2 STARS ADR TE PT EME pa pe am ET af A MERE pe SCT ee NOUVELLE SERIE UN JOURNAL CATHOLIQUE DANS UNE PAROISSE C'EST UNE MIS SION PERPETUELLE. LÉON XII PUBLIÉ LE MARDI DE CHAQUE SEMAINE ABONNEMENT Pour LE CANADA Un Mnnoctosessee cs Di Six M enonnnnscvesnses cel Pour LES Erars-UNIS US. ae. ccoseisetosee #1. 90 Six Ms scsosbroitoccst io POUR L'EUROPE Un Mess codsecsetces DT OR bo cscanse soso L00 Les abonnemeuts sont”payable d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- pal, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bonnement et payer tous les arré- rages. Ceux qui caangent d’adresse devront nous donner l’ancienne aus- | si bien que la nouvelle. Adressez toutes lettres, corres- pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouard L'IMPARTTIAT, rm Tignish, Mardi, 5 Octobre 1909 Noble Projet Le Temps de Paris nous apprend qu’au cours de l'assemblée générale du Boersenverein des libraires alle- mauds, qui s’est tenue à Lepzig, le 9 mai éernier, il a été décidé de ré pandre par la voie de la presse, dans tous les pays, la déclaration sui- vante : à ‘:L' Assemblée générale du Boer- senverein des libraires allemands, coustate, avec une profonde tristes- se, l'accroissement inquiétant d’une littérature déplorable, qui, sans au- cuve considération de bien pubiic, sans aucun sentiment de responsa- bilité à l'égard de la santé morale et physique de la jeunesse, déchai- ne les plus viles passions de la na ture humaine et menace gravement les bases mêmes de notre civilisa- tion. ‘Les représentants de la librairie allemandle, autrichienne, suisse, réunis à Lepzig en ce jour, décli- nent toute solidarité avec les au- teurs et les propagateurs de cette littérature empoisonnée et considè- rent comme le devoir naturel de tout vrai libraire de s’associer de toutes ses forces à l'exterination de ce fléau public par la propaga- tion intensive de bons livres et par une lutte énergique contre la mau- vaise littérature.”” Répandre cette déclaration par voie de la presse dans tous les pays est certes accomplir un commence- ment d'oeuvre méritoire. Car s’il suffisait de grands mots, de belles phrases, ce serait tôt fait et...au- tant en emporterait le vent ! En notre siècle il faut autre cho- se que des mots : 2/ faut des actes. Par les actes seulement on arrivera au succès. Le Souverain Pôntife Pie X ne cesse de le répéter depuis son accession au trône : ‘‘Agis- sez |"? Mais, direz-vous, comment agir dans le cas actuel ? —En faisant chez nous ce que font ou veulent faire ces libraires dans les pays du vieux monde. En propageaunt par tous les moyens les bons livres, en luttant, par le bon jourual surtout, contre la mauvaise littérature. Et cela devient urgeut au Cana- da—même, hélas ! en notre douce Câdie !.... Jeanne, Ô Bienheureuse Jeanne ! aidez uous. it ne + L'Education des Enjant Quelles sont les premières habi- tudes à faire prendre aux enfants? III. La franchise. La franchise est une vertu qui embellit un en- fant et facilite le travail de l’édu- cation. Comment dévellopper cette vertu chez l’enfant? La chose est simple: il suffit d'ê- tre toujours sincère avec lui, de ne jamais le tromper. On ne le gron- dera pas, lorsqu'il aura voué iibre- ment une faute. On ie récompense- ra lorsqu'il aura fait un aveu péni- ble. Pour fortifier en lui c: beau sen- timent, on lui dira que le bou Dieu voit tout et sait toujours la vérijé, et qu'il punit sévérement les men- teurs. IV. L,ordre, Tout petit, on ha- bituera l'enfant à prendre ses repas toujours aux mêmes heures’ à re- mettre ses jouets, ses objets classi- ques. etc., en plare après qu'il s’en sera servi. On ne lui