ve trail 42 MES SE NOTES LOCALES Le temps continue à être ora- geux et pluvieux. L’IMPARTIAI, JEUDI LE 18 NOVEMBRE, 1897. nt ms ZT | vé à Chicago, se promenait dans les rues de la grande ville : en Passant devant l'établissement d'un entrevreneur de pompes funèbres, il apperçut un ensei- gne en lisant : “lei nous four- Aux dernières nouvelles, trois |?1SS0n8 tout pour les funérail- des noyés dans le naufrage de la Janet À. avaient été trouvés. N'oubliez pas la grande soirée qui doit avoir lieu demain soir dans la salle Ste, Marie. On ser- vira café et gâteaux :ratuite- ment. Dans la nuit de dimanchs en venant à lundi, le magasin de M. J. A. Matheson de Campbel- ton est devezu Ja proie des flammes Tout le contenu a bru- lé. Pas d'assurance. On ignore l'origine du feu. Out Of Sorts ? 1f you are run down, los- ing flesh and generally out of sorts from overwork, worry or other cause use PUTTNER'S EMULSION. Nothing else will so prompt- ly restore you to vigor and health. Always get PUTTNERS, it is the ORIGINAL and BEST. Ne manquez pas de lire l'an- nonce de M. John T. Weeks d’Alberton, ainsi que celle de notre artiste acadien M. Napo- écn Pineau de St Louis N'oubliez pas le concert qui doit avoir lieu demain soir, ven- dredi, sous les auspices de la C. M. B. A. daus Ja salle Ste. Marie. Portes ou vertes à 7 20. 1l parait que Hector McDo- nald le nouveau procureur gé- néral de de la province va être élu par acclamation. On vient de découvrir dans le Montana et dans 1daho du quarts veiné d’or qui rend plus de $100 à la tonne. L’excitatiou est à son comble dans les deux Etats. Dans la lettre du curé de Pal- mer Road, dans notre numéro du 4 courant, 30me ligne, au lieu de “explorer” lisez ‘’exploi- ter”’ ; l'avant dernière ligne, li- sez “moment d'agir” au lieu de “moment pour agir”. ÿ La réouverture de l'église de Tous les Saints, (Cardigan Bridge, aura lieu le 8 décembre, par Sa Grandeur Mgr McDonald Les améliorations qui ont été fai- tes à cette église durant l'été, la rendent une des plus belles de de la province. Le sermon d’oc- casion sera jrononcé par le Rev. R. B Macdonald, curé de Rus- t1co. Sovereign Coca Wine stil leads, as the great nerve 1onic and sleep producer. For sale by your druggist, in 50e and 1.00 botties. S1MSON BROS & CO. Haiifax. Les personnes qui désirent faire des achats à bon marché ne devrai nt pas manquer d'al- ler au magasin de M. John T. Wecks, Aiberton. M. Weeks <- tant obligé de se retirer de Ja viv commerciale, à cause de sa sant, offre des marchés comme on rencontre rarement. Lisz son annonce qui parait dans nue autre colonne de notre jour- na!, aujourd'hui. Pinsieurs Journaux canadiens disent que la prochaine session jédérale s'ouvrira le 20 janvier. Les amis de l'industrie lai- tière te Tignish et de Palmer Road voudront pien prendre pa- tience quelqaes jours. M. le sh: ré de Palmer Road espère qu au tour de notre venérabie curé, tous deux prendront l'initiative et convoqueront unë assemblée dans votre salle pour connaitre l'opinion et l'avis de nos culti- vateurs sur cette question. Nous espeTons qu'h y aura salle re comble. Un faceur dernièrement ar8l- les.” Notr: individu entre et s'informe si réellement il four- nissait tout pour les funérailles. — Oui monsieur. lui répondit- on. —Alots, je voudrais acheter uu cercueil. | Très bien, monsieur. Avez- rous besoin de voitures anssi ? —Certes, préparez-et cinq. — Ensuite ? —Trois douzaines de chaises et un corbillard. —Est-ce tont ? fit le commis. —Non répond notre farceur, il est impossible de faire un en- terrement sans avoir un corps. À lors montrez-moi les corps. Stupéfaction de l'employé. — Mais, répond notre farceur, votre enseigne annonce que vous fournissez tout pour les iunérailles et je m'aperçcis que ce n’est par le cas. Au revoir, donc ;ilne faut pas tromper ainsi le public. Le lendement l'enseigne se lisait autrement. Lundi, :e Dr. Delaney des Iles de la Madeleine était de passage de Summerside à la Pointe du Chêne en route pour Québec, où le procès intenté contre lui par son adversaire politique, Marcil, a lieu ces jours-ci. Interviewé, le Dr dit qu’il n’a rien à se re- procher ; que la lutte qu'il a faite au gouvernement Mar- chand est honorable et qu'il se croit aussi honnête homme au- jourd’hui que ceux qui le train- uent devant les tribunaux. C'est avec un vif regret que nous ayons à dire qu'il nous est impossible de publier les notes de Rustico qui nous sont par- venues cette semaine. Nous a- vons maintes et maintes fois donner avis que nous ne publie- rons aucune correspondance à moins que nous fûmes mis en