L'IMPARTIAL FONDE EN 1893 Le seul Journal français de l'ile du Prince Edouard. HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : Un an... avide vies $1.00 DE OR A Sin D ii 30 Les abonnements sont paya- ies d'avance. Annonces 10 cents la ligne, 1ère insertion, 2 cents la ligne les in- sertiens subséquentes. Toutes communications doi- vent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISEH. I. P. E. L°'IMPARTIAT, Tianisæ 24 Nov. 1898 M. Yeo, Senateur. ENFIN, LE TOUR EST JOUE a Nos DROITS FOULES AUX PIEDS Malgré toutes ses déclarations contraires, il était donc vrai que M. John Yeo tenait sa nomina- tion au sénat cachée dans sa poche et qu'il n’attendait que le moment propice pour en révé- ler le secret. Ceux de nos com- patriotes qui se sont livrés avec tant de zèle à l'avancement de la cause libérale pour satistaire les ambitions de M. Yeo, se trouvent-ils amplement récom- pensés de leur dévouement ? Comprennent-ils assez claire- ment aujourd'hui que les pre- messes alléchantes qui leur ont été faites n'étaient que dans l'unique but d'obtenir leurs service au temps du be- soin? Assurément la nomination de John Yeo à une position qui en toute jus- L'IMPARTIAL, JEUDI LE 24 NOVEMBRE, 1898. à résoudre:—Le parti qui est} toujours disposé à nous accorder ce qui nous appartint, d'une part ; le parti qui nous enlève injustement nos droits. de l'autre. IMPOSANTES CEREMONIES À LA CATHEDRALE DE CHAR- LOTTETO WN. Le 16 et le 17 novembre 1898 ferent époque dans les annales de la paroisse de Charlottetown. En eflet la translation de restes mortels d’un cimetière à une é- glise est un événement dont on est bien rarement ‘émoin. C'est ce qui explique le concours d’é- vêques, de prêtres et de fidèles qui s'étaient réunis au cimetière de la paroisse de Charlottetown le 16 du courant. A 3.30 P. M. au pied du calvaire du cime- tière, on voyait quatre véhicules contenant les restes morteis de feu Mgr. Bernard McDonald, se- cond évêque du diocèse, ainsi que ceux de trois prêtras—Mc- Donnell, Dabareul et Broyde- rick, qui avaient des:ervi la pa- roisse de CLarlottetown. Ces restes avaient été exhumés des caveaux de la vieille cathédrale et déposés temporairement dans le cimetière de la paroisse. À nn signal donné le convoi funèbre se met sn marche. En tête de ja procession marche la fanfare de la LIGUE DE LA CROIX de Charlottetown faisant entendre les notes tristes et plaintives de la MARCHE DE SAUL et d’au- tres airs en rapport avec la cir- constance ; puis viennent les é- lèves du Collège St. Dunstan au nombre de 90 qui sont suivis d’un grand nombre de prêtres en voiture, du gouverneur, du juge en chef de la province et des évêques McDona!d de Char- lottetown et Cameron d’Antigo- nish. immédiatement après les évêques viennent les quatre cor- billards portant leur fardeau vénéré et respecté et accompa- gnés de leurs porteurs respectifs et suivis par un grand nombre de fidèles. Rendu à l’école St. tice [est due à notre nationalité) Patrice, rue Great George, le doit les en convaincre. Aussi! longtemps que M. Yeo a eu he- soin des votes des français pour faire placer les siens en lieu sûr, il a fait usage de toutes sor- tes de simagrées pour se con- server les bonnes grâces des français. Avec quelle bonhomie apparente n’a-t-il pas prétendu acquiescer aux désirs des fran- çais quand on lui proposait tel ou tel Acadien comme succes- seur du sénateur Arsenault ? Mais, constatez le manque de sin- cérité. Aussitôt qu’il s’est assu- ré qu’il pouvait agir sans man- quer son coup, alors : “To ‘the devil withthe French”. 