Camus me Came r UN JOURNAL CATHOLIQUE DANS UNE PAROISSE C'EST UNE MIS- SION PERPETUELLE, ZÆON X7/2 FONDÉ EN 1893 PUBLIÉ LE JEUDI DE CHAQUE SÉMAINE ABONNEMENT Un an...cs...se.sese::$1.00 MEME oece soc cess cvs D Les abonnements sont payable d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- nal, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bonaement et payer tous les arré rages. Ceux qui changent d’adresse doivent nous donrier l’ancienne aus- si bien que la nouvelle. Aïlressez toutes lettres, corres pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouad L'IMPARTIAL Tiguish, Jeudi 20 septembre, 1906. re tee ct L'Exposition de Charlottetown L'exposition qui aura lieu, cette année, à Charlottetown, les 8, 9, 10, 11, et 12 octobre, sera différente des expositions des années précédentes, car cette année la concurrence est ouverte à toute la Dominionu, tandis que les années passées, seules, les provinces maritimes avaient droit aux COUCOuTs. Les prix offerts sont beauceup plus élevés que les dernières au- nées, ainsi les avantages sont plus nombreux. Il y a aussi de nou- veaux arrangements avec les che- mins de fer et des bateaux à va- peur, pour transporter les produits qui seront placés en exposition, gratis. Il est du devoir de tous de se rendre à l'exposition, afin d'ai- der les organisateurs dans leurs ef. forts de faire cette exposition la première de la Domivnion. Nous osons esperer que les culti- vateurs de cette province se feront un devoir de se rendre à l'exposi- ton pour placer leurs produits en compétition avec les cultivateurs des autres provin qui sans dou- te seront très nombreux. e Se Premiere Grand’Messe du Rev. J. W. Arsenault Le 19 août, le Rev. Joseph W. Arsenault, fils de M. J. J. Arse- nault, anciennement de Tignish, maintenant de Oak Lake, Manito- ba, célébrait sa première Grand’ Messe, dans l'église, de Oak Lake. Il était assisté Revds. G. Bouillon et A. Benoit, comme diacre et sous-diacre. Le Rev. Levis Diummond, S. J., fit le sermom de circonstance. Ayrès la messe les jeunes hom- mes de la parcisse présentèrent une addresse au nouvear ministre de Dieu, accompagné d'un magnif- +6 4 q 1e cadeau. Le ré vérend père Arsz- nault, quoique pris à l'improviste fut très heureux dans sa réponse, à cette marque d'amitié. Ii parla en anglais et en français. Le Rev. Joseph. W. Arsenault a été nommé vicaire du Rev. A. H. Cherrier, de l'église de l’Immacu- lée Conception, Winnipeg. La se- maine dernière le Rev. curé Cher- rier s’est embarqué pour un voya- ge de plusieurs semaines aux Etats-Unis. Perdant son absence, le Rév. père Arsenau't a charge de la paroisse. L'IMPARTIAL offre au ministre de Dieu ses plus chaleureuses féli- citations aiusi qu'à son père, M. J. J. Arsenault, pour les sacrifices qu'il s'est imposé jour faire élever son enfaut à la haute dignité de la prêtrise. ee Le Nouvel Archeveque Le sacre de Mgr E. J. McCarthy, le nouvel archevêque d'Halifax a eu lieu dimanche, le 9 dans la ca- thédrale Ste-Marie, Halifax. La cé- rémonie a revêtu uu cachet de grau- | deur qui a vivement impression- | ué les assistants, Dans le choeur on Fearquait plusieurs archevêques, | D'Halifax des es D évêques et dignitaire de l'Eglise | et un grand nombre de prêtres ve- nus de toutes les parties du pays. L'église était remplie de fidèles. Son Excellence Mgr Sbaretti qui était l'évêque consécrateur?a officié pontificaiement à la messe. La céré- momie a duré huit heures. NN.SS. Barey et McDonald as- sistaient le novel archevêque. Parmi