à € ; fr ce » s 5 / st Vu Le d'ommmt | ar RO . ne os ee CIE. DE NN PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. RL Uni LA on S s / Ws LME are sinnree hs À rage garer de ee or ne ie CN HR Ex ” : £ TS S CŒÉ)'SN. # Moscler _ F— | Fondé en 1893 par Gilbert Buote et son fils, | F. J. BUOTE, RÉDACTEUR. Mme. F. ]. BUOTE, Assistante. . VOL. 5. NO. 47 “ TIGNISH, ILE du PRINCE ED OUARD, JEUDI LE 28 JUIN 1906. 13 ANNEE one Le Printemps pes Dans un rêve charmant, avant la blonde aurore, J'entendis un concert si Qu'il me semblait oh ! j doux et si gracieux e voudrais l'entendre encore— Offert à la terre par les harpes des cieux ! Longtemps je demeurai N'osant me mouvoir... seus les flots de ce charme, O inoubliable moment ! Je ne voulus dérauger par avcune alarme Cette musique qui ne dura qu'un instant. Sortant avec peine des doux bras de Morphée, O surprise ! j'étais encor sur cette terre ! C'était les charmants oiseaux et mon pas*Orphée Qui chantaient et valsaient sur l'antique parterre. Le fin merle-rouge, le maître ds chapelle, Vola sur le carreau et, me disant gaîunent : ‘“Turelure !... lève-toi, la saison est belle ; ‘C'est le printemps hatif qui arrive tout pimpant |!” En effet, c’est bien lui le beau soleil de mai. L/'abeille a reparu, le filou papillon Sautant, voltigeant sur les fleurs de la ramée En voyant reverdir les herbes du gazon. Tout reuaît, tout s’éveil le au souffle printauier : Les lilas du jardin produisent leurs bourgeons ; Charmante est la vielette au pied du chatenier ; Les camards dans le lac pratiquent leurs plongeons. Dans les champs reverdis paissent tous les troupeaux Aspirant et humant le grand air du printemps. Les ceurses vagabomdes des petits agneaux Bien assez nous disent qu'ils sont heureux aux champs. Le brave laboureur, l’atlète de la ferme, Le sol va déchirer et de Heureux de ses travaux blé le semer ; , il marche d’un pas ferme Les grains semés hersant pour les faire germer. X. Egmont-Bay —Tout recemment, nous avous eu à eurégistrer avec chagrin la per- te de cinq persontes ; deux respec- tables vieillards deux bomnes mères de familie et une jeune fille. L'un des vieillards, Joseph Arsenault (Placide) est décédé il y a quel- ques semaines à l’âge de 86 ans. Il reçut pendant sa maladie tous les soins les plus empressés de ses enfants ainsi que tous les secours spirituels de l’église. Thaddée Poirier est décédé le 12 juin quelques jours avant sa mort il était sorti pour aller visiter un champ. Ilne fut pas loin de sa maison, voulant desceudre d’un marchepied, il perdit l'équilibre et tomba. Quand on le trouva ilétait sans connaissance. Une telle chu- te, jour un vieillard de 96 aus était trop rude. Il languit pendant quelques jours et rendit son âme à Dieu le 12 juin. Ileat le bonheur de recevoir tous les derniers sacre- ments. Illaisse dans la tristesse une épouse très avancée en âge et qui le suivra bientôt dans la tembe, plusieurs enfants et un grand nom- bre d'arrières-enfants, jusqu'à la quatrième génération, ainsi qu’un grand nombre d'amis qui avaient beaucoup de vénération et de res- pect pour son grand âge. Il était aussi le grand-père de la défunte Marie Rose Arsenault née Poirisr décédée,le 13 juin. Celle ci était mère d'une grande famille et épouse de M. Joseph F. Arsenault. _Elle aussi fut recevoir au ciel sa couronne. Quelques jours avant la mort de Thaddée Poirier, Mde. Julie Arsenault, mée Gallant épouse de défunt Maxime Arsenault, s'endeimait aussi dans le Seigneur. Le 18 juiu, May McNally, petite fille de M. James McNally, d’Eg- mont Hay, quittait ses chers pa- p@ts pour la celeste parie. Elle était âgée de 12 ans et se préparait à être confirmée cet été. Nous avons appris avec plaisir et satisfaction que le burean d'édu- pc vient de graluer l’école du Village Des Abrams. Il ya quel- ques semaines de cela le Surin- tendant du bureau d'éducation M. Alexandre Anderson honotait cette j école de sa présence. Il inspecta les }Classes des différents départements et se déclara très satisfait du tra- vail et des contribuables et des