A à $ } À # | eur dame LUE … Rep gr Ce VENTE re gp Les Acadiens, ! a Les Aeadiens, assoeiant, de uos jours comme aux temps les plas reeulés de leur histoire, kes bienfaitsde la religion avx intérêts de la patrie, vont eélé- brer le quinze août leur fête matiouale à Aréchat, Gap Breten. Le quinze août, e’est le grande lète de la Viege dont le nom et le culte se trouvent sur ious les eoins de le vieille Gady; c'était aussi la fête de la Francs eathe- lique, mère de ce petit peuple qwelle avait élevé dams la fei de Dicu, dans ]æ pure morele chrétienne qui féeonde des foyers et trempe les easastères. L'Acadie a ét6 fondée au eom- mencement du gramd sièole, alors qu'en sen plein épaneats- sement, la Franee éblouissait l'Barope de ses victoires et qu’- elle se répandait de par le monde entier en eréations oelo- niales que ses reis et ses minis- îires, incapables ou trompés, devaient si tôt et si déplorabie- ment abandonner. Les rois et la cour de Franee ne furent pas trouvés de poids à garder ce qui compose la moitié de Btats-Unis, £e qui s'ap- pelle l'Empire des lndes et le Dominion du Canada, mais les eréateurs, d'abord, les gandiens emiwite des eolonkes {ramgaises, eux,ue faillirent pas aux respon- sabilités de leur mission. “Il est fert à remarquer, dit Rameau, eombien, à cette épo- que, il se treuva d'hommes en Frouee, mûs par le désir d’éten- dre dans les pays nouveaux leur race et leur patrie; ee! sentiment révélait dans leur esprit la forme du patriotisme le plus elevé."” La oelonisation des régions nonvebles, si lointaines, de si âpres alimats, de si rade bar- barie, éteit un apostolat condui sant, soit au martyre, soit au sa@rifiee de toute une vie pour l'extension, le prelongement de la patrie au nom de Dieu et da Boy. Après l'un des preméers é- chces du ben Poeutrincourt, Lesearbhot éerit: “Ce fut une grande tristesse, sans doute de voir une si belle et si sainte entreprise rempue; que tant de travaux, de périls passés ne servissent de rien et que l'espéramee de planter là le mom de Dieu et la foi eatholi- que s’en allàät évanouie’”, etc. “D'ailleurs, cette histoire— du Oanada—dit Ferland, présente dans ses premiers temps, un caractère d'héroisme et de sim plisité antique, que Ini commu- uiquent la religion et l'erigiue du peuple canadien. …. En effet, e'est au nom de la religion que les rois de France chargeaient Jaeques Cartier et Champlain d'aller à la décou- verte pour civiliser et convertir ces pays nouveaux.” H en fat de même pour les fondateurs de l’Acadie auxquels 08 adjoiguit, toujours, les æis- sionmaires comme compagnons indispensables de leur travaux et de leur progrès. O'est ainsi que la religion veilla sur Le bereean du peuple acadien qui apprit à @nir dans un même amour À: servise de Dien et le culte de la patrie. Oes psemières netions me se sont jamais oblité- rées et le groupe aeadien invin- cible dans sa Foi, m'a jamais pu être dompté ni parde mal. heureuses et trop préeeces divi- sions, ni par les défaites, æi par la cengnête, ni par læ dépertaiien 14 s'est ressaissi après des cala- mités telles qu'on le eroyait perdm et qu'on ignerait jssques ‘du GOanada. les Asadiens sont revenus au souvenir de la patrie absente, du vieux cimetière où dormaient les aueôtres, du temple primitif témoin de leur baptême, de leur première eommunien, de leur mariage. Foussés par an ressort irrésistible, am lendemain de la paix avec la France, ils se sont rejoints, de tous les eôtés du monde et les voilà encore grou- pés suus la deuble égide de la religion et de la patrie, plus nombreux, plus forts, plus dé- terminés que jamais à.eembattre les justes et plaoides combats «le ieur existence prepre, au milieu des vainqueurs sonmis par la grandeur de cette iavraisemhla- ble résurrection. Le désintéressement, l’abmé- gation de sei-même