les prélats présents étaient Mgr Racicot, auxiliaire de l’arch- evêque de Montréal, Mgr Cameron, évêque d’Antigonish ; Mgr Varel- ley, évêgne de Chatham ; Mgr Emard évêque de Valleyfeld, etc. Parmi les diguitaires ec:lésiasti- ques où remarquait Mgr le Grand Vicaire Hébert, de Bouctouche, Mgr le G. V. Chapman, de St Jean, Mgr le G. V. Motrison, ds Charlot- tetown, Mgr G. V. &Varrily, de Bathurst, le Révd Dr L. Guertin, supérieur du collège St-Joseph, M. le curé K. LeBlanc, curé de Salmon River. Après la cérémonie, les catho- liques d'Halifax présentèrent au nouveau pré'at une belle adresse et une brourse de $2,090. D Les Elections dans le Maine Le gouverneur William T. Cobb républicain prohibitionniste a été téélu lundi le 10 par 8,000. C'est le plus petit nombre de votes qui ait jamais été donné a un gouver- neur républican dans le Maine. Le congressman Chs E. Little- field, républicain a été 1éélu dans le deuxième district aussi par une majorité beaucoup reduite. Il a- vait contre lui toute l'influence de M. G xupers, président de l'Ani:r- ican l'eieration of Labor. Le congressman E. C. Burleig, d’Augusta, républican a été réélu dans le 3e district ; le congressman L. Lewellyn Powerr dans le 4e disteict et congressman L. Allan ‘d'Alfred, dans la premier district. —— ne Bons mots à notre Egard Dans une lettre au Rev. Père Rottot, missiennaire, qui est actuel- lement dans notre province, que le révérend père a bien vouiu nous faire part, Mr Chabot, ex-maire de Montreal, écrit . ‘‘Ces bons A- cadiens vous charment sans dou- te, avec raison. Leur passé est une epopée de gloire nationale aussi bien que de souffrance. Je les aiment sans les connaître. Leur foi vive est une garantie pour leur avenir, maigré leur entourage, ils leur confiance dans l'avenir doit être d'autant plus fort. Ces chers Acadiens, les champions de notre nationalité Canadienne-Fran- caise ont droit à notre amour et respect. Mon cher Père, veuillez leur communiquer les sentiments que ressens pour eux, un Québeequois comme ils les qualifiaient autrefois, et en croire. Votre tout dévoué ami, ]J. B. CHABOT: aa lemme | Encore Encore une fois nons demandons pardons à nos lecteurs. Notre format ordinaire, 8 pages n'a pu être completé cette semaine, dû au manque de foi de quelques uns de nosemployés. Prendre la fièvre des Eta.s subitement ; nous laissé sans nous donner le temps de nous procurer de la main d'oeuvre, voila ce qui nous arrive cette se- maine, par conséquent nous ne pou- vons publier que 4 pages, d'ici à quelque temps. McQuarrie & Arsenault AVOCATS NOTAIRES & C). Summerside, .I P. E. (Bureau au dessous du Royal Bank of Canada) \ ARGENT A PRETER Neil McQuarrie, K. S. Aubin E. Arsenault Summerside J. E. Wyatt, SUCCESSEUR DE HODGSON & wYATT AVOCA/, NOTAIRE, . Sulliciten pour les Nova Scotia et Summerside Banks. ARGENT A PRETER Bureau : Au dessous de la Clifton Hou- s, SUMMER IDE P, E. 1, L ont souvenance du passé, alors] L’'IMPARTIAL 19068 Le nombre de prêtres Acadiens augmente considérablement depuis quelques années. Il y a un mois, à peine, le Rev. J. W. Arsenault recevait l'onction sacerdotale à Oak Lake, Man, des mains de Mgr. Langevin, Archévêque de St. Boxiface. Le Revd. M. Arse nault, est le fils ainé de M. J. J. Arsenauit, vien connu à Tignish et à Egmont Bay. après son ordination il a été nom- mé vicaire du Rev. M. Cherrier à l'église de l’Immaculée Conception, Winnipeg. Tout dernièrement, deux jeunes Acadiens, ies Rk. MM. Thibeau et Comeau ont été élevés à la