UT dé L'IMPARTIAIL 1905 “à | mn [TL A NOCE COMMENT SE FONT LES MARIAGES Canadien. qui, en effet a passé quarantaiue il ÿ déja . À ent ce qui s” Les célibataires endurcis ne $: ; Peu de personnes savent ce q : seront jamais contraints de pren- Éd nous sotnmes reconnaissants pour le dévouement et l'esprit de sacrifice dont il font preuve dars l'intérêt de notre race, Mais de vaines pare- Discours prononce par M. le cure P. C. Gauthier de crivait dans netre Revue Camadiene es « invocents'cs pour le perfectionnement hu-{supériet re n'avait jamais éclairé jaous voudrions leur dire combi: | dont il s’agit sont celles de la Revu Aureaux: {Elie New Vork lite, $ ) : Lis aautie Bud, Watneue CES « + —" z : a 2 d . e er. A "e | sd € — he. nt ironie de cad ? « ” | | | | 222 Palmer Road lois. Mesdames et Messieu.s Invité à vous adresser la parole, je viens vous dire d'abord combien je suis heureux d’être au milieu de vous aujourd’hui, heureux de ren- contrer des frères, eur serrer la main et prendre part, participer à cette agréable et charmante fête de famille. Un simple spectateur jetant un regard sur ceite foule immense, sur ce vaste auditoire, su: tous ces vi- sages rayowwants de jaie et de dou- ces gaiété, pou:rais-je demander : Quel sentiment mystérieux, quelle sympathie mutuelle a pu réunir une telle foul: ? La réponse est facile. Dieu a placé dans le coeur de l’homme un sentiment, us amour | dont le nom seul fait v.brer dans. les âmes les cordes les plus profon- des, et en certaises heures, comme | aujourd'hui, les exalte, les électrise. | Et ce sentiment, cet amour, ai-je | besoin de vous le nommer, c’est le! pairiotisme. Oui, avjowrd’hui, nous célébrons notre fête nationale | M. le Président, compagne de ses jours. A quoi servent grèce, esprit les plaisirs. si toutes avaient su réagir à la constitution et étiolent les robustes. La souffrance rend la dre femme par la sévérité des & Ce n'est donc pas sur la F# | sollicitude des Parlements que ;j:# : Jes demoiselles à marier doivent compter pour entrer en ménage. “ Aide-toi, le ciel t'aidera,” dit le proverbe. Toutes les jeu- nes filles désireuses de rencontrer le mari de leur rêve, devraient être persuadées qu'avant de re- chercher la beauté, la richesse et les alliances honorables, l'hom- me désire surtout trouver la santé chez celle qui deviendra la noblesse et fortune, si la maladie doit transformer en un triste hôpital la demeure que l'on. croyait être le délicieux paradis de notre vie à deux! La mode n’est plus aux *' poitrinaires langoureuses, que chantaient les poètes en de plaintives élégies. pratique veut des être forts, armés pour la lutte et prêts à supporter toutes les fatigues et tous Aucune jeune fille ne coifferait sainte Cathe- rine, si elle savait donner à sa physionomie l’ex- pression de la grâce alliée à la force. rait plus de ces vieilles filles au visage amaigri, triste et décoloré, condamnées au célibat éternel, attaques de ces malaises, qui minent lentement au visage un Notre siècle Il n'y au- mais. rétablie. temps contre les. jours bien.” natures les plus démarche gauche cœur de l’homme, lui font exécrer la solitude et chérir la vie à deux délicieusement enchaînée par les liens du mariage. | Les témoignages suivants disent l'efficacité des Pilules Rouges. Lisez attentivement. ‘ J'étais malade depuis longtemps et deux médecins avaient déclaré que je ne guérirais ja- Malgré tout j'ai essayé les Pilules Rouges et en quelques semaines je me suis parfaitement Il y a deux ans de cela et je suis tou- Mme JOHN BARON, Roberval-Ouest, Lac St-Jean, Que. ‘Il ya près de deux ans, les Pilules