é- lèves. M. Alphonse P. Gallant fils de M. Prospère Gallant et Miles. Mé- lanie Arsenault et Emma L. Arse- nault se présenteront comme camdi- dats aux\examens prélimimaires qui doivent avoir lieu à S$S. Side au commencement de juillet. La fromagerie d’Egniont Bay fonctionne très bien toute indique qu'il y aura une augmentation sur le résultat de l’année précédente. Juin 20 1906. XXX. _————_———ommnhetenns de. Anecdote Voici une anecdote amusante d’une dame et d’un monsieur veya- geant ensemble, dans un train de «chemin de fer, de Paris à Lyon, il ; y a quelque temps. Ces deux per- sonnages étaient étrangers l'un à l’autre. Tout à coup le monsieur dit à la dame : —Madame, auriez-vous l’extrè- |me obligeance de regarder à la croisée, car je désirerais changer un | peu ma toilette. ; —Certainement, mon-ieur, ré- pondit-elle. Et en même temps, elle se mit à | regarder à la fenêtre en tournant le dos au monsieur. Après quelques minutes le monsieur dit à la dame : — Maintenant, madame, vous pouvez vous retourner et vous as- seoir, car ma toilette est terminée, Quand la femme se fut retour- [néé, quelle ne fut pas sa surprise de voir à ses côtés une dame élé- gante portant une voilette très é- paisse. —Maintenant, monsieur où ma- dame, ‘qui que vous soyez, dit la dame, je vous prie de regarder à la croisée car moi aussi je désire faire un peu ma toilette. —Certairement, madame. Et le gentilhomme, dans son élé- gant féminin, se tourne de suite du côté de la fenêtre. — À présent, je vous prie de vous asseoir, ma toilette est finie, dit la dame. À son grandi étonnement, le vo- yageur vit un monsieur fort bien mis et s’écria en riant de tout coeur : —]Je m'aperçois que tous deux, nous essayons de fuir ; qu’avez- vous fait. —J'ai volé une banque, et vous ? — Et moi, dit le voyageur, je suis l'officier de police chargé de vous mettre les bracelets. Aussitôt dit, aussitôt fait ; et, lui présentant son revolver : Restez bien tranquille, lui dit-il, voilà deux jouts que je suis à votre poursuite, je commence à m'y dé- courager. en Une conversation avec le souverain Pontife Mme Camille Thelmer, une ro mancière viennoise, biem connue par son active propagande en fa- veur du féminisme vient d'entre- prendre un long voyage à'études ‘à travers l'Italie, au cours duquel, durant un séjour à Rome, éile a obtenu une audience du Souverain Pontife. à L'avocate des droits de la femme a communiqué à la presse le récit de son entrevue avec le Saint-Père, qui s'est montré particulièrement bienveillant pour elle. Pie X, rompant avec toutes les conditions protocolaires a même auterise Mme Camille Thelmer à lui poser quel- ques questions sur le mouvement féministe au XXe siècle. Contrairement à l'opinion géné- ralement accréditée, le pape ne se déclare nullement l'ennemi de j'af frachissement de la femme ‘‘qni ne peut qu'enoblir son âme, a-t-il dit, eu déve ogpant en elle le goût de l'étude et du travail en bannis- sant de son esprit la futilité et le penchant atavique pour 1:s plaisirs. L'Eglise approuve ia femme qui s'efforce, par som labeur, à devenir la véritable associée de l'homme, à contribuer au bien-être du foyer tout en restant la vritable compa- gne de l’époux, la mère vigiante et tendre, l’indulgente consolatrice. —Votre sainteté approuve-t-elle, pour les femmes, le choix de pro- fessions libérales ? —Tout ce qui tend à élever le niveau moral et intellectuel de l’hu- manité est digne de notre encoura- gement, à condition toutefois de ne pas eufeindre les lois chrétiennes. Il est bon que les femmes se libé- rent du joug pesant sous lequel les courbe, depuis des siècles, la socié- té. Il’est bon .qu’elles sachent comquéiir leurs moyens d'existence. Elles peuvent tout étudier... sauf la théologie. Je ne vois, pour ma part, nul ivconvénient à ce qu'- elles soient avocates, méde- cius, spécialement pour denner leurs sains à leurs’ pareilles et aux enfants çe qui, de tout temps, fut en quelque gorte, leur vocation - na» turelle, ‘L'enseignement est également une des carrières qui leur convient le mieux. Ne sont-elles pas les fauts, et, par suite, de l'humanité tout entière ? C’est par les mères que le monde sera régénéré ; c'est par elles que le catholicisme triomphera !”