possessi.n du nom de l'auteur | ‘en confiance”. Nous tenons à cela. Les notes de Rustico au- ront leur raison d'être Ja semaine prochaire aussi bien que cette semaine. Que l'auteur nous en- voie sen nom, et nous empresse- rons le donner publicité à son intéressante correspondance. M. George Conroy. qui a oc- cupé la position de percepteur des douanes au port de Tignish pour une vingtaine d'années, vient d’être destitué et est rem- placé par M. Agno Gaudet, libé- ral, quia reçu sa commissaion vendredi et entre en fonctions immédiatement. Paisque le “poils system” est à l'ordre du jour dans le programme libéral, la nomination de M. Gaudet est ‘judictense. M. Gaudet est un homme dont la compétence est hors de donte et le mieux versé pour la position, de tous les li- { bi raux que nous ayous ici. Just a few words abont,: Sovereign | Coca Wine This Wine is prepared from the Coca Leaf, and in its manu- facture only the purest ingre- dients are used. great nerve tonic and specific. For Seeplessness. “ Overworked brains. +“ Lost Appetite. Sovereign Coca Wine has uo peer. . Mavufactured by | SIMSON BROÿ & CO. | Halifax. | . Ripans Tabules cure headache. Ripans Tabules cure flatulence. | l ! { Ripans Tabules cure torpid liver. Ripans Tabules assist digestion. 1t stiil retains its piace as the PERSONNEL Le Rev. Père MacDonald nous est revenu Jundi, après une 2b- sence d'une huitaine de jours. Samedi, nous avons eu une très agréable visite de M. Al- fred Caissie de St. Louis. LA TOMBE Lundi, le 15 novembre, s'e- teiguait dazs le Seigneur, après une maladie de quelques jours seulement, M. Eustache Arse- nault de cette paroisse, à l'âge de 74 ane. REP. HORRIBLE TRAGEDIE La paroisse de Rawdon P Q a été jetée dans l’émoi par un crimé épouvante commis le 5 du courant. | Michel Nulty et sa femme à- vaient quitté leur habitation pour aller à Ste Julienne où di verses affaires nécessitaient leur présence. A leur retour, ils ont trouvé leurs 4 enfants, âgés respective- ment de 18, 16, 14 ct 10 ans, é- gorgés dans la demeur. en dé- sordre et la grange. Les enfants, pendant l'absence de leurs parents, avaient barré la porte et l’assassin l’a enfoncée. 1l commença selon toute ap- parence, par terrasser deux des enfants. Leurs cadavres ont été retrouvés la tête reparée du tronc. Les deux autres, un gar- con et la fille ainée, se sauvè- rent vers la grange, mais le mi- sérable les poursuivit, rejoignit d'abord le jeune garçon et il le poignarda avant qu'il parvint jusqu'à la grange. La jeune fille a dû se refugier dans la grange où la brute la rejoignit et l'assassina comme les autres. Les crime a été découvert d’abord par un M. Morin qui é- tait venu du village de Chert- sey pour visiter les Nulty. En arrivant à la miason, il s’aperçut que la porte avait été enfonvée probablement au moyen d'une hache. En pénétrant dans la maison, il vit deux des enfants étendus sans vie sur le plancher, pres- que décapités. La maison avait l'air d’un abattoir, tant il y a- vait du sang sur le plancher, les murs et les meubles qui é taient éparzillés à travers l’ap- partement. li appela mais per- srnne ne répondit. Tout était tranquille. 11 se décida alors à explorer les autres bâtiments et trouva le cadavre mutilé du jeune garçon étendu sur le chemin qui condui- sait à la grange 1l entra alors dans la grange et aperçut sur le plancher le corps de Mile Nalty qui avait également résisté avec éuergie pour défendre sa vie et son honneur, à en jug?r par les traces de lutte et par ses vête ments en lambeaux. Après s'ê l'enquête, tenue samedi. Le détective MceCaskill, de Montréal, en observant attenti- vement Tom Nulty pendant lenquête, en a conclu qu'il en savait plus long qu'ii ne vou- lait en dire sur l’horrible bou- cherie perpétrée dans la maison de ses parents. 11 l’a aussitôt mis| en état d'’arrestion et l’a con duit à Joliette où il a ét£ incar- céré- Cette arrestation a été opéré comme un vrai cou» de théâtre | et a eu pour résultat de faire entrer le jeune Nulty dans la voie des averx. C'est moi, at-il dit, qui ai commis les crimes. Mes parents sont innocents. J’ai profité de leur absence pour rentrer au logis, pris par un désir insensé de voir ma sœur ainée. Je l'ai voilentée et comme el- le me résistait, j'ai vu rouge et je jui ai fendu la tête d’un coup de hache. Pour empêcher mes autres sœurs et mon frère de m'accuser, je les ai tués à tour. Ces aveux ont été faits en pré- sence du détective et du geôlier de la prison de Joltette, Nuly, l'assassin, est jeune garcon robuste doué d'une force peu commu- ne. 11 travaillait dans les chan- tiers. 