basntames LA CIE. DE PUB. DE L' Nos NO. 38 IMPARTTIAL, PROPRIÉTAIRE. TIGNISH, La Jeune Fille Pauvre 0000000XXX0000000 —Cette fille est un vrai trésor dans ce cas, minauda la ba- ronne. —À l'œuvre je l’apprécierai. —ÆEt vous remercierez le ciel de vous l'avoir envoyée, repartit le curé. —J'accepte le pronostic, mon- sieur le curé, répliqua madame Lobeau. —Qui vivra verra, prononça sentencieusement M. Anatole. — Et apolaudira, continua l'abbé Saturnin. Où done es; M. Philippe ? — À l'approche de la calèche, il a fait un demi tour à gauche cria M. Gaston en courant après son cerceau. —Toujours ls même ! soupira le vieux prêtre. — Un vrai sauvage que, mes- dames, nous avons le don de mettre en fuite, 1éprit gaiement madame de Blanchemin. Une femme : C’est pour lui un épou- vantail ! Quelle éducation vous lui avez donnée, chère ! —L'éducation fait-elle les sympathies, ma bonne amie ? ait en elle l'idéal de ia femme sérieuse, de la mère de famille, Elle avait quinze ans lorsque naquit son frère. Klevée jusque là en héritière, elle se posait comme telle devant ses jeunes compagnes moins heureuses où moins bien partagées qu’elle sous le rapport de la fortune. La naissance de Philippe trans formait sa position, on le Iuifit sentir, Que se passatil dans cette nature en apparen0e si calme ? Mystère, Eile se savait fiancée par ses parents au vicomte Heo tor de *#%*, son mariage était même fixé au seizieme anniver- saire de sa naissance. (Cet anni: versaire passa sans amener dans sa vie le changement attendu, sinon désiré : elle n'était plus héritière ; de là Ja rupture. Philippe venait à ravir. Pour lui son père faisait les plus beaux rèves auxquels la jenne fille semblait s'associer, Madame de Fineste mourut. L'enfant avait trois ans. Dès lors la grande sœur rempiaca la mère absente Je serais curieuse de savoir qui pourrait imposer son gôut à Philippe, répondit en éocriant| |< madame Lobeau de Finsstie, re — Ni madame de Lacaute, ml: mai, à coup £ûr, réfuta madame à de Blanchemin. Avouez que|p vous ayez sur lui un empire ! | —Allons donc! vou: : rire, chère ! O'est moi qui fait volontés. — Et lui les vôtres... sans s’en do iter ...…..et 11 fait bien, con- elut madame de Blanchemin. Ces mots furent échangés le rire aux lèvres. d'une facon courtoise et charmante, avec un accent pleia de caresses et aucune nu- ace d'épigramme. Madame de Blanchemin et ja baroune prenaient en même temps congé de ieur bonne amie qui suivie du curé qu'elle gardait à diner et de M. Anatole, rentra enfin chezeile. La cloche sonuait le repas du soir. Oi alez X1X LA SOEUR ET LE FRERE. Madame Lavinie Lobeau de Fineste était alors une femme de quarante cinq ans. Très| blonde, le teint fade, ia peau im- pressionnable, l'œil gris bien, la figure longue,si mir.ce pen, l'eut dite applatie entre deux portes, la beunche toujours sou- riante, aux lèvres peu apparen e ; la physionomie, la +oix, regard, toute ia personne em preinte d'une douacenr infinie On la disait piense. Etait-ce & la vraie piété ? secret entre le] eiel etelle. On vantait sa cha té hbérale : te À | ? fout de coquetterie : n'avait elie pas intérêt à montrer ses ch veux blancs ? son amour du bien et de la jnstice : qui ne pare d'un semblable amor son désiutéressement : en avait- elle donné des preuves ? sou d vouement sans bornes 1 ze d'ignorait peut-être pas assez Ghacun la parait à l'envie di ce “ruse tt LE que couronuait une bonté, it-il, sans égale. Elle était j’amie de tous, et le curé lui-même voy- Z c'était pour ses milions. 