Rouges et c’est le patriotisme qui nous té- unit, qui remue plus profondément nos cœurs, fait palpiter nos âmes d'espérance pour l'avenir de notre chère Acadie. Mais pourquoi cé- lévrer cette fête ? Pourauoi faire un g'oupe à part? Ne sommes nous pas Canadiens ? N'a:aons nous pas le Canada, notre beau pays ? Ne pourrait on pas nous accuser d'être des égoistes des es- prits étroits ? Oui, nous sommes canadiens et nous réclamons notre place au so- leil de notre patrie commune, le Ca- nada, car nous l'aimons ce pays maguifiqe dont deux océans for- ment les borues sublimes. Nous aimons l’imposaute grandeur de ses moutagnes. la vaste et sombre éten- due deses forêts, la grâces de ses co!lines, la beauté de $es vallons, la riante verdu e de ses prairies, le sourd mmgisseiment cataractes et la majesté de ses fleuves. Nous aiæons et respectous sou pouvoir socia e qui s'é.ead sur nos foye’s et les protege. Nous a mons et res- pectons ses lois, ses covstitutions, nous sommes fiers des institutions libres qui c'oissent sur son sol. Nous admirons avec un jus.e et lé- gitime o guei. cette maguifique cousiellation de grands hommes qui brilleut coinme des firmament de la na. où cavadienae, orateurs Écr'veins, savani:, hommes d'état. Mais pour “ous, la patrie est eu- core plus que ‘out cela. L/Acadie a des tres plus légitimes ercore a l'amour de ses er fants. (C'est cette te: e consacrée par le sang de nos péies, arresce, fercilisée par leurs larnes et leurs sueurs. C'est le théât e où se déroule le triste et poignant drame de leurs malheurs, drame à jamais mémorable et sans exemple dans l’histoire, drame qui précipita tout un peuple dans l'exil, La patrie, pour nous, c’est aussi les | &'e et à la fois plus fert. radik.ises et riches traditious de ver- tu et de dévouement qui forment l'i1co #parable pat.imoine que nous ont légué nes pères, patrimoire dont nous sommes les légitimes hé- riliers et maintenaut les paisivles possesseurs. Oui, aujourd'hui, nous nous sou- venois, Nous nous souvenons de ces héros, de cts glorieux confes- seurs qui ne Crai,uirent point d'af- fronter l'exil, la mort même, plutôt que de renoncer a leur fei, plutôt que d’être t'aitres à leur «onscience et à leur Dieu, et se déshonorer er prenant un serwent iuique et per- vers. Vainemeut ou leur a prodi- gué les séäuc:ious, vainement on a multiplé les menaces. Mérisant ces scduc'ions et bravaut ces mena- ces, ces héros vont au marty:e, de et lente, ternit les yeux et trouble l'harmonie de la personne toute entière. Mais lorsque le mal a pour cause l’anémie, c’est la porte ou- verte à toutes les maladies. Et alors, comment les jeunes filles qui en sont atteintes, peuvent- elles espérer faire le bonheur d’un homme dans le mariage. Pourtant, il n’y a pas d'opération douloureuse à subir, pas de souffrances atroces à supporter | pour être saines et belles. L'usage d’un bon re- . constituant, sous la forme des est une recette fort simple et la meilleure. médicament agréable fera disparaître bien vite les pâles couleurs, régularisera la circulation du sang et rendra à celles qui désespéraient d'être aimées, cet éclat et cette fraîcheur, qui donnent Fac-Simile exact d'une boite de Pilules Rouges. cins n'avaient donc trouvée treize boîtes de tir aucune dou ont publié leur Pilules Rouges, Ce maintenant je Certains commerçants et médecins peu scrupuleux n'hésitent : pas, lorsqu'on leur demande les Pilules Rouges, à recommander, dans un but intéressé, | TOUTES LES MALADIES AUX FEMMES È TEINT L'Etiquette est de papier blanc imprimé en rouge. COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, 274, rue St-Denis, Montréal. veloppées d'une étiqu guette ci-contre. sur réception du prix, Venez nous ir ou à fait gratuites. m'ont guérie de troubles sérieux dont je souffrais depuis trois ans. Aucun autre remède n'avait pu me soulager auparavant, les soins de deux méde- ficats dans les journaux, de m'avoir inspiré de la confiance eu ce remède si bon, et à mon tour leur recommander les Pilules Rouges; le bien qu’elles procurent est durable.”’ Mme HILAIRE POULIN, qui, disent-ils, guérit tout aussi bien que les Pilules Rouges de la Cie Chimique Franco-Américaine. Les malades qui veulent se guérir doivent se méfier, car il y va de leur santé, et ainsi prévenues, elles doivent exiger les Pilules Rouges de la Cie Chimique Franco-Américaine, qui sont contenues dans des boîtes de bois, renfermant 50 piluleset en- le nom de la Cie Chimique Franco-Américaine, comme la vi- Si les malades ne peuvent les trouver dans leur localité nous les prions de nous écrire directement. Nous les leur enverrons avoir des conse_'; sur votre maladie, nos consultations sont tout ; —" charme irrésistible, émeuvent le " rien changé mon plus. Je me suis très heureuse, après l'emploi de Pilules Rouges, de ne plus ressen- leur. Je remercie les femmes qui guérison et dont j'ai lu les certi- veux encourager les malades et St-François de Beauce, Qué. une substitution, un remède quelconque ette imprimée en rouge, portant toujours 50 cts pour 1 boîte, $2.50 pour 6 boîtes. écrivez-nous sans crainte, si vous désirez plaisirs, Mais l'amour ée la patrie, quel- que fort qu'il soit, cède à l’amour de la relgion, à l'amour de Dieu. Comme ils ont servi la patrie sans compte” avec le da;,ger, de même ces généreux confesseurs entendent souffrir l'exil, donner leur vie mê- jme, s il le faut, pour attester leur | fai, Voilà les souvenirs que cette fête | évoque dans uotre mémoire. Voi- palpiter, nos coeurs d'une triste mais fière émotion, car c:s souve- n'rs, ce sont les vôtres, ils nous ap- partieuneut, à nous Acaciens et à nous seuls, si nous aimons le Cana- da autat que nos concitoyens d'au- ! tre race, nous aimons notre chè:e Acadie d'un amour encore plus ten- Oui, c'est le patrioiisme qui a été la force mot-ice de cette réun'on, de ce coug:ès. Mais si le patriotis- me est pour ainsi dire l'âme, la vie d’un peuple, il doit êt:e actif par- tout et toujours et par couséquent impose au citoyen des dévoirs sa- crés. Nous sommes donc assem- blés aujoud’hui pour conférer en- semble sur les moyeus à prendre, les mesures à adopter pour promou- voir le plus grand bien, s:surer le prozrès, l’avancemeut denote ra- ce. La Provideuce Divine, en nous envoyant dans ce monde, nous a assigné à tous une mission sublime, uve fiu magnifique, ut but disne de sa souveraine sagesse et de la noblesse de noire nature, la perfec- tion, le progrès en tout geure, l’a- mélioration de l’homme ct de la là les souvenirs qui font trésaillir, | da main, c'est l’instruc.ien, c’est une bonne et sainte éducation. La re- ligion, ce moven par excellence de periectionnement, cette sc ernces ne remuent que des songes, ne sème at que des chimères pour cueilli: que le néant, cet'e science qui seule pett indiquer a l'honme ses vraie; ses vraies de-tinees dans ce monde et davs l'autre, cette science Dieu en soit béni et loué, les Acadiens l'ont toujours possédée même as les jou's de noire pius grand abancon. Qusnd la voix des envo- vés du Christ ne p'oclamait es g andes vér..