permettra ja- : mais de laisser trainer ses vêtements, ses chaussures, on les lui fera ran- ger avant d'entrer au lit. On lui désignera certains objets à ranger habituellement dans la maison. On manifestera sa satisfactjon de voir qu, il sait déjà si bien faire les cho- ses V. L'esprit de sacrifice. C'est la uve qualité bien comptise résume la question de l’éducation : elle for- me la volonté, fait les hommes ver tueux, les apôtre assure le bonheur. Si on s’y prend bien on amèue fa- cilement l'enfant à se priver d,une friandise pour faire plaisir au petit Jèsus, à douner sur ses économes une pièce de monnaie à un pauvre à se tenir droit à table ou pendant la prière, à garder le silence pen- dant quelques instants, etc., etc. Q'on dise à l'enfant cu’on lui de- maude ce sacrifice en vue d'obtenir la conversion d’un pécheut, ou u- ne grâse particulière qu’on lui dé- signe, tout de suite il sera prêt. Pour l'encouragement on peut s’assotier, avec lui dans la bonne oeuvre, Onne manquera pas de lui témoigner sa satisfaction pour sa bonne volonté , on le récompen- sera à l’occasion. On n’oublira pas de lui rappeler souvent que l'Enfant-Jésus a été l'enfant du sacrifice et on lui dira ceux quel’ Homme-Dieu a faits à la crèche, dans sa fuite en Egypte,sur a croix, etc DR oug Odieux ‘...Et le nombre ceux que la pauvieté oblige à peu- ser, à parler, à écrire sur comman- de, à prendre, quels que soient leurs sentiments intimes, la nuanc: ou la couleur du journal ou du parti qui les a adoptés et qui les nourrit. Servitude de l’esprit, servifude de la plmue, servitude des lèvres, joug odieux de l'ame auquel les plus no- bles, incapables de pactiser avec lv wensonge ou le mal, 3 arrachent bon gré mal gré, mais en s'exposant à toutes les persécutions, à toutes les misères et en brisant leur vie.’ —(E. Janvier, Carême 1903, conféren- ces. ) ‘‘Et le nombre est inoui de ceux que la pauvreté oblige à penser, parler, à écrire sur commande...”’: cela s'applique, en général, aux écrivains de toute la presse ; et en particulier, à ceux des journaux du Canada et de l’Acadie, à très peu d’exceptions près. Ii est impossible, à celui qui ne l’a pas éprouvé, d'imaginer les tor- tures morales qu’entraînent la ser- vitude de l'esprit, la servitude de la plume. (Celui qui, pour vivre, est forcé de se plier à ces servitudes qui rendent nul, stérile, tout son tra: vail, celui-là se voit à chaque ins- tant en butte au mépris, à la jalou: sie de celui qui le paye. Son hon- neur n’est plus rien ; sa fierté d'homme, de chrétien, est couti- nuellement foulée aux pieds ; ses convictions sont ridiculisées d'un mot maladroit—pour ne pas dire plus fort—et sans réplique : ‘‘Je vous paye !...”? I! doit s’estimer h2ureux encore quand 1l n’est pas obligé de mettre est inoui de car #/ saif que par là ‘‘il s'expose à toutes les persécutions, à toutes les misères et brise sa vie !” Se dévouer à un cause parce qu'elle est juste—cause de la reli- gion ou cause d'un peuple, c'est, certes, très beau : mais se voir ar- rêté à chaque pas sous les prétextes les plus futiles, surtout par l’igno- rance des principes essentiels de la cause à laquelle on a cruse dé- vouer, c'est souffrir dans son COrps—. Cela doit-il empêcher l'écrivain qui se dit catholiçjue d'accomplir son devoir ? — Nous répondons avec Lacor- daire, autre grand urateur sacré du XIXème siècle : ‘“Quand Bossuet, parlant d’une manière géuérale de la léfense dn droit, a voulu en donner la fermule dans sa ‘‘Politique sacrée’’, ilaé crit ce mot admirable que tout le monde connaît : ‘Iln'y a pas de dioit contre le droit’’. Cependant. quelque énergique et vraie que soit cette parole, ce n’est pas encore la formule véritablement chrétienne ; la formule véritablement chrétien ne est celle-ci : ‘‘Z7 n'y a pas de droit contre le devoir.’ —(R. P. La cordaire, Conférences, 1815'’). Et avec Louis Veuillot, le vrai modèle du jourualiste chrétien, du journaliste qui se respecte : “Quand à ceux qui, à un titre ou à un autre, se rangent parmi les ennemis de Dieu, o4 qui font tant de façons pour accepter la vérité in tégrale, le devoir chrétien n’oblige pas à tolérer leurs erreurs et leur: fautes, encore moins à les approuver. Le devoir est de rendre un bon té moignage à la vérité, non seule- ment au foni de sa conscience, mais encore à la face des howmes, avec loyauté, avec hardiesse, avec le saint enthousiasme des enfants de Dieu’. Voilà la ligne à suivre, Bencdiction apostolique Les câblogrammes suivants ont été échangés entre Mgr Sbarrett: et le cardinal Merry de Val, secré taire d'Etat. En voici le texte : A Son Eminence le Cardinal Merry del Val, secrétaire d'Etat, Rome, Les évêques Canadiens réunis en premier Concile plénier, jugent qu’il est de leur devoir d'exprimer au Souverain Pontife leurs senti ments de piété filiale et de parfaite soumission, de tout leur coeur ils le remercient de sa solicitude pater- uelle envers l’église canadienne et d:mandent Ja bénédiction apos- tolique, gage des dons divins ponr tous ceux qui prendront part à ce Concile, afin qu'ils contribuent à | tout restaurer dans le Christ | (Signé) Mgr SBARRETTI Délégué apostolique La réponse suivante a été reçue : A Son Excellence Mgr Sbarretti, délégué apostolique, Québec, Can. Le Très Saint Père accepte avec | bonheur les sentiments de piété f- | liale des évêques canadiens qui cé- lèbrent leur premier Concile plé- nier, et souhaite que de ce même | concile l’église du Canada recueille | des fruits abondants et excellents. | À cette fin comme gage des secours célestes, il leur accorde affectueu- | sement et tout spécialement la bé- nédiction apostolique. | (Signé) Card. MERRY DEL VAL MESSAGE ROYALE | Mgr Sbarretti, délégué apostoli- | que et président du Concile plénier, a envoyé le câblogramme suivant à | Sa Majesté le roi Edouard : Québec, 21 septembre 1909 {Sa Majesté Le Roi Edward VII, Londres, Le Délégué Apostolique, les Ar-' chevêques et Evêques du Canada, réanis en Concile plénier, dans la ville de Québec, désirent exprimer pour rester fidèle à ses convictions : | " entendre, ils n'obtienrent aucun résultat. sa plume au service d’ambitions ef-'à Votre Majesté leur loyauté et cel- tre certaines personnalités que leur | Dominion, ainsi que la reconnais- ractère, devrait protéger. gieuse et civile dont ils jouissent C'est à ces despotes, plus inhu-|sous votre gouvernement. Tous mains que les Tyrans de l'antiquité | nous prions pour que votre règne paienve, que s'appliquent ces paro- | soit Ioug et pacifique. les terribles du grand orateur sacré| (Signé) Mgr. SBARRETTI, que fut le Père Félix, S. J. ; ‘‘Ar Délégné Apostolique. rière, ces hommes qui ont sans cesse | à la bouche ies mots de ‘‘Patrie’’ et | de ‘‘Patriotisme’’ et ne s'en servent ! que pour parvenir à leur but : les honneurs. Arrière ces faux patrio- tes pour qui la Patrie c'est eux et Québec. qui s’ils sont déçus dans leursambi-| Je remercie Votre Excellence ain- tions, sacrifieront sans remords si que les archevêques et évêques u- cette Petrie !...”’ 