prêtrise. Le preinier est parti pour aller exercer le saint ministère sur les plages lointaines et brumeuses de i Ile Terreneuve. Il y a beancoup d'Acadieus dans cette ile, et il faut espérer que son évêque à pu le placer au milieu des siens. Ii y a aussi plusieurs jeunes A- cadiens aux seminaires, soit dans les Prov. Maritimes, soit dans la Prov. de Québec. Cha ne année nos collèges de Memram- Petite Chronique Quelques jours | cook, Church Point et Caraquet voient le nombre d'élèves acadiens! s'augmentant de plus en plus ; et! voilà maintenant que notre société pationale de l’ Assomption se char- ge de défrayer les dépenses de dix Acadiens qui suivent les cours dans nos trois Collèges. Tout cela, c'est encourageant, sans parler du nombre de nos jeunes gens qui se destinent soit au commerce ou aux profession: libérales. Cependant, il est évident qu'un trop graud nombre, hélas ! de parents aca- diens se laissent tirer l'oreiile pour faire instruire leurs enfants. Beau- coup s’imaginent qu'ayant eux- mêmes fait leur chemin sans ins truction supérieure, leurs enfants peuvent faire 11 même chose. D'autres ne sont pas prêts à faire les sacrifices voulus, quoiqu ils en aient les moyens, tandis que d’au- tres sont absolument indifférents du sort de leurs enfants ; les lais- sent grandir dans l'ignorance, ou bien les voient quitter le pays natal , pour souvent devenir des vrais esclaves dans les bois, les mînes ou les manufactures, sams se soucier des dangers encourus pour leur nationalité et leur foi. ‘‘Noblesse oblige.’’” Il y a tren- te à quarante ans, le manque de maisons d'éducation supérieure en Acadie, la distance des collèges de Québec, et, suitout, l'extrême pauvreté des nôtres constituaient une vraie raison qui empèchait nos jeunes gens de suivre des cours eu préparation soit au sacerdoce soit aux professions libérales, Peut- on invoquer de telles excuses au- jourd'hui? N'est-il pas vraie que les Acadiens d'aujour l'hni, sans être un peupl: fortuné, sont enfimi- ment plus à l'aise qu'ils ne l'é- taient il y a trente à quarante ans ? N'est-il pas vraie que le nombre de nos collèg:s et couvents s'est mer- veilleusement multiplié depuis près d’un demi-siècle ? Peut-on dire que le zèle pour l'éducation parmi les nôtres c'est accru en proportion du progrès de nos maisons d’idu- cation ? Même, chose triste À cons- tater, n'esril pas vraie qu’une bonue moité de uos families aca- diennes s'abonnent à des journaux anglais ou aux grandes feuillks de la Prov. de Québec, au grand dé- triment de nos journaux acadiens ; sans parler de ceux qui, tout en les recevert, négligent de solier l’'in- fime somme qui constitue la vie même du journaliste et de son jour- : Montréal : — ‘‘J'orage de Fali Ri-| nal. Voila quelques qnestions qui peuvent servir d'examen de cons- science pour beaucoup d’entre! nous. Lorsque nous aurons sup-| nos journaux selon nos miüyens, Le porté et encouragé nos collèges et cialement, les nôtres ont sans cesse à se plaindre de la conduite de ‘leurs co-religionnaires irlandais à leur égard. Des protestations nombreuses s€ sont élevées déjà et à maintes re- prises. Ila été question d'appels à Rowe, afin d'obtenir une part lé- gitime des honneurs religieux pour les prêtres catholiques. Le gouvernement ile l'Eglise est un gouvernement monarchig :e, mais tempéré par le droit «ie la ‘part des fidèles de s'adresser en alors il sera grand temps d’accuser tout temps, à leurs supérieurs reli- les autres nationalités de mettre des | gieux, à l’épiscopat, à