re nt EE ae FR F Re Du — LT LATE ss = Ps 7 On rère iasertioa la ligne rots. Issertions subséquentes, 2ct Cartes d'affaires, $s par an DT SERRE © PUBLIER 1E JEUDI DE CHAQUE SEMAINE ANNONCES ee 3 oc onde) L ELLE ELLE = o = re GR Er ee is » | J’IMPARTIAL. (Le eenl joursal français dass l'Ile | lu Prince Edouard, ABONKKEMESS T. Un an... SE AT rs UD RE nr ils sde 08 3 MOÏS...rosssonoscsco ce» à e poscsee : SO pentes toto to ts ondes El F. J. Buote, Vol. IL. > nomment CARTES D'AFFAIRES SEE THE PLANS OF The Temperance and General Life Ins. Uo’'y of North Æ merica. FOR CHEAP RATES, LIBERAL POLICIER, G86D RETURNS. FULL GOVERNMENT DEPOSIT, H. J. MeNEIL, Sumrmerside, General Agent for P. © Lsland. : | à Dr.J.J. Desnoyers Burean et residence en face du Block Chaisson, Broad Street, près de la station. Pour a commodité de ses patients qui n‘ont nichevaux ui voiture e Dr. Desnoyrs les visile ses frais. 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Avant cette dernière décharge d'armes, des correspondances de journaux de Halifax, de Québec et d’Antigonish avaient déjà fait présager que l'orage se préparait, car les éclairs et le tonnerre éclataient et gron- daient séricusement. Ce sont deux amants jaloux de laffec- tion et de la reconnaissance de l'Avadie ; ou plutôt deux mères qui réclament leurs droits et envers une orpheline qu'’eiles out adoptée dans ses malheurs. Je ne veux prendre aucune part dans cette discussion, ni je veux me prononcer sur les mérites ou démérites des com- battants. Je ne veux juger les motiis n1 les intentions de per- sonne ; les personnages émi- uvyts engagés dans cette polé- mique ont sans doute toute la prudence et la clairvoyance vouiues pour se guider dans des sorties pubiiques de ce genre. Admettonus pour l’occa- sion l’adage que “le Roi n'a jamais tort” et Jaissons aux athlètes le privilège de jouir! de leurs succès où de subir une défaite humilhante. [is ont vou- Ju entrer dass l’arène publique, ie public est en droit de se pro- nuoncer. Pour ma part, comme Avcadien, je crois de mon devoir d'exprimer mes vues et sentl- ments sur 4 situation, que J'ai la présomption de ecreire seront ceux de ines compatriotes et de tous ceux qui venient être Jus- tes et équitables Si je mel trompe, ii est loisible à d’au- tres de me corriger ou d’expri- mer leurs vues. En premier lieu je dois dé- clarer que j'ai été mortifié de voir notre patrie après deux siècles de sépara- tion, critiquée et cayalièrement condamnée pour avoir aban-| donné ses eniants acadiens dans | leur bas âge et les avoir confiés à une nourrice peu soncleuse de notre existence et de notre avenir. Des enfants bien nés et re- connaissants aiment à cacher les defauts d’une mère, et 1l n’y a pas de fautes plus faciles à oublier que ses faiblesses on d'origine, | a let rendent encore des services les fruits? Serions-uous assez ingrats pour ne pas nous sou- venir des offrandes considér- ables recueillies en France par les nrélats de l’Acadie et des sommes princières envoyées à nos évêques durant plus d’un demi-siècle, par l'intermédiaire de l’'Œuvre de la Propagatien de la Foi, pour fonder leurs évé- chés, leurs colléges, et les ai- der dans leurs œuvres de pré- dilection ? Ne sont ce pas ses enfants qui travaillent avec tant de zèle, de dévouement et de gé- nérosité à établir, avec l'argent de Ia France, un collège des ‘te Anne,et un seminaire ecclé- siastique dans la ville métro- politaine, pour l'avantage de la religion catholique en ce pays ? Non, non, la France a trop fait pour la religion catholi- que. pour l'Eglise, pour l’Amé- rique, pour l’Acadie, pour que les Acadiens, au moins. se dé- clarent contre elle, —j'entends dans l’ordre religieux et ecclé- siastique. Exilés, persécutés, meprisés et martyrisés, les Acadiens étaient à la merci de ses énne- mis jurés. Dans leurs malheurs ils n'avaient que Dieu, Marie, et l'Eglise catholique pour tout appui et consolation. L'Eglise de Québéc avait seule juridiction ei Acadie et ce sont ses vénéra- bles et vénérés évêques qui envoyèrent leurs missionnaires, puisés çà et l’à où ils pouvaient les treuver, au secours des pau- vres Acadiens. 