L'IMPARTIAL, TIGNISH, I P. E,., JEUDI 31 OCT. 1907. | SON DERNIER SOMMEIL UN JEUNE GARÇON EST ASPHYXI* PAR LE GAZ D'ÉCLAIRAGE. Lowell, Mass., 15 oct.—La famil le de M. Joseph Deslauriers, culti- vateur bien counu et hautement considéré de Pelham (N.—H), vient d’être cruelle nent éprouvée; par la mort soudaine d’un de ses membres, le jeune Joseph, âgé de 15 ans. Le garçon était venu à Lowell sa- medi soit pour aller À confesse et s'était retiré chez son oncle, M. Na poléon Veilleux, 15 rue Garnet où il passa la nuit avec l'intention, d'aller recevoir la communion de bonne heure dimanche matin. Comme il avait été élevé à 14 cam- pagne et que c'était la première fois qu'il couchaiten ville, on eut soin de lui expliquer la manière de se servir du gaz. On appréhendait le malheur qui a causé la mort du pauvre garçon. Mme Veilleux se leva de grand matin et ne -remarqua rien d’anor- mal. À son retour dela messe de 6 heures elle alla frapper à la porte de son neveu pour l’avertir qu'il é- tait temps de se rendie à l’église. Elle n’eut aucune répouse et ses soupçons s'éveillèrert de suite, d'autant plus qu'une odeur de gaz émanait de la chambre où le garçon s'était couché la veille. La porte fut enfoncée, on ouvrit les fenêtres, afin de laisser échapper le fluide délétére et on s’empressa auprès de la victime qui semblait dormir pro- fondément. Le bec de gaz était grand ouvert ; ilest tout probable que le garçon l'aura soufflé ar lieu de le fermes ou bien l'aura ouvert accidenteliement après l’avcir fermé Les draps du lit n'étaient pas dé- rangés ; évidement la mort est ve- nue sans agonie, sans que l'enfant se soit même aperçu du sort qui l’at- teudait. Le corps était encore tiède ; on manda le docteur Schiller dans l’es- poir qu'une parcelle de vie permet- trait encore de l’arrach-:r au trépas, mais ce fut en vain. Né à Richford (Vermont), le de- funt demeurait à Pelham depuis sa p'us tendre enfance’ Il laisse ou- tre son pere et sa mère six soeurs, Délima Beorgina et Rose, de Mont- pelier (Vt) Bessie, Irene et Ida et uu jeune frère, Israël, tons de Pel- ham. ne . Un Parler Francais Il y a une douzaine d'année, une objection avait été soulevée par uu lecteur pour savoir si l'on pouvait dire ‘‘ce midi’’. Il lui fut répondu, par un membre de la société d’ins- dustrie laitière, que c'était tout aussi bon français que :‘‘ce jour, ce matin, ce soir, ce minuit, ce temps, etc., ettout comme l'inélégant et peu poli ‘ce monsieur'’. Alors colère d'un journaliste, se prétendant pu- riste en langue française Ce jout- naliste lança ce défi inconvenant : ‘Si vous trouvez un seul Cas, un seul, parmi les bois auteurs fran- çais, voi: même Corneille, où l’on emploie ce midi, je paie .... ;et je veux bien reconnaître un beurrier ou un fromage compétent dans son industrie laitière, mais je le déclai re incompétent dans ses apprécia- tions en langue française’. Avec l'entremise toute auteur cauadien bien connu, M. Rinfret, le journaliste reçut cette riposte cinglante : ‘En quoi un ex- relieur peut il être plus compétent qu’un autre en langue française? Et le défi de l'outre-cuidant pédagogi- que en reita là ; le silence était la mailleur réponse à l'absurde. Q 1'en pense aujourd'hui le jour na- liste ex relieur ? Ce midi paraissant nouveau eu 1895, est à présent, d'emploi courant partout, et dans tous les journau«, mèm2 daus ceux où écrit le professeur du défi. On n'a bien raison, et la leçon a porté: ce midi est partaitement français, bon français, et restera faançais. Il n’y a rien de nouveau sous le so- leil ; ce qui est, a été, et sera. EEE nn) me + munie Le Canida en France La revue La France 4 À Ftran- ger publi une H:ICIESSANE chro igyie our lenngrelivu des vicliles familles françaises au Canada, ainsi qu'une lettre qu’elle a reçu d’un émigrant. Dans cette lettre, le nouveau Ca | vadien fait une description enthou- siaste du Canada, de ses fleuves, de ses forêts, de ses terres ; il raconte