et de tont ce qu'on a de cher au monde pour le triomphe d’une idée, Famour pur du pays où l'on entrevoit de vastes horizons peur l'œuvre religieuse et le déveleppement national, tels ont été encore les traits domi. nants de la vie des fondateurs et des premiers pionniers de l’Aca- die. @r ces fondateurs d’une nation que rien n'a pu éteindre, s'appliquèrent à prêcher d’ex- emple constant les jeune eolens, véritables diseiples ehargés à leur tour de mission sainte, et de génération, une double empreinte religieuse et patrioti- que s'est imprimée prefondé- ment dans le cœar des Aeadiens; eile s'est perpétuée, inaïltérée, comme une seconde conscience. âme immortelle, chez les Fran. eais américains de l'Aeadie et Les Acadiens surtout, aban- donnés dès 1710, loin de tout se cours, de toute civilisation, | étrangers de tout temps, aux| eaieuls diplomatique:, aux alli-| anoes politiques qui ont tant contribué à doter les Français du Eanada d'institutions libres et leur ont valu tant de respect et de considération de la part des vainqueurs oraignant peu la justice de Dieu mais fort les Amérieains, les Acadiens, di- sons-nous, sont restés le plus bel exemple que nous puissious trouver de la conservation d'un groupe ethnographique, due uuiquement à l’influenee initi ale de la religion, à l’attache- ment à la patrie et à la pratique de la saine morale domestique. Le groupe de l'Aeadie, o’est-à- dire de la Nouvelle-Reosse, du Nouveau-Brunswick, de l'ile du Prince Bionard et dun Eap Breton, est sorti, ainsi que Ja fleur de sa tige d'une quaran- taine de famiiles dent il serait faeile de donner l’'énumeration. Le juste fleurira comme la pal: me, c'est le temps d'appliquer cette suave sentence de l’Bcri- tare à ce peuple de vaillants, de croyants, de travailleurs ar dus, de lutteurs héreiques pour Dieu et le foyer. Eu 1686, nous trouvens qu'il y a environ neufcents Aeadiens. A cette date, la sonroe d'émigra- tion frangaise est tarie, on à pen près, et l'Acadie est abandonnée à elle-même quant au recrute- ment des colons de la mère patrie; en 1761, on compte 1,450 personnes; en 1706,1l y avait 1,600 habitants. O'est en 1710, lers de ‘a conquête de Port Boyai, que s'interrompit le cou- rant d'immigration française. La France avait fourni depuis 1604, 408 colons à l'Acadie, de- venue ces beiles provinces mari times qui jonent un rôle si marquant dans l'Empire eana- à son nom; il s'est retrouvé un! beau jour, sur les plages de eon | enfance, comme un revenant d'outre tombe dont on avait déjà t@rdu les traees et éert l'héroi. | g8o épopée sous les tiaits eme blématiques de la douce Bvan- geline. | Des eôtes de la vieille Bretagne fancaise, de le @ayane, de la ylvanie, de Ja Mein) Es Fr. dien. Bn 1771, la population aca- dieane, dans le Nouveau-Bruns- wick, la Nonvelle-Ecosse et l'Ile du Prince-Edouard s'élève à 8,442, au dela de 10,000, dit l'hon. M. Poirier, ayant disparu dans la déportation de 1775. “Cent ans après, en 1871, ces 8,442 donnent pour les mêmes provinces une pepulation de 90,- SE cer Os 000 ainsi répartie : Brunswick, 44,902 ;: Nouvelle Ecosse et Cap Breton, 32,833 ; île du Prince Edouard, 12,000 ; en 1880, il se trouve 108,605 A. cadiens ; en 1891, 130,000 ; et enfin, d'après M. Rarmean, on devrait compter en 1£01 150,000 Acadiens, virant dans les Pro vinces maritimes. Et combien au Canada, en Louisiane, même en France ! Mais par maiheor, l’émigra } Laurier à laconvention eseonti-! tion sévit en Acadie comme chez nous,et ce mal s'aggrave ‘encore là-bas, de l'absence de prêtres français préç este à lagai- de, an développement des anci- ennes paroisses et à la fondation de nouvelles eolonies. On constate que la présence du prêtre parlant le français et bien au fait des meenrs et usa- ges acadiens, est le gage infail.i ble de la conservation