éme |: SŒUR MARGUERITE. De son lit d'hôpital il aper- cevait le ciel bleu, en cette douce matinée de printemps. Son regard süivait le vol va- pricieux des hirondelles ; ellks allaient au pays, peut-être, là- bas dans la belle campagne de Guétrei, pour tourbillonner an s amet du Maupuy ou se pour-| suivre. folles de soleil et d’air pur, dans l'immense vallée de ia Creuse. | képis et les mouchoirs s'agi- taient. #*% nn nn étirtororensen ne | RL nn US L'IMPARTML. PS SC dl | ....L]L]d 4 EL RESORTS LE FOLGOET LEGENDE BRETONNE DU XIVe SIECLE. { : F élevées, il se balance «donce- Deux ans après, grandes ma- nœuvres de septembre, sur la! Lo vent gémit lacubrement place d'une petite ville où le) quns la forêt, faisant tourbil- 18e a ses eantonnements, ihionner les amas de feuilles La 3e du 2 a repoussé mortes, qui vont s'éparpiiler l'enemi. Ce qa’elle en est fière! ju Join avec un bruissement ment, ainsi qu'uu innocent pas- sereau, en gazouiliaut toujours: Ave Maria! Le corps attiédi par cet exer- cice aérien. Salaun descend de l'arere et s'étend sur le sol, la tète sur une grosse pierre, et tout près de la source, dont le babilage discret le berce ten- Pur petit groupes, les soldats :;;}aintif. “ausent: : Dans la source, limpide et —C'est un rude gars, Ce glacée, se plonge à diverses re- Devilie, tout de mêine. As tu vu? prises, un pauvre être chitif. Mais pour lui, c'était bien fi-! ti maintenant, la Creuse ; il! ne la reverrait jamais plus. Alors, une suvur d'angoisse! mouilla son front ; il se raidit contre la mort qu'il croyait voir ve:.r : dans un grand effort, il se -ouleva sur sa couche, mais 11 retomba évanoui, .............. Quand il ouvrit les yeux, il apercut à ses côtés, lui souriant une figure qu'il connaissait bien et cette vue le reposa, car il murmuru. heureux, apaisé, ces deux mots : ‘Sœur Margue- rite.” —Eh! bien, Deville, qu’est- ce qu'il y «x done entre ? —-Oh ! ma sœur, j'ai cru que j'allais mourir !....…. —Oui. oui, «’est connu..…..en attendant, buvez moi ça. Et. maternelle, pendant que l'infirmier le soutenait, elle lui fit avaler, à petites gorgées, une portion fortifiante. Puis elle ie recoucha, rebor- da son lit et disparut, laissant après elle an pauvre malade une délicieuse in:pression d’es- poir. * C'était la :œur des soldats : ane grand: f mine dure qua- rantaine d'années, au uisage é- macié, mui- radieux de cette douceur qu'ont les religieuse: et les mères. Elle était si bon- ne que les soldats l’appelaient entre eux.—oh! avec un infini respect,—"Maman Marguerite.’ Et ie maj r! Ah! par exem- ple, 1! n'aursit pas fallu parler mal à la sœnr d:vant lui. Cetie x um ‘“uaman Mar- guerite.” ce qu'on l'aimait au 2e bafaillon du 378e! Dame! 1 1 —Tosnerre!.....C'est vrai, Son corps, maigre et allongé, 4 fixé sa section sur ceux de à je courbe wracieusement, ainsi bas, au chouet, moment, hein! que L+ col d'un beau cygne, et — Mon vieux, le capitaine en fait rejailier de toutes parts des rigolait tout seul! ‘gouttes étincelantes de rosée, Le sergent Deville—le bleu Un chant doux et mélanco- d'autrefois—me semblait plus jique, semblable au roucoule- penser à ses récentes prouesses. ment de la touiterelle, sort de Devant l'église, le képi à la ses lèvres bleuies par le froid. main, il parlait à une religieuse, | C'est un cantique breton, en et il était rouge, et il riait, et la l'honneur de Notre-Daime. sœur semblait heureuse. | Ave Maria! répète-tilà la Quand il revint vers Ses! fin des strophes, hommes: “ Eh bien! sergent, fit! L'innoncent, après ses ablu- vous v’là bien bigot pour cuuser |et s'en va pieds nus, sur la si longtemps aux nonnes ©” terre durcie, chantant toujours : ——“Silence, vons autres—et| Are Maria! Deville prit un air joyeux et De tempsen temps, il lève grave à la fois—c'est “maman ses yeux paisibles, d’un bleu Marguerite” vous ne voyez donc | si pâle, qu'ils semblent refléter pas? Quand j'y pense tout de un coin du ciel de Bretagne. 