ses débuts, ses luttes, son installa- tion et celle de ses compagnons. Prenant texte de cette lettre, la Revue la ‘‘France à l'étranger’ fait une nouvelle propagande en fa- veur de l'émigration. Elle énumè-} re les ressonrces du Canada, les a- vantages offerts aux émigrants et termine en souhaitant que les Fran- ais, qui ne trouvent pas à dépenser leur uctivité en France, partent pour le Canada. Un autre article à citer est celui du jouruai la ‘Gazette Liberal’’. Sous la rubrique : Le Canada, les blés, les bois, ce journal publie un long article dans lequel il fait ressor- tir la qualité et la quantité des blés canadiens ainsi que l'influence pré- pondétante qu’ont prise les marchés européens. Et la ‘‘Gazette Liberale’’ajoute : ‘Seul aujourd'hui avec la Si- bérie, le Nord du Canada posséde de grandes réserves de bois à livrer au commerce : ses débouchés sont : l’Angleterre, les Etate-Unis, les Antiies et autres colonies, enfin la Beïgique et la France. Depuis sur- tout l'emploi du bois pour la fabri- cation de la pulp et de papier, il est facile de prévoir que les bois vont manquer. Les forêts les Etats- Unis, comme celles des pays scandi naves sont épuisées...... Conclusion claire, Français, venez vite, avaut vos concurrents, achetez RRR RE RIRE RE RER -HI RER E For Smelt Fishermen A large stock Gill Nets in Sea Island Cotton and Scoth Linen. —ALSO— Bag Nets with and without traps. SRE We have the best sizes. We buy direct from the makers in large Quantities and we can sell at lowest prices. Brace M'Kay à Co.Ltd. Summerside, Sep., 17th. 1907 McKinnons English Uintment Saves Life RE ON No home s'ould be without it J. A. BRACE, of the firm of Brace, McKay and Co., Hardware merchants, Summerside, says : ‘‘I have used English Ointment, made by Mr. Neil McKinnon of Summerside, for Piles, and have found it 1o be an <xcellent article. I can heartily recommend it.”? JOHN C. DURANT, Margate, writes : ‘Some thirty years ago I cut my leg. Since then at frequent intervals the oïd wound has causeü we much trouble by breaking out into ruuning sores, and I have used various remedies from doctors and druggists with little or no more bene- fit. In 1897 I applied a box of McKinnon’'s Eglish Ointment which h2s made a complete cure. les forêts du Canada, a tous le mo- nopole des bois et des papiers, les | forts dividendes, les hauts intérêts. | M.l'abhé Gauthier a Montiers devant un public nom-| breux, une intéressante conférence | sur le Canada. Un auditeur a fait dans le jour | ual l'‘‘Avenir des Alpes’’ le compte rendu de ceite conférence. | ‘Agreable fut le voyage que nous fimes sous l’habile direction de M. l'abbé Gauthier, du Havre à Qué- bec, puis dans l’intérieur des vastes plaines de la Nouvelle-France. M. l’abbé Gauthier qui conuaît son sujet, puisqu'il se rend tous les deux aus sur les lieux et qu'il en reçois les correspondances des mis- sionnaires et des colons, n’a point caché àses auditeurs qu'il leur faudrait, pour partir, particulière. ment le courage et l’endurence. M. l'abbé Gauthier a intéressé tout le monde. Le ‘‘Journal de Genève’’ publie également une longue flettre d’un de ses correspondants qui a fait un fait à| FSI SAIT, TEA ant ON. 100 Bbls well cured Island Herring 600 Sacks sait I0O Chest Best Tea lo Casks American Kerosene oil lot of Laths, Lumber and Pailings, Mat- ched Boards and Hardwood Planks, Boots and Shoes. Paint and oils, Nails, etc. 200 bis Flour now on hand. AIT cheap jor cash or produce. CASH PAID FO OATS Frog Pont. À. F Larkin, voyage à travers le Canada. Cette étude, très intéressante et très do- cumentée contient une description géographique du Canada et en ex- pose la latitude par rapport à l’Eu- rope. Le correspondant rend hom- mage aux Canadiens qui sont deve- uus, dit.il, une nation entreprenante | dont l’éuergie s’est traduite, en ces vingt dernieres années par la créa- tion d’ux réseau de chemin de fer de plus de 16,000 kms, d’une ligne