11 a fat vote-face et n'a eu aucun scru- pule d’accaparer une position qui appartient à un des nôtres La jeçon est rule, et il est à souhaiter que ceux de nos com- patriotes qui, jusqu'à présent, ont marché de bonne foi à l’om- bre de l’étendard qui les a ” houteusement trompés, ressen- tiront toute l'injustice de cet acte de mépris, à la première occasion qui se présentera. C'est bien encore, ici, le temps de répéter ce que nous avons maintes et maintes fois soutenu. Si les francais de cette province prétendent et désirent obtenir justice ; s'ils veulent oc- cuper la place qui leur appar- tient, il leur faut nécessairement | mercher ensemble. Soyons unis. nous devenons un facteur puis- sant qu'il est impossible d'igno- rer ; laissons le germe des dis- sensions naître et croitre parmi nous, nous devenons le jouet des autres. Souvenons nous tou- jours que l’union fait la force. De plus, il faut, pour noire a- vantage commun, que nous, | | nous raugions du côté du parti, où respire l'esprit de “fairplay”. Le problème est facile | convoi funèbre se voit étayé, pour ainsi dire, de chaque côté par une haie le personnes dont les trottoirs sont littéralement encombrés jusqu'aux abords de la cathédrale. Quatre catafal- ques reçoivent lee dépouilles vé- vérées. On chante le ‘“Subvenite” puis la foule se disperse pour se réunir de nouveau le même soir dans l'enceinte de Ja cathédraie à 7 30 pour joindre leurs prières à celles du clergé qui chante les Matines et Laudes des Morts. Le lendemain à 10 A. M. une Grand'Messe solennelle de Re- quiem est célébrée par Sa Gran- deur Mgr McDonald, assisté de Mgr. McDonald, St Audré, comme archiprêtre ; des abbés | R. B. McDonald, Rustico, et Peter Curran, Ste Marguerite, comme diacre et sous-diacre d'Honneur et des abbés J. Chaisson, Palmer Road, et F. X. Gallant, St Antoine de Bloom- field, comme diacre et sous-di- acre d'Office. Les cérémonies sont conduites par les abbes 1g- natius McDonald, Ste Thérèse, et McAulay, Morell. L’effice de Thuïiféraire est rempli par l’ab- bé Angus Mcintyre, East-Point, et les abbés John J. McDonald, Kinkora et D. B. Reid, Kelly’s Cross, remplissent les fonctions d’acolytes. La musique au chœur de l’orgue est sous la di rection de M. Stanislas Blan- chard. A l'issue de la messe monsieur l'abbé Quinan, grand vicaire du diocèse d’Antigonish monte Ja chaire et prononce l’o- raison funèbre de ceux dont on honore }a mémoire en cette cir- constance. Prenant pour texte le premier verset du 44ème cha: pitre de l’Evclésiastique : “Lou- ons ces hommes pleins de gloire, qui sont nos pères, et dont nous sommes la race”, le prédicateur| ra AE #6 * Eu ARC LEE Ne SA ES sut tirer parti de ces paroles. 11! commença par dire que chez tous les peuples on se plaisait à honorer la mémoire de ceux qui s'étaient distingués par leurs services pour leur pays. Jette coutume louable. À plus forte raison doit- on honorer la mémoire, de ceux qui se sont dépensés pour ga- gner des âmes à Dieu. Après ces | considérations générales, le pré- dicateur donna un court récit sonnages dont les restes mortels allaient étre de nouveau dépo- sés dans leur dernière demeure pour y attendre la résurrection générale. 