Caire dut rss TE A me “C4 OR DRM ENE a PGI on D. Sa STORE âre ie HN Mescler CIE DE armement pére L IM P. ARITAL L, Proprietaire | Fondé en 1893 par Gilbert Buüote et son fils François Joseph | F. Vol.2. No AT. Nouvelle Serie mm sus 2 SL) —Ceux qui racontent dans »| pays les histoires d'autrefois, pour: | suivit il, prétendent que l'une de ces voies comwuuiquait anciens marquis prit cette souterraine pour échapper aux Al- bigeois. Cette parole, ainsi dite au bha- sard, ramena brusquement Robert à sa préoccupation dominante, dont le spectacle attachant des grottes l’avait depuis plus d’une heure complètement distrait. Mais ce n'était pas pendant bien longtemps qu'on peut perdre le sentiment d’une sitnation aussi étrange que la sienne ; et l’on eût dit que, dans le milieu où il se trouvait, tout couspirait à y ramenersa pensée. Son intérêt venait d'être vivement excité par la porole du guide, et il lui demanda : —Et quel est celui deces cou- loirs que l’on dit aboutir au châ teau ? —Oh ! cela, Monsieur, personne, depuis des temps et des temps, n’y est passé pour pouvoir le dire. Et celui qui: chercherait à retrouver ce passage ancien ferait apparem- ment un mauvais voyage. Tou: cela, des on dit, Monsieur qui peut savoir ?.... L'attention du jeune homme fut attirée en ce moment par des figu- res grossièrement sculptées en re- lief sur la pierre, tout près de l'en- trés d'une galerie étroite qui s’en allait comme les autres vers la té- nèbres et l’iuconvu. Il approcha son flambeau voir s’il s'agissait d’un travail compli par la main d’un ouvrier malhabile ou bien d’une nouvelle création de la nature, si étrange dans ses jeux à ces profondeurs. Robert distingua an grand oi- seau aux ailes déployées, au bec crochu, qui pouvait être pris, dans la cou‘usion de ses formes, pour un aigle ou pour un fançon ; au-des- sous de l'oiseau, une fleur de lys au dessein héraldique assez net, et plus bas une épée, la pointe tour- née vers l'ouverture du sertier noir. Le jeune homme coustata a- pour ac- | 36 sue cette tante inconnue. | Soir ; avce le ment tout proche du mien. châtearÿd' Albères, et que l'un des |cueille-la aimabiement et ne parais route | pas surprise à sa vue. firme, et peut-être peu sympathique | de la contrainte, et [a jeune fille, vec étonnement quelques rapports entre ces grossières figures et le blason des marquis d’Albères. Ro: Jiert et ses compagnons eurent beau examiner de près cette réunion de figures, ils ne purent s'asurer si c'était l’osnuvre dela mature ou celie de l'homme. Songeant aux protestations qu'il avait soulevées, uue heure anparavaut, Robert, | malgré son vif désir de copier ces armories étranges, n'osa pas tirer son album et faire mine de vouloir dessiner. Mais le projet de revoir les grottes, librement et à loisir, s'affermissait davauiage dans son esprit de jaune homme téméraire et aventureux. On marcha en:ore plus d’une demi heure par un chemin devenu plus difficile, où tantôt il fallait se | | | | | | | celaine de Sèvres, TiIGNISH, ILE - du PRINCE EDOUARD, MARDI J. BUOTE, Redacteur. Mme. F. J. BUOTE, Assistante. —— LE 81 Son père lui ‘‘Ma soeur arrive ce tu feras préparer son apparte- Ac- | avait dit :— Elle est in- an premier abord. Ne le lui laisse pas comprendre.’ Il y avait dans l'accent du bau- quier comme de la préoccupation et qui brüûlait de le questionner, en présence de cette singulière attitu- de, encore cette fois n’osa point, Mais les conjectures ne s'en éle- vaient que plus nombreuses dans son esprit. (Comment pouvait être au physique et au moral cette é- trange parente qu’elle n’avait ja mais vue et qui jamais n’avait son- gé à faire connaissance avec elle, sa nièce, la fille de son frère ? Un défaut d'entente avec ma mère, songeait Alice, et ce n'était pas certes de cette mère, si bonne, si patiente et si disposée à toutes les justes concessions, que les torts pouvaient yenir. Cette pensée ne contribuait pas à rassurer Alice au sujet de la mystérieuse personne LE MYSTÈRE DE Fe LA A TOME MAI, 1910 17 ANNEE Le banquier eut vers Alice un vec moi, sans prendre ces airs effa- coup d'oeil de vive gratitude. \rés....Hcoute-moi bien, Alice, je Quelques instants après, on, étaitinm’'entends pas recommencer avec assis dans le petit salon, et la diffor- mité de Lucrèce apparaissait la- mentablement. Sa tête s'enfon- çait entre sa poitrine bombée et ses toi la lutte que j'ai eu à soutenir a- vec ma femme....ta mère, à qui j'ai dû sacrifier ua soeur. Lucrè- ce est ainsi, je desire qu'elle vive yait en ce moinent d’ouvrir la por- tière. Alice vit que sa main tâton- nait et que lui aussi était très pâle. Il réussit enfin à tourner la poi- gnée, et de la voiture ouverte des- cendit la première une personne d'une cinquantaine d'années, à la mise discrète, aux cheveux grison- nants, qui paraissait être une fem- me de service. Des châles, des menus colis, une valise, lancée de l'intérieus, s’entassèrent sur ses bras étendus. Elle les passait à mesure au valet de chambre, accou- ru sur les pas de M. Rémandier. Puis elle se pencha à l’intérieur et, avec l’aide du banquier, emplo- yant l'un et l'autre mille précau- tions, ils. attirèrent hors de la voi- ture une forme confuse, dissimulée par les ampies vêtements de voyage dont elle était couverte. Quand el'e eut mis nied à terre et qu'elle se trouva debout, appu- yée au bras du banquier, s’aidant de l'autre côte d'une petite bé- quille, elle n'était pas beaucoup plus haute qu'un enfant de sept à huit ans. Ja stupéfaction chez Alice, qui regardait tout cela, muette et com- dont, sur les ordres de son père, elle préparait activement la réception. Elle donnait en ce moment le| un air de bou accueil, elle s’appro- detnier coup d'oeil à la chambre à coucher destinée à Mile Rémandier, | surveillant les moindres détails en maîtresse de maison précoce et; s'assurant avec satisfaction que les domestiques n'avaient rien oublié pour réaliser une installation cou- fortable et complète. Le mobilier, d'un archaïsme du meilleur goût, s’harmonisait avec le style de la pièce, et l:s lourdes teintur:s de scie vieux rose et or, aux tous passés, qui drapaient le lit à colonnes et les fenêtres, sem- me inmobilisée, fit aussitôt place à ! une pitié immense. Dissimulant cette impression sous cha de l’arrivante et lui dit, d'un ton de cordiale bienvenue : — Bonjour, ma tante, je suis bien heureuse de vous voir. Le voyage ne vous a pas trop fatiguée ? Sous la voilette épaisse attachée à une vaste capote noire, un regard d’une étrange acuité brilla. Saus répondre directement au sa- lut de la jeune fille, elle se tourna vers son frère et lui demanda : —C'est...c’est la petite 2? —-Oui, ma soeur, dit le banquier, blaient dater aussi de‘la même épo- que ancienne, tant les onvriers co1- | | temporains savent imiter artiste- ment l'antique pour flatter le goût des riches, blasés de nouveautés et recherchant, la mode déji naissante, portant, plus ou moins authentique, le cachet du passé. Dans la haute cheminée, un grand feu de bûches pétillantes brû- lait, répandant par toute la vaste pièce de la tiédeur et de la gaieté, choses déjà fort appréciables en ces dernières journées de fin d’autom- ue, mélancoliques et froides. Deux bouquets de chrysanthèmes | étaient placés dans les vases de por- entre les candé- |labres de bronze doré de chaque | côté de la pendule, pièce curieuse au sujet mythologique, qui se mit tout à coup à sonner les heures d’uu timbre clair et argentin. Alice devint pâle et porta la main à son roeur, dout les battements