1l est frère de pere seule- ment de ses quatre victimes. 11 a reçu quelque éducation en sui- vant les classes au collège de Joliette. On ne l'aurait pas cru capable de commettre un crime d’une atrocité si révoitante. L'inhumation des quatre in- lortunées victimes de cette sang- laute tragédie a eu lieu samedi. x Une foule nombreuse assistait à cette suprême et désolante céré- monie. Dans son sermon dimanche, M. l'abbé Baillarzé, curé de Raw don, a fait allusion en ter- mes émus aux personnes qui ont p'is part au crime. 1l a dit que ces juunes filer, Eliz.b:th, Annie, étaient peut-être de très bonues enfants, mais qu'elies a- vaient nne passien po r la danse et qu'eiles n'avaient reçu aucune édacation. À preuve, E lizabeth n'avait fait sa première communion que l’année deruni- ère, à l'âge de 16 ans. Jamais auparavant elle n'avait vu Île clocher de son village. Le prédi- cateur ajouta que Dieu devait faire un exempie, car il est dit dans l'Evangile que les dan- seurs et les siuteurs périront par le cou. Le jeune homme ac- tueliement en prison, continua tii, appartient à un élément nouveau et malsain dans la pa- roisse. Tous les soirs il arrivait chez ses parents à minuit ou plus tard. 1l avait des méchants cama- ardes, et trainait les grands che- mins. O: tout ce qui traine se salit. Quaud on perd le respect de ses parents et que les parents perdent le respect de leurs ea famil!'e possible. La société baisse tré assuré qu'il n'y avait pas [d'autres cadavres autour des] batisses, M. Morin als en toute hâte avertir les voisins qui de- meur“ut tous à une distance considérable de la ferme de Nnl- ty. Subséquemment, un ge fut envoyé à Ssinte-Juiien- ne annonçaut la triste nouvelle décrite. Les voisins s’empressè- rent auprès des infortunés pa- douleur et leur prodiguêrent toutes les vonsolations que leur coenr leur dictait. La nouvelle frappe d'horreur tous les colons, la scène de carnage était bien propre à épouianter en effet ceux qui ont pu la voir. Le meurtrier des enfants Nul- ty est leur frèr: Tom, issu du premier mariage de leur père. L'assassin a été arrêté pendant messa- aux paren:s. 1ls retournèrent à la maison de bonne heure daus| and from trains and stcameis free of! la soirée ; leur douleur peut plus! facilement être imaginée que! rents rendus à demi fous par la, Per ‘chemin de fer, Tignish un gant. par l'homme. L'homme aujour | d'hui c'est le june homm:, et c'est par la danse que se perd la . i |jpnnesse.—!};e Pionnir. Campbell Hotel! WATER ST. SUMMERSIDE, P E.I First cliss Tabe, (Cerefu! A'tect on J. R NOONAN, PROP. 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Divided many times by the bitterness © those contests that have made us what we are, she turss aç'ain t0 us and | Stately Houses, we to her, as the Mother Land whose ue DT is also 59 largely ours, and | in common with whom we claim the s:enius of Shakespeare, the laws of Alfred Photographs and the dominant instinct of that Saxon lincage which wins and conquers and | Taken b subdues by processes known to us two alone; the American and te Bron side | st y by side, And as the centuries have p2ssed England has grown nearer to us, She Permission of is no longer a far-off land of which we have oniy heard. The first voyages ef those who made America, and made 1! English, occupied nine stormy and perilous Her Majest wecks. Itrequired two centuries to reduce that time onc-half. Now our green y shores and the white cliffsof Albion lie less than one week apart, and for thirty years we have talked with England under the sea in a common language, about The Queen, and commoninterests. To go and to return is an incident of daily life. The Saxon, Englishand American, travels more than any ©ther man, and with a stouter purpose to see, to know and to appreciate, 2: glané and Zmerica ex- change visits every year in the person of thousands of individuals. The Briton finds with us brighter skies,and higher mountains, and larger rivers, and brcader lakes, and tallertrees, and more stupendous waterfallsthan hisislands know, And for the old, the storied, the historic, tegoto him. What he has is in a sense our own. Itis a hand-made and a time-m-llowed beauty ; for us the beauty of histor and association, ours as wellas his. We give him stupendous nature dotted witle new cities that seem old enough to us. He gives us the story «{ our common race written in piled stones and clust-ring ivy, representing the toi and hope of centuries; a toil and hope which we inherited, and whose memoriaisare also ours. 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