1] même! C'est-y possible!” ‘joint les mains, soupire douce- C'était sœur Marguerite, en ment, et murmure avec dévo- effet. Dans la bourgade où tion : Ave Maria! campait ie 378e, elle apprenait) Cependant, la ville de Les- à lire aux petits enfants. \|neven est proche: l'heure du . Alors la 3e du 2 arriva | souper envoie dans les airs d'é- toute et ce fut un enthousiasme! baisses colonnes de fumée indescriptible, ear les bleus |œrise, La bruyère pétile dans tenaient l’histoire des anciens. |l'âtre tiède : le blé noir s'étend Sœur Marguerite pleura!mollement sur le crépière devant la reconnaissance des heurrée. L'idiot frappe à la pre- troupiers français. |mière maison qu'il trouve. Quant au sergent Deville! Qui va là? fait une cranement planté devant sa/|rude. section, il résuma la promet —Salaun a sébré bara[Salaun ‘mangerait du pain|. en ces termes: —Ah! c'est toi, ie Foigoet ?.. VOIx “Quand je pense qu'ils l'ont! des momes.…. la plus fière sœur | mordre par mes chiens! un Jlonstic, d'un air narqueois, tions, se revêt de hardes usées forcée à venir faire la classe à | Va t-en, paresseux, ou je te fuis: de l'armée française... Ta, de Prussiens!” Etson poing se levait vers d'invisibles laicisateurs. PIERRE ROBERT. De la Croix de Limoges. ceux de la «ass ne seraient pas partis sans lui dire “au revoir,” bien sur. Devillé ne mourut pas. Sœur Marguerite aurait bien voulut voir va! Elle le soig- nait bien et égrenait pour lui tant de chapcl:ts ! Quand il put se lever, l’infir- mier lui di, en Jai montrant la sœur : “Tu sais, bleu, y en a une là, que in lui dois une fa- meuse :handell:.” Un matin, alors que le con- valescence du soldat avançait. lhépital fut en révolution. On se disait de j’un à l’autre une étrange nouveile : les sœurs allaient partir ! À la salle Nc. 1, celle de De- ville, l'infirmier confirma la chose : —Eh! vous autres, parait qu'en nous laiise ! —On nous... quoi ? ——Laicise, que J te dis. —Conprends pas...…..: c'est p'têtre qu'on veui nous habiller en p kin., dis voir; manque- ralt plus qu'a, pour tant ! —(Gres bêta, va. Ca vent dire qu'ou fiche les sœurs à la porte et qu'on nous inaugure à leur place des dames et des de- moisel: », —#9? —Mèême que je les ai vues tout à l'heure, ces pimbèches. Et pui:, vous savez, vous au- tres, . lies n’ont pus froid aux yeux. les particulières, Si vous voulez des douceurs, faudra d'ix brise, Ce fut dans la salle tout un vauarise a:Compagné d’une bordée de jurons —Ah! mais non; faut pas qu'on essule |—Le général lais- sera peut-être pas faire cette bêtisse—$S'ils nous laissaient la paix, les bourgeois de muni- Cipai.—Y a encore des hommes am 2 bataïilon.