'nis avec vous, du télégramme de Il faut un courage surhumain à | loyauté conforme aux meilleurs tra. l'écrivain catholique aujourd’hui 'ditions de l'Eglise dont vous êtes ROI EDWARD VII Délégué apostolique, frénées, de haines personnelles con- | le de tous vos sujets catholiques du position, peut-être même leur ca- | sante appréciation de la liberté reli- | | REPONSE DESA MAJESTE LE | | Monseigreur Sbarretti, | dm 7 mai à éd aie L'IMPARTIAL, TIGNISH,/I. P. E., MARDI 5 OCTOBRE 1909 Conquete de FAcadie par l'Angleterre = 0 —— QUATRE EX PEDITIONS SUCCE SSIVES, DE 1704 À 1710 — 0 — . (Suite) Le fort était en très mauvais état, avec de brêches ou- vertes, et la garnison. mal déposée, pour n'avoir pas, depuis assez longtemps, touché sa sulde. ‘ Subercase mit les soldats aux réparations, fit monter la garde du fort par les enfants, et jeta les Acadiens, les Sauvages et les soixante Canadiens au travers des Anglais. Ceux-ci débarqués en force der- rière l’île aux Chevelures, à une lieue seulement du fort, montaient résolument des deux côtés de la rivière. Se partageant eu plusieurs détachements, ïes Français s'embusquèrent en tirailleurs dans les bois, ce qui : força les Anglais à s'avancer avec prudence. Ils ne firent qu’une lieue, le premier jour. Le lendemain, rencontrant de la Ronde Denis qui leur disputait le passage d'une petite ri- vière, ils firent donner contre lui les trois cents Sauveges dont ils étaient accompagnés et deux cents miliciens. 5u- bercase accourut ‘au secours de son lieutenant, -et jeta sur eux ceñt vingt hothiimes si subitement, nous dit la chrorique, que les Sauvages ‘'s’arrètèrent tout court”, et que la co- lonne d’invasion n'osa, pas, ce jour là, s'avancer plus loin. Les Anglais se reprirent cependant, en envoyant quatre cents hommes forcer le passage d'un endroit non gardé de la rivière. Suübercase les y attaqua avecenviron deux cents hommes ; mais ceux-ci, des habitants pour la plupart et peu habituées aux combats corps À corps, ne pureut soute- nir le choc. Malgré l'intrépidité de leur chef, qui eut son cheval tué sous lui, il se débandèrent ; mais se retirèrent lentement, faisant force aux ennemis, qui n’osèrent les pour-. suivre. Les Anglais se contentèrent de s'avancer sur une hauteur appelée le Lion Rampart où ils se mirent en rang de bataille. Trop rusé pour risquer un combat inégal, Sa- bercase préféra les harceler et conserver son monde pour la défense du fort. L'Anglais, déconcerté et craignant de tomber dans quelque ambuscade, fut plus d'une journée en- tière saus rien entreprendre, ce qui donna le temps à la gar- nison de réparer les breches. S'étant, durant la nuit de 10 au 11, rapproché d'une por- tée de canon du fort, March mit une partie de ses soldats aux tranchés et envoya un détachement d'environ quatre cents hommes faire uae razzia de bestiaux. Saint-Castin, caché dans un petit bois avec quatre-vingt habitants et sau- vages, tomba sur eux à l’improviste et les fit rentrer en dé- sordre dans leur camp. En même temps Subercase faisait répandre le bruit, par quelques soldats déserteurs, qu’il at- tendait à tout moment un renfort de cinq cents Sauvages ct plus de cent habitants, et que le fort était défendu par qua- rante deux canons, la plupart de gros calibre, servis par cinq cents soldats. Cette nouvelle, toute de fabrication, jeta la consteruation parmi les assiégeants, d'autant plus vivement que kur artil- lerie à eux n’était pas encore arrivée. La division s'était mise parmi les officiers anglais, dont plusieurs estimaient qu'il n’était pas prudent de faire avancer si près du fort les frégates q'i portaient la grosse artillerie. Quelques-uns proposèrent même, dans un conseil qui fut tenu, de lever, sans plus tarder; le siège dela ville, et d'aller, comme Church:° l'avait fait à deux reprises, ravager les Mines et Beaubassin. ‘Plusieurs jours se passèrent dans