| a R PER I OR EE nc: 2508 ce ne a ETS RS ee us ga : …— L'IMPARTIAL JEUDI LE 1 MAI, 1902 LA PANTHERE NOIRE (suite de la ire page] val, qu'il tenait par la bride. +M. Copeland'! fit mistriss Taylor avec surprise, lui qui s’é- tait montré si bon et si aimable aveo nous ! —Oai. M. Copeland m'a ad- ressé des reproches, et m'a con- seillé de regarder tous les hom-. mes comme des coquins lors- qu'il s'agissait d'affaires ; car c'est ainsi,a-t-li dit, qu'il avait coutume d'agir afin de ne pas ê're trompé. —Le eiel vous préserve de faire de telles suppositions, mon bon Heury ! mieux vaut être dupe. 11 y a encore de braves gens sur la terre, et nous apprendrons à les connaître dans le malheur. Que vous ont dit les Barker ? —Je ne suis pas entré chez eux, je craignais de m'exposet à une nouvelle déception. Nous attendrons qu'ils uous apportent des consolations eux-mêmes, Car Je ne me risquerals pas à aller en chercher chez eus. chez M: Copeland ‘je suis tourné à l’anberge. re- laute. {8 s+: montraient fort irrités contre notre propriétaire, qu'iis traitaient comme il le mérite. is m'ont conseillé, en somme, dene pas quitter le! cemté, et m'ont promis de faire tous leurs efforts pour me trou- ver une ferme dans les environs, où je suis connu comme un homme honuête, ‘charitable chez qui les pauvres reçoivent toujours bon accueil. J'avoue, ma chère May, que tout cela m'a fait grand plaisir. Ces bounes paroles ont plus compensé la détection de notre ami Copeland. —Bah ! le secours de ces voi sins ue nous sera pas nécessaire et ami jour veus a pro ai le veritabl vuissant qui jusqu a ce téges daigne nous accorder eu— fit les core sa grâce pour l'avenir, inistriss Tayior yeux au cici. — ll est vrai, m2 bonne May, axe Dieu a toujours été plus fidèis ami J'espère, com- me toi, dans l'appui d: secoarable, et ce quinons parait en levant notre sa InAÏn | en ce momw+nt un malhe parfaitemen: profit, yens ur peut tonruer à notre Provi- ,quill empioyes par ja deuce pour uous secourir ; soit le bienvenu.” En disaut ces mots, M. T aylor avait placé 8a main dans ce: le | de sa lemme, comme sil eût! fait avec elle le serment de nel jamais céder et de ne poiut hé. elier dans la foi. Le lendemain fit insérer matin, T ayi or dans Îles Journaux d: Ss annonces par les qjut villes 1] | manlfestait le désir de Jouer une ferme ; 1} écrivit aussi à queiques amis des comtés voi sins, pour ies prier de s ovcuper de lui et de Jui faire y avait quelque part, près d'eux, | âge, le brave garçou se mit à | Ïi porta ini- | et | fut maintes fois arrêté dans la. une ferme à louer. même ses lettres à la poste, rue par des personnes qui desi-| raient connaitre la vérité sur Le | bruit qui courait de son renvor des Osiers. Tout ce monde là| était unanime dans son impres- | siOn ; Où Se montrait irrité con-| tre le propriétaire, et on prodi | guait à Taylor milk ges de sympathie. : témoigna-| Le brave agriculteur n'avait cependant pas encore vu un seau! de ses anciens amis. 1l était possible que ce fût simple- 8 ment uw eflet du hasard, g'ie jusqu'alors il n'eût jamais craversé la ville sans qu’uue de, bien ses connaissances l'ergageät à um mois plus tard que d'habi- cieu et a toute éprenve. 11 est De J'ai trouvé! ià quelques fermiers qui m'out reçu d’une façon plus bienveil- | 16t, que | quels que soient les mo | savoir s'il! Comme il passait devant la maison da capitaine Barker, dont la fille avait toujours mon tré beaucoup d'affection pour Amy, il crut apercevoir les dames du logis le regarder à travers les rideaux etse retirer aussitôt qu'elles le virent. Quoi qu'il en fût, M. Taylor ne soupçonnait pas encore toute ia vérité. A dater de ce jour là, les Osiers devinrent un séjour plus tranquille, ear les amis qui visitaient d habitude la famille Taylor se tinrent à l'écart. Les journées et les semaines se pas- sèrent sans que la faniile Tay- ior vit