la Cour de entraves à notre progrès comme | Rome. peuple et dans l’Iiglise et dans l’I-| Les appels légitime:, tat. avec intelligence et fric ï reçoivent av Vatican une cousidé- ration éclairée et qui finit par donner raison à ceux dont la cause est juste. Une action énergique, mais diri- gée dans un esprit vrai de catholi- cisme, c'est-à-dire avec modération et prudence, est non seulement permise, mais elle devient un de- coudinits ice, Piusieurs de nos écrivains et ora- teurs ont critiqué amèrement les! autorités écclésiastiques ; les accu- sant de partialité dans la distribu- ‘ion des postes de distinrtion ct! d'honneur dans la hiérarchie des Provinces Maritimes. Vu nctre prépondérance numérique, le par- tage parait certainement inégal. voir en certaines circonstances. Il est dans l’ordre des choses possi- Nous avons passé, au Canada, bies que dans le choix de candidats par des jours de crises. Nous tour les haut postess dans l'Eglise nons plaisons à reconnaître que la de votre pays, les évêques des au-} Cour de Rome a toujours prêté une tres naïjonalités se soient laissés oreille attentive, sympathique, à influencer par les liens du sang :— nos réprésentations. ‘“B'ood is :hicker than water.’’ Ii Les minorités sont exposées à est également dans l'ordre des cho- être plus susceptibles que les majo- ses,possibies que dans notre clergé, rités. Facilement, elles se croient on ne püuis<e trouver ‘du bois’ pour | lésées. faire uu évêque. ‘‘No episcopal | ÉD timber”’. Quoiqu'il en soit, la dis | Qu'il nous soit permis d'’expri- cussion de ces sujet dans la presse! mer l'espoir que les malentendus ou du haut de la tribune, me parait | religieux ne se répètent plus. tout a fait déplacée, surtout quand! Le Clergé canadien français est ces discussions sont accompagnées déjà nombreux. Les esprits diri- de paroles acerbes et 1inj irieuses geants de nos compatriotes, qui attribuant à nos supérieurs écclé- prennent une influence addition- siastiques des motifs, qui, nous a- | nelle d'année en année, feront, t-on toujours enseigné, étaient loin | nous le savons, une larg: part dans de trouver un asile dans le coeur | le travail nécessaire pour éviter les d'un évêque de quelque’ nationalité | désagréments semblables à ceux qu'il fût. De tels procédés, jl me qui ont surgi dans le passé. ?? semble, ne peuvent que semer 12, Il me semble que les paroles de scan lale dans le pays, faire naître l'écrivain de Za Patrie respirent la le soupçon et la défiance dans le soumission et le respect, sans man- coeur de nos bons Acadiens, et en-| quer de fermeté : tandis que l’écri- çourir plus que jamais l’'énimitié | vain du Messager profère des paro- de nos frères en religion, mais qui les d'insubordination, cherche à reclame une autre mère-patrie que |emflammer les passsion nationales, la nôtre. Je ne doute pas de lalet ainsi exciter ses compatriotes à bonne foi et des bonnes intentions des actes et des scênes malheureu- de ceux qui se sont laissés aller à ses telles qui se sont déroulées, il y de tels écarts, mais il n’en est pas | a quelques années, dans une autre moins vraie que l2s Acadiens sont | partie des Etats de l’est. Voilà encore sans représentant dans la hié mes impressions : d’avtre sont li- rarchie, et je suis porté à croire que | bres de differer d'opinion avec moi, les paroles malheureuses pronon- | mais souvenons nous, Acadiens, cées par certains de nos chefs, n’au- que rien de grand ni de stable a ront pour effet (jue de retarder la | jamais été accompli