és que t ès rarement nous avons eu pour mères des fem- réveil sonnât, que la voix ferme et sage de quelque ches se fit entendre progrès, du dévouement et du sa- crifice. dence pour la renaissance de notre race all:it souner. mes fortes et foncièrement chré- tiennes dont le plus grand soin a toujours été de graver daus l'âme de leurs enfants précieuse et sain- Ils vinrent denc à nons portant Pour mous qui ne se démentit ja- maïs et sur leurs lèv es de boanes paroles d'encouragemeat, de science et de sagesse, Bieutôt on vit su-2i: les murs de uotre p einer co'lêse Acadien, ce- lui de Memramcook, monument maguiique destiné à 1apweler aux daus leur cœur d'apôt-e un amour les de gratituce ne suffisent pas. Il faut que notre reconwaissance envers ces sages et dévoués directeurs de uos collèges preuue une fo-me plus pratique. Il faut leur démontrer pa: de äig-) nes actions que noi!s, Acaciens, ap- précions à sa juste valeur l'œvre saine et subline à laquelle ils ont consccré leur vie. Enco'e n'aurions nous pour motifs que notre avance- ment, que nos propres interêts, ne serait-il pas un devoir et un devoir sac. d'encourager nos celleges et de promouvoir la sainte cause de l’édu- cation? Il nous faut l'avouer, quel- que pénible qu'en soit l’aveu, il y a encore négligence criminelle, apa- thie coupable chez biea des nôtres quand il s'agit de leurs enfaats, Nous plaignons et avec justice que nos dr@its ue soit pas toujours, res- pectss, qu il, sout parfeis méconnus mais ne savons-nous pas que l’édu- cation c'est la force, le pouvoir, l'influence, que c'est l’arme la plus puissante que nous ayors pour Coin- baitre nos combats et uous assurer la victoire dans les luttes qu'il nous faut livrer dansles intérêis de la patrie. Par l'éducation, par des établissements noblement encoura- gés et sagement dirigés, on régé- uère ua pays, en l'élève an niveau de la ci,ilisätion, on fait le bonheur socal. Eaefñet, que nes enfants soient nourris, abreuvés de scieu et de vertu, alors nous n'aurions rien à crainde pour l'avenir de no- tre race. La patrie aura ioujours de sages et vaillants chefs pour «léfen- dre et sauvegarder ses drois, des fonctiennai:es integ es et dévouès, des citoyens éclairés et veriueux. En voulez-vous la preuve? Voyez ce que de tels établissements ont fait pour la province de Quebec, é- taolissements dirigés par d'humbles et sants prêtres, De ces ma'sons sent sortis cette phalange C'hommes icstruiis qui ont fait et qui font honneur non seule:nent à leur province, nou seu- lemeut au Canada tout enter, mais dont les nous illustre: sont con aus et honorés pa: toute la puissance. Oui, dans ces saintes maisons d'’é- ducation se sont formés les person- nages les plus distingués du pays, les rois de l'intelligence, les repré- sentants de notre siecle, aux yeux de l'avenir, les ergaues de la volonté ‘divinejset de {la pensée nationale dans nos assemblées législatives Ainsi si mous aimons nore patrie, si .le vrai patriotis.e anime ec ré- chauife de ses feux nos coeurs aca- diens, si enfin nons désirons le générations futures la résurrection ce notre race. À pai.ir de ce jour béni on a dû admettre que les Aca- disus n'étaient nullement une race inférieure, Depuis lors aussi de braves et généreux soldats n’ont pas mauqué à l'avant garde de no- tre petite a’mée, soldats qui ont | toujou rs su combattre vaillamment et avec sagesse pou: réconquérir nos droits et no:s assurer ane pla- tes leçons de morale et de religion. : ce et une plase honorable dens le Mais quant à l'éducation supéri-| Pays de nos pé-es, Dans ces der- eure et intel.ectuelle, ce moyen si; niers temps la Providence. qui veil- efficace, si puissant de perfection- nement, où en somme-nous ? Il n'y a pas encore un demi siècle les Acadiens n'étaient connus