° — Très Saint Père, croyez-veus, avec les auteurs sacrés, que l’état de célibat de la femme soit plus a- gréable à Dieu que celui d’épouse et de mère ? —]J'affirme que dans tous les é- tats la femme peut faire son salut. Epouse et mère, elle a plus de mé- rites ayant plus de tentations, et charge d'âmes. L'action est la meilleure des prières ; travailler c'est prier. La femme peut dans le monde, exercer la chariié pour laquelle elle montre des aptitudes spéciales. La bienfaisance publi- que devrait partout être dirigée par des femmes. L'Eglise aous autorise-t-elle de nous occuper de politique ? — Cela jamais ! Et le blanc vieillard scande ces derniers mots d’un geste énergique de sa main pâle : ‘Les femmes, repreud il, ne dei- vent en aucun cas, s’immiscer dans les affaires publiques. Elles ne se- ront ni députés ni électrices. Les hommes éprouvent, certes, déjà assez de peine à s’enteudre entre eux ; ils suffisent bien à ap- porter la perturbation dans les par- lements.?’? Ce disant, un sourire bien ïita- lien, plein de finesse et d'ironie, se dessine sur les lèvres pontificales. Le , successeur de saint Pierre peursuit : — Vous devez vous borner à ele- ver vos ils dans de saines idées, chasser de leur coeur l'ambition et la duplicité, afin de les habituer à remplir avec conscience leurs de- |voirs civiques, inairectement, vous influencerez ainsi, par votre dou- ceur, votre bonté, votre clairevo- yance, la pelitique de votre pays. Ayant prononcé ces paroles quel- que peu ambiguës, le saint père denna sa bénédiction a Mme Thel- mer, puis l’assura qu’il la suivrait dns ses efforts et qu'il faisait des voeux pour le progrès du féminis- me. me sn La plaie de l’Alcoolisme Voici quelques maximes du Dr Galtier-Boissières, une grande au- torité médicale, sur l’alcool : Sobriété fait longue vie. L'alcool seutient le pendu. Qui trop boit surveille mi sa lan- gue ni ses intérêts. Marché conclut au cabaret donne tôujours des regrets. Par l'alcool la race s'éteint. Tempérance, aisance ; alceelisme paupérisme. L'alcool détruit fortune et sauté. L'intempérance est la nourrice de la médecine. Prendre un petit verre avant ses repas, c’est, s'ouvrir l'appétit avec une fausse clef. rte ns THIS MEDICINE IS BREATHED. That's why it is sure to cure Ca- tarrh. Vou see it goes direct to the source ofthe disease, —its healing vapor repairs the damage caused by catarrhal inflamation. ‘‘Catarrho- zone’” always cures because it goes into thoes tiny cells and passages |thas ordinary remidies can't reach, premières éducatrices de leurs en-| where the disease actually is. Im- : possible for ‘‘Catarrhozone'’ to fail las any doctor will tell ycu. Dou't be misled into thinking there is anything so good as Catarrhozone, — use it and you'll soon say good- bye to catarrh. SE ER LES VIANDES EN PATE DK CLARK. Ces viandes font d'excellentes sand witches. Metsexquis peur collations ou reveiiions. Demandez celles de Clark et n’ez prenez pas d’autres. EE Un peu d'Agriculture Voulez-vous faire des féconomies sur la ration de grains que vous douvnez ordinairement à vos pores ? Semez un ‘petit [champ en navette variété ‘‘Dwarf Essex'’ et, quand ce fourrage aura atteint sen déve- loppement, faites pacager psr vos porcs. La navette peut se semer dès maintenant jusqu’au milieu {de juillet. C'est un fourrage de | grande valeur pour les porcs, les |moutons, le jeune bétail et les | boeufs. | Presque toutes les terres arables conviennent à la navette, mais c'est das les sols riches es humus bien décomposé que cette plante fourra- gère réussit le mieux. On la sème à la velée (6 1bs. par arpent), ou en lignes (2 à 3 Ibs par arpent). Il est très important que les ani- maux au pacage aieut toujours à leur dispositions une eau fraîche et pure ; si on le peut, sans trop de frais, on doit établir, daws le pâtu- rage, us abri pour protéger les va- ches contre l’ardzur du soleil pen- dant les chaudes