par la voie de nomination d’un des nôtres au poste | l'insulte, du dénigrement et de tant désiré. Lisez attentivement le | l'insubordination. sermon du Rev. P. Bourgeois, C. S. C., à l’occasion des obs-ques du regreté Rev. F. X. Cormier, pre- mier prêtre acadien de la grande SICK HEADACHE paroisse de Memramcook. L'élo-. | quent prédicateur nous dit la dou- | This ep ge caused by a'de- sp rangeme1 $ , ; ceur et la charité de ce bon prêtre pure e stomach. Take et il insiste surtout que ce prêtre + es +; Chsmterisins en était un modèle de soumission pie Lives Ænbis 7 ERRUEN Ans ses supérieurs ecclésiastiques | %207 » = , je Pen Voyant sa dernière heure appro- ee Re rs cher, il fait ses adieux et ces con- cFairee. fidences à ces confrères, et les ex- horte surtout à l’obéissance, dé- plorant en même temps des évene- OXYDONOR ments tels que je cite plus haut. Vous Guert pendant votre Sommel SYLVAIN men J. H. Myxrick & Cu MPORTERS AND an IN DRY GOOb HARDWARE BOOTS & SHOES FINE GHOCERIES Aud Fishing Supp'ies AT TIGNISH > and ALBERTON We havé just opened a full and NEW GUUDS We are prepared tosupply the wants of the farmer fish: erman and mecha- nice We invite inten Certains journaux acadiens ont éli-! ae ‘ CY DONOR est un instrnment au: | miné cette partie du sermon du R. | OXX DONOR est DCE RENE RE d : LA cite invente speciaiement pour y iu- | P. Bourgois de leur compte rendu : | : corporer une loi de la nature décon- peut être en connaitrons-nous la Verte par le Docteur Hereule SAN- div purchaser: raison plus tard. Il n'y , pre | n Sn re le DE qu'en Acadie qu'on se permet de que nétuie qu’elle soit È nat ii: | trainer les motifs et la conduite des | débilité nerveuse, névralgie, insomnie, | évêques dans la presse. Il en est, 8" PP° RE Pepe, au de-même aux Etats-Unis. Dans | Rhumatisme Lrflammatoire deux coiounes du Messsger del _ SRE, FA: re Lewisten, un éciivain franco-amé-| MM Séache:& Co Fr ricain mal-mêne les évêques et les | 2 RES ae Montréal prére d'une. manière | ere are pe Menrssss honteuse et scandaieuse. D'un au- sai avec succès, de votre OXYDONOR tre côté je détache ce qui suit d’un t que nons l'avons déja recommandé article intitulé :—'*Nos traditions, | a quelques personnes souffrantes | nous a été d'un f k aise »1 - { nt prompt secours rotre langue,” de La Patrie de | pour le rhumatisme inflammatoire, il! ter : PE Veuillez agréer nos sivcères remer- ver remet à l'ordre du jour notre ciements pour les renseignements que À , { L | VOUS avez eu la complaisance de Situation natiouale sur le continent donner sur l'emploi le l'OXYDONOR: . -.....N0s compatriotes ont trouvé | Vos bien dévouées sur le sol de la République voisine! il Les Soeurs du St Rosaire une hospitalité généreuse. N’est- y] xydonor dure dure toute la vie. sert à toate la famille il point regrettable d Î ‘ji P g ‘e ce reconnaitre) Demandez pour notre livre No. que, au lieu de l'harmonie, de la 36 donnant les prix et renseigne- sympathie qui devraient exister en- [ment :. irlan jais manière | tre tous les catholiques, entre Ir-| Dr. H. Sanche & Co, landais et Canadiens-Français spé-} 364 rue Ste-Catherine, Oucst ! MOXTREAL, QUE | Bureaux à New-Vork, Détroit et, | Chicago, i { : { \ ohne M nca D ER TS ET A à à to give us à cali, and they will find we can meet all competitors, and Save {o them tie trouble pense of going to Summerside Or Charlottetown and ex- £Y sa # ‘0 5% SR ne ie complete stock ot à #+ ne De Es Fear x ke £ EUR ANR 7 ÂGE s" L CAR PER UE FS SRE: ge + , ÿ - E4 Ÿ