se précipitaient. Elle avait compté quatre coups. La voyageuse allait être là daus quelques instants. Elle lui faisait donc bien peur, à courber parce que la voûte deve- bcetté petite sensitive d'Alice, la pait plus basse, et tantôt franchir, | mystérieuse demoiselle Lucrèce Ré- comme de l’autre côté, des amas de | mandier ? pierres et de terre éboulée. Les touristes éprouvaient décidé- | ment de la fatigue et du malaise, |}, it &e roues, et ce furent des exclamations de | À. soulagement vou feintes qui Mine | | 28 jent ‘‘la douce lumière du jour’’ apparaissant par l'orifice étroit, ee | [la fenêtre. Elle-même sourit de cette im | pressionnabilité excessive, mais un un galop de che- vaux la fit aussitôt se précipiter à La calèche, herméti | quement fermée et ne laissant rien mé d'une simpi le grille mobile, qui | a percev oir des personnes et des cho- constituait la sortie. Ah ! la bonne chose que de re- garder la haute voûte du ciel bleu et de respirer l'air libre du dehors au sortir d’une tombe ! IX LUCRECE REMANDIER Alice attendait, un peu anxieuse, ses qu’elle apportait en son inté- rieur, entrait dans la grande allée. Alice ferma un instant les yeux, fit un sine de croix, comme on fait en allant au-devant d’un dau- ger inévitable, puis elle des:endit en hâte, et se trouva sur le seuil de Ja grande porte du hall comme la voiture arrivait au bas du perron. Son père l’avait précédée et essa- suivant le caprice de: les objets lessayant de paraître gai, c'est notre | petite Alice, qui a grandi, comme itu le vois ! — Une belle enfant, en effet, dit- Lette, la détaillant dece même re- gard aigu, avec une insistance qui embarrassait Alice. Et elle-même remarquait sous le | {manteau aux larges plis de la voy- lageuse une excroissance qui ie sou- | levait. — Bossue et boiteuse, peusait A- Ilice : comme elle a dû souffrir, tou- te sa vie ! Dans sa générosité juvénile, la | jeune fille lui pardonnait d'avance tout ce qu’elle pourrait avoir à sup- porter de son humeur, aigrie sans) doute par une pareille disgrâce. Comme si elle avait lu dans sa peusée, la vieille demoiselle reprit : —Eh bien ! ma nièce, je vous: fais peur ou compassion, sans dou- te, et vous vous figurez qu'une tan te si disgraciée de la nature doit ê tre bien désagréable ? É Alice rougit violemment, tandis que le banquier, péniblement affec- té, lni disait en serrant légèrement | le bras qui s’appuyait sur le sien ‘| pas de ces propos !.... Mais la jeune fille, guidée par la, délicatesse de son coeur, se repre- role qu’il fallait : —]Je ne penge qu'une chose, ma | tante, c’est qu’ilest bien heureux pour une fille sans mère comme nir vivre auprès d'elle. Lucrèce s'arrêta au perron, qu'elle gravissait avec pei- ne, malgré l’aide combinée de son milieu du | frère et de sa femme de chamb:e, | une découverte inattendue : —T'iens, c'est gentil, cela, dit- elle, et vous êtes bonne. en félicite, mon enfant. |gneuse et prévenante, ce sont Ià de | | précieuses qualités.. épaules hautes. Les traits du vi- sage auraient été: agréables s'ils n'avaient subi la déformation qui |ner surtout, alors que j'ai assez de les atteint chez toutes les personnes] préoscupation d'autre sorte, l’en- affigées d’une pareille infirmité.