bec. Ces chiffres se passent de commentaires et donnent le de- menti aux calomniateurs de cet- te province.” M. le curé Burke termine sa visrieuse réplique par ces li- gnes : “J'aimerais m’attaquer à vos chiffres sur le manque d'iustruc- tion dans les pays catholiques. Mais j'attendrai une autre occa- sion. En attendant je me refuse à croire que les protestants in- telligents les prendront au sé- rieux en face des travaux de l’E- glise catholique peur l’éduca- tion et la connaissance que c’est à elle que le monde deit pres- que toute la science profane qu’- il possède. Quant à Maulhall, laissez-moi vous assurer que aul homme d'étude ne se fie à ses chifires. 11 n’y a que quel- ques années ils ont été démolis Jar un ministre unitarien nom- mé Clark, délégué aux Etats U- nis par son église peur les véri- fier. 1] est aujourd'hui je crois, membre de l’e:dre des Paulis- tes, ayant été dégouté par la tac- tique des sectaires et porter à étudier les moiifs de leur paques centre l'Eglise catho. liques.” Notre but en mettant cette af- faire dans tout son jour est de prévenir les catholiques qui s’accupent à lire de telles feuilles que le Guardian qui se font une mission de calomunier les catholiques et tout se qui se rapporte aux institutions catho- liques. Notre vaillant confrère le Ma. nitoba pose les trois question suivantes aux Canadiens de la province de Québec Que ferait un premier minis- tre protestant si la minorité pro- testante de Québec était dans la même situation que la minorité catholique de Manitoba ? Que demanderaieunt alors les protestants de Québec et qu'ob- tiendraient-ils ? Que feraient les protestants des autree p'ovinces pour leurs frères de Québec ? LE VOTE SUR LE YUKON Le Vote sur la Question du chemin de fer du Yukon. Après une discussion vigou- reuse et prolongée sur le chemin de fer projeté du Yukon--contrat Mann-McKenzie, le vote a été pris, le 11 du courant, dans la chambre des cemmunes et le gouvernement l’a emporté par une majorité de 59. Vient en- suite le vete du sénat. de 15 pour Quéhec et de|Pauncefote, l'ambassadeur an- glais, PAUNCEFOTE A LA Ma]- SoN Bi,ANCHE Washington, 11—$Sir Julian [ moins on l’affirme. Les relations ; entre l'Angleterre et les Etats- Unis ont pris, depuis queiques jours, une tendance marquée vers une ailiance des deux pays. Les liens d'amitié qui les unis- sent, les avances gracieuses de l'Angleterre, les bonnes paroles amicales de la reine, ent crée des liens que sir Julian était chargé, hier, de cimenter par de nouvelles manifestations de dé- youement. On prétend que l'Angleterre a plusieurs motifs pour en agir ainsi, et que c’est pour elle plus temps que jamais de compter sur l’amité des Etats-Unis, par- ce qu'elle pressent des difficul- tés d’une gravité exceptionnelle en Orient, et qu'il serait d'un fort appoint pour elle d’avoir l'Amérique à ses côtés, quand sonnera l'heure du danger. Dans l'Etat, e1 a eu une longue entre- \peut bien se demander qu’elle rue avec le secrétaire Sherman. | est la vaieur des paroles de ceux L'objet de cette entrevue n’est qui disent que la question des un secret pour personne, du |écoles est réglée. ACCIDENT A TIGNISH Hier, en travaillant au briie- lames de Tignish, Mélème Gau- det, fils de M. Joseph P. Gaywdet de DeBlois, s’est cassé une jambe en déchargant des billots. CONVENTION CONSERVATRICE Tel qu’annoncé, la convention conservatrice de West prince a eu lieu hier à O'Leary. Le Rid- ing était bien représenté surtout par la partie ouest du cemté, qui avait pu s’y rendre par les chars du matin. MM. Hackett et Blanchard furent mis en nomi- nation avec le résultat suivant : Hackett 65, Blanchard 9. La no- mination fut alers ratifiée à l'u- nanimité. La perspective est très bril- lante pour M. Hackett. les cercies diplomatiques, l'on ne serait pas surpris qu'une guerre générale éclaterait par suite de cette épineuse question d'Orient à iaquelle toutes les grandes nations d'Europe sent lutéressées. On parle ouvertement d'une alliance entre les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et le Japon contre la France, l'Allemagne et la Russie, qui venlent régler à leur fantaisie la question chinoi- se. On sait parfaitement que les! relatioas entre le Japon, l’An- glsterre et les Etats-Unis sent des plus amicales, «#t, en cas de guerre avec l'Espagne, ïilest à peu près certain que tous trois travailleraient en parfaite har- menie. On affirme que c’est de ce su- jet que sir Julian et le secrétaire Sherman se sont entretenus. Ce qui donne encore plus de pois à celte rumeur d'une alliance, c’est qu’aussitôt après le départ de l’ambassadeur anglais, le mi- nistre du Japon est entré à son tour chez M. Sherman avec qui il s'est entretenu longuement. actuellement secrétaire aux lades, succèdera à Lord La Question des Ecoles. a | À propos du ‘“‘modus vivendi” dent il est question entre la mai. | norité manitobaine et les autori | tés de Winuipeg, nous lisons dans le dernier numéro du “Ma- uiteba :” “Où on sommes nous ? Voilà la question que tout le monde se pose depuis quelque temps. Aurons nous une solution plus équitable que le règlement Lau- rier-Greenway ? Si nous en cro- yons des rumeurs plus ou moins | fondées, il