1ls ont établi nos vieilles paroisses dans les Provinces Maritimes, d'après la vraie discipiine ecclésiastique et sou rituel, même aujourd'hui fut loi dans la Province ecclé- siastique d'Halifax. Le clergé canadien a rendu des services inappréciables aux Acadiens, et nous ne saurions oublier ses bienfaits. L'Eglise de Québec nous à envoyé des amis que nous ne pouvons pas, que nous ne voulons pas oublier. Elle a fourni des moyens d'instruction aux premiers prêtres acadiens, et c'est dans ses coll'ges et ses| séminaires que notre jeune clergé a puisé son éducation cléricale. Plusieurs de nos dig- nes préiats, passés et présents, ont reçu eux-mêmes dans ses institutions admirabies leur éducation ecciésiastique. Nos couvents et nos hôpitaux ont été de tout temps dirigés et maintenus par le zèle et le dé- vouement a teute épreuve de ses religieuses, qui ont rendu incalculables à la reiigion dans notre pays. De leurs sombres demeures, nos pères, dont les cendres re- posent dans tuus les cimetières catholiques des Provinces Ma- ritimes, nous reprocheraient uotre ingratitude et notre là- cheté si nous refusions de dé- fendre l'Eglise de Québec, qui a été pour eux et pour nous, dans les temps les plus criti- ses méfaits. Comme Acadiens ce n'est pas bien flatteur que, de vouloir gagner notre affec-| tion aux dépens de l'honneur de notre ancienne mère. patrie..Un1ir- landais ne saurait eudurer que l'on critique sa chère Irlande en quoi que ce seit; il ne faut) pas supposer que les Acadiens ont moins de cœur qu'eux, et. is combating Religious Preju- SÉS dice and Économie injustice, | approuver les reproches immé- and helping Catholies and Prot- | to understand each | patrie. estants other better. THE NEW DONAHOE'S is brilliant without being su- perficial, instructive without being heavy, popular without being trivial. THE NEW | DONAHOER'ES RU will delight every American! Catholic and interest every thoughtful Protestant. Only $2.00 a year. Write for sample copy DONAHOES MAGAZINE CO. 611 Washington St. | Boston Mass. Jan. 17—3m. + ge Na Ses £- FRERE TRE SRE TE Sie | | qu'ils sont prèts et disposés à rités adressés à leur mère- Nous aimons la France catho | | ilique et nous ne pourons pas] tméême hair la France infidèle, | |puisqne le Pape, le père com- rapport. mun des fidèles, l'aime d’un é QE | amour si grand. D’ailieurs pour- rait on oublier que nos ancé- itres, qui ont fondé l'Acadie, étaient ses enfants? Peut on ques de notre histoire, une pro- tectrice et une bienfaitrice in- signe. Mais, parceque nous voulons être reconnaissants envers no- tre mère-patrie pour ses bontés; parceque nons tenons à rester reconnaissants envers notre pre- mière mère sprituelle, l'Eglise de Québec, avons nous été et sommes nous aujourd'hui moins dévoués à notre nouvelle mère de Halifax, moins soumis, res- pectueux et obéissants aux au- torités religieuses qui nous gouvernent depuis trois quarts de siècle? On ne saurait nous faire aucun reproche sous ce Nous sommes prêts à l'ad- mettre, et nous sommes assez lsinçères et assez reconnaissants pour le proclamer : L'Eglise de Halifax, qui comprend les s'empêcher de reconnaitre que cinq diocèses qui composent la France a envoyé ses mission- | notre province ecclésiastique, a naires et ses sujets les plus choi- rendu