|nui cruel d'une guerre sourde à Mais les yeux noirs très expres-' mon foyer ! sifs et très beaux et à la physiono | —-Mais je ne songe pas à entrer mie toute entière rayonnaient d'in- [en lutte avec ma tante ! Je la telligence, mêlée à uue sorte d'ex:| plaine, ah oui! plus encore, je altation inquiétante. dois l’avouer, La voyageuse parlait peu, obser-|croyances si rare et si pénible à vait beaucoup et semblait contenir |voir chez une femme, que de sa eu elle une vive émotion. Alice | douloureuse infirmité ! l'accompagna bientôt jusqu’à sa! Alice dit cela avec une expres- chambre, où ell: désirait faire un peu de toilette avant le diner. La jeune fille, en lui piêtant l’aide de son bras, s'aperçut que Lucrèce Rémandier n'était pas aussi impo-| fois de plus en voyant l'accueil que tente qu’elle le paraissait au pre-|tu as fait à ma soeur, que tu ne mier abord. Elle avançait assez connaissais pas et contre laquelle facilement et assez vite sur le ter |tu pouvais avoir des préventians. rain uni, pourvu qu’elie eût un ap-! Vois tu, Lucrèce n'est pas com- pui. me tout le monde.. Elle a reçu Elle parcourut d’un regard l’ap- | une éducation spéciale....et puis, partement qui lui avait été prépa- dit-il en baissant la voix, son épreu- ré avec un soin évident, et parut|ve terrible, cette difformité qui satisfaite, | toute sa vie l’a reudue un objet —C'est bien, Alice, dit elle avec | d’avession‘ tout cela a fait un être à part, tu peux le comprendre. ,.,. sois indulgente pour elle, vivez en ! mais, | bonne intelligence, je tele deman- siécria-t-ellé, sur un ton de surpri- | de.... .Tu lui dois plus que: tu le vous êtes | penses, à ma soeur ! dévote aussi ? On eût dit que cette dernière pa- Ses yeux venaient de s’arrêter | role lui avait échappé. Il n'insis- sur le crucifix d'ivoire qui se déta-|ta pas et voulut changer de propos. chait, dans son cadre de velours| Mais Lucrèce réapparaissait en rouge, sur la Graperie plus terne des toilette de soie noire et corsage rideaux, . |bouffant pour dissimuler un peu sa Cette parole sembla si étrange à | difformité. Une mantille de den- la jeune fille qu’elle n'en comprit telle noire, jetée sur ses cheveux pas d’abord tout le sens. (Cepen- légèrement argentés, faisait ressor- dant, elle devint pâle, et, d'une |tir dans le visage aux traits trop voix qui tremblait un peu, elle in- | laccentués l'étrange éclat des yeux terrogea : et la moitié du front. — Vous dites, ma tante ? | Queïques instants après. le valet —Ah ! je vous ai scandalisée, | vint jeter au seuil du petit salon la ma petite ; c'est vrai, j'oubliais... | phrase sacramentelle ; où douc avais-je la tête ?....Ma| —Mademoiselle est servie ! belle-soeur, l'éiucation du cou | Mais Alice ne s’arrêta pas à re- vent....Oui, on a dû vous donner | marquer, pour regretter sa royauté ces idées, et mon frère, que cela in- | domestique éphémère, que c'était quiétait peu, je le comprends, n’a ‘À une autre maintenant que s’adres- pas cherché à les combattre.. Mais, | sait ce mot ‘‘mademoiselle’’ dési- avec nous ; ilte faut la supporter comm elle est, et ne pas me don- fat touché. Tu as de la raison et du coeur, je le sais. J'ai pu le constater une un aimable sourire : Vous êtes soi- | Ah ii se légèrement railleuse, .|avec un petit geste de congé gra | fin. —Voyons, Lucrèce, jet’em prie, | | uait tout de suite et trouvait ia pa-| moi, qu’une parente veuille bien ve- | et, de l’aceent le quelqu’uu qui fait | Je vous ne suis pas moi-même un chrétien! Tignish, P: E. là, ne vous troublez pas, je ne les | guait la maîtresse de maison. combattrai point, moinon plus.| Daus la banalité des propros é6- Il est vrai que je ne Suis pas du |changés au cours du repas, Lucrè- tout religieuse, (son visag: prit en |ce cherchait visiblement à se mou- ke moment une expression très | |trer aimable et pour son frère et sombre) et que je n’ai aucun be- | pour Alice. Sa conversation était ‘soin à mon chevet de cette image, | agréable, semée de mots piquants |de cette croix. et de brillants paradoxes. On s'a- Avec sa de très grande, | Dércevait tout de suite que cette elle s’aperçut qu'elle souffrait ex- | créature, si disgraciée physique- | trêmement. gi et n'ayant pu jamais songer à —Allous, fit-elle, avec un peu | plaire par son extérieur, avait