jeurmées de {l’été. Employens les insecticides et les fongicides. La bouillie bordelaise et le vert de Paris, employés em même temps, protégeront les ar- bres fruitiers centre un grand mom- bre d’insectes et de maladies fon- gueuses, ;et les pommes de terre, grâce à ce remède, ne souffriront ni de la mouche à patates, ni de la maladie et donneront une récolte plus abondante. N'oublions pas qu’un des meil- leurs moyens de détruire les. vers gris qui s’attaquent si souvent aux pieds de tabac et de choux nou- vellement plantés, consiste en un mélange de gru et de vert de Paris dent on saupoudre le sol auteur des plantes à protéger. Un mélange de : 1-4 Ib. de vert de Paris avec un minot de gru suffit pour détruire les vers gris sur une étendue de 4 à 4 arpents. ° = EEE Big Exhibit of Manual Trai- ning at St. Josh Exhi- bition T. B. KIDNER WILL BE IN CHARGE —STUDENT CLAS- SE WILL ATTEND —LA- BOR DAY SELECTED AS ST. JOHN DAY ATTHE . FAIR---ALTERA TIONS IN THE BUILDINGS At a meeting of the executive of the St-John exhibition committee hel:i in their rooms last evening, the chief question discussed was having a St. St. Jehn day at the fair this year, and it was decided to use every possible effort to have such a day en Labor Bay, Septem- ber 3rd. Auotaer important maiter which received attention last evening was ,% the offer of T. B. Kidmerte con, duct a manual traiming departmeeer at the exhibition. Other matters ” of importance were also discussed. Mr. Miliigan submitted an esti- mate made by T. A. Adams for æs. addition te the restaurant of 30x40 fset which would enlarge the ypre- sent restaurant mearly fifty per cent, the cost to be $245. The ad- dition will not only give more room, but will provide in the room much more light, as the mew side walls are to be built practicalily of glass. The executive decided to accept this estimate and instructed the manager to complete arrangements with Mr. Adams for the comple- tion of the work. It was also decided to have Mr. Adams builé twe new outsid=stair. ways to the large [amusement hall, as the old stairs would be very ina- dequate in case of fire. One of the new stair ways is to be built at the front of the hall uear the stage, while the other ene will be built at the back af the hall, continuing from the. presest exit, but instead of going down in to agricultural hall, it will go out- side of the building. Mr. Milligan reported that the city had agreed to repair the floors in machinery hall, and to put then in frst.class conditien. The association accepted the of- fer of T, B. Kidner, superinten- dent of manual training in New Brunswick te supply a working ex- fibit ef mauual training with four to six beuches in actual operation, by pupils from Kingston. Comsoli: dated Schools, who will come to the exhibition in charge of an ims- tructor. This ;exhibit is in addi- t.on to exhibits of manual trainisg work, which are promised from vearly all, if not all, of the schoels in the previnces, in wmich this sys- tem is in eperation. ; The selection of judges was leit to Mr. Milligan to act in coujunc- tien with the commissiouer of agri- culture for New Brunrwick, and tue Dominion minister of agricul- ture. It was decided to have seasen tickets for the public with thirteen admissions fer one dollar, The question ef St. John Day was taken up and the feeling was very strong that au organized ef- fert should be made to enlist <ym- pathy and suppert from the citi- zens of St. John forthis day. Mr. Milligan reported that ou account of Monday, September 3rd, being a holiday, none of the railways would run excursions on that day, and it being a holiday for all in St, Tohn Day. This was considered to be a very wise idea, amd all wili try to make Laber Day à great success as St. john Day. Dn demande On demande deux Gilles, sachant bien lire l’englais et le français, pour apprendre le métier de typo- graphie, s'adresser au bureau de L'IMPARTIAL, WANTED Two smart girls to learn the typesetting trade, also one or twq boys, Apply to F. J. Biote vote ete. rs . 3 3 Î :