l'inaction, du côté des Anglais, après lesquels, -le 16, ils commencèrent le bombardement. Mais, soit qu’ils s’y pritent de trop loin, comme le rapporte Charlevoix, soit que leurs grosses pièces ne fussent pas montées sur place, comme Barnard le laisse Ils prirent alors la résolution . de‘brusquer ie dévouement, et, à cette fin, fi- rent glisser quatre à cinq cents hommes jusque sous le fort pour en forcer les brèches, qu'ils croyaient encore ouvertes, pendant que le reste de l’armée s'avançait en bon orûre. Les canons du fort jetèrent la confusion dans leurs rangs. Sans désemparer, sans donner aux assiégés un instant de répit, durant la nuit même, ils se répandirent tout à l’entour des fortifications, protégés contre les :anons par les inegalités du terrain et les ténèbres, et se préposèrent à donner l'assaut. Ja garnison pensa'que tout était perdu. Snbeii aie fit étein- dre les feux et attendit dans le plus profond silence. Ce silence dans la nuit produisit un effet inattendue. Ce jour-là mêtme, Gaulin et Saint Castin avaient surpris un gronpe, d'Anglais occupés à brûler des maisons en amont au fort ; et, avec quelques habitants des Mines et sept ou huit Sauvages de Q1imibiqui. leur avaient tué nue dou- zaine d'hommes. Ceux qui s'échappèrent accoururent, hors: d'eux-mêmes, annoncer aux assiégeants que la bande de Canibas (1) attendue par Subercase, venait d'arriver. Aussitôt un souffl= passa sur le front des bataillons anglais, le souffle avant coureur des pauiques. Les approches du fort leur apparurent couvertes de mines capable: de les en- gloutir tous, et les bois, remplis de Sauvages tout près à les scalper. Pris d'épouvantement, les soldats restèrent cloués sur place et n’osèrent, au commandement qui leur en fut donné, monter à l'assaut de la citadelle. Pour se dédom- mager, ils se ruèrent sur une frégate et quelques barqnes mouillées en face du fort. Une volée de bord bien dirigée fit une trouée . dans leurs rangs et les arrêta net, ce qui fit qu'il rentrèrent, dècouragés, dans leur camp, avaut le jour. Le lendemain, ils levaient l'ancre, emportant le peu de butin qu'ils avaient pu fairé et garder, mais laissant derrière eux üun grand nombré de maisons et dé granges incendiés et de bestiaux abattus. ‘Nos ennemis s’en sont retournés plus battus que nous ne le croyons, écrivait Subercase au miuistre avec une pointe de griserie gascone ; on découvre tous les jours de leurs morts enterrés dans les bois’. ‘Nous avons, dit à sontour Labat, ingénieur du fort, trouvé dans le canp des ennemis environ trente ou qua- rante de leurs morts'’. Dans leur précipitation à se rembarqner, ils abandonnè- rent dans leur camp une grande quantité d'outils que les Acadiens se partagèrent. March n’esa pass’en retourner à Boston, de crainte qu’on ne lui fit un manvais parti ; il s'arrêta a Casco, où le gou- verneur lui fit défense, à lui et à ses hommes, sous peine de mort, de mettre pied àterre. L'’huiniliation fut d'au- tant plus grande, à Boston, que le gouvernement du Massa- chusetts avait refusé l’aide offerte par la reine Anne, qui tenait à s'emparer de l’Acadie avant l'ouverture des pour: parlers de paix, en répondant avec suffisance ‘‘qu'il se char- geait de l'affaire, et qu'il répondait de l'évènement”. En prévision du triomphe certain de leur flotte et de leur ar- mée, les Bostonnaïis avaient fait de grands préparatifs pour fêter la prise de Port-Royal. (1) Sauvages des environs de Boston, (A continuer) des chefs, et du Dominion où vous êtes assemblés. C’est mon constant désir que mes sujets jouissent 1lou- jours de la liberté religieuse et civi- le dans toutes les parties éde