qu’a cause des malheuis +ubis par leurs | teurs. Ile sur nos d-stinées" nous a n:éna86 (d’autres bieuaiss encore. Nous avons Vu aboïder sur. nos plages d'autres apôt-es, d’autres bienfai- Ceux-ci, nos f-ères ainés, pères. Sans éducation, saus influ- | fils de l’aucenne Mère Pa. ie, sont ence, sans encouragement, ils gé- missaient da. leur délaissement et leur impuissauce. Mais pa:mi les fils des exilés de 55 battaient| maints cœurs n'attendant que le pour les diriger dans les sentiers du L'heure marquée par la Provi- Caux qui de- venus à HnOiSs eu: aussi, comme les Lefranc: et 1.s Le ibvre nous léclairez du flambeau dont la lumi- ère civil satrice a brillé sur la Fran- ce d’un éclat si vif, si éblouissant, pendaut tant de sic:les, et que l’im- piété veut éteindre aujouru hui sur cette vieille te:re où les prodiges de la foi et de l’inte'lizence se sont multiplés plus nomo.eux que les étoiles du firmament, flambeau qui maintenant projette sa lumière bienfaisante sur nous pour nous ee soc é é. Ce but est élevé, il nous faut des moyens proportiounés à son élévation. Mesdames et Mes- sieurs, il faut le receunaître, la re- ligion est, sans contre-dit, notre premier moyen de perfection indivi- duelle de salut, de bonueur, le pre- mier instrument de civilisation pour les peu‘les. Mais après la religion, ce qu'il y à de plus effca- pieux cani‘ques sur les lèv:es au mariyre, dis-je, car il y a-{-il jamais ca ce marty-e plus cruel, plus dou- Joureux que celui qu'ils eurent à subir. Oui, le chant sur les lèvres, ils se dirigent vers la grève où les ‘ant les va sseaux qui doivent exil, loin de leur chè- h! qu'ils l’aiment, lie. où ils ont goûté lvaient être nos apôtres, nos sau- veuis, allaient apparaître. Deux Canadiens français dont les noms viv-out éternellement dans la mé- Imoire de not:e peuple se so. vin- rent que sur le sol ds la vieille Aca- die, sur les bords du Golf St-Lau- | rent, vivaient des frères que la lu- mière bienfaisante d'une éducation éclairer daus le chemin du p'ogrès et du perfec.ionnement iatelectuel. Assemblés à l'ombre de ces murs que :e temps, il est vrai, n’a pas en- core rendus venérables, mais qui on. été con.acré; par les sacrifice du digne et vénéré curé de cette belle pareisse et deses généreux -pardis- siens, les fils des exilés d'autrefois saluent les exilés d'aujourd'hui et bien-être, le progrès. l’avancement intellectuel et matériel de notre race sur le sol qu: doit uous être si chor, encourageons nos colléges, que l'éducation surpérieure soit en honueur parmi nous; rappelous- nous toutefois que le chemin qui même au perfectionnement social comme au pe’f:ctionnement indivi- duel est semé de dévoument et de sacrifice et que dans cette voie diffi- cile et ardue la religion doit être notre guide toujours. En avant dou, chers compatriotes! marchons avec coura;;: vers les destinées que la Divise Provideuce nous a tracées. L'aven.r nous sourit, que notre eri de railiement soit Religion et KFdu- catio1, note mot d'orde Acadie no- tre chère patrie. no sm ne | “REVUE CANAIENNE"” LIVRAISON DE JUILLET La France et les arts ont fa‘t une perte douloureuse, au mois de mai dernier, daus la personne de M. ‘Paul Dubois’, artiste auquel on doit entre autrs œuvres remarqua- bies, le splendide tomdeau de La- moricière, que l’on admi:e dans la cathédrale de Nantes. La Revue Ca- nadienne de ce mois débute par une courte uotice sur ce sculpteur célé- bre et nous donre deux belles gra- vures des statues qui ornemt ce tom- beaux, La Charité et la vie ou le courage militaire. M. l'abbé Eli J. Auclair entre- prend et commence dans ce xuméro