Es détnnettlth REO1T DE NOEL - continué de la ler page sache compatir à tontes les in- fortunes, aussi vientelle de la tirer par sa robe, en lui disant : “Vois done, maman, cette pau- vre petite.” Madame Benvit fouille dans sa poche pour y pendre quel L que moxnaie, quand il lui sem- Û ble tout-à-coup reconnaitre aux ! mains de cette enfant, les bottes | de son msri. . “Que désires-tu, petite, Ini de- mande-t-elle en s'approchant. | —Remettre ces bottes à M. Benoit, répond la petite d’une voix uu peu tremblante. —Ak! fort bien, Augustint continua la dame, en s'adressant à un jeane garçon qui venait de | s'approcher, preneg ces bottes et portoz-les à votre maître qui les attend : pris se tournant vers Ninette : —- Es tn de ce quartier mon enfant ? ini demande:t.elle. — Oui, madame, j'habite tou: près d'ioi, je suis la fille do Jean le saretier. — Fort bien. Puisque tu t'es si bien acquitté de ta commis sion, je vais te donner des étren- nes ; voyons choisis ce qui te plait mieux dans oes bonbons. — Oh! madame, murmura l'enfant, si voas vouliez, je pré- féverais bien autre chose. — Quoi done, ma fille ? dit la dame, un peu étonnée. Je voudrais, dit Ninette en balbutiant, tant elle oraignait de voir repousser sa demande, de quoi faire un peu de tisane pour Maman, et pour moi,un putit, oh ! mais rien qu'un tout petit morceau de pain. Madame Benoit surprise et émue regarde Ninette. —Aursis-tu donc faim, par hasard, men enfant, demande t. elle, le cœur serré. — Oh ! oui, j'ai taim, bien faim, dit Ninette encouragée, et mon Pauvre papa aussi doit avoir bisn faim oar depuis hier au soir, Nous n'avons rien mangé." Madame Benoit ssatit ane lar- me monter à ses yeux. La petite Marguerite alla plongor ses deux mains dans que vaste caisse de bisenits, et les présentant pleines à Ninette, elle lui dit : “Mange, pauvre petite, man- ge, et maman qui est bien bonne, te donnera après de pain pour toi et ton papa, n'est ce Par, pe- tite mère chérie ? — Certainement, dit Mme Be- noit, charmée du bon cœur de son enfant, mais laisse d'abord manger cette pebite. Marguerite tendait toujeurs ses denx mains »leines à la peti- te Ninette : celle-ci regarde un instant les appétissants gâteaux, puis jetant à Mme Benoit un regard d'éloquente prière, olle lui dit : —#i vous voulez permettre, madame, que je les emporte POUr ma pauvre maman qui est bien rhalade. Cette fois, madame Benoit »e ehereha plus à retenir les deuws &rosses larmes qui depuis an Moment, étaient suspendnes à ses paupières. “Vois Marguerite, dit-elle à son enfant, vois sette Pauvre pe- tite, elle meurt de faim, et pour- tant elle refuse de toucher à ces gâteaux qu'elle vent °onserver Pour sa mère malade. Mange, enfant, eontinne-t-e]le en s'a dressant à Ninette mange sans crainte, et nous irons ensuite porter à ton père et à ta mère les soins et les secours que ton cœur leur 8 bien gngués.” * # * Too, too, too. “Quel est ensore 0e vagabond qui vient frapper à notre porte, dit Jacob le fripier en se to. nant vers sa” (me, qu'il v'y vien à dop* A L'IMPFARTILAT,, JEUDI LE S1l JAIN 1901. Anis: Patientes MARQUE | 62 + 4%, ES PÈ ‘+ LL = LA D CZ ES ls -S 5 STE æn # == = à < \ IS SRE jé SR NES pe 0 FEMMES PALES ET FAP VANANANS SHARE ne DANSE SANS ANA 8 SRNNTNUS HÉNtRUnnnnn De nu uaTT tee Men 5 AttAR “assems Le LL LEE ETC CECEL CURRENT EE EEE CEE EEE ES ssh [) DoUT gere Quant Res MS Ta Ten laUe 2 Paix 80 Cents. Six Boites $ COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO AME ONTREARL, CAN. PARIS, PranCe . 