d'immenses services à la sis au début de la colonie,etque | religion dans cette partie de la ce sont eux qui out planté la vigne du Seigneur. croix du Christ surcecontinent| Le clergé délégué par les et en Acadie, qui ont évangé-|prélats chargés des intérêts de lisé les sauvages, et jeté les l'Eglise en Acadie depuis 77 bâses d’une civilisation dont |ans, a sans doute fait son pos- nous recueillens aujourd'hui sible pour conserver la foi et l'esprit chrétien parmi notre population ; preuve l’attache- ment inébranlable des Acadiens à l'Eglise catholique, aposto- lique et romaine et à son au- guste chef. Aux vénérables prélats irlandais et écossais que, la Providence nous a donnés pour guides spiritueis, au cier- gé des diverses nationalités qui ont pris soin de nos pères, nous sommes redevables d’une dette de reconnaissance éternelle. Aussi, durant ce règne consi- dérable par sa durée aussi bien que célèbre par les évènements qui ont eu lieu, les Acadiens se sont montrés reconnaissants, et ils ont apprécié les services qu’- ils recevaient de l'Eglise. Leur griculture ont trouvé des pro- moteurs chez cette population plus que chez toute autre na- tionalité, et personne ne refu- tout édifice. L'éducation a été aussi encouragée par ces vrais patriotes ; le commerce a trou- vé en eux des adeptes imtelli- gents, l'Etat et la Religion son appui et sa force vitale; par conséquent, si le peuple aca- dien n’a pas des siens dans les hautes sphères ecclésiastiques et civiles, cela ne dépendrait pas d’eux ; on ne doit pas pour ce- la les ignorer tout-à-fait dans l'histoire, et il est équitable que leurs mérites ne soient pas tout à fait éclipsés pur des nua- soumission, leur respect, leur dé- vouemeunt à l'autorité ont été! simplement admirables. Ils ont contribué généreusement à la fondation et au maintien des collèges diocésains, là où ils cut existé, et de plus ils ont fondéet maintenu p l' u s i eurs collèges et de nombreux couvents de leurs propres ressources, dans l’inté- rét de leurs compatriotes et de leurs frères. Ils ont jeté les as- sises et fondé en tout: ou en partie la plupart des paroisses des Provinces Maritimes, et leurs églises sont des modèles de goût, d'élégance et de heau- té. Pas une paroisse qui n'ait été arrosée par les sueurs des bücherons acadiens! Pas une province qui n'ait été imprégnée du sang de ses martyrs! Pas une œuvre qui n'ait été patron- née par les mains ou Îles res- sources de notre généreuse po- pulation. En 1870, il n’y avait que six prêtres acadiens dans l'Acadie, et ces vénérables doyens du clergé acadien avaient été in- struits avec les épargnes de braves et nobles cultivateurs acadiens, qui ne dédaignaient pas “les champs de patates,” croyant être aussi bons patrio- tes dans eet humble emploi, que sur les bancs luxueux de la tribune parlementaire. Au- jourd'hui le clergé de nationa- lité acadienne ne dépasse guère Ja trentaine, sur un clergé de 260 prêtres qui desservent la population catholique dont une boune moitié est ucadienne française. Car les Acadiens comptent aujourd'hui environ 130,000 âmes. Ces rares prêtres acadiens doivent à leurs pa- rents et amis leur éducation et l'honneur du sacerdoce à Dieu et à leurs vénérés prélats. On a voulu attribuer à des: évènements politiques le fait de cette pénurie de prêtres aca- diens et à l'indifférence et à l’insoucianee du peuple acadien lui-même. Je pense qu'il ne se- rait pas difhcile de tronver d'autres raisons beaucoup plus ralsounables et plausibles, mais mon but n’est pas de trouver faute, ni de critiquer, ni de con- damner; je n'ai d'autre ambi- tion que d'expliquer ce que je crois être ie sentiment acadien et de réclamer pour mes com- patriotes leur part