une excursion ‘‘ à {ravers nos qua rante ans’’. Les quarante année de ce temps, et malheureusement: il n'existe pas de table générale ce précieux recueil, qui a presque vu vaître notre littérature canadienne. Hélas! de ceux qui ont contribué à la naissance de notre revue deux seulement vivent encore, M. Nap- léon Bourassa et M. Ed. Lef. de Bellefeuille. Aujoutons toutefois, que si le directeur actuel de la 1evue dont les occupations u’alors ne lui permettaient pas de s’en occuper ac- tivement, ne fut pas dans le pre- mier bureau dedirection, il .fut un des proinoteurs de l'œuvre et lui vint souvent en aide daus les mo- ment difficile. M. Errol Bouchette eu est reudu au point le plus important de ses études sociales sur le Cauada-fran- çais. Dans la livraison de juillet de la revue il étudie: La nécessité d'une politique indus:’ielle et ce qu’elle doit être. Sans imposer ses vues, déclarant formellement qu'il n’indique pes la voie mais la cherche nous devons reconnaître que celle qu’il propose nous paraît éminem- ment pratique et cet article, comme les précédents s'impose à l'étude de uos hommes d'état. surtout de ceux du Parlement Provincial qui sont plus spécialement chargés des inté- rêts dans la province de Quèbeé M. Bouchette rappelle ici l‘heurcux résultat de la pclitique provinciale dans l‘industrie la'tère et recom- mande qi elque chosedu même geure pour l‘industrie forestière, Ce con- sel demande d'autant plus de con- sidération qu‘il est grand temts que nous sougions à sauvegarder 1: belles et riches forêts qui nous res- tent encore. ‘Bibliographie canadienne‘‘, tel est le titre d'une étude que M. l'abbé Elie J. Auclair consacre à plusieurs ouvrages canadiens im- portants parus derniérement. en trouvera dans cet article, appréciés avec beaucoup de justesse, les ‘‘con- férences et discours de M. le juge Routhier‘‘; les ‘mélanges. par l‘ho- norable Thomas Chapais‘‘, et le ‘’mouvement des Métis à la Riviére Rouge, en 1869. par l'abbé G. Du- ges‘. et ‘‘Saint-Guillaume d'Upton par M. Désauluiers‘‘, Vient ensuite une magistrale é- tude intitulée ‘‘réformes électorales ”. par M. J. B. Archambault, de l'Association des Journalistes Cana diens-français. Il serait trop long de l‘analyser ici, mais nous la re- commascéons à l'attention de tous nos lecieurs. Deux charmantes Doésies signés de la plume si 9imée de Raymond Sablan viennent faire diversion à la prose des articles qui l‘entourent, Elles ont tisres ‘‘Tristes soirs d'été et ‘‘Soleil couchant‘, 24 Une nouvelle collabo-atrice, p:0- che parente, si nous en juge-ons par la signature de cel: qui nous a entretenu das le passé des ‘‘cur- iosités scientifiques et artistiques’”, continue dans ce numéro, ces not*s si instructives et intéressantes À la fois, M. J. Cléophas Lamothe com- mence dans le numéro d’août un travail sur des ‘ réformes lé sislas tives dans les accidents du travais”?, Ne fait-i: pas trop belle la part de l’ouvrier ? L'on sait, en effet, que le plus souvent les accidents ont causés par la négiige ice de l'ouvrier lui- même, malgré tous les soins que prennent 1=s patrons, afin de les avertir des risques qu’entraîne leur négligence. Nous laissons cette remarque à l'étude des ouvrierg eux-mêmes, et de ceux qui vou- draiet combattre ou appuyer les idées de l’auteu- distingué de cette étude. Le numé-o se termine par l’in- téressan.e chronique deJ'jssgorable M. Chaps's et par Pa 10tes bib- liographiques qui font connaître tou‘es les principales publications récentes, Vez-vousnne idée? Siout, demandes ‘ Guide des Inveuteurs,” at nest gratuitement. M ECON SHARE DR, Lxparte “du LE Pan ÉS.