250. RAICHNE ss N, vs A. La Compagnie Chimique Franco-Américaine attire l’attention de ses patientes sur le fait très important qu’elle a retranché Rouges seront donc connues à l'avenir sous le nom de À Rouges de la Cie Chimique Franco-Américaine. Pour 1 grand intérêt des Dames qui prennent des Pilules Rouges, » ” cru faire ce changement ; elles voudront donc comme pe: plus que jamais, exiger que le nom de la Compagnie Ch! Américaine soit sur chaque boîte. C'est le seul mgue" tables et de se guérir rapidement. Les Pilules Rouges doivent être prises à la do tement après chaque repas. Les Dames qui o avaler une pilule pourront les écraser et les prendr ou du sucre, ou avec ce qui leur plaira le mieux. Les Femmes qui souffrent de dyspepsie et d’indi, prendre avec leurs pilules un verre d’eau bien chaude, elles ajouteront un quart de cuillérée à thé de soda à n'y remède bien simple aidera beaucoup à leur digestion et aussi sera le bon effet des Pilules Rouges. à Les Femmes qui sont constipées devront aussi prendre nos Ta- blettes Purgatives. Il est très important, pour le bon fonctionnement de l’estomac, que les intestins soit réguliers, et nos Tablettes Purgatives prises suivant les directions, guériront toujours la constipation. Elles aident aussi à la digestion des vivres et au bon fonctionnement du foie; elles débarrassent de la bile et guétissent les maux occasionnés par la constipation. Les Pilules Rouges doivent être prises avec persévérance car les femmes qui souffrent depuis des mois et des années, ne peuvent espé- rer se guérir par l’usage d’une ou deux boîtes seulement, mais il leur faut de la constance, car si elles persévèrent, elles obtiendront certai- nement le résultat que ces Dames, dont nous publions tous les jours les témoignages, elles seront guéries par l’usage des Pilules Rouges et les conseils des Médecins Spécialistes. de la Cie Chimique Franco: EP La femme de Jacob se lève, ouvre la porte, et dità Jean, dont la main tremblante n’a pas esé tourner le loquet : ‘“‘Allez vous en,en ne donna rien ioi. —Mais je me demande pas l'aumêne, dit Jean, en relevant le tête, je veux vendre ma veste. —Alors c'est différent, en- trez." Une fois entré, Jean se dé- pouille de son vêtement, il n'a plus sur lui qu'une misérable chemise coton bleu pour se ga- rantir du froid, mais qu'importe, son enfant aura du pain |... ‘“‘Somment m'en donnez vous blante. - —De eels, rien'!répond Ja femme on lui tendant avee dé- dain ]e pauvre vêtement qu'elle vient d'examiner, ee n'est plus &a'vme guenille dont -swnetiro. demanuda-t-il d'une voix trem- Américaine. "Messieurs les Médecins Spécialistes de la Cie Chimique Franco-Américaine, “No. 274 rue St-Denis, MONTREAL. " MESSIEURS, ‘* Chers Docteurs, Nous invitons aussi nos patientes à venir voir les Médecins Spécialistes de la CIE CHIMI rent avoir plus de renseignements sur leurs maladies ou sur le mode d'emploi des PILUL tations, Lpersuailes ou par lettres à e souffrent et veulent se guérir. ct au Etats-Uuis sur réception du montant, ‘* En réponse à votre lettre ‘* Comme vous le savez, lorsque je vous ai écrit, ‘* faisait mal et j'avais des douleurs dans le dos et les côtés. ‘et avant de vous écrire j'avais essayé un ‘® Voyant sur les journaux les nombreuses ‘écrire ; je pris vos Pilules Rouges ; je suivis ‘ Je me fais un devoir de recommander à mes a ! convaincue qu'elles sont le meilleur remède “ Je viens de donner naissance à un enfant et je suis restée d'une grande faiblesse. ai toujours toussé et je tousse encore plus que jamais. J'ai diminué ‘* J'ailes jambes bien faibles, Je vous prie donc de m'envoyer une demie douzaine de boîtes de Pilules Rouges ‘" et aussi les directions et conseils que ma condition exige. Deux fefttres reçues de MADAME CHARLES DESORMIERS, qui prouvent l’efficacité et la grande valeur des PILULES ROUGES, Sr-FÉLIX, de Joliètte 15 Février, 1900, + _—… »“ A Depuis quatre mois e 40 livres ; je n’ai plus de couleurs e ‘# Votre très humble, "D AME CHARLES DESORMIERS, ** St- Félix de Joliette, Qué," Autre lettre reçue