y a entre les pouvoirs fédéral et provincial, des pour pvarlers encourageants, des pro- positions acceptables, pour les! catholiques, un nouveau plan de règlement de la ques'iou scolaire plus satisfaisant. Ce ne | sera encore cependant qu'un lanabeau, assez large si vous voulez, mais un lambean seule:| ment des libertés qui nous sont | dues. | “Et puis, un nouveau règle- | ment sera-t-il ratifié par les Chambres de Manitoba eu sera- til laissé à l'arbitraire d'une commission quelconque dont la majorité neus sera toujeurs hos | tile ? C’est là ce que nous de- vons craindre. Neus ne doutons nullement que lassés des lattes. accablantes qui se poursuivent | depuis longtemps, les pouvoirs |pe soient décidés à nous offrir lun ‘“‘modus virendi,” qui adeu- |cira dans une grande mesure [l'odieuse persécution dont nous (souflrons si cruellement, mais UNE VISITE DE SIR JULIAN | encore une fois, si par le con- cours de nécessités incontrola-| bles, nous acceptions un nou-| veau règlement non ratifié par LE NOUVEAU GOUVER: NEUR GENERAL La St. James’s Gaz tte de Londres, en date du 11 mars, dit que Lord George Hamilton, d'Etat Aberdeen comme gouverneur général du Canada. UN NOUVEL OUVRAGE ST ANTOINE DE PADOUE M. Léger Bronsseau, impri- meur, vient de publier un neu- vel ouvrage intitulé. “Prières et cantiques en l'honneur de St Anteine de Padoue par le R. P. Prosper d’'Enghiery Capucin”. Pour donner une idée de l’im- portance de cet opuscule, nous en reproduirons Ja table des ma- tières. Litanies de saint Antoine de Padoue. Répons miraculeux compofé par saint Bonaventure en l'hon- ueur de saint Antoine de Pa- doue. Neuf prières sur ;a vie, les vertus et les prérogatives de saint Antoine de Padoue. Treize prières snr le Répons miraculeux. Bref de saint Antoine de Pa- doue. Prière pour se mettre sous la protection spéciale de saint An- toine de Padoue. Courte prière à saint Antoine de Padoue pour demander une faveur spirituelle ou temporelle. Rrière devant l'image de saint Antoine de Padoue. Prière devant les Reliques de saint Anteine de Padoue. Antienne composée par saint Bonaventure en l'honneur de Ja la igue de saint Antoine de pa. doue. Hymne favorite de saint An- toine de padoue à la très sainte Vierge Marie. Trois invocations à Marie attri- buées à saivt Anteine de Pa- doue. Cantiques en l'honnea: de saint Antoine de Padoue. I prière. II. Gloire à saint Antoine de padoue. Saint Antoine de padoue.— Courte notice biographique. Le pain de saint Antoine.— Son origine, son but, Les objets perdus.—-Le psau- tier volé. Une maguifique gravure en couleur réprésentant saint An- toune de Padoue est distribnée gratuitement avec la brochure. Le prix de lopuscule qui comprend plus de 50 pages est de 1» cts. On peut se le procu- rer em s'adressant à M. Léger Brousseau, 1lei 13 rue Buade, Québec. Vu le prix modique et l'utilité de cet euvrage, il n'y a un acte législatif, nous ne pour: pas de doute que doute que tou- rions nous enlever l'espoir de) tes nes suac postérieures.” | s'empresseront d’en faire l'acqui- revendications À près avoir, lu ce qui précède on /sition. familles canadienne THE ONLY PERFECT FENCE. WOVEN WIRE FENCING WIRE ROPE SELVAGE. IZED. (AL À 4 OV { { | Ne Q CY A y NUE ME PA, ù N “ N V ù Ê . ONTARIO WIRE FENCING CO., LT ns Picton. Ontario, " McMullen's choice Steel Wire LA CRISE POLITIQUE A TERRE- NEUVE a LE GOUVERNEMENT SEVERE- MENT BLAME St-Jean, 4.—La législature de Terreneuve se trouve encore dans un sérieux eimbarras par suite du refus du gouverneur de sanctionner le bill relatif au transfer du chemin de fer à M. Reid, le cabinet est donc en pleiae crise politique. Les membres du gouvernement pré" tendent que le but de sir Hib- bert Murray est d'influencer le conseil législatif, on le blâme sévèrement et en le dénonce comme un entrave au fonction- nement de la législation. La conduite de sir Hibbert Murray est inexplicable, si l’on songe que dans cette question de che- min de fer, comme dans les au- tres dont la iégislature est sai- sie, le cabinet impérial a tou- jours le pouvoir du désaveu. Au cas où le cabinet démis- sionnerait, l'oppositien ne pour- rait gouverner, pnisque sur un total de 36 membres, elle ne compte que huit partisans. PLUS TARD.—Le gouverneur, sir Hibbert Murray, d'après les instructions du ministère des colonies, a signé le contrat du chemin de fer Reid. 13 RUNNING SORES. Mr. Stephen Wescott, Freeport, N.S., found (Burdock Blood Bitters) a wonderful blood purifier and gives his experience as follows: ‘I was very much run down in health and employed our local physician who attended me three months, finally my leg broke out in running sores with fearful burning. I had thir- teen running sores at one time, from my knee to the top of my foot. All the medicine 1 took did me no good, so I threw it aside and tried B. B.B.; when one-half the bottle was gone, Ï noticed a change for the better, and by the time I had finished healed and my health greatly im- proved.”? J, F. CHAISSON & Co. Bargains in every- thing. Having received a part of our spring and summer geods, we are rerdy to sell Dry Goods, cheaper than you can imagine. 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