l’em- pire. EDOUARD, R et E. REMEDE CONTRE LE | RHUMATISME PREPARE A LA MAISON Quelques précautions simples qui pré- viendront de nouvelles attaques. (Signé) Un citoyen éminent qui pendant des années avait souffert de rhumatisme et de goutte rhumatismale, raconta à ses amis l’histoire de ce qui lui était arrivé et leur donna en même temps mr de la prescription qui avait coopéré si puis- samment à assurer sa guérison. S D'abord il s’aperçut que, chaque fois u’il mangeait des fruits acides, il avait e nouvelles “ee et en second lieu qu'il lui fallait à tout prix tenir ses reins en bon état. Pour cela il devait boire beaucoup d’eau, dans laquelle il faisait parfois dissoudre une pastille de lithia, pour faciliter son action sur les reins. : Le traitement est comme suit; pro- curez-vous les ingrédients chez votre harmacien: > trait Fluide de Cascara.... 14 once. Sirop de Rhubarbe....... «+. 1 once. Composé de Carriana.......,. 1 once. Sirop Composé de Salsepareille 5 onces. Prenez-en une cuillerée à thé après chaque repas et au coucher. Cette préparation est précieuse, elle peut être faite à la maison. Conservez- en La recette, OEUFS ARTIFICIELS On avait jadis parlé déjà d’une usine mystérieuse qai fabriquait des oeufs artificiels dans les envi- rous de Partis, Il parait que cette nouvelle sensationnelle et quelque peu étrange n’était pas une vulgaire fantaisie de journaliste puis-qu'on nous donne maintenant la recette de cette fabrication. À la vérité dans cette recette que nous devons au‘‘- Petit Jardin'‘, il ne s’agit plus que des oeufs durs, mais c'est déjà suffisamment suggestif à notre a- vis. Voici comment procède, pa- rait-il, l'usine anglaise qui en cou- fectionne un peu plus d'un millier à l'heure; ‘Les jaunes sont formés d'une pâte contenant de la farine de blé, de l’amidou et autres ingrédients. Les blancs sont faits d’albumine, leur composition chimique est in- dentiquement semblable à celle des oeufs naturels; la peau intériéure est une pellicule de gélatine et l’é- caille es. en plâtre des carriéres de Paris mais un peu plus épaisse que l'origine. Le jaune est d’abord roulé en boule et fortement congelé ensuite il est renfermé dans l’albu miueet soumis À un mouvement de rotatiou excessivement rapide, puis il est de nouveau congelé.‘ C’est évidemment encore un peu va zue comme pro dé de fabrication mais cela donne néanmoins à réflé chir sur ce que nous pourrons bien manger de natutel d'ici à un mom dre peu importe d'années ————...—... Pour les Personnes | Pâles et Délicates ORAN Rends la force et le tient vermeil de la santé en excitant un appétit nat- urel pour les aliments nutritifs. N'achetez que la véritable D. & L. 50 sous et $1.00 le boutielle. DAVIS & LAWRENCE CO., Montreal. 1 DESASTREUSE INONDATION Portland Me, 30.—Les pluies tor- rentielles de ces jours derniers ont ‘|causé des dommages considérables dans les régions Est et Nord de l’E- tat du Maive et dans la région Oïest du Nouveau-Brunswick. Les endroits qui ont été plus porticuliè- rement affectés sont les comtés de Penobscot, de Pescataquis, Somer- set et Washington. L’innondation met de sérienx obstacles au fonc- tionnement du trafic par voie ter- rée. Un cas de perte de vie a éte rapporté, celui de Chas. F. Keefe de Bangar un ingénieur de locomo- tive qui fut trouvé mort sous sa machine après que celle-ci ont dé- raiilé près de West£Sebrens parfsui- te de l’inondation. EE Dr, 4. L. Purdy, Dentist ALBERTON Will be at Tignish, until further notice, the 24rd. and 25th. of the wonth and every last Tuesday and Wednesday of each month. r6 ANNÉE J. 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