le 20 Avril 1900: me demandant comment je me suis trouvée de vos conseils et de vos bonnes “ Pilules ROUGES, je ne puis passer sous silence le bonheur que j'éprouve de pouvoir vous dire que je suig "encore une fois en bonne santé, grâce à vos soins j'étais très faible, je toussais beaucoup, ma digestion sa Je ne pouvais grand nombre de remèdes sans résultats. lus vaquer à mes occupations, guérisons obtenues par vos soins, je me décidai À vous vos conseils et aujourd’hui, mies souffrantes de prendre vos Pilules Rouges, étant Lien possible pour guérir les maladies des femmes. je suis complètement guérie. “DAME CHARLES DESORMIERS Adressez vos lettres comme suit: “St-Félix, de “ Joliette Qué, ” UE FRANCO-AMERICAINE, si elles déni. S ROUGES, ou ée leur écrire; les consul. o#nées par nos Médecins sont absolument gratuites et ne pourront manquer d'être utiles anx femmes Nos PILULES ROUGES se vendent 5oc la boite ou 6 boites pour $2.50, envoyées par la malle au Cana CIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE rait pas cinq sous.” Oinq sous !.....ua instant, Jean femme de lui donner seulement ces einq sous. Mais, laisser pour si peu sa femmo #relotter la nuit dans sa chambre glacée, il n'en a pas le courage. 1l revien- dra chez lui,etil cherchera par- à la pensée de demandor à cette| mi ses outifs ceux dont il pent au besoin se passer, et puis, qui, sait! son propriétaire, touché par le récit de ses infortunes eonsentira peut-être à attendre encore, et à lui laisser la faible! somme que lni doit M. Benoit ; cette pensée lui rend du coura- ge, et le cœur plein d’un espoir | que rien pourtant ne semblait | justifier, il hâte le pas pour ren- trer chez lui. Jean est arrivé, mais à peine it-a-i] tourné le loquet, qu'il voit (une vive lumière passer par la porte mal jointe qui ferme la seconde pièee. De Ia Inmière ehez lui !...cela se peutil ? n'est-il pas plutôt le jouet d'ane illusion. Jouda— <e *-made-bouilloi vient ‘ | \ T D (} () K ÈS Dépt. Méd. No. 274 later son estomao comprimée par le besoin ; quese passe-t il donc dans sa demeure ? Jean traverse sa boutique d'uu pas chancelant, il ouvre la seconde porte et ce qu'il voit le stupéfis tellement qu'il serait vesté long- temps immobile sur le seuil, #1 Ninette, le visage radieux, n'é- tait venme se jeter dans ses bras. D'abod, dans sou foyer, depuis si longtemps éteint, brûle un bon feu, qui répand daus la pièoe humide, nne douces cha- leur ; devant ce feu mijote le bouillon dont le parfum l'a déjà frappé ; sur la table, et près du lit de ia malade, se tient ane jeune femme qui lui fait prendre uue tisane bienfaisante. Jean 0e demanne s'il rêve, et Ninette lui dit entre deux baisers : — Papa, papa, maman va gué- rir et nous n'aurons jamais plus faim, oar voilà une bonne dame, que le bon Dieu a envoyé à notre secours. —Que vent dire cela, mur ean quine peut croire à ‘bonheur. * ‘4 x CE OS RUE ST-DENIS, MONTREAL, {_ —Oela vent dire, répond ma- dame Benoit, de sa douce voix, que Dieu qui bénit les bons cœurs, a permis que votre petite fille tronvät sur mon chemin. Le courage naveo laau-lle elle a refnsé les étrennes sucrées que je ini offrais, le courage plus grand encore dont elle a fait en refusant d’apaiser sa faim avec les gâàteaux qu'elle a préféré conserver pour sa mère malade, m'a profondément touchée, et J'ai résoln de consacrer à votre bien-être l'argent que je devais dépenser cette année sn riches et coûteuses étrennes. Ce sont les étrennes de Ninette que je vous offre, dit elle, en déposant de l'argent sur la table, et vous les devez an noble cœur de votre enfaat, La pauvre mèr- ‘de ent un sourire ‘le Toan pressa son enf et pendant tombaient de mura : —Que le Fo eomme ton pè] Vn.. : _ À Us t e le nom du Dr. Coderre de tous ses remèdes. Les Pilules.