personne, quoique le temps. fût exeeptionnellement beau et le jardin plein de fruits précoces en très grande quan- tité. inutile de dire que les Taylor furent péniblement affectés de cet oubliet dece manque de sympathie, et cependant leur ferme croyanes en l'honnêteté de leur semblables n'eût pas été aitérée, s'ils n'eussent ap: pris Certains propos malveillants qui leur furent rapportés. | Le pauvre Taylor, protonde- ment aflligé par tons les bruits qui couraient la ville à son su: fit de nombreux eflo ts [pour découvrir l'origine de ces |calomaies ; mais ses recherches | n'obtinrent aueun résultat. 1 | Pour la première fois, cette fa nille hon- nmête et considérée se vit } 1 [re pousée par ses amis des temps ‘h:ureux : ses chefs commencè- rent alors à douter d’eux-mé- | mes. ) Cette injustice générale les engage à resserrer plus étroite- ment leur cercie intime, et ils se couvamquirent bientôt que ie viai bonheur pouvait #£e passer des sympathies d'autrui. N'avait-1l pas toujours existé, |giâce à leur accord unanime et à leur affection mutuelle ? Chacun d'eux, parents et e61- fants, redoubhia de gèle et d acti- vit- dans l'accomplissement de ses dtvyoirs, et ils commencèrent |aY:C Le tout zèle possible. deraugeaient pius maintenaut au tiliieu de leurs travaax, et ils réalisalebt des écouomies sé- rieuses de temps et de travail. Bieniot ces faux amis, ces pa rasites furent chaque jour les |taalent davantage a l'idée de quitter ieur belle vallée de | White. Horse, qu'ils avaient | ae iudispensabie à leur ‘or- It'ne et au bonheur de leur vie. tous ounblhés ; Tayior s habi- | CHAPITRE 11 la position de Ja famille avait produit un très grand résultat! Walter | Arden ; il avait fini par com- prendre qu'il devait aband.n- in:r les jeux de | dans les dispositions de l'enfance pour |veuir activement en aide à $es @isrs parents. Plus sérienx qu" n ne l'est d'ordinaire à cet fréquenter assidûment j'école 1i prenait en outre des leçons particulières, dans la soirée, et | les premières lueurs du jour le [retrouvaient souvent courbé sur ses livres d'étude. Quoique le printemps eût été à s preparatifs de leur dépert | D'ailleurs les importons ne le:! | | Le changement survenu dans: | | | épis légers et destiges courtes et desséchées. Les luzernes non plus ne réuseirent pas, elles se desséchaient sur la terre ; l'orge pesait peu, et l'avoine rendait à peine le prix payé pour la ra- masser. Tous ces événements efili- geaient cruellement le cœur, déjà bien triste, du ma herreux fermier; oar ii avait compté sur c:tte moisson pour avoir l'argent comptaut, ce qui lui aurait permis de trouver ailleurs un attre d.meure. L'espoir que tont irait tôt on tard an gré de s8:s désirs ne l'avait pas abandonné, et s:5 enfants et lui s'occapalent ac tivement à rentrer ia moisson aveo le plus grand soiv. M.Tuylor allait quelquefois explorer des fermes, qui l'obligenit à s'absenter des Osiers pendant plurleurs se- maiges ; mais il n'avait pas en— core tronv:ce qui pouvait lui conveæir, soit parce qre les ce soit parce que ses propriétés étaient trop considérsbes pour qu'il püt en dirigir l'expiloita- tion avec ses seules 16SFOuTrtes. Il n'y avait aucune ferme dans les environs qui répendit à ses espérances ; aussi se di- sait-il qu'il allait être forcé de vendre tout, c'est-à-dire les ustensils aratoires, les chevaux, le bétail et les meules, fante de pourvoir les transporter. L'époque fixée pour le départ des Osiers approchaïit, it, à plu- sieurs reprises, M. Tav'or re- neuvela ses absences pour alier à la recherche de l'habitation désirée ; mais ji! revenait tou jours séns avoir obtenu Île té. sultat qu'il désirait. La fami:la Tayior avait teint le dernier mois q r'eile de- vait passer dans le pays, et ces braves gens se voyait: nt chligés de tout vaudre et d'aiier attun- dre dans !a ville voisine le mo- ment et l'occasion fivorables pour