de mérite dans la fondation, l'avancement et la prospérité de l'Eglise en Acadie depuis la fondation du pays. Je veux bien reconnaitre les services rendrs par les “fils de la Verte Erin” aussi bien que ceux rendus par la France-et le Canada ; mais vouloir ne tenir aucun compte du travail, «es sueurs et du sang des pauvres Acadiens qui ont porté le poids et la chaleur dès la septième heure, et prétendre que leur accroissement, leur prospérité relative, la conservation de leurs traditions, sont dus exclu- sivement aux autres nationali- tés, ou bien à une seule nation- alité, je pense que c’est être un peu trop égoiste et pas sufi- samment équitable. Je réclame peur les Acadiens l'honneur et la gloire d’avoir été en Acadie, les ‘pierres reje- tées par les bâtisseurs,” mais qui cependant sont les vérita- bles pierres angulaires de l’é- ges formés par un peu trop de fumée et de vapeurs. Voilà mes sentiments impar- faitement exprimés, et j'espère que je n'ai rien dit de blessant, d'injuste ou d'’injurieux pour personne. Ce n’est pas mon but de froisser les susceptibilités de ceux dont nous sommes trop intéressés à conserver l'amitié pour les indisposer contre nous. Ainsi en bons amis: Adieu. M. F. Richard, Ptre, Rogersville, le 16 janvier 1895. HORRIBLE MEURTRE UN MEDECIN ASSASSINE PEN- DANT SON SOMMEIL Detroit, Mich 14—L'un des crimes les plus atroces qui aient encore été commis au Michigan. vient d'être perpétré dans nne chambre du second étage d’une maison portant le No 88 avenue Michigan. Le Dr Elliot Pope a été trouvé assassiné de bonne heure hier matin, et l’on a ac- quis la certitude que ce crime a été commis par la femme mé- ne de 1a victime, aidée de sen amant. 11 n'ya pas de doute que le crime était prémédité ; le mobile du crime serait la convoitise d'entrer en posses- sion de l'assurance de vie du docteur. Cette assurance était $9.000. Le police croit que le meur- tre a été commis pendant que le docteur était plongé dans le sommeil. La victime porte à la tête une blessure horrible qui a dù être faite avec une petite hache. Un nommé W. Brisseau a été arrêté ; 11 avoue cynique- ment être l'auteur du crime, et voici comment il a expliqué cette tragédie: “J'étais à ma chambre, vers trois heures du matin. quand je vis entrer le docteur Pope, un revolver à la main. Voyant que j'étais éveillé, il se retira. Quelque temps après je vis qu'il entrait dans la chambre de Mme Pope ; j'en tendis le bruit d’une lutte, des cris étouflés. Je descendais en toute hâte dans la cuisine et me procurai une hachette. Je remontai à la chambre de Mme Pope, et je forçai son mari à se retirer ; il avait sans cesse son revolver à la main, mais je réus- sis à le désarmer. Rendu dans sa chambre, le docteur tomba sur une chaise, et c’est là que je le frappai à la tête.” Cependant, on remarque, dans tous les appartements l'ordre le plus parfait, ce qui prouve qu'il n’y a pas eu de lutte, Ensuite, la manière dont repose le medecin dans sa chaise démontre qu'il a été assassainé l’âchement. Brisseau est agé de 22 ans et est né à Tilbury, Ont. —— Une pensée de dentiste philosophe: L “Les illusions sont comme les dents: on ne les guérit pas, mais il ne faut pas les arracher.” Chez le tailleur: a Je dois prévenir monsieur que nous faisons cette année les redingotes un peu justes. difice religieux et national dans ce pays. La colonisation et l’a- Tant mieux! surtout si vos facteurs suivent la mode. sera d'admettre que c’est là la véritable pierre angulaire del at TIGNISH Abonnement: $1.00 layable d'avance. No 22. Importers and Dealers, in DRY GO0DS HARDWARE, BOOTS & SHOES, FINE GROCERIES And Fishine Supplies. and ALBERTON. 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