—Vive ‘maman Marguerite !” ses pouvoirs à l'infirmière lai- | que. “Prenez bien soin d'eux madame ils Ont souvent mau- | vase tête, mais le cœur est bou. Voilà le tiroir du tabac : ! ; cela lenr fait plaisir. J'écrivais | nvent . Jours mères... Vous les «imerez bien, n’est ce pas? Fa traversant ja cour. elle “ta ur d'rnier regard, voilà pa: les larines, rers LS fenêtres de sailk:s ou, pr: dant quinze an . elle avait d'y nxé, cha- rité. Derrière les v7 les / f f | PERSECUTION DES CATHO- LIQUES EN ARMENIE. Tout le monde sait que l’Ar- |: Et une vetile femme, à la coifte de trapers, brandit, ser le seuii de sa porte, une énorme pincette dont elle menace la pauvre fou. Celui-ci poursuit son chemin sans se plaindre ni s'étonner, car il est humble comme le brin d'herbe que les passants foulenut aux pieds. Mais il ig- nore que Dieu a déposé sur le brin d'herbe méprise les tou \IJumineux et veloutés de ja ménie est un pays catholique plus riche émeraude Et cette sous la domination des Tures pierre précieuse de l'humilité qui sont musulmans et sont les |resplendit sur la diadéme d'ar- êtres les plus fanatiques que la gent que la Reine du Ciel a terre ait Jamais portés. kRacon- préparé pour son mignon fa- ter toutes les atrocités dont ces! vori: le Folgoet, ie fou du musulmans se sont rendus cou-! bois. pables sr les Arméniens serait! 11 s’en va, toujours souriant, écrire un gros volume taché de malgré les rafales d'un vent sang d'un bout à l’autre. cruel, qui le transit jusqu'au Lassés d'être écrasés sous le | cœur; toujours disant ces dou- talon du Turc, les Arméniens |ces paroles : Ave Maria! se sont révoltés dernièrement — Viens te chautler un in- et ce fut le signal de nouveaux massacres, encore plus horri- bles que les précédents. Des femmes, des enfants, de pau- stant, mon ami, s'écria tout à coup une jeune fille, en tour- nant ses fuseaux avec agilité, drement. 11 s'endort, le pan- iveret, en mürmurant encore : | Ave Maria... Ave Maria! RE La reine Marie voulut recompenser un si fidèle servi- teur. Vers la quarantième année de Salaun elle Fur envoya une! courte maladie pendant faquel- ile Sa Mujesté Céleste daigna le HIER ————x xx 1} vous faut tenir votre maison chaudement et d’une ma- niere coinfortable. , Issayez une Ge nos Fournaises à air chaud. Les meilleurs sur le marche. ! visiter piusisurs jois par des clertés soudaines, d'une doeu- ceur infinie. 1! trépassa bien- tôt, ignorant les angoisses du dernier moment, et tendant les les bras avec confiance à Celle qui lui souriait av © tant d'a- :inour. Personne, à Lesneven, ne parlait plus du Foigoet, en- seveli depuis longteinps sous les feuilles mortes, dans la fo- rêt, quand, un jour d'hiver. des bucherons firent une singulière découverte. La neive, épaisse ‘et moellense, couvrait la terre ‘comme un manteau d’hermine. | Surun petit monticule, à icôté de Ja fontaine, s'élevait june fleur merveilleusement belle: un lis d’une éclatante \blan -heur, sur les pétales du iquel étaient écrits, en lettres id'or, ces mots si doux: Ave Maria ! La population d’ulentour s'é- mut teliement de ce prodige que des fouilles furent ordon- nées pour connatré l'endroit où la plante prenait racine. L'é- tonnsinent générai fut porté à sou comble lorsqu'on s’aperçut que la tige sortait des lèvres de Salaun, qui dormait là son dernier sommeil. Et, chosa plus extraordinaire encore, ie visage de lidiot, qui, jadis, éiait pale et décharné, resplendissait, à ce moment, de l'éclat des roses épanoulies sous un radieux son- rire. À partir de ce jour, les habi- tants de Lesnenen, puis ceux des communes environnantes, et ensuite ceux de tuute Ja Cornouaille, s'en vinrent en procession voit Le tombeau Hieurdehsé et respiré le sauve parfuine de !a fleur miracu- l'use. Tant est si bien que l'au- torité ecciésiastique décida d'£- riger, sur ce mêine lieu, une