recommencer le traveil. lis sadrerssèreut donc à | COnisSa F: Pristur at- un ; als ls acheteurs n: furent pas uom- 'breux, et ies euche es n'attei- gairent que des prix dériro.res. | Les vache: la nourriture , dout avalb été tres dis pendiewuse, oar [ja » cote des fuurrs ges avelt été lusuffisante ancrée là, se vendirent à vil prix. Queiques jours apiès cette veute, deux chariots, atielés de quatre chevaux et chargés d: meubles, étalent airétes devant ia porte de la fermne. Taylor sortit de em- poritaut un bouquet de fleurs iraichement cuelisi,st, les !:r- nes aux yeux, ele s’appuye sur le bras de son mari, Sans protérer la moindre paroie, ja |pauvie femme jeta un long r- (gard sur ia vicilie maison qui javait, jusqu ace Jour, ‘son bonh-ur +aps nuage ; elle die adiuwu @1 sauglotaut.à cett. habitation chéii: et, le cœur saiguant, s'élcigua de cette de. meunree se demandant quand jelle pourrait eu autre. Les yeux ds Tayior tél: | salent aussi la présence de pleurs prêts à couier. Ceite yieille ferme était le berceau de ses aucêtres ; ses enfants et lui y étaient née. Elie avait été) cette Mistriet & maison piOti ge Irouver une fort beaz et eût donné les meil- leurs espérances d’une bonne | |récoite, une sécheresse persis- tante vint frapper les maiheu-|! reux fermiers. Les fourrages manquèrent presque complète-| ment, l'herbe était désséchée par le soleil ; par la même rai- son, le bié s'étiolait dans les, . | champs, et le sol calciné ne pou- vait lui donner une nournture suffisante, La moisson fut faite témoin, pen‘tant un siècle, du bonheur tranquille et modeste de sa famille. lise dismt que désormais lerom des Taylor allaity être oublié : ik sentit | son Cœur 8e déchirer, a sa VOIX 's'éteignit sur ses ;èvres au wo meut de proférer un dernier adieu. [à continuer] LE V&GETABLE WORM SYRUP de McLean est un remède an- entrer dame son logis. tade ; e eile ne produisit que des sûr, agréable an goût et eflicace. | Î 1 g = dx LE Fe RE né Lee méme : 5 ja D d e\ terres n'avaient aucure valeur,! “ si n OU American and Canadian Wail Papers BE color combinations We have ever shown. English Floor Oilcloths and inoleums ing aud designs are inuch admired. Carpets! Carpets! Carpets ! Brussels C'arpets, here. Prices lower than ever. Lace Curtains and Muslins. the reach of al). Rugs, Crumb Cloths and Art Squares. cial line of Wilton H:arth Rags in Oriental designs. Window Shadse, Cartain Poles and Trimmirgs, Brass Vestibu ing, Art Sateens, &e., &c. on2 roof in Prince Couuty No troubie to show our gooïs. FURNISHINGS Seventeen thonsnnds rolls of Wall Paperiug, including some of thé most artistic designs and : Flora! Patterns are in god demand. We show a larger range than ever before and the color- Yolr.4 Carpets, Wilton Oarpets, Tapestry Carpets, Wools, Unions, Hemps, Stair Mattings, &e. This department is full to overflowing with the fiuest rauge of goods ever seen This department embraces an immense vari ty of dainty and durable good: at pricrs within ° : n . . . 9,9 ©) Art Syneres inclnde Balmorals, Tapestries, Wools, Unions and Jutes, in sizes 2335, 3x3, 38x54 and 3x4. Over two hundred Carpet Ends suitable for Rags, with match figures. We show a spe- le Rods, Stair Plates, Stair Pade, Stair Linens and Oileioths, Table Covers, Mantel Draperies, Portieres, Tapestry Furniture Cover- Altogether we have the largest and most compte line of House Furnishings to be found under . T. HOLMAN. & fi Ripaus Tabules Doctors find A good prescription For mankind. Ripans Tabules are a common sense, effectual cure for dyspepsia, biliousness, heartburn, headache, con- stipation, dizziness and all diserders of the stomach, liver and bowels They are intended for the use of men, women and children everywhere, and have proved beneñicial in the majority of cases. It is not claimed that they will perform miracles, but- some of the cures which they have effected amount almest to that. Easy to take and prompt in action, they have no rival as the best remedy for the every-day ills of humanity. A MEDICINE WHICH PROLONGS LIFE. ‘{ I bave used Ripans Tabules for a namber of es and ms not be without them. I was troubled with nie and cod igipation, and e sine ave been usiog th that I! am getting rid Ôf terrible b ons Le Qun ne a ont de dizziness. Of läte L have nôt had ay. get « wét à riique fever and wii sitting on the step, when a neï r came sens «F I loëked. 