11 exposa au long cette vérité de notre sainte religion et termina par exhnrter ses audi- teurs à ne pas oublier les âmes du purgatoire. Outre les prêtres dont nous a- vons donné les noms, il y avait daus le sanctuaire monsieur l’ab- bé Roy, supérieur du collège St. Joseph, Memramcook ;-men- sieur l'abbé Quinan, curé de Sydney, Cap-Breton ; messieurs les abbés James Phelan, V.G. West Montague ; D. M. Mcdo- nald, Tignish ; A. E. Burke, Al- berton ; À. J. McDougal: Brae ; P. P. Arsonault, Mont-Carmel ; J. À. McDonald, Miscouche ; J. Æ. McDonald, Hope River; A J. McDonald, Fort Augustus; P. J. Hogan, Tracadie ; R.J Gillis, St. Peters Bay ; D. F. McDonald, Souris ; J. McLean, St. George ; W. Phelan. St. Mary’s Sturgeon; S. Phelau, Georgetown ; J. P. McLellan , Cardigan ; À. P. Mc- Lellan, directeur du collège St. Dunstan ; T. Curran, P. C. Gau- thier, Dr. Monaghan, T. Camn bell, professeurs ; J. Morrison, Père McGuigan, vicaires à la cathédrale et le Père Clark de l’Hopital du Charlottetown. Après l’oraison funèbre, Mgr. Cameron, évêque d’Antigonish, fit l’aosoute après quoi. le cler- gé alla en procession, Croix en tête, dans le soubassement de la cathédrale où ces restes vénérés furent déposés dans les caveaux préparés pour les recevoir. L'off- ciant, Mgr Cameron, après avoir bénices tombeanx, récita les prières ue notre mère la Sainte Eglise et ainsi se termina cet of. fice funèbre dont le souvenir restera gravé dans la mémoire dé ceux qui en furent témoins. REQUIESCANT 1N PACE Feu Mgr. Bernard McDonald, naquit à St. André comté de Queens, 1. P. E. en 1797. Il fut consacré évêque à Quebec en 1837 et mourut au collège St. Dunstan en 1859. Le Rerd Père McConnell, é- tait natif de Québec, de parents irlandais. 1] moarut jeune, pen dant l’exercice de son ministère, à Charlottetown. Le Revd. Père Dabareui était natif de France. 11 vint de St. Pierre de Miquelon à Charlotte- town où 1: demeura jusqu’à sa mort. Le Revd. Père Broyderick na-| quit à Halifax. 11 fut ordonné prêtre pour le diocèse de Char- lottetown. À près y avoir exercé le saint ministère quelque temps, 1l alla aux Etats-Unis où il mou- rut. Ses restes mortels ramenés ici, furent inhumés dans la vieille cathédrale. LA SESSION Les journaux d'Ottawa disent que ia prochaine session fédé- rale ne commencera pas avant le ler, peut-être pas avant le 15 mars. D’autres vont jus- qu’à dire qu’il n’y aura pas de session avant les élections géné- rales. Parmi tovtes ces supposi- tions, une chose reste certaine. Le gouvernement Laurier n’a pas été jasqu’aujourd’hui sans s’apercevoir qu'il perd du ter- rain dans l’opinion publique, et si le cabinet croit que, en appe- lant au peuple à présent il court quelque chance de remon ES PSE Mt LR do À EME PAL OR ETS Pa PR. ETES A CRU TAUPE était. | biographique des quatre per- | Hh téhete Rd Ne AR AP PART LEE At Po %. Fa ER ee de Pl EL 1 à # * hé CR Fe un Ce &% 1% Ft Y E. EC 4 Lt p hé CR " Les ee 24 we: das . ne sa EU pe ra Eur AE de LA pre SA + a Se PSE Le fes ES | À à ae bies M Pape au MIE ne 2. En We #7) pese. a ## a Ni a E 1" Cr Re. & pe F bee + l à ter au pouvoir pour cinq autres années, il prendra certainement ce dernier parti. BERNARD BROS —03:0— ATTENTION Something ot inte- rest to the F'armers We buy all kinds of Grains. Buckweat, Bariey, Oats, W heat, etc, We buy o!d Rope, Bones, old Rubbers, Sheep Pelts, Hides etc. We take everything that far- mers have io sell. Our motto 18 Live and let live. We want to givethe farmers a chance. We do not forget the fisher- men either. Fish-Dry Fish- %ood Price. Our stock is com- plete, ofthe best ooods at low prices BERNARD BROS. Tignish, P.E. I. Largest and Best Stock of Silverware in the Province Goods that will Wear Right. A nice assortment of Solid Silver Goods, in fine white boxes, suit- able for presents. Souvenir Spoons, Solid Silver enamelled. Watches, $3.00 to $100. 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