5 | les laissa dire et vécut comme ne se falsait-elie !: pas trop au gr and _. ? sou dé-| et sattacha si bien à Philippe ique, même pour son éducation, elle ne vo oulut ja mais s’en sépa- rôr. De mariage, il n’en fallait as Parler. Pourtant, à la mort e soa père, elle consentit à é6- >ouser M. Lobeau. De man- | vaises langues prétendirert que Elle par le passé à Fineste. Son frère avait quatorze ans. Jusque là l'aboé Satarnin s'était senl oc- onpé de son instruction. On lui donna un précepteur fert pédant, très-pen savant, sans énergie et absolument dé- ponrvu cette inte]- ligence qui pénêtre et élève à son contact. Philippe continua sa vie à travers champs, traitant in petto son précepteur d'‘imbéoile, trou rant fort désagréables ses tête-à-tête forcés avec les grecs t les latins. Il fit peu de progrès. Qu'im- porte lil n'avait pas quitté sa de |bonne sœur. À trente sept ans, madame Lobcaa de Fineste —elle avait voulu conserver son nom de eune fitle —,était veuve et char- z<e de deux enfants : un garçon Le six ans, une fillette de quatre- ‘hilippe en avait vingt-deux. Uétalt alors un garçon bien lanté, aussi brun que sa 3œnr blonde, grand chasseur, tast Luis |létestant le monde qu'il ne con- aissait pas, lisant quelque peu, iressant beaucoup, aimant la clitude, viiet enjoué à l'oeca- ion, d'une brusquerie un peu frauchise prover-- .e, adorant ses neveux et vi rant très-retiré. ruG®e, d une Aspirait-il à d’autres hori fui n'aurait pu le dire. calme et forte sa douleur, les yeux ey- is par de armes, fit appe2ler son frère dans :4 chambre mortuaire, et là de- “ant le corps rigide et froid de ! LU s ! Nul ka triste veuve, 1ans 1] re rougis = ILE -du PRINCE EDOUARD, JEUDI cmt — Plilippe, dit-eile au jeune homme, mo voilà seule désor- mais, et mes enfants orph':lins. Mon mari, leur père, ne pert plus rien pour nous Que vont devenir pauvres chers êtres ? — Ce que je suis derenn, moi. — Sans doute, ami, mais tu oublies qu'ils sont trop jeunes pour veiller l’un sur l'autre, — Et toi ! —Moi !une {somme ! brisée par cette épreuve, sij'alais leur manquer aussi | —Si ! si,on va loin avec cela! je ne compte donc pas ? : Ces HLER Sang es VEANAS SZ. + LE w TEE CARTES D'AF FAIRES _— G. BUOTE, RÉDACTEUR. F. J. RUOTE, GÉRANT 24 OCT 1901. 9 ANNEE. Dr. Murphy PriYsICIAN AND SURGEON First Prize Graduate New YorKk University FRDUINE ii BR E J. DOIRON,M.D. GRADUÉ DE LAVAL DE MONTREAZ.. ss D ET Ftpnish,...: —O mon amilfitelle dun] ton de doux reproche. Je me sens ; je ne pourrai jamais fuire pour eux Ce que jai fait pour toi, et situ te maries, ils serout tout à fait orphelins. À ce mot, situ te maries, l'hi. lippe ouvrit ses g'ands yeux olairset brillants. Jamais sa sœurn'avait tenu un tel Îau- | gage. Be marier, lui ! allous: douc ! si sa sœur eût été moins afligée, il aurait cru qu'elle plaisantait, Se en- chainer sa liberté! Ainsi qu'on ie répétait autour de SANS cesse ; quelie folie qu'une pen sée semblable ! —Ma franchise t'étonue, ami, poursuivit la sœur d'une voix doleute ; je te la dois. Ta | es jeune, qui sait ce qne te ré serve l'avenir ! Le mariage n'es! pas une sar!Out, lorsque, comme toi, on a nue fa |! mille tendrement aimée ; mais une occasion, un rien vous en traîne. Je me suis hien mariée, moi, aiors que | Âge des illusions était passé. C'était pour te dou- ner un protecteur...Tu es homme aujourd'hui, tu n'a plus besoin d’appu}, mais mes en fants, mes pauvres enfants !.…. —Sois tranquille ue | —Eh quoi!tu consentirais à | remplacer leu- père ? — Ne viens tu pas de me dire qu'il avait remplacé le mien ? —Philippe ! Philipe ! mon mari te bénit pour cette benne parole, pour cette belle action. Et elle le convrait de baisers et de larmes. Le janne homme, émuet ne voulant pas ie parai- tre, se dégageant deson étreinte, se disposait à sortir. — Où vas tu ? ini demanda-t elle tremblante encore. Voir nos enfants. Et il disparut. marier ! lui mon nécessité, un ; j? euis 11 y avait hait ans de cela. Philippe ne s'était pas marié. Sa sœur avaît pour lui la défe- rence que l’on a pour le chef de la maison [Île son côté, il Jui laissait ie soin de l’xdministra | tion générale des biens, ne déci | dait rien sans elie, pour fout et ne que ce qu’elle faire. Je n’y entends rien, disait-1i! gaiement. Que ferais je elle ? Les enfants ls ia consualtait croyait bien fait avait décidé de. sans traitaient en | Papa. récentes | Cela le faisait rire. ZX PHOTOGRAPHIE TYPIQUE [suite à la Rèmo page] À. À Mclean, K. C Attorney at Law Brovw n's BLock, CH Town Money to loan at low rates. J. E WYATT, Successeur pe loncson & VWrarr À VOCAT, NOTAIRE, ro Solliciteur pour les Nova Scotia et Sunnnerside Banks ARGENT A PRETER. 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