1 told} had just got over the fever and afrald to 4à Ülag on acééubt of indi h, from which I had suffered since Î was quite young se to tæke Ripans 4 E said I would try then, and from ben I boom Withé Ï can eat + anythis providiag I finish with a Tabule fnstead 4 dessert. J feol very thankful that 1 have 1 something that will prolong my life,” a GASTRIC TROUBLES, à : bad suffered three years at least from PURES SCOR PARPIN DEN SNL VERIO PARRNSNRERE TRACE PARTNER 79 CRI PLACE RL VE MP RETRNU EE". ON À CEE A SPRL ARTE 6 di LA LA 2” PS DUO RME BARS EUR 5 2 EE CORTE VERS Eh VE 2 DU DT = c dd 7” gr troubles. 1 eould not sleep at night. ® 4 My head 2-1 and my feet would ba cold as ice. y bowels were not lar and I would dave ÿ ü 5 such cra? n gases forming èn my stomach that] would faînt away. 1 was in such distr #3 that 1w ave 8epner god un gr. About titree months sine suffertug an Fr 4 my bca tied up mwardly. y Brother reg 1 € s ta pe: & { obtain 4% ome for me ue the ir fn la 8 om an à Ci h ATAOUT Lh $ À rclieved me of all the foul gases thät fo hr Ch bey inove my bowés : ä ; for which 1 had been taking physies ali th time. ] ms no m ss tour À nav 4 & {have no more headaches and can sleep well ; in fact, 1 feel as lifht as ve ] breathe; À 5 that is saying a good deal for a woman wlio weighs 190 pounds. Tam that J'4f4 not com s Ë À using the Tabules a year ago, for they would have saved me a great of pain and ne , 0 v ief ë ne gives re ie EN té _ î nm & Rip ans ES DR then, 84 he a tthe wisest men, t É 4 ardt aye xp«'a {8 their woe, ordinary occasion. am ES Coutisusd RIP.ANS make! go. 60 cents, contains à supply for à BR re Er er EL LBIS SEE AL TL CRT College St. Dunstan HOTE RIVERSIDE Ç Affilié a l'Un versité Laval) (DUKE ST. MONCTON, N. B ———. mn Conrs CLASSIQUES, COMMER-! Cet hotel est à une minute de CTAUX ET PHIL:SOPHIQUES | | marche du Dépot de 1!’ Intercolonial _ en face du Bureau de Poste et près de la Rivière. au La proximité de l‘hotel de la ri- aura lien lelvière, permet de voir, en plein, le | spectacle grandiose du BOAR à chaque marée. | Termes raisonnables. Use étable de première clage pour la commodité des voyageurs. pa L'onvertare des collège St. Dunstan 5 septembre. Les pri ésenter le jour à clas-es élèves sont niiés de se e ouverture. Pour blus- ampies juforma- s'adresser an SuUD£Sri ur. FRED. THIBODEAU PROP tions, Ce 1er Ceptembre 190i e— TOUT HOMNE qui dans es bois connait la du Linimeut de Kendrick. leur. travaiiie raleur Ca ne peut pas avoir à la main au: cun r:mède de plas grande va- DE RC. A FREE PATTERN (your own selection) to every sub- scriber. Only 50 cents a year. = ——— A LABS MAGAIRE. A gen; be se colored Le NN phrtes : 2e ve & RES à cofy Sud dei ts, , Rte, Simpte, Up-t0- ee) art Abdoetely Peprectf iiting Paper Patiérus. DSTI RRESNTS ! - AK Seams Agrt ant Pr:foratlors show the Basting end Sewing Lines. où 10 and LS ggnts each- none higher Std in nearly every city and RCE or by mai! from THE MeCALL CO. 103-115-117 West 315t St, NEW YORK. Better than ever Fall is setting in. New goods arriving weekly. Country pro- duce taken in exch- ange for goods at highest market value. Not necessary to go out of the village for Bargains- Right at the old stand you ROCERIES, CRY GOODS, BOOTS an! SHOES HARDWARE ete, etc, cheap a price as elsewhere. can get at 28 S. E. GALANT, [Abraham'e Village 7 nai :