de steamers qui les met en comumu- uication directe avec Londres, Li- verpool, Bristol et Anvers et d'une autres qui les rapproche de la Chine | et du Japon. gr:cieuse d’un (fait la description de chacune des Continuant son récit le voyageur régions qu'il traverse en indiquant l'importance de la population, du commerce de l'agriculture et de l’industrie. Les le‘tres assez frequentes dans la presse européenne font comme uue sorte de réclame à l'avantage du Cavada, et, à notre époque, ou la presse et la réclame sont les plus puissants anxilliaires de la fortune | économique d'un pays, l'influence | que produisent ces correspondances | se fera certainement ressentir au Cauada qui ne peut que gagusr à # être plus connu. J. E. Wyatt, SUCCESSEUR DE HODGSON AVOCA!', NOTAIR Soliciteur Summerside {pour les Nova Scotia et Banks. P'RETEnR ABSENT A LDuireat se SUM AERK si 1. E. |, & WYAIT | » À : «| ‘ns-hl}s :h:- 4: “}: été; C(D- Eggs and Butter wanted Highest price paid in cash CESSE RES ONE ESS 18 ro 20 cents per dozen for eggs 18 to 20 cents per lb. for Butter CREER GOOD SOCKS AND MITTIS WANTED All kinds of farm product bought at highest cash price Ca:l and see my samples of FURS. They are the Best and the cheapest Big line of Ladies’ Skirts, all quality and sizes. 23 up to 33 waist measure. Give me a call G. À. SHFLEFOON TIGNISH Le ‘Vin des Carmes’’ donne la Santé aux jeunes et la Vigueur aux Vieillards. Fn vente rartont s..TOUS AINT & C1r. Deuls Dépositaires, Lu bec P Q Regina Waiches fine time keepers price $800 Ladies chains | High grade aud & stone rings Necklets for Ladies. Lockets in solid gold and Piat: that will stand Engravings. Links & buttons 50C. UP. Best of Piate. 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Cette commission est à New-York depuis la semaine passée. De plus, M. Ccoper blâme am- phatiquement à un certain point, les deux compagnies, la Cie du Pont de Québec et la Ph@enix Com- pauy, en autant que, dans son opi- nion, aucune d'elles n'avait des employés officiels voulus sur les travaux, des hommes ayant des connaissances techniques suffisantes pour surveiller une construction aussi import:nte. L'ingénieur consultant déclare positivement que, dans son Opi nion, une action prorupte et intelli aurait prévenu l'effonirement. Cette action aurait dû être prise par les officiels de chaque compa- gnie du pont, et la compaguie de [l’entreprise aurait dû mettre sur le train un ingnienr assez intelli-| gent pour compren re la n°C sie action Cie du pont de d'une proupie } L éotse és eLeéCUiL CE la Québec u’aurait pas dû hésiter, en l'absence d'une prompte action de la part des entrepreneurs, à donner les ordres nécessaires. ‘Ce n'était pas le meilleur pont, mais le meilleur pont qui eût pu être construit avec l'argent, a dé- claré M. Cooper. La somme pour construire était limitée à un certain point et le pont eût dû être caler 1: en conséquence. Voilà un témoignage qui se passe de commentaire. BEL EXEMPLE DE FIDELITE UN A Chicago un couple vient de s'unir dont les conjoints s’atleu- daient depuis veugt-cinq ans. Enfants ils avaient joué ensemble et s'étaient toujours tendremeut ai- més. Mais quand fut venu pour l'un et l’autr: 1 Âge de songer au mar- riage, la mort du père de la jeune fille--tué accidentellement— vint changer brusquement tous les pro- jets. La jeune fille résolut alors de 52 dévouée à sa mère iufirime, à une vielle tante, à uu oncle qui n'a- avaient qu'elle comme soutien. Elle refusa alors le coeur et la main de celui qu'elle aimait. Elle lui dit : ‘‘Sivons m’aimez vraiment attendez que je sois libre...... alors 4 ic lsavent aussi être 17 Plus tard je vous épouserai.”” gente de la part des ofhciels du pcnt| L?jeune ho nm: aimait, Jiat- |tendit. Il travailla. Il fit for- tuue.., Aujourd’hui le marriage vient | d’avoir lieu après vingt cinq ans de | fidélité. C'est hean ! Les Vankes gens pratiques, sentim<ntaux. af AE : dé “Ft Se 2 rt Gaules