pris | | 1 |’'impatience, voilà que je vous fais | l'habitude de la coqueterie de l'es- kde la peine, vous qui avez été tout! | prit. Seulement, il y avait au | à fait gentille pour moi... Laissez fond de son regard si expressif | donc ce Christ où vous l' avez mis, | comme une anxiété et une impa- |si ous avez tant de répuguance à | tience, qui semblèrent croître à me j[ enlever. Et puis, ajouta-t- elle sure que le repas avançait vers sa Le banquier parrrissait éprou- icieux, envoyez moi ma femme de |ver un sentiment du même genre. | chambre et ne soyez plus fâchée. | Alice, qui ne manquait elle même | Sans trouver la force d’une ré- jui de perspicacité, -ni de tact, devi- | pouse quelconque, Alice quitta l’ap- | na que le frère et la soeur désiraient | partement. jêtre s seuls pour causer en liberté, Son visage était saus doute bien ce qu'ils n'avaient pu faire encore | défait quand elle reparut devant le | depuis l’arrivée de Lucrèce. Elle n’attendit pas d’être congé- banquier, après s'être acquittée de | Ja co‘a1mission de la vieille demoi- suite à la 4ème page } selle, car celui-ci lui dit d’un air de. |contrariété très vive où semblait se | | mêler une sorte de crainte : | —Allons, tu as eu déjà quelque | chose avec Lucrèce ! Je m'y atten | Frank $. Gaudet Cela avait tiop bien marché | - |tout d’abord ! | CONTRACTOR & GENERAL — Père, ce n'est pas ce que pour-| CARPENTER |siés penser....Mais je n'aurais pas. —— cru que votre soeur, ma tante, n'a-} Lumber of all Kind, Shingles, | vait pas de religion ! | Mouldiogs, Doors & Windows, all — Est-ce donc une chose si im- kind of finished lumber for build- portante ! dit Rémandier avec | ing purposes, supplied at short | mauvaise humeur....Voyons, je notice. | dais. Island exemplaire, et cependant, tu vis a-, March 1st, 1910. 6 mos, 2e Ps FD 0 pe + hs. de ce manque del sion si vibrante, que le banquier en | SSSCLSSSSS00SC000066660660SS Aux renouvellement de saison il convient de faire usage de toni- que pour remonter le system et en- réchir le sang inanimé, Le Vindes Carmes est un tonique reconstituant qui a fait ses preuves. personnes faïbles, cents, aux malades dont il importe de soutenir et de relever les forces. L'EFFET EST RAPIDE ET CERTAIN. À. 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Section 16, provides that no 1mi- nister or other person in Charlotte- (town, Summerside and Georgetow, shall bury or perform any füneral service unless he has received a cer- Jificate under the hand of the Re- gistrar stating that the particulars of the death has been registered, and no undertaker or other person in said town shall bury or assist in burying any body except under the same conditions imposed upon mi- nisters or other persons. Séction 17, provides that the me: dical practitioner last in attendance during the illness of any perso shall send a certificate under his signature, of the cause of death, within forty eight hours, to the District Registras, Blanks for which purpose may be obtained from the Registrar. Section 35, provides that any Householder, Head of: family, Clergyman, Physician ‘@r other person or persons, required by this Act to report Births, Deaths and Marriages, who refuses or will- | fully neglecis to do so within the time named, shall upon conviction, for each and every offence, forfeit and pay a sum not exceeding Twenty ($>0) Dollars and costs. JOHN RICHARDS, Registrar General qe BERNARD HOTEL Tignish, P.E. 1. a This well known hotel has been refitted and renovated this spring, twäking it one of the best hostelery in Prince County. Only a few minutes’ walk from the Railway Depot. Good Stabliug Rates Moderate, in cornection. THEO. BERNARD, PROP J. À. JOHNSTON, M. D., C. M. Médecin—Chirugien TIGNISH, ILE DU P.E.