des pa- roisses acadiennes, pendant que son absenée n’est que trop sou- vent le préinde de lear dépeu- plement. L'émigration aux Etats Unis, le progrès éducationnel, la question si délicate, mais qui Simposp au haut élergé comme ‘aux amis soucieux, de l'expan- sion catholique, sont autant de problèmes pour les eongrès d*Arichat. Sir Wilfred y doit perter la parole en son titre de @anadien- français remarquable, de leader pour ainsi dire, de par sa haute situation, de tous les groupes À SARNIA LADY Tells How Milburn's Heart and Nerve Pills Cured Her Ner- vous Troubles and Strength- ened Her Weak System. | pr Avsnux, New |. Milburn's Heart and Nerve Pills are an | inestimable boon to anyone suffering from | any disease or derangement of the heart | or nerves or whose blood is thin and watery. Mrs. E. 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Cest prévisémeat à cela que eeitains ont fait ebjection, rap- pelant que Sir Wilfred s'est dé-: ferdu des pieds et des mains! d'être l'homme d'un groupe, étendant bien l'être de tous les Canadiens, sans distinction d'origine ou de croyance. | Ce ne peut être certainement pas comme apôtre de la fusion canndienne que peut parler M ellment ‘“‘distinctionniste'’ d’A- richat. Pour notrs part, nous n'avons pas à récriminer, mais devons souhaiter en vue d'intérêts na- tionaux très élevés, le sncoës le plns complet à la convention de ves frères d'Acadie, Leur réunion sera par elle même l'évocation toushante d’un hé- roijue passé et l'invooation pressante à toutes les $forces de la reiigion et de la patrie pour la conservation et la multiplica- tion de 6e peuple d'erigine si pure, de foi si ardente, d’aspira- tions, si généreuses. Sir Wilfrid trouvera à Armhat des auditeurs enthousiastes auxquels ii montrera les beautés de la parole trançaise. Mais, à, son tour, s’il interrogs nn passé de 150 ars, traversé par toutes sertes &e luttes pour la religion et le patrie, il pourrait être amené à sa dépouiller de ce vilain sceptieisme qui envahit :sa politique et lui fait teair en ‘trop mine estime les eonditrons essentielles à la vie nationale des minorités au Ouauada.—La Presse. Hello There, Reuben! WHAT BEAUTIFUL HORS£E HAVE YOU NOW ? | | | Rseuben : “Don't you kuow! him? | Stranger : “Why no, 1 don't.‘ R—"Don't kuew that stallion! ISLANDER, by Parkside 7‘ S —"Well ! That is never 1s LANDER 18 it ? Why, he is so fat that you can't feel a ribin him and his skin is shining like a | sliver dollar. What in the] world have yon been feeding! him with to make such a change in a horse as that in so short a) time ?* R—"*MGDONALPB'S CONDI TION POWDERS". S—‘"‘And they will put a horse in such a shape as that?” R—"Yes I have used them) for 6 years and they have never | failed yet. They are put up by! JAMES McDONALD, V.D.$, Sum merside.” | S—{[Looking admiringly at ISLANDER] : “How clean his limbs are—hard and firm as steei.‘ R—"That's what they are.‘ S—‘Look at that head up, will you. See how he hoids his tatl—and sueh a perfect, free action.” R—‘Well, 1 guess.“ S.—‘That's what McDonald's Condition Powders do for a horse ?* R—"Yes, they are the pow- ders.* S—‘How cost ?” | R—‘Only 80 cents per 1b. Yoa can get them at any eoun-| try store, or right dire:t from] the manufacturers at McDO-| NALD'S DRUG STORE SÜM. MERS1DE.“ | CARD Dr, H. L Dickex, Late Clinical Assistant at Royal London Ophthalmie Bospital, Moorfields. much do they and Central London Throat & Ear Hospital | SPECIALIST-HYE, EAR, NOSEAND | THROAT | Office- Cameron Blook. | kKeîdence- Richmond St. West : OfBeice Hours— 9 30 a. m. to 1 p. | 2 60 4 p. m.EÆEvenings by ntment. | pe tent ot See ifh Giasses + + A WONDERFUL NEW PILL 1 For centuries the people have changed and progressed, but pills haven't. 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