église en Phonneur de la Reine du ciel, afin de perpètuer le souvenir de la foi, de. l'inno- cence et de l'humilité dun pau- vre fou du bois. L'église dé Notre Dame du Felsoet, un des plus beanx monuments du Fluistère, attire toujours de nombreux pélerins. | Elle exvite l'admiration de tous les visiteurs, émus à l'aspect de cette œuvre grandiose, qui vres petits bébés, ont été assas- | Mis kerdu—dicembre, le mois! doit son origine à l’un des hal- noir est arrivé: ilne fait pas! Yes légendes de la poftique mm | Nous avons uns grande quantité de MORUE de première qualité. The, Tabac, Sucre, Melasse, etc. etc. Nous garantissons de vous donner satisfaction. VENEZ NOUN VOIR À.J. Bernard. Mutual Reserve Fand Life Associa- tion of NEW YORK. CNE Fivec and Best Insurnnee As-ocittien; Gives Hisurasee at Coët; eta Business neuriy 800.000, 0 Paid neariy $3,060.0uU in 18Miite ,dutense members; !'onducted ox the Best Plan, AGENTS water to Gasvass ie province of Prince Edward Island. The most beral terins offered Address GEO. PF. THOMAS SPECIAL AGEXTIFOR P. KE H-iand, Jnne 7tl 94 tf . Mimeton and aminit-ide* CASSEL CASH or e. , P, + : I will nay cash for 10,000 Bushels of Black Ouùus delivered at my Warehouse during the first of this winter. I also want 10,080 Cash Customers to buy goods at my Store as [ am bound to sell cheap in order to get the cash trade and those who have not paid up their old accounts 1 Want them to pay up without delay. : THOS. WILKINSON, ALBERTON. Dee. 8th. 1894. #J0SEPE —N EGOCIANT EN— — MARCHANDISES SECRMES, GKRO- CERIES, BOIS, CHARBON, FRODUITS DE TOUTES SORTES ETC. ETC RUNTICOVILLE, LH — MR UT À AT à JA © 1 < HU (3e GA À AAA Ÿ À /v _—* ARRIVE!. sinés sans merel. bon courir les grands routes ? Le monde civilisé s’est ému,| Joignant l’action à la parole, des protestatiens se sont fait Janick, la blonde fileuse, ra- entendre. Dernièrement, Glad-| vive la flamme du foyer et sert stone, le grand homme d’Etat une copieuse portion de lait et anglais, recevait une déléga-|de bouillie d'avoine au pauvre tion arménienne le jour du | affamé, qui s’assied, tout trem- 85ème anniversaire de sa nais-| blant de joie, devant la table sance, et dans une imprevisa-|cirée, tion magistrale comine seul il! Soudain, la jenne fille est sait en faire, il a fiéri les bour-| devenue toute rouge : un beau reaux et a fait un vibrant ap-|garçon vient d’entrer dans la pel aux peuples d'Europe pour salle proprette. C’est Guy le mettre un terme à tant d’atro-|fils unique de maitre Le Clé- cités. (rac’h, le premier éleveur de Le Sultan n'a pas aimé la Lesneven, dont Iles superbes chose, comme bien on pense, et | carrossiers sont renommés dan: il paraitrait que la crainte, qui tout le pays de Cornouailles. est le commencement de la sa-| Guy vient voir sa fiancée Ja: gesse, l'a rendu meilleur, car! nick, pauvre, mais courageuse le dernier covrier de Constan-|enfant, qui, par son travail as- |tinople nous apprend qu'il alsidu, nourrit et console sa envoyé récemment plusieurs | vieille mère infirme. officiers de haut rang dans! (C'est bien, ma mie, ce que l'Asie Mineure des provinces | vous faites là ! Le Folgoet vous d'assumer une attitude plus!recommandera à Mme Marie. jhumaine envers les pauvres! —Mon ami, ne savez-vous Arméniens. | pas que nous devons donner | | | | £ C’est autant de gagné. aux indigents ? | Mais cette clémence n’estque| Le soir arrive..…...Déja | d'apparât, comme on va le voir. | de petites étoiles d'or vacillent “Miman Marguerite” partit! Une dépêche reçue à l'instant aux fenêtres des maisons. | cependant, après avoir transmis | d'Erzeinghian, une ville d'Ar-| Le fou du bois s'en retourne | méunie, nous décrit le procès vers la forêt, serrant entre ses! que viennent de subir cinquan- | bras la cueillette de pain bis! te-huit Arméniens, accusés de | qu'il vient de faire en la ville. | rébellion. | Et pendant son repas frugal, | Vingt-quatre d’entre eux ont il ne cesse de répéter son re-| été condamnés à mort, cinq à |frain habituel ; Ave Maria! la détention à perpétuité et les! Le vent est âpre, la nuit s’a- autres à l’emprisonpement li-/vance.… Salaun a froid. Sur mité entre trois et six ans.}ses épaules, flottent ses longs Quinze ont été condamnés pour | cheveux, couleur d’or pâle, que offlense politique. L’évêque la brise du nord soulêve des Vartan de Kamach a été con-|ailes. I] grimpe sur un arbres | danné à trois ans de péniten-!et, saisissant de ceux deux cler aux travaux forcés. mains les branches les plus L CONTRE LES SOCIALISTES par le reichstag.1l n’y a pas eu de désordres. MM. Bobel, Liebk- | Bretagne. | L. D. DE NAvIGNAC PE, Oct. 12.94. | LA FIN DU MONDE EN 1908 | 7” | 1law’est bruit à Berlin que d'une brochure qui vient dé faire paraitre le pasteur M. : Baxter, un théologien des plus Lérudits et fort écouté. :. L'auteur y prédit, d’une ma- nière formelle, que la fin du |monde aura lien le 23 avril 11908. : “D'ici la, nons verrons une | D grande guerre en 189% d'un | des Etats grecs et def: 1904, un tremblement#fi |épouvantable—et le à : 1908, un jeudi, à 8 héfifes de l'après midi [suivaÿf f'heure | de Jérusalem) et à 1} 83 (sui- |vant celle de Berlisf. l'ascen- sion au ciel des qui ne doivent pas Mourir.” ÿrle ; #terre 2: Fa mars | Ces prophéties ot produit | joutre Rhine une émotion | con- | |sidérable. | | | Berlin. 14—Les débats préli- minaires du projet de loi anti | révolutionnaire ont été clos sa- | Î medi. Le projet a été renvoyé | À à une commission composée de | à vingt-huit membres. Seize réunions socialistes ont | | été tenues à Berlin et aux en-! ‘virons pour protester contre le | projet de loi anti-révolution- | É | naire qui vient d'être discuté | | | necht, Singer et plusieurs an- tres orateurs ont pris la parole a ces réÉUuIOnS. | inouveau Napoleon, coig ie roi | 1##000 <lus AV | (à 5 + REGULATETHE - - STOMACH, LIVER » BOWELS, - AND - $ _ PURIFY THE BLOOD. | À RELIABLE REMEDY FOR © Indigestion, Biliousness, Headache, Constipation, à Dyspepsia, Chronic Liver Troubles, Dizziness, Bad omplexion, Dysentery, Offensive Breath, and all disorders of the Stomach, Liver and Bowels. Ripans Tabules contain nothing injurious to the most deleate constitu- tion, Pleasant to take, safe, effectual. Give immediate rebef, Sold by druggists À trial bottle sent by mail on receipt of »s cents. Address THE RIPANS CHEMICAL €O., 10 Spruce Street, = - New York City. Our new Catalogue is a grand portfolio of all the latest and best styles of Organs and Pianos. It illustrates, describes, and gives manufacturers’ prices on Organs from $25.00 up, and from $i50up. It shows how to buy at wholesale rs, and Save over $0 per cent. > THE CORNISH ORGANS AND PIANOS * Guaranteed for 25 yrs., have bee played and praised for nearly vaux a are the most instruments made. à ECIAL TERMS of Credit, framed te suit the times. Remember